( Pas-de-Calais/ 28 Mars 2013) : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) après une tentative d’extorsion dans un hôtel, et un policier a été blessé, a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

«Cela s’est mal passé», a indiqué à l’AFP une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre.

Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

L’homme tué avait une condamnation à son casier judiciaire pour détention de stupéfiants.

Une quarantaine de jeunes s’étaient rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste de l’AFP.

sohttp://www.liberation.fr/societe/2013/03/28/pas-de-calais-un-homme-tue-par-un-policier-lors-de-son-interpellation_891975

UN JEUNE DE 19 ANS TUE PAR UN POLICIER A MARSEILLE ( 14 fevrier )

Jeune homme tué à Marseille : le policier avait fumé du cannabis

Le policier mis en examen et écroué pour meurtre après la mort, jeudi, d’un jeune de 19 ans  dans les quartiers nord de Marseille avait fumé du cannabis, affirme « Libération » samedi 16 février.

Des analyses toxicologiques réalisées vendredi ont révélé des traces de résine de cannabis dans son sang, selon le quotidien.

Le gardien de la paix de 39 ans, qui n’était pas de service et présentait un taux d’alcoolémie positif au moment des faits (1,26 g/l de sang), a été mis en examen pour homicide volontaire et incarcéré à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier, dans l’Hérault.Le parquet de Marseille avait requis son placement en détention après avoir écarté la thèse de la légitime défense.

« Pas de légitime défense »

( pour une fois l’alibi de la légitime défense ne marcherait pas ?? !!) ( c’est rare ! )

« Il n’y a manifestement pas de légitime défense. Aucun des agresseurs n’était porteur d’une arme à feu ou d’un couteau », a déclaré vendredi le procureur de la république, Jacques Dallest.

Une altercation a éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi entre le gardien de la paix et un groupe de jeunes dans une épicerie du IIIe arrondissement, dans les quartiers nord de la ville. Selon les premiers éléments de l’enquête, le fonctionnaire se trouvait vers minuit dans l’épicerie à l’arrivée d’un groupe de trois jeunes du quartier, dont l’un fumait un joint de cannabis. Une réflexion du policier au fumeur aurait provoqué la rixe, puis le policier a tiré une fois sur l’un des jeunes.

L’un des amis de la victime, qui était revenu sur les lieux de l’incident pour précipiter son véhicule dans la vitrine de l’épicerie, a été mis en examen pour « dégradation de bien d’autrui » et écroué à Luynes, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

L’autopsie du corps de la victime a montré que la balle d’un calibre de 9 mm était entrée par la fesse gauche, avait touché les intestins et le foie avant de provoquer une hémorragie massive qui est à l’origine du décès.

Lors de sa garde à vue, le policier a expliqué avoir eu peur et avoir tiré au jugé pour se défendre. Les amis de la victime parlent d’un « tir volontaire » à une distance de quelques mètres.

Il avait fait l’objet d’un rappel à la loi pour des violences sur sa compagne, en 2012, alors qu’il se trouvait aussi en état d’ébriété ( pour une fois qu’on parle du « vécu » d’un fonctionnaire de police et pas que de celui de la victime ! )

Il avait pu reprendre son travail après les avis favorables d’un médecin et d’un psychologue.Le gardien de la paix avait en revanche le droit de porter son arme même s’il n’était pas en service.

« Un policier est autorisé à garder l’arme sur lui dans le ressort de sa circonscription car il peut être requis à tout moment, même si en général cela ne se fait pas », a expliqué le directeur départemental de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel.

source : ( sauf remarques entre parenthésés ! ) http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130216.OBS9154/jeune-homme-tue-a-marseille-le-policier-avait-fume-du-cannabis.html

 Le policier placé en garde en vue jeudi après la mort d’un fumeur de cannabis de 19 ans au cours de la nuit à Marseille, était « en état alcoolisé », a affirmé le préfet de police, en précisant que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) était saisie. Le gardien de la paix a été interpellé à son domicile vers 2 h 30 du matin, « avec un taux d’alcoolémie qui n’a pas encore été déterminé », a précisé Jean-Paul Bonnetain, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel de police.

Né en 1973, ce policier, qui travaille au sein du groupe de soutien de proximité (GSP), n’était pas en service cette nuit. Selon les premiers éléments, vers 2 heures du matin, le fonctionnaire serait allé faire ses courses dans l’épicerie, située dans le quartier du port de commerce à la Joliette, où se trouvait un groupe de jeunes en train de fumer du cannabis. C’est alors que la rixe aurait éclaté.

Dans ses premières déclarations, le policier, qui aurait bu quelques bières avant de sortir faire ses courses, a expliqué que trois jeunes fumeurs de cannabis, à qui il avait fait une réflexion, auraient remarqué son pantalon de policier. Selon une source proche du dossier, il était vêtu de son pantalon d’uniforme et de vêtements civils. L’une des sources précise qu’il aurait été frappé au visage et c’est à ce moment-là que par réflexe, il aurait sorti son arme de service. Il aurait alors été jeté à terre par une « balayette » de la part des jeunes, ce qui lui aurait fait perdre l’équilibre. C’est alors que le coup serait parti, touchant l’un des jeunes à la cuisse.LE JEUNE HOMME ATTEINT À L’ARTÈRE FÉMORALE Emmené immédiatement à l’hôpital en voiture par l’un de ses amis présent sur les lieux, le jeune homme, atteint à l’artère fémorale, est mort quelques heures plus tard. Le policier serait quant à lui rentré à son domicile avec les bières qu’il était venu acheter, sans s’être rendu compte d’une balle avait atteint quelqu’un, selon la source proche du dossier.

A l’annonce du décès, son ami a quitté l’hôpital, pris sa voiture, puis est retourné à l’épicerie dans laquelle il a encastré sa berline allemande. Agé de 19 ans, il a lui aussi été placé en garde à vue. Selon la source proche de l’enquête, c’est l’épicier qui a donné à la police les coordonnées du fonctionnaire vers 2 h 30 du matin. Jeudi matin, le volet métallique de la supérette, située rue Roger-Salengro, était abaissé et les alentours étaient bouclés par la police. Des enquêteurs effectuaient des prélèvements sur des taches de sang retrouvées au sol. L’arme du policier a été saisie pour être transmise à la balistique.Les GSP, rattachés à des commissariats, sont des unités d’appui de la police nationale, qui ont pour objectif de lutter contre la délinquance de proximité. Ils sont implantés dans les grandes villes comme Lyon, Marseille et en banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

Marche pour Amine Bentounsi tué par la police à noisy-le-sec

Nous étions une petite centaine hier soir à Noisy-le-sec à demander dignité, vérité et justice pour Amine Bentounsi.
Avec beaucoup de ses proches, des jeunes et des moins jeunes du quartiers nous avons marchés jusqu’au lieu où Amine a été abattu par la police.
Tout le long du trajet nous avons criés « que justice soit faites » … Des ballons pour la mémoire d’Amine et pour la justice ont été accrochés.
La soeur d’Amine a également dénoncé tous les autres crimes commis par la police sans que la justice n’ai été faites. A l’heure actuelle le policier qui a tiré sur Amine a (pour une fois ) eu le chef d’inculpation d’homicide volontaire mais rien est encore certain quand à la suite de la procédure.
La famille a encore du se « justifier » sur Amine. Rappeler qu’il n’était pas en prison pour avoir fait du mal à quelqu’un ( il avait pris par exemple 10 ans pour un braquage sans violence d’un supermarché )
Nous rappelons qu’en aucun cas la famille d’une personne tué par la police ne devrait avoir à se justifier de ce genre de chose. Sans cela, cela impliquerait que n’importe quel personne jugée (au libre arbitre ou parce qu’il a un faciès qui ne revient pas aux fonctionnaires ou parce qu’il a un cassier), dangereux par la police aurait le droit d’être tué.
La sœur d’Amine l’a très bien dit  » il ne faut pas inverser les rôles « ….
Pourtant beaucoup de policiers ont le culot de manifester ( encore ) pour que la justice ne se fasse pas. Avec cela et avec eux, les médias salissent et blessent encore un peu la mémoire et la famille d’Amine en occultant jusqu’à son nom en le nommant juste le « multirécidiviste »…
QU’ON LAISSE AMINE REPOSER EN PAIX. QUE DIGNITÉ ET JUSTICE SOIT FAITES POUR LUI, SA FAMILLE ET TOUS LES AUTRES TUES PAR L’ÉTAT.
RESTONS MOBILISES ET SOLIDAIRE.

vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=H2yOlDeVAMQ
SITE OFFICIEL : http://www.justice-pour-amine-bentounsi.fr/91908874

Presse :

http://videos.tf1.fr/jt-we/manifestation-a-noisy-le-sec-a-la-memoire-d-amine-bentounsi-7240932.html

http://www.europe1.fr/France/Noisy-le-sec-rassemblement-pour-Amine-1080751/

http://www.francetv.fr/info/les-parents-de-l-homme-tue-par-un-policier-se-portent-parties-civiles_90263.html

Témoignages de proches d’Amine :

http://sonsenluttes.net/spip.php?article453

http://actu.orange.fr/revue/actualite/mort-d-amine-bentounsi-la-balle-aurait-ricoche-365739/#read-363818

http://www.wat.tv/video/morandini-zap-proches-amine-50b9n_2exyv_.html

Pétition pour Wissam ( tué par la police à Clermond- Ferrand )

Suite à la bavure du 1er janvier 2012 qui a entrainé la mort de Wissam, un clermontois de 30 ans, nous demandons que la justice soit rendue rapidement, que la vérité éclate et que les responsables soient sévèrement punis.

http://www.petitionenligne.fr/petition/justice-verite-pour-wissam/2066

Tir de flash-ball à Marseille : le décès dû à un oedème pulmonaire

L’autopsie du corps de l’homme visé par un tir de flash-ball dimanche à Marseille, a révélé qu’il était décédé d’un « œdème pulmonaire » provoqué par l’arrêt cardiaque, lui-même « causé semble-t-il » par le tir, a-t-on appris mardi 14 décembre auprès du parquet.
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« L’autopsie a révélé que la personne est décédée d’un œdème pulmonaire lié lui-même à un œdème cérébral. Tout cela fait suite à l’arrêt cardio-respiratoire qui avait été la conséquence, semble-t-il, du tir de flash-ball », a indiqué mardi à l’AFP Jean-Jacques Fagni, procureur de la République adjoint de Marseille.
« Pour l’instant, il est encore trop tôt pour indiquer si ce décès est dû uniquement au tir de flash-ball ou si il n’y avait pas aussi un état physique pré-existant propice à ce type de décès », a ajouté le procureur.
« Un certain nombre d’investigations sont en cours au niveau médical », notamment des « analyses anatomo-pathologiques, analyses toxicologiques, etc, pour savoir s’il n’y avait pas chez cette personne un état de faiblesse physique particulier », a précisé Jean-Jacques Fagni.

Un arrêt cardio-ventilatoire

Mostefa Ziani, né en 1967 et résident d’un foyer de Marseille, est décédé lundi matin après avoir été victime d’un arrêt cardiaque dimanche à la suite d’un tir de flash-ball d’un policier.
Les faits se sont déroulés dimanche après-midi dans un studio d’un foyer de travailleurs situé dans le 15e arrondissement.
La victime, connue des services de police pour de petits délits, avait blessé au couteau un colocataire. Appelée sur place, une patrouille de trois policiers est intervenue.
A leur arrivée, l’homme avait « une attitude extrêmement violente à leur égard », blessant l’un d’eux en jetant une grande tasse sur son crâne, selon le directeur départemental de la sécurité publique, Pascal Lalle.
Le policier a alors riposté par un tir de flash-fall qui a atteint l’homme au thorax. Une fois maîtrisé, il a été victime d’un arrêt cardio-ventilatoire avant d’être ranimé par les marins-pompiers. Plongé dans le coma, il est décédé lundi matin.

(Nouvelobs.com avec AFP