Il y a 26 ans, Malik Oussekine à Paris, Abdel Benyahia en banlieue

Soirée de débats et projection sur les crimes racistes et les crimes sécuritaires en présence de Mogniss H. Abdallah (Rengainez, on arrive !), Maurice Rajsfus (Je n’aime pas la police de mon pays), Mathieu Rigouste (La Domination policière, une violence industrielle, La Fabrique, nov 2012.)

Projection du film « Abdel pour Mémoire », qui revient sur les événements du 5 au 6 décembre 1986 rue Monsieur-le-Prince et aux 4 Chemins à Pantin.

Intervention du Collectif Vies volées.

Le débat sera suivi d’un concert avec le groupe Première Ligne (rap conscient).

Sur ces trois livres:

L’ETAT NE REND PAS JUSTICE. NE SOYONS PAS COMPLICES

ABOU BAKARI TANDIA (COURBEVOIE- 92 )
Abou Bakari Tandia est mort en garde à vue le 5 décembre 2004. Saura-t-on un jour ce qu’il s’est vraiment passé lors de cette garde
à vue? Les policiers déclarent qu’il se serait fracassé seul le crâne dans sa cellule. L’instruction se clôt en ces termes : « aucun élément
ne permet de retenir la responsabilité d’un fonctionnaire de police dans le processus ayant abouti au décès de la victime ».

http://abtandia.free.fr/

ZYED ET BOUNA (CLICHY- 93)
La cour de cassation devait examiner ce mercredi une demande des familles de deux jeunes adolescents Zyed et Bouna morts
électrocutés dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2005 alors qu’ils étaient poursuivis par la
police qui ne leur a pas porté secours. La décision a été mise en délibéré au 31 octobre, soit un peu plus de sept ans après le drame.

http://zied.bouna.free.fr/

LAKHAMY ET MOUSHIN (VILLIERS-LE-BEL- 95)
Le 25 novembre 2007, Lakhamy et Moushin, deux adolescents de 15 et 16 ans, trouvent la mort après une violente collision entre
leur moto et une voiture de police. Les autorités publiques s’empressent d’attribuer ces deux morts à un simple et malheureux
« accident » de la circulation. Les habitants tiennent quant à eux un discours bien différent. Un témoin affirme en effet que « les policiers les ont volontairement tamponnés ».Un autre avance : « Ils voulaient les bloquer sur le trottoir. Ils ont déjà fait cela […]
les policiers ont coupé la route à la moto ».

Procès d’un policier inculpé reporté en Juin 2013.

http://www.article11.info/?Que-valent-les-vies-de-Lakhamy-et

LAMINE DIENG (PARIS 20)
Au cours d’une interpellation policière en juin 2007, Lamine DIENG, 25 ans, a été étou.é par des policiers qui se sont agenouillés
sur son dos durant 30 minutes, après l’avoir plaqué au sol face contre terre, menotté aux poignets, un bras passé par dessus l’épaule
et l’autre replié dans le dos, et attaché les chevilles avec une sangle de contention en cuir, les policiers on traîné et jeté Lamine
DIENG dans le fourgon de police. Là, sur le plancher du fourgon, tandis qu’un policier pressait sa tête, quatre autres comprimaient
son thorax agenouillés respectivement sur son épaule droite, son épaule gauche, son bassin et ses jambes maintenues repliées.
5 ans après cet homicide barbare, le juge d’instruction hésite à mettre en examen les 8 policiers.

http://coucxx.skyrock.com/

MAHAMADOU MAREGA ( COLOMBES 92 )
Mahamadou Maréga 38 ans, est mort dans un ascenseur plaqué face contre le sol par plusieurs policiers agenouillés sur le dos, ses
pieds et mains étaient attachés. Auparavant, il avait été asphyxié au gaz lacrymogène, électrocuté par 16 tirs de Taser et matraqué
à sang par 17 policiers venus l’expulser de chez lui. Ses voisins témoignent avoir entendu les appels au secours de Mahamadou
pendant qu’il se faisait battre par les policiers.
Nathalie Turquey, la Juge d’instruction a rendu une ordonnance de non lieu considérant que le comportement des policiers ne
pouvaient revêtir ni la qualification de faute d’imprudence ni la qualification de violences volontaires dans la mesure où leur
intervention était justifiée et proportionnée au comportement de Monsieur MAREGA.
collectif-vjp-mmarega.blogspot.com/

EN 2012, C’EST UN MORT TOUS LES 15 JOURS PAR L’ACTION DE LA POLICE :
ETOUFFES, NOYES, ABATTUS, ELECTROCUTES,
MIS EN DANGER DANS LA CIRCULATION ROUTIERE PAR DES COURSES-POURSUITES.
REJOIGNEZ-NOUS POUR RETABLIR LA VERITE SUR CES HOMICIDES VOLONTAIRES EN BANDE ORGANISEE COMMIS
PAR DES PERSONNES DEPOSITAIRES DE L’AUTORITE PUBLIQUE

CONTACTEZ-NOUS POUR ORGANISER DES HOMMAGES
ET DES INITIATIVES DE SOUTIEN AUX FAMILLES ET AUX VICTIMES :
viesvolees.france@gmail.com

NE LAISSONS PAS TOMBER DANS L’OUBLI LES VICTIMES DE LA POLICE,

ET LE COMBAT DE LEURS FAMILLES.

Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-Bel

Soirée de soutien aux frères Kamara et au Collectif Vies Volées Prison 3

Le 21 octobre 2011, le verdict du procès en appel des « tireurs présumés » de Villiers-le-Bel est tombé. Deux acquittements et des peines de 3 à 15 ans de prison ferme ont été prononcés.

Quatre ans après la mort de Lakhamy et Moushin, provoquée par la collision de leur moto avec une voiture de police, et les révoltes qui ont embrasé Villiers-le-Bel, la Justice a enfin assouvi le désir de vengeance de l’État.

L’enfermement des deux frères Kamara, condamnés à 12 et 15 ans de prison, est un gage donné aux forces de répression, qui ont besoin d’être rassurées sur le bien-fondé de leur travail de pacification des quartiers populaires, y compris quand celui-ci engendre des morts, et sur le soutien indéfectible qu’elles recevront systématiquement de la part de la Justice.

Villiers-le-Bel n’est pourtant pas une exception. Aujourd’hui, tous les procès où les actes des flics ou des matons sont mis en cause aboutissent à des non-lieux, des acquittements ou des peines dérisoires. Lamine Dieng, étouffé par la police en 2005, Abdelhakim Ajimi, étranglé par la police en 2008, Ali Ziri, battu à mort par la police en 2009, et Jamal Ghermaoui, « suicidé » par les matons de Nanterre en 2011, sont autant d’exemples de l’insécurité policière et carcérale, de la brutalité de la violence d’État en France.

Les prisonniers de Villiers-le-Bel, tout comme les familles de ces « vies volées » par les flics et les matons, ont besoin de soutien et de solidarité.

Rassemblons-nous et organisons-nous pour eux et contre les violences d’État.

 


Articles sur la répression d’État à Villiers-le-Bel :

- « Á Villiers-le-Bel la souffrance est la même »
Á propos du procès en appel de cinq Noirs

Pour lire l’article : http://www.etatdexception.net/?p=202

- Vengeance d’État Villiers-le-Bel, des révoltes aux procès
Éditions Syllepse – Introduction générale
Pour lire l’article : http://www.etatdexception.net/?p=208

VIES VOLEES-COLLECTIF DES FAMILLES VICTIMES DE CRIMES POLICIERS, EN LUTTE CONTRE L’IMPUNITÉ ET L’INJUSTICE.

COMMUNIQUÉ

VÉRITÉ ET JUSTICE POUR LES VICTIMES DE CRIMES POLICIERS ET LEURS FAMILLES.

Des personnes sont tuées et leurs familles sont humiliées.

Depuis 2 ans, un collectif de familles victimes de crimes policiers commémore chaque année à la même période (19 mars 2011, 24 Mars 2012)
toutes les personnes tuées par la police afin de leur rendre hommage et de rappeler les circonstances de leurs morts.
Nous condamnons l’impunité qui est accordée aux policiers et aux gendarmes par la justice.

Nous dénonçons le traitement humiliant des victimes et de leurs familles qui sont contraintes de se battre pour obtenir « réparation » : Vérité et Justice.

LES AFFAIRES SONT CLASSÉES SANS SUITE, LA MÉMOIRE DES VICTIMES EST SALIE ET LES FONCTIONNAIRES NE SONT PAS INQUIÉTÉS.

Lorsqu’une personne meurt entre les mains de policiers, la présomption d’innocence leur est automatiquement accordée et les médias relayent leur version des faits,

version qui s’avère 9 cas sur 10 en contradiction avec les expertises.

Malgré les preuves accablantes et les témoignages contre eux, les syndicats de police exercent des pressions afin que leur culpabilité ne soit jamais reconnue.

Dans le peu de cas où ils sont jugés ou condamnés, les fonctionnaires protestent et s’insurgent…

Tandis que la justice instruit durant des années, maintenant les familles dans une souffrance continue, pour aboutir à des chefs d’inculpations mineurs et des sanctions minimes par clémence.

LÀ OÙ NOUS RÉCLAMONS L’ÉGALITÉ ET LE DROIT À LA JUSTICE,

LES POLICIERS RÉCLAMENT ENCORE PLUS D’IMMUNITÉ.

REVENDICATIONS DES FAMILLES DE VIES VOLÉES :

La reconnaissance publique et juridique des crimes policiers

La reconnaissance et la mémoire des victimes

Le jugement impartial des crimes commis par des policiers

Le retrait des pratiques policières meurtrières

La pose d’une plaque commémorative pour chaque victime sur le lieu du crime ou un espace public choisi par les familles.

RENDEZ-VOUS À VENIR :

9 Juin – Commémoration de la mort de Ali Ziri à Argenteuil

10 Juin- Discussion concert de soutien à Vies volées et aux frères Camara

“Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-bel” à la Parole errante à partir de 17H

9 Rue françoise debergue- 93100 Montreuil- M° croix de chavaux

16 Juin – Commémoration de la mort de Lamine Dieng, 14H au 58 rue des amandiers Paris 20

Métro lignes 2 et 3 : Père-Lachaise ou Gambetta

21 Juin- Faites de la musique résistante- 18h M° st Jacques- Concert pour dénoncer les violences d’état

24 Juin- Commémoration de la mort de  Mohamed Ben Mââmar- a Nanterre ( à confirmer au départ de nanterre-ville ? )

RAPPEL : Chaque mois une personne ou plus meurt entre les mains de la police :

2012: Déjà 5 morts ( connus) :

21 Avril 2012 : Amine Bentounsi tué de plusieurs balles dans le dos à Noisy-le-Sec.

27 Mars 2012 : Lyon- un homme, âgé de 39 ans, est mort des suites de ses blessures, il serait « tombé » d’une voiture de police.

11 Mars 2012 : Ivry-Ahamadou Maréga, 17 ans mort à la suite d’une poursuite par la police.

11 janvier 2012 : Abdel 25 ans meurt à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) d’une crise cardiaque lors d’un contrôle.

10 janvier 2012 : Clermont Ferrand-Wissam El-Yamni, 30 ans, battu par la police, il tombe dans le coma et succombera de ses blessures 10 jours plus tard. La famille attend toujours une contre-expertise d’autopsie. Le corps n’a donc toujours pas pu être inhumé.

N’hésitez pas à nous contacter pour nous signaler un oubli, une erreur (toutes nos excuses si c’est le cas) ou pour faire un témoignage.

Et pour nous aider à établir un recensement des blessés.

Nous sommes aussi à la recherche de photos des victimes afin de leur rendre hommage publiquement

( Par exemple : montage vidéo, panneau pour les manifestations etc. )

contact : viesvolees@gmail.fr ou lalibrelucha@gmail.fr

 

Samedi 24 mars : Commémoration nationale des victimes de la police-

Samedi 24 mars de 14h a 18h A Paris de la place de l’Opéra a la fontaine des innocents

Dans la continuité des appels lancés à Grasse le 24 Février 2012, à Clermont-Ferrand les 15 et 17 Mars 2012, le COLLECTIF VIES VOLÉES
(qui réunit les comités Ali ZIRI, Lamine DIENG,Mickaël COHEN, Mahamadou MAREGA, Abou Bakari TANDIA et Abdelhakim AJIMI …)
organise à Paris la seconde COMMÉMORATION NATIONALE DES VICTIMES DE LA POLICE.

Rejoignez-nous :
Afin de rompre l’isolement des familles victimes de la police ///
Afin de dénoncer l’impunité accordée par la Justice aux policiers auteurs de crimes ///
Pour la reconnaissance publique des crimes commis par la police et passés sous silence depuis des décennies ///
Pour que l’opinion publique comprenne que ces abus de pouvoir ne sont pas des « faits divers » mais des « faits de société » ///
Pour rétablir la vérité sur ces « homicides volontaires en bande organisée par des personnes dépositaires de l’autorité publique »
Parce que nous sommes tous concernés…
Parce qu’il est inadmissible que la parole d’un fonctionnaire de police ne puisse pas être mise en doute et soit systématiquement placée au-dessus de celle des citoyens ordinaires.
Parce que le pouvoir accordé à la police ouvre automatiquement la porte aux abus, soumettant
potentiellement chacun d’entre nous à l’arbitraire et à la violence policière…
Parce que chaque année des dizaines de personnes sont blessées et pour certaines tuées par la police…

Établissons la vérité sur la violence de la police et sur les circonstances de la mort de ses victimes non-lieux, instructions sans fin, obstructions, falsifications ou disparitions de preuves,faux et usage de faux rapports d’auditions … Il y a très peu de cas où la justice a admis la responsabilité directe ou indirecte des policiers.
Ne laissons pas les victimes et leurs familles dans ce déni de
Justice /// Pour briser l ’isolement, le silence et agir ensemble !
Contactez-nous et rejoignez le Collectif des familles :
Collectif Vies Volées / viesvolees.france@gmail.com