SE FORMER ET AGIR CONTRE LES VIOLENCES POLICIERS !

ATELIERS DISCUSSION-FORMATION CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES.
AU CENTRE SOCIAL L’AGORA, QUARTIER LA BUSSERINE.
VENDREDI 4 MARS, 18h-21H

Le collectif « La Classe Dangereuse » vous invite à participer à des ateliers discussion-formation sur les violences policières à Marseille et en France.

RDV VENDREDI 4 MARS à partir de 18h au centre social l’Agora, quartier La Busserine. (venez quand vous voulez jusque 21h). Entrée libre et conviviale. 

A voir et à  faire tourner absolument : https://www.youtube.com/watch?v=HzsgCBpAtuI

Du son contre les violences policières

Alors que la liste des victimes de violences policières ne cesse de s’allonger, que la police continue d’assassiner en toute impunité dans les quartiers, sur les périph’, dans les commissariats, des formes de résistance apparaissent.

En com­men­çant par les dif­fé­rents col­lec­tifs des famil­les des vic­ti­mes qui, à chaque assas­si­nat de plus, crient leur colère contre ce sys­tème poli­ti­que qui défend la police au profit des vic­ti­mes. Des famil­les entiè­res s’arment de cou­rage et affron­tent les tri­bu­naux, les admi­nis­tra­tions, les pré­fets pour stop­per les véri­tés dégui­sées et rendre lumière sur ces assas­si­nats par la police fran­çaise.

En mémoire à Tina, Raouf, Umut, Wissam EL YAMNI, Abdelhakim AJIMI, Ali ZIRI, Lamine DIENG, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel EL JABRI, Djamal GHERMAOUI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI et à tous ceux et celles qui ont été vic­time de vio­len­ces poli­ciè­res, des rap­peurs se lèvent pour faire écho aux voix des famil­les.

Comme en ren­fort, en sou­tien à ce combat, le rap vient se soli­da­ri­ser à cette lutte et offrir un outil de plus au combat pour la jus­tice et la vérité. Des rap­peurs de dif­fé­ren­tes villes et de tous âges se sont mis à écrire pour dénon­cer la situa­tion de toute puis­sance poli­cière dans les quar­tiers et sur­tout pour rendre hom­mage aux vic­ti­mes, à leurs frères, à leurs amis tombés. Ce rap vient sou­vent des quar­tiers concer­nés, ce sont des jeunes et moins jeunes qui pren­nent le mic pour parler de leurs pro­ches tombés sous les balles et les coups de la police, pour parler de la vio­lence quo­ti­dienne qu’ils subis­sent.

Ce qu’il y a de dif­fé­rent dans ce rap, c’est que c’est un rap en réac­tion directe à une situa­tion. Les rap­peurs qui posent ici des rimes n’ont pas passé 8 ans à réflé­chir, au contraire, les textes se posent ici sans ima­gi­na­tion, sans fio­ri­tu­res. Les textes se posent comme on écrirait une brève dans un jour­nal, il faut dire ce qu’il se passe, un point c’est tout. Les rap­peurs de ce son en lutte contre la police ne sont pas des MC qui s’inven­tent des uni­vers, ils par­lent de leurs frères et sœurs assas­si­nés, comme quel­que chose d’hyper dou­lou­reux qu’il faut dénon­cer, faire savoir. Si le rap mili­tant s’est beau­coup emparé de la thé­ma­ti­que des vio­len­ces poli­ciè­res, de près ou de loin par­fois, ce rap dont on parle ici est dif­fé­rent car ce sont les prin­ci­paux concer­nés qui s’expri­ment eux-mêmes, sur leurs pro­ches et dans le res­pect des famil­les. Ce n’est pas quel­que chose qui a été cons­truit dans une démar­che mili­tante, c’est du rap en direct, en free­style, fait et posé par les prin­ci­paux concer­nés.

A Lyon : « Les 2 frères » pour Raouf et Tina

https://www.youtube.com/watch?v=mt7CjgJrP_g&feature=player_embedded

C’était une nuit d’hiver, 4 jeunes cir­cu­lent dans une voi­ture volée, jusque là, juste des jeunes qui s’amu­sent. Sauf que cette nuit-là, la BAC – Brigade Anti Criminalité – décide de la jouer à la Gran Turismo. Les jeunes refu­sent de s’arrê­ter au contrôle et se font pren­dre en fila­ture mus­clée par 5 voi­tu­res de la BAC. La chasse poli­cière les conduit dans une impasse, l’impact sera meur­trier. Tina et Raouf n’avaient que 17 et 15 ans cette nuit où ils ont perdu la vie, et une troi­sième per­sonne res­tera dans le coma plu­sieurs années.
Cela fait 5 ans que la mère de Tina se bat pour que jus­tice soit faite, que la lumière soit enfin posée sur cette affaire qui fait l’objet de nom­breu­ses zones d’ombres et d’une néga­tion abso­lue de la res­pon­sa­bi­lité poli­cière dans cet acci­dent pré­mé­dité.

Ils sont de Paul Santy, Lyon 8e, quar­tier des Etats. Ils ont 15 et 16 ans et rap­pent depuis qu’ils ont 10 et 11 ans. Le rap, c’est « ce qui sou­lage », ça fait parti de leurs vies, tous les jours, c’est comme ça qu’ils sor­tent ce qu’ils ont à l’inté­rieur. Ils ont com­mencé à écrire, à rapper, à free­sty­ler tôt. Au début, dans des ate­liers d’écriture dans le centre social, et petit à petit, avec les plus grands, à poser avec d’autres rap­peurs du quar­tier de Paul Santy.
Aujourd’hui, ils rap­pent à deux, à deux frères. Pour parler, du quar­tier, de l’avenir, de ceux qui par­ta­gent leurs vies, sur leur sec­teur / Lyon 8e, pour dire que ça dort pas, pour dénon­cer ce qu’ils vivent et dire ce qu’ils veu­lent !

Après la mort de Tina et Raouf, leurs amis d’enfance, Minar et Derka ont fait un son en sou­tien au combat que mène la mère de Tina, Mme Mellaz Sebaa, et pour le Collectif de Solidarité Lyonnais. Ce son, c’est comme ils l’expli­quent : « pour mobi­li­ser les gens » contre la vio­lence quo­ti­dienne de la police dans les quar­tiers, et en hom­mage à ceux et celles qui sont morts assas­si­nés par ce qu’ils appel­lent des « bavu­res poli­ciè­res ». C’est un son « pour la cause », et sur­tout « pour les parents, pour les famil­les ». Pour que per­sonne n’oublie, que les gens sachent. C’est d’ailleurs le Collectif Solidarité Lyonnais qui les a contac­tés pour défi­nir un cadre au mor­ceau qu’ils sor­ti­raient. Il fal­lait que le texte res­pecte le combat des famil­les, qu’il le ren­force et qu’il ne soit pas pré­texte à pro­blème avec une jus­tice qui cher­che la moin­dre faille pour décré­di­bi­li­ser la lutte de cette mère.
Hommage de deux rap­peurs de Lyon 8e à Tina et Raouf, deux jeunes assas­si­nés par la police à Saint-Fons en février 2007. A la mémoire de leurs amis et en sou­tien aux famil­les. Pour que rien ne soit oublié et que jus­tice soit enfin rendue.

A Clermont-Ferrand, « 12 mesures pour Wissam »

A Clermont-Ferrand aussi, les rap­peurs se sont mis en marche pour dénon­cer les vio­len­ces poli­ciè­res. En mai der­nier, un son sort en hom­mage à Wissam El-Yamni, tué par la police le 9 jan­vier 2012 par les forces de l’ordre. Wissam avait trente ans quand un soir, lors d’un contrôle d’iden­tité, il sera menotté, plaqué au sol puis roué de coups jusqu’au coma. Il meurt 9 jours plus tard à l’hôpi­tal. En ten­tant de dépas­ser la dou­leur, les famil­les com­bat­tent depuis pour dénon­cer les vio­len­ces poli­ciè­res et pour récla­mer jus­tice.

Pour sou­te­nir ce combat, douze rap­peurs de Clermont pro­po­sent d’écrire un texte en hom­mage à Wissam, qui lui-même était rap­peur quand il avait une quin­zaine d’année. Comme pour les 2 frères, le col­lec­tif de sou­tien à la famille a envoyé une ligne direc­trice d’écriture, et les rap­peurs ont com­posé dans le res­pect de la volonté des pro­ches. Les rap­peurs ont attendu plu­sieurs mois pour sortir le son, ils ont attendu que le deuil soit res­pecté, que les famil­les repren­nent quel­ques forces pour com­bat­tre et démar­rer les pour­sui­tes judi­ciai­res.

Les MC’s : Dulim, Ted l’afro, Sami, Trk, Alchimiste, Yassin, Da Luz, Brahms, Mistral & Gaets (Metodik), Junior, Joe Natt, Fénix (Division Blindée), Vincenz (La Connecta).
« Hommage des rap­peurs de Clermont-Ferrand & de sa région pour notre frère WISSAM parti trop tôt le 9 jan­vier 2012. En sou­tien à la famille El Yamni et pour que la jus­tice passe. »

Dans d’autres villes aussi d’autres rap­peurs et col­lec­tifs ont pro­duit des sons en hom­mage à toutes les vic­ti­mes des vio­len­ces poli­ciè­res. L’objet de cet arti­cle est de rendre visi­ble cette pro­duc­tion rap locale qui accom­pa­gne le combat des famil­les. Très peu relayée, cette musi­que doit être enten­due, sou­te­nue, dif­fu­sée, car elle est la parole d’une jeu­nesse direc­te­ment tou­chée et atta­quée par cette traque de la police dans les quar­tiers.

P.-S.

Photo de Mme Sebaa de Sylvain Ortega.

source : http://rebellyon.info/Du-son-contre-les-violences.html

Les trois affaires de violences policières montrées du doigt par Amnesty

Dans son rapport annuel publié jeudi 27 mai, Amnesty International s’alarme de cas d’usage excessif de la force par des policiers en France (voir la situation pays par pays) et revient sur trois affaires récentes pour lesquelles elle dénonce la lenteur des enquêtes, mais aussi un manque « d’indépendance et d’impartialité » de la justice.

•Ali Ziri, 69 ans, mort après une interpellation musclée
Le 9 juin 2009, Ali Ziri, retraité algérien, rentre d’une soirée arrosée dans la voiture d’un ami. Leur véhicule est arrêté par la police à un carrefour d’Argenteuil (Val-d’Oise). Le contrôle est houleux, les policiers parlent d’outrage et de rébellion, le conducteur de l’agressivité des agents. Les deux amis sont emmenés en garde à vue et, selon le conducteur, sont frappés dans le fourgon. Les deux hommes sont conduits à l’hôpital, où ils subissent des tests attestant d’une forte alcoolémie.

Mais l’état de santé d’Ali Ziri se dégrade : il tombe dans le coma et finit par mourir trois jours plus tard. Une première autopsie conclut à un décès provoqué par une hypertrophie cardiaque et une forte consommation d’alcool. Le parquet classe l’affaire sans suite. Mais le conducteur, qui affirme qu’Ali Ziri a été frappé, réussit à mobiliser autour de lui : après des marches silencieuses et la création d’un comité de soutien, une nouvelle expertise médicale est ordonnée. En juillet 2009, la seconde autopsie donne des conclusions différentes : cette fois, l’expert évoque la présence de nombreux hématomes, vingt-sept au total, dont certains de grande taille.

Le parquet a ouvert en octobre une information pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Mais depuis, « les policiers mis en cause ne sont toujours pas suspendus de leurs fonctions. La justice n’a toujours pas prononcé des sanctions proportionnelles aux faits qui leur sont reprochés. Le sentiment d’impunité qui banalise et encourage les violences policières appliquées à certaines populations doit cesser », insistent les membres du comité de soutien. Une plaque en mémoire d’Ali Ziri a été déposée le 12 mars 2010 sur le lieu de son interpellation à Argenteuil. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 19 juin, pour commémorer sa mort.

•Abdelhakim Ajimi, 22 ans, mort pendant son transfert au commissariat
Le 9 mai 2008 à Grasse (Alpes-Maritimes), à la suite d’un problème sur son compte, Abdelhakim Ajimi s’emporte vivement contre les employés de sa banque, qui appellent la police. L’interpellation est musclée, le jeune homme blesse deux policiers (fracture de la clavicule, épaule démise) avant d’être sévèrement maîtrisé, comme le racontent deux témoins interrogés quelques jours après les faits dans ce reportage de France 3 Méditerranée :

Abdelhakim Ajimi décède lors de son transfert au commissariat. L’autopsie conclut à une mort par asphyxie par compression du thorax et du cou. Fin 2008, Jean-Louis Moreau, procureur de la République adjoint de Grasse, déclare : « On a l’impression qu’il y a peut-être eu de la part des gardiens de la paix une mauvaise prise en compte des règles qu’ils appliquent normalement pour maîtriser les gens quand ils se rebellent. La durée de la maîtrise a peut-être aussi été trop longue. » Deux policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) sont convoqués par les juges d’instruction. « Et là, surprise, on les a vus ressortir avec le simple statut de témoins assistés, pas de mise en examen, alors qu’on a une série de témoignages accablants ! », rappelle un des avocats de la famille Ajimi, Me Franck De Vita. Le parquet, comme les parties civiles, font appel de la décision, et, fin 2009, la chambre de l’instruction ordonne la mise en examen des deux policiers pour homicide volontaire. Cinq de leurs collègues sont également mis en examen pour non-assistance à personne en péril.

Le 12 avril 2010, la Commission nationale de la déontologie de la sécurité rend un avis sévère à l’encontre des policiers, évoquant un recours à la force « disproportionné tant dans sa durée que dans son intensité ». Elle recommande des sanctions disciplinaires. Mais le 5 mai, coup de théâtre, les deux juges d’instruction rendent une ordonnance de non-lieu à l’égard des deux policiers de la BAC. Le parquet a fait appel. L’audience n’a pas encore été fixée.

•Abou Bakari Tandia, 38 ans, mort après sa garde à vue
Interpellé en tant que sans-papiers, Abou Bakari Tandia sombre dans le coma au cours de sa garde à vue au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine), le 5 décembre 2004. Il meurt à l’hôpital un mois et demi plus tard. L’affaire est d’abord classée sans suite. Mais la famille du défunt, qui a constaté sur son corps ce qui ressemble à des traces de coups, porte plainte avec constitution de partie civile, entraînant l’ouverture d’une enquête. Celle-ci est jalonnée d’incidents. Le dossier médical disparaît plusieurs années : la première expertise est ainsi réalisée sans cet élément-clé. L’Inspection générale des services de police (IGS) conclut à l’absence de faute et valide la version policière selon laquelle l’homme s’est volontairement cogné la tête dans le mur. Quant à la caméra de surveillance qui aurait pu montrer ce qui s’était passé ce soir-là, elle était, selon les policiers, en panne, les fils ayant été arrachés par un précédent gardé à vue.

Le dossier médical réapparaît finalement fin 2008, quelques semaines après que l’avocat des parties civiles a porté plainte pour vol. Une nouvelle expertise est faite, à la demande des parties civiles. Le rapport rendu en juillet 2009 par l’Institut médico-légal de Paris remet en cause la version policière : l’homme n’est pas mort d’un coup à la tête, mais des suites de violentes secousses. « Mais étrangement, ce rapport n’a pas décidé le magistrat instructeur à auditionner les policiers », s’étonne Me Yassine Bouzrou, avocat des proches d’Abou Bakari Tandia. « Il a préféré ré-interroger les experts médicaux sur le contenu de leur rapport. Et pour cela, il a pris tout son temps : ils n’ont été convoqué que sept mois après la remise de leurs conclusions, début 2010. Et depuis, plus rien… » La version de la panne de caméra a également souffert : le commissaire a reconnu n’avoir jamais eu connaissance d’une panne, et de nouvelles investigations ont prouvé qu’elle était placée trop haut pour qu’on puisse en arracher les fils.

La partie civile, mais aussi – fait plus rare dans les affaires impliquant des policiers – le parquet, demandent depuis août l’audition des policiers, sans résultat. Ces derniers n’ont ainsi été entendu que par l’IGS, et, bien que l’expertise ait invalidé leur version des faits, n’ont jamais comparu devant la juge d’instruction. Face à l’inertie de l’instruction, l’avocat des parties civiles devrait saisir la chambre de l’instruction de Versailles avant l’été pour demander qu’elle se substitue au magistrat instructeur, comme elle en a le pouvoir.

Aline Leclerc
source : le monde

Répression dans les manifestations contre le projet de réforme des retraites

 Le lundi 11 octobre, des échauffourées ont lieu à Saint-Quentin.
Les violences et les abus ne cesseront dès lors de s’amplifier.
Le mardi 12 octobre, six lycéens de 15 à 16 ans sont interpellés à Fontainebleau.
Ils subissent une garde à vue humiliante. L’un deux est frappé.
Le témoignage d’une des mères est ahurissant et en dit long sur les tensions et la démesure des forces de l’ordre.
http://clap33.over-blog.com/..article-actu-la-garde-a-vue-..traumatisante-de-six-lyceens-..de-fontainebleau-59415694.html

Le mercredi 13, une manifestante est violemment frappée au visage par un crs à Paris (Vidéo).
http://clap33.over-blog.com/..article-actu-video-une-..manifestante-violemment-..frappee-au-visage-par-un-cr-..58992444.html
 
Le jeudi 14 octobre, un lycéen de Montreuil prend une balle de flash ball en pleine face et risque de perdre son oeil.
Alors que la répression a lieu partout…
http://clap33.over-blog.com/article-mineurs-lycees-incidents-dans-le-val-d-oise-ailleurs-58965456.html

De Lyon parvient le communiqué d’une maman d’une des lycéenne embastillée en attendant sa comparution lundi :
« Dès le premier jour des manifestations lycéennes (jeudi 14), des arrestations massives ont été faites sur Lyon, certains jeunes, repérés depuis quelques années de manifestations lycéennes ont été ciblés et interpelés, certains d’entre eux, pour des causes aussi graves que jet de sac poubelles plastiques emplies de feuilles mortes sur un agent de la force publique »

Le samedi 16 octobre, 9 arrestations à Bordeaux.
http://clap33.over-blog.com/..article-manif-retraites-des-..arrestations-a-bordeaux-..59540819.html

Le 16 octobre encore, 30 ou 40 personnes sont arrêtées à Paris.
Ces gens ont été arrêtés au prétexte de dégradations commises ailleurs et auparavant.

Le  dimanche 17 octobre, à Montreuil, le squat « les demi-lunes » est évacué tandis que les lycéens subissent la répression.
http://blogs.myspace.com/..index.cfm?fuseaction=blog…view&friendId=310365160&..blogId=539972840

Le lundi 18 octobre – Communiqué CGT suite aux jeunes blessés à Chinon.
« C’est maintenant par la peur et la violence que le gouvernement veut convaincre, et le Préfet d’Indre-et-Loire teste cette logique à Chinon !
Six jeunes ont reçu des soins à l’Hôpital de Chinon suite à l’utilisation de gaz lacrymogène. »

Le même jour à Paris, une soixantaine de lycéens sont en garde à vue dans 3 commissariats.
Cela se passe dans les 20ème, 10ème et 12ème arrondissements de la Capitale.
La police les accuse d’attroupement armé, dégradations et peut-être violence à agent. Les gardés à vue ont toutes été prolongées de 24h.
http://paris.indymedia.org/..spip.php?article3526
http://paris.indymedia.org/..spip.php?article3533

Une jeune file se plaint des mauvais traitements de la police lors de sa fouille.

http://paris.indymedia.org/..spip.php?article3533

Ce jour-là, près de 290 personnes sont interpellées dans toute la France.
http://tempsreel.nouvelobs…com//actualite/social/..20101019.OBS1464/lycees-..incidents-et-interpellations-..dans-plusieurs-villes.html

Le mardi 19 octobre est un jour « chargé ». On signale des violences à Nogent sur Marne.
http://berthoalain.wordpress…com/2010/10/19/lycees-..echauffourees-a-nogent-sur-..marne-19-octobre-2010/

On signale des lycéens réprimés aux Ulis.
http://clap33.over-blog.com/..article-actu-les-ulis-..repression-policieres-contre-..les-lyceens-59803698.html

On dénombre 75 arrestations à Lyon, soit 135 arrestations en trois journées d’actions.

Gazages, matraquages, flashball, 8 blessés, voire plus, parmi les jeunes manifestants.
Un gamin de 13 ans est mis en garde à vue, un lycéen de 17 ans fait une trentaine d’heure de garde à vue au cours de laquelle il se prend des claques.

Un journaliste de Canal+ se fait matraquer par les crs.
http://clap33.over-blog.com/..article-video-le-journaliste-..de-canal-matraque-par-les-crs-..temoigne-58994346.html

Les services d’ordre des syndicats sont accusés de charger les manifestants.
http://paris.indymedia.org/..spip.php?article3559
http://paris.indymedia.org/..spip.php?article3555
http://www.ministere-de-la-..regularisation-de-tous-les-..sans-papiers.net/joomla1.5/..index.php?option=com_content&..view=article&id=101:ratonnade-..du-so-de-la-cgt-ud-75-a-la-..manif-du-samedi-161010-pour-..les-retraites&catid=15:..actualites

Le mercredi 20 octobre, Brice Hortefeux affirme devant la presse que 1423 casseurs ont été interpellés en une semaine.

Le jeudi 21 octobre, la répression se poursuit à Paris.
https://engreve.wordpress.com/..2010/10/23/les-nouvelles-..pratiques-policieres/

Ce même jour à Poitiers, la police castagne.
Les lycéens de l’établissement Victor Hugo se font matraquer et étrangler.
Une jeune fille a trois côtes cassées.

L
e 21 octobre encore, 621 personnes sont parquées et contrôlées à Lyon.

http://clap33.over-blog.com/..article-actu-a-lyon-la-police-..innove-avec-sa-prison-a-ciel-..ouvert-59541604.html

Toujours à Lyon, une lycéenne et un étudiant prennent deux et un mois de prison avec sursis.
La jeune fille pour avoir jeté un caillou sur un panneau J.C Decaux ; l’étudiant, âgé lui aussi de 18 ans, est accusé d’avoir jeté un sac rempli de feuilles mortes sur un policier.

Les dépôts pétrolifères sont débloqués par la police.
Les grévistes sont réquisitionnés « au nom des intérêts de la Défense Nationale ».
Mais à Grandpuits, le tribunal administratif juge que la réquisition porte « une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève ».
http://www.plumedepresse.net/..requisition-des-grevistes-de-..grandpuits-jugee-illegale-le-..blocage-des-raffineries-peut-..continuer/

A Carbon-Blanc (Gironde), les C.R.S font lever le blocage d’une plateforme frigorifique.
http://clap33.over-blog.com/..article-repression-carbon-..blanc-la-police-debloque-une-..plate-forme-frigorifique-..59464131.html

Les premières images des manifs parisiennes circulent sur le net.
dont celle d’un casseur brisant une vitrine qui fera beaucoup parler d’elle (voir plus bas).
http://berthoalain.wordpress…com/2010/10/17/les-black-..blocs-a-la-bastille-16-..octobre-2010/

Le 22 octobre, on compte 2 257 d’interpellations, dont 1 677 gardes à vue, depuis le 12 octobre.

On découvre que des policiers en civils se font passer pour des casseurs…
http://clap33.over-blog.com/..article-manif-retraites-..policier-provocateur-deguise-..en-jeune-59539025.html
http://bellaciao.org/fr/spip…php?article109119
http://bellaciao.org/fr/spip…php?article109426

… Ou pour des syndicalistes …
http://bellaciao.org/fr/spip…php?article109424
http://www.rue89.com/2010/10/..27/policiers-infiltres-en-..manif-a-lyon-le-prefet-lance-..une-enquete-173521



… Ou pire encore … des milices… ?
http://bellaciao.org/fr/spip…php?article109080

Le feuilleton de la répression, hélas, ne s’arrête pas là.
A  l’heure ou vous recevrez ce bulletin, elle se sera abattue ici ou ailleurs.

Mais parfois la justice est partout et la police nulle part.

En Grèce, le policier qui avait tué Alexandre Grigoropoulos, 15 ans, le 6 décembre 2008, a été condamné à la prison à vie.
http://clap33.over-blog.com/..article-actu-lyceen-grec-tue-..en-2008-prison-a-vie-pour-le-..policier-58959097.html

Voici des liens où vous pourrez trouver les infos non filtrées des luttes en cours.

Des reportages sonores sont régulièrement postés ici :
http://www.sonsenluttes.net/

Des sites d’informations :
http://engreve.wordpress.com/
http://grenoble.indymedia.org/
http://www.hns-info.net/spip…php?mot14

http://juralibertaire.over-..blog.com/

http://nantes.indymedia.org/
https://paris.indymedia.org/
http://rebellyon.info/

http://bellaciao.org/fr/
http://rennes-info.org/
http://www.tvbruits.org/

http://www.solidaires.org/..rubrique365.html

http://berthoalain.wordpress…com/

http://www.7septembre2010.fr/
http://www.cip-idf.org/ 
http://clap33.over-blog.com/