Mort d’Hocine Bouras sur l’autoroute près de Colmar : la cour d’appel confirme le non-lieu

 

Manifestation en mémoire d'Hocine Bouras à Colmar en 2015.
Manifestation en mémoire d’Hocine Bouras à Colmar en 2015. © Maxppp – Thierry Gachon

 

La cour d’appel de Colmar a rendu ce jeudi sa décision dans l’affaire Hocine Bouras, ce détenu abattu par un gendarme lors d’un transfèrement en août 2014 sur l’A35 près de Colmar. La chambre de l’instruction confirme le non-lieu, reconnaissant la légitime défense du militaire.La cour d’appel de Colmar confirme ce jeudi le non-lieu dans l’affaire Hocine Bouras. Le 26 août 2014, ce détenu âgé de 23 ans avait été abattu par un gendarme lors d’un transfèrement, sur l’autoroute A35, à la hauteur de ColmarLe juge d’instruction chargé de l’affaire ne demandait pas de poursuites à l’encontre du militaire, considérant qu’il avait agi pour protéger sa collègue, menacée par le détenu. Mais la famille avait fait appel.

La famille se pourvoit en cassation

Le gendarme qui a ouvert le feu a plaidé en effet la légitime défense : le détenu aurait tenté de s’échapper en saisissant l’arme d’une gendarme qui l’accompagnait. Depuis plus de deux ans, la famille d’Hocine Bouras demande justice. Elle a régulièrement organisé des marches en mémoire du jeune homme. Son avocat Me Bettcher annonce qu’il se pourvoit en cassation.
Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/mort-d-hocine-bouras-sur-l-autoroute-pres-de-colmar-la-cour-d-appel-confirme-le-non-lieu-1473324422

La police de Los Angeles admet avoir tué un homme noir « par erreur »

La police de Los Angeles a reconnu avoir commis une bavure, mardi, après avoir tué par méprise un Afro-américain de 27 ans, confondu avec le suspect d’un vol de voiture.

Une énième bavure de la police américaine. Le shérif du comté de Los Angeles a reconnu mardi qu’un homme noir avait été tué par méprise par un policier, lors d’une confrontation avec un suspect à la suite d’un vol de voiture.

Donnell Thompson, 27 ans, a été abattu le 28 juillet à Compton, une banlieue chaude de Los Angeles, lorsque des policiers pourchassaient le suspect du vol, qui leur aurait tiré dessus.

Confondu avec le suspect

« Le conducteur du véhicule (volé) a tiré sur les agents qui le poursuivaient, avant d’avoir un accident » et d’abandonner le véhicule pour s’enfuir dans les rues du voisinage.  »Les officiers ont trouvé Donnell Thompson (…) peu après avoir arrêté le suspect qui avait tiré sur eux. Ils avaient été alertés de sa présence par un voisin qui avait appelé le numéro d’urgence », détaille la police de Los Angeles dans un communiqué diffusé mardi.

Donnell Thompson était allongé sur une pelouse « dans une position qui cachait l’une de ses mains et n’a pas obéi à plusieurs ordres » des policiers, qui ont craint qu’il ne soit armé et lié au vol de voiture, et peut-être auteur de tirs contre eux, poursuit le communiqué. Donnell Thompson s’est levé et « a foncé sur les agents », dont l’un lui a alors tiré dessus. Aucune arme n’a été retrouvée sur lui.

L’agent de police relevé de ses fonctions

Le bureau du shérif avait initialement affirmé que Donnell Thompson correspondait à la description d’un des deux suspects, selon le journal localLos Angeles Times.

Mardi, le capitaine de police du bureau des homicides Steven Katz est revenu sur ces déclarations lors une conférence de presse.  »Nous avons conclu qu’il n’y a pas de preuve que Donnell Thompson ait participé au détournement du véhicule ou à l’agression contre les officiers » de police, a-t-il indiqué. L’agent de police ayant tiré sur le jeune homme a été relevé de ses fonctions, et détaché à une activité administrative, a précisé le bureau du shérif.

La victime souffrait d’un retard mental

La soeur aînée de Donnell Thompson, Matrice Stanley, a déclaré aux journalistes mardi que son frère -qui pesait 59 kilos pour 1m60- souffrait d’un retard mental.  »On aurait dit qu’il avait 16 ans », a souligné cette infirmière de 44 ans, estimant que des préjugés raciaux avaient joué un rôle. Le frère aîné, Dwayne Hill, a quant à lui demandé des excuses publiques des autorités et demandé que le nom de son frère « soit lavé ».

L’aveu de cette bavure survient au deuxième anniversaire de la mort deMichael Brown, un Noir de 18 ans sans armes tué par un policier blanc à Ferguson, dans le Missouri. Cet incident avait déclenché des manifestations et des émeutes pour dénoncer les violences policières contre les Noirs, exprimées à travers le mouvement Black Lives Matter, et ravivé les tensions raciales dans tout le pays.

 

Source : http://www.bfmtv.com/international/la-police-de-los-angeles-admet-avoir-tue-un-homme-noir-par-erreur-1024712.html#

Interpellation mortelle de Lahoucine en 2012 à Montigny-en-Gohelle : une marche le samedi 14 mars

L’an dernier, le collectif Urgence notre police assassine et les proches de Lahoucine avaient manifesté devant le tribunal de Béthune pour dénoncer le fait que la juge d’instruction ait parlé de légitime défense des policiers.
L’interpellation de Lahoucine avait viré au drame et il était décédé sous les balles des policiers cambrésiens il y a deux ans.
Les proches de la victime organisent une marche le 14 mars pour réclamer une reconstitution.

1. Rappel des faits. Le 28 mars 2013, une tentative d’extorsion sous la menace de ciseaux est perpétrée dans un hôtel de Cambrai. Les policiers cambrésiens sont alertés et mènent l’enquête. Le principal suspect habite Montigny-en-Gohelle, dans le quartier de la Plaine du 7. Les fonctionnaires cambrésiens s’y présentent pour l’interpeller. Mais l’arrestation tourne au drame. Lahoucine Ait Omghar, 26 ans, est tué d’une balle au niveau du foie. Dès lors, les versions divergent. Les policiers assureront avoir usé de légitime défense, le jeune homme ayant selon eux poignardé l’un d’eux avec des ciseaux, touchant uniquement le gilet pare-balles. Des personnes se présentant comme des témoins, elles, estimeront que le Montignynois n’avait en aucun cas provoqué les fonctionnaires.

2. Les démarches de ses proches. Après quelques violences urbaines le jour du drame, le calme était revenu le lendemain pour laisser place à une marche blanche en hommage à Lahoucine, avec 300 personnes. À sa mémoire, mais aussi pour « dénoncer l’impunité policière », mot d’ordre incarné par le collectif parisien à l’initiative de la marche : Urgence notre police assassine. Il avait également coorganisé une manifestation un an plus tard, à Béthune cette fois, avec 120 personnes qui avaient marché de la Grand-Place au tribunal avec pancartes, banderoles et T-shirts avec la photo de la victime. « Pas de justice, pas de paix, justice pour Lahoucine » scandaient-ils. Une manifestation pour dénoncer la lenteur de l’instruction selon eux, mais aussi l’issue que pressentaient les proches de Lahoucine. « Sa famille a rencontré la juge d’instruction qui lui a répondu N’attendez rien, ces policiers étaient en légitime défense », dénonçait la porte-parole. « Cette affaire a été ouverte au criminel il n’y a guère plus d’un an, rappelait le procureur Peyroux en mai 2014. La fin de l’instruction est imminente . »

3. Les raisons de la marche samedi prochain. Depuis quelques jours, les proches de Lahoucine tractent sur les marchés du secteur pour attirer le plus de monde possible à la marche qu’ils organisent samedi 14 mars (lire ci-dessous). « La juge d’instruction est restée sur ses positions et nous refuse la reconstitution que nous demandons, explique le frère de la victime, Hamid. Nous avons fait appel pour essayer d’en obtenir une, l’audience a lieu le 19 mars à Douai. C’est du 50-50, peut-être que cela débouchera quand même sur la légitime défense, on ne sait pas. Mais tout ce qu’on demande, c’est une information judiciaire complète et équitable. »

AUDREY HALFORD
source : http://m.lavoixdunord.fr/region/interpellation-mortelle-de-lahoucine-en-2012-a-ia34b0n2693673

Violences urbaines à Blois : un jeune homme blessé par la police a perdu un œil

De violents incidents ont opposé jeudi 30 octobre des habitants d’une zone urbaine prioritaire (ou ZUP) des quartiers nord de Blois à des policiers, faisant plusieurs blessés dans les deux camps. Un jeune de 20 ans a été touché à un œil par une balle en caoutchouc, a-t-on appris de source policière. Emmené à l’hôpital par des proches, sa blessure est irréversible, a-t-on appris de source policière.
Deux personnes, un majeur et un mineur, ont été interpellées et placées en garde à vue, et le parquet de Blois a ordonné une enquête sur ces violences urbaines, qui ont fait sept blessés côté policiers, ainsi que sur les circonstances du tir de balles en caoutchouc. Des enquêteurs de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale – la police des polices) sont arrivés vendredi sur place pour interroger notamment le policier qui a utilisé le lanceur de balles.

(…)

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/31/violences-urbaines-a-blois-un-jeune-homme-blesse-par-la-police-a-perdu-un-il_4516382_3224.html
Le Monde.fr avec AFP | 31.10.2014

Un jeune homme « se noie » dans la Seine en voulant échapper à un contrôle de police

Un jeune homme de 24 ans est décédé dans la nuit de lundi à mardi 5 Juin 2012 après avoir tenté d’échapper à un contrôle d’identité en sautant dans la Seine à Melun.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la police nationale, appelée par la police municipale, contrôlait un groupe de quatre ou cinq jeunes soupçonnés de consommation de stupéfiants quand le jeune homme a sauté dans la Seine pour échapper à ce contrôle.

Un policier et deux amis du jeune homme, voyant qu’il perdait pied, ont à leur tour sauté dans l’eau pour tenter de le sauver. Ils ont réussi à le sortir de l’eau mais pas à le réanimer. Les pompiers arrivés sur place ont constaté le décès vers 1 heure.

Ce jeune homme, connu des services de police pour des faits de violence et de vol, vivait dans la cité de la Plaine du Lys à Dammarie-Lés-Lys, une ville voisine de Melun. Selon la police, il n’y a pas eu de violence dans cette ville dans la nuit de lundi à mardi.

Le parquet de Melun a saisi la police judiciaire afin de déterminer les circonstances exactes du contrôle et entendre les jeunes, les policiers et les témoins présents sur place au moment des faits. L’autopsie du corps du jeune homme doit rapidement être pratiquée.

source : http://www.liberation.fr/societe/2012/06/05/un-jeune-homme-se-noie-dans-la-seine-en-voulant-echapper-a-un-controle_823669