Mort d’Amine Bentounsi : un policier aux assises : RDV LE 11 JANVIER POUR SOUTENIR AMAL BENTOUNSI

Du 11 au 15 janvier 2016 se déroulera, à la Cour d’assises de Bobigny, le procès du policier qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos en 2012. D’abord poursuivi pour « homicide volontaire », Damien Saboudjian sera finalement jugé pour « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Une requalification des faits par le bas qui une affaire médiatique et politique.

Les faits remontent au 21 avril 2012. Ce soir-là, Amine Bentounsi, alors recherché pour vol à main armée, est repéré devant un bar de Noisy-le-Sec et poursuivi par la police. Il tente de fuir mais tombe, quelques minutes plus tard, nez à nez avec l’un des policiers à sa recherche. « Pris de panique » car il aurait été mis en joue par Amine Bentounsi, le policier tire quatre balles dans sa direction. Amine en reçoit une dans le dos, elle lui sera fatale. Très tôt, les contradictions dans les récits des policiers présents ce soir-là, notamment dans celui du policier tireur, apparaissent. Les enquêteurs de l’IGS puis les juges d’instruction pointeront eux-mêmes des arrangements avec la réalité et de nombreuses incohérences[1]. Surtout, les témoignages de voisins et d’automobilistes ayant assisté à la scène mettent à mal la version policière. Personne n’a vu Amine Bentounsi braquer le policier ; en revanche, des automobilistes certifient avoir été mis en joue par Damien Saboudjian. De quoi remettre en cause l’argument de légitime défense.

Le policier et l’un des officiers qui avait menti pour le protéger ont d’ailleurs été mis sur écoute courant 2012. Se sachant surveillé, l’accusé ne laisse filtrer aucun élément sur l’affaire. En revanche, les bandes mettent en évidence la solidarité policière et institutionnelle dont jouit le fonctionnaire mis en examen. Tout sera fait pour le protéger et lui simplifier la vie (maintien du traitement, choix de la région de mutation, accélération des démarches…). D’autant que, présidentielles oblige, l’affaire a été particulièrement médiatisée et politisée. Par le biais du candidat Nicolas Sarkozy, c’est un débat sur la « présomption de légitime défense » qui s’invite dans la campagne électorale. À gauche comme à droite, la défense des policiers apparaît comme un moyen stratégique d’affirmer une ligne sécuritaire. Au grand dam de la famille Bentounsi.

Hasard du calendrier (ou non) le procès intervient là encore dans un contexte particulier. Les proches d’Amine Bentounsi craignent que le climat actuel, avec les commémorations des attentats de janvier, l’état d’urgence et les différents débats sur la sécurité, joue négativement sur le déroulé du procès. « Ce que l’on veut nous, c’est la justice. Mon frère a été tué d’une balle dans le dos par un policier qui, comme cela a été prouvé, n’était pas en situation de légitime défense. La semaine prochaine, il ne faudra pas inverser les rôles en faisant de la victime l’accusé et de l’accusé la victime… On a trop souvent vu ça dans les affaires de crimes policiers. »

[1] Cet article de Louise Fessard (Médiapart) revient très précisément sur le déroulé de cette soirée et sur ses suites :https://www.mediapart.fr/journal/france/221014/meurtre-noisy-le-sec-un-policier-est-renvoye-devant-les-assises

 

Source : http://www.justicepourwissam.com/2016/01/amine-bentounsi-point-presse-le-vendredi-8-janvier-2016-a-10h30.html

ZYED ET BOUNA 10 ANS APRES : APPEL A MOBILISATION NATIONALE

Récemment mis à jour1

 

Appel à mobilisation nationale

Le 27 octobre 2005 à Clichy-Sous-Bois, une dizaine d’adolescents qui sortent du foot sont interpellés par la police et prennent la fuite par peur d’un contrôle. Pris en chasse par plusieurs voitures de la BAC, Zyed, Bouna et Muhittin se réfugient dans un transformateur EDF. Vingt minutes plus tard, Zyed et Bouna meurent électrocutés. Muhittin, gravement brûlé, parvient à prévenir les secours.

Le 18 mai prochain, la cour d’appel rendra publique sa décision au sujet des deux policiers mis en examen dans cette affaire. Inculpés au départ pour mise en danger délibérée, la justice ne retient plus aujourd’hui que la non-assistance à personne en danger pour les deux seuls policiers mis en cause.

Après dix ans de batailles judiciaires et une relaxe confirmée une première fois en appel, quelque soit le verdict il ne sera jamais pleinement satisfaisant. Dans de trop nombreux cas les policiers mis en cause bénéficient d’une impunité judiciaire et sont traités comme des citoyens au-dessus des lois (Amnesty International, avril 2009).

Insultes, contrôles d’identité abusifs, brimades, mutilations, autant de pratiques qui constituent une violence quotidienne. Ali Ziri, Abou Bakari Tandia, Mohammed Boukrourou, Lamine Dieng… Nous ne parlons pas ici d’accidents ou de bavures, mais d’une violence d’Etat dont la justice se fait complice. Faut-il s’étonner des révoltes dans les quartiers populaires ?

Le 18 mai nous ne nous tairons pas ! Ces combats ne s’arrêtent pas aux portes des Palais de justice. Dans la rue, la lutte se construit et la solidarité s’organise.

Des familles et des collectifs se retrouveront
devant la cité judiciaire de Rennes à 14H30.

En île-de France, rassemblement à 19H devant
le tribunal de Bobigny, lieu de tous les non-lieux.

Rassemblons-nous devant tous les tribunaux de France
à partir de 19h pour montrer que nous n’oublions pas !

Un site est ouvert : http://zyed-bouna-18-mai.com/
zyedbouna18mai@gmail.com

A Rennes procès pour Zyed et Bouna  » mort pour rien/ A cause de la police »

Photo : Georges Gobet/AFP

Dans une rue à Rennes. Photo : Georges Gobet/AFP

La défense a plaidé la relaxe, sans entrer dans le détail des faits. La décision du tribunal sera rendue le 18 mai.

Rennes (Ille-et-Vilaine), envoyée spéciale. Jusqu’au bout, les familles de Bouna Traoré et Zyed Benna auront été exemplaires. Une retenue dans la colère et une dignité dans la douleur qui forcent l’admiration. Elles avaient pourtant de quoi exploser ce matin lors des plaidoiries de la défense – auxquelles elles avaient tenu à assister par « respect pour le tribunal ». C’est d’abord vers elles que Me Daniel Merchat, avocat des deux policiers qui risquent cinq ans de prison pour homicide involontaire, s’est tourné pour leur dire sa « compassion » : « Le deuil d’un enfant est la pire chose qui soit. Dans l’ordre normal des choses, ce sont les enfants qui enterrent leurs parents, pas le contraire ». L’avocat, cheveux gris et lunettes sur le bout du nez, se retourne alors vers le tribunal pour entamer une longue et pénible plaidoirie, bourrée de citations et de références les plus diverses – de Luc Ferry à Socrate, en passant par Malraux, Nicolas et Pimprenelle et Thomas Legrand, le chroniqueur politique de France Inter. Des références pédantes et prétentieuses qui lui servent à étriller les parties civiles et leurs « pensées soupconnistes », voire « conspirationnistes » qui « produisent une toxicomanie de la haine ». Pour lui, « toutes ces vieilles lunes anarcho-marxiste sentent la naphtaline ».

Aucun des deux policiers n’a un regard vers les bancs des parties civiles

Me Daniel Merchat aborde très peu les faits. « Que sait-il passé ? Je suis désolé de dire aux familles des victimes que nous ne le savons pas ». Ce qu’il sait, en revanche, c’est que « ni Stéphanie Klein, ni Sébastien Gaillemin n’avaient conscience du danger qui menaçait ». Il balaye d’un revers de manche la quête de justice des parties civiles depuis dix ans : « La seule chose qui efface le sang et les larmes, c’est le pardon ». Puis la gifle : « Oui, ces garçons sont morts pour rien, leur mort est absurde. Il est aussi absurde de faire le procès de l’absurdité ». Au passage, l’ancien policier n’a pas manqué de décrire la Seine-Saint-Denis comme une zone de non droit, « un immense commissariat », où « chaque intervention policière est dangereuse » (pour les forces de l’ordre évidemment). Ses clients, « présumés coupables », sont des « gens bien » répète t-il en guise de défense. « Vous prononcerez la relaxe parce que dix ans ça suffit », conclue t-il. Comme le veut le protocole, le président du tribunal laisse la dernière parole aux prévenus. Droits derrière la barre, les deux policiers ont assuré d’un ton froid les familles de Zyed et Bouna de leur « compassion ». Stéphanie Klein : « Je ne suis pas indifférente au drame qui touche les familles ». Sébastien Gaillemin : « Je réitère ma compassion envers les familles ». Aucun des deux n’a un regard vers les bancs des parties civiles. Le tribunal met sa décision en délibéré au lundi 18 mai à 14 heures.

Pendant cinq jours, deux prévenus qui n’ont rien expliqué

Il est midi, après dix ans d’attente et cinq jours d’audience, le procès de la mort de Zyed et Bouna se termine doucement. Le temps s’arrête quelques secondes. Les familles s’attardent sur les bancs des parties civiles. Devant la salle d’audience, des hordes de micros les attendent. Face à eux, le grand frère de Bouna dira que oui, il pense que ce procès a lavé l’honneur de son frère. « On n’a bien dit qu’il n’avait commis aucune infraction. » « Les familles sont satisfaites d’avoir eu un procès public pour dire que Zyed et Bouna ne sont pas morts pour rien, souligne Me Emmanuel Tordjman, leur avocat qui a particulièrement brillé lors de sa plaidoirie (lire : « Pour Zyed et Bouna, « les familles ne réclament pas vengeance, mais simplement justice »). Mais elles ont été confrontées, pendant cinq jours, à deux prévenus qui n’ont rien expliqué. » L’avocat se dit « confiant » dans la décision du tribunal. En cas de relaxe, les parties civiles feraient « évidemment » appel.

 

Source* : http://www.humanite.fr/lavocat-des-policiers-oui-zyed-et-bouna-sont-morts-pour-rien-569000
* titre modifié.

Mort de Laramy et Moushin à Villiers-le-Bel : « Où est la vérité ? »

Le policier, qui conduisait la voiture et sera jugé ce vendredi 29 juin pour homicides involontaires, il a été mis en examen pour faux témoignage.

Lors d'une marche silencieuse, fin 2007, à la mémoire de Laramy et Moushin, morts en novembre 2007 à Villiers-le-Bel. (HADJ/SIPA)

C’était il y a plus de quatre ans. Le 25 novembre 2007, Laramy, 16 ans, et Moushin, 15 ans, trouvaient la mort dans la collision entre leur mini-moto et une voiture de police, à Villiers-le-Bel. Entraînant, les jours suivants, de violents affrontements entre habitants et forces de l’ordre, et un peu moins d’une centaine de blessés chez les policiers. Jeudi 19 avril, à deux mois de son procès pour homicide involontaire à Pontoise, le policier qui était au volant a été mis en examen pour faux témoignage.

Les familles persuadées que les policiers « ne disent pas la vérité »

L’enquête, qui a connu de nombreux rebondissements, avait pourtant d’abord semblé écarter la responsabilité des quatre gardiens de la paix. Jusqu’au non-lieu rendu en octobre 2009. Un non-lieu infirmé quelques mois plus tard par la cour d’appel de Versailles qui ordonnait alors un supplément d’information. Le policier qui était au volant sera finalement jugé le 29 juin par le tribunal correctionnel de Pontoise pour homicides involontaires. En juin 2010, les familles des adolescents, persuadées que les policiers ne « disent pas la vérité », ont porté plainte pour faux témoignage. C’est dans le cadre de cette seconde procédure que l’agent qui conduisait la voiture de patrouille sera jugé en juin. Au préalable, il a été mis en examen jeudi.

Un gardien de la paix aujourd’hui « fatigué de toute cette procédure », selon son avocat Frédéric Champagne, et qui conteste « formellement avoir menti lors de son témoignage ». Difficile, argue aussi l’avocat, de déterminer précisément la vitesse à laquelle on roule. Mais pour l’avocat des familles Jean-Pierre Mignard, cette mise en examen est « naturelle, dès lors que ses déclarations ont été gravement contredites par l’expertise judiciaire, tant au niveau de la vitesse du véhicule, des raisons de la présence des policiers, que du défaut de gyrophare et d’avertisseur ». Il répète, comme il le fait maintenant depuis de nombreux mois : « les policiers disent qu’ils roulaient à 50 km/h, mais l’expertise montre une accélération lors du passage du carrefour avec une pointe jusqu’à 64, voire 69 km/h. »

« Dans quelles circonstances ces déclarations ont-elles été recueillies ? »

Au cœur du dossier, la vitesse du véhicule suscite de nombreuses réactions chez les forces de l’ordre. « Comme le dit lui-même le conducteur, il n’est pas forcément évident, quand on roule, de faire la différence entre 50 et 64 km/h » réagit Eric Mildenberger du syndicat Alliance police. Un policier qui part en intervention ne « regarde pas forcément le compteur. » « Extrêmement surpris » par cette mise en examen, il a le sentiment d’un « acharnement injustifié » contre la police. Nicolas Comte, du syndicat SGP Unité police FO, trouve lui aussi cette mise en examen « particulièrement sévère ». Et préfère insister sur la moto des ados : « On veut pointer du doigt la police alors que les personnes malheureusement décédées avaient un comportement dangereux et circulaient sur un engin non homologué. » Il a reçu, depuis jeudi soir, de nombreux mails de policiers « écœurés ».

Cette mise en examen arrive « tardivement » pour les familles des adolescents qui « veulent la vérité et la justice » explique leur avocat Me Mignard. Elles sont satisfaites, toutefois, de cette « attitude respectueuse de la justice sur leur plainte. » Les quatre policiers présents dans la voiture ont tenu des déclarations similaires, rappelle l’avocat, « ce qui avait motivé le dépôt de plainte des familles en juin 2010″. Aux juges, maintenant, de répondre aux questions posées par l’avocat : « Dans quelles circonstances ces dépositions ont-elles été recueillies ? Pourquoi présentent-elles des caractères similaires ? Pourquoi sont-elles apparemment contraires à la vérité des faits ? Et, peut-être aussi, qui les a inspirées ? » Si le juge d’instruction estime ensuite que les faits ne sont pas constatés, un nouveau non-lieu sera prononcé. Sinon, un renvoi devant le tribunal correctionnel sera ordonné.

(…)
A Villiers-le-Bel, l’annonce de la mise en examen du policier n’a pas suscité beaucoup de réactions, assure Saïd, membre du collectif Respect Vérité Justice (RVJ) créé après la mort des adolescents : « Depuis le début, on demande une enquête, alors oui, c’est une bonne chose. Mais c’est dommage qu’on ait dû se battre autant pour obtenir ce qui est un droit. » L’enquête se poursuit, « heureusement, ça prouve que les gens font leur travail » ajoute-t-il, tout en pensant qu’il n’est par ailleurs « pas anodin que le procès soit prévu en juin, après les présidentielles. » Prudent, Saïd tempère « on peut vite être déçu », et « émet des réserves car tout n’est pas fini. »

Quant à l’attente du collectif et des habitants du quartier où vivaient Laramy et Moushin, elle se résume simplement : « On veut juste la vérité. »

Copwatch : Guéant demande à nouveau le blocage du site… Et nous on demande à ce gouvernement et sa milice de partir !!

« Si cela ne suffit pas », le ministère de l’Intérieur « n’exclut pas d’engager une nouvelle action en référé ».

« Dorénavant, lorsque l’Etat osera censurer ce site, tel un phœnix il renaîtra. Les référés n’en feront rien. (…) Le ministère de l’Intérieur français a voulu nous interdire. Il a échoué. Aujourd’hui, c’est à nous de lui rendre la donne » assurent les auteurs de « Copwatch Nord Ile-de-France » dans leur communiqué « L’Etat censure, Copwatch renaît » publié mardi 24 janvier sur leur site à nouveau accessible.

Quelques heures plus tard, mardi après-midi, le ministère de l’Intérieur indique au « Nouvel Observateur » qu’il « s’est rapproché des fournisseurs d’accès concernés par la décision du justice du 14 octobre dernier pour faire en sorte, sur la base de cette décision, que l’accès à cette nouvelle adresse soit bloqué. » « Si cela ne suffit pas », le ministère « n’exclut pas d’engager une nouvelle action en référé. »

Vendredi 14 octobre, le tribunal de Paris avait jugé le site « injurieux » envers la police. La présidente du tribunal, Martine Provost-Lopin, avait notamment précisé que certains termes comme « la fosse commune de l’humanité, le charnier de l’évolution » ou la « torture » qu’exercerait la police à l’encontre de migrants étaient « manifestement outrageants » et/ou « diffamatoires ». Le tribunal avait alors ordonné le blocage complet du site.

Il ne s’agissait donc pas uniquement de certaines pages web, offrant plus que gain de cause au ministre de l’Intérieur Claude Guéant, qui avait saisi la justice en référé à la suite de plaintes de policiers. « Une dizaine de policiers, qui se sont vus sur le site, ont porté plainte » avait alors affirmé au « Nouvel Observateur » le secrétaire général d’Alliance police Jean-Claude Delage. L’un d’eux avait reçu une cartouche de chasse dans sa boîte aux lettres.
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Sont publiées sur le site de nombreuses photos de policiers, certains avec leur identité complète, accompagnées de commentaires. Exemple : « Nous recommandons la plus grande vigilance vis-à-vis de ces 2 policiers. Ils traînent au sein du métro Barbès et n’hésitent pas à harceler les marchands ».

Le site, qui invite ses lecteurs à se servir « de caméras vidéos et d’appareils photos numérique pour (se) protéger des violences policières », revendique une filiation avec le mouvement américain du même nom. « On pense que la police est fourbe, la police maligne, la police est rusée, la police fait ses coups par derrière. On pense qu’en renseignant les gens ça évitera peut-être une interpellation » avait aussi expliqué de ses auteurs à « France 3″, sous couvert d’anonymat.
L’objectif du site : « fournir des outils de défense face à la police et à l’Etat sécuritaire »

Dans un mail reçu mardi 24 janvier par « Le Nouvel Observateur », un membre du projet précise que son objectif « n’est pas de (se) faire connaître, mais de fournir des outils de défense face à la police et à l’Etat sécuritaire. Nous avons fait le choix de nous opposer à l’un des bras armés de l’État, avec parfois des propos volontairement provocants, mais jamais infondés. Nous vérifions nos sources et nous nous refusons à publier des informations non avérées ».

« Copwatch Nord Paris Idf se veut une véritable plateforme de lutte et contre-renseignements à l’encontre de la répression des forces de sécurité française » écrivent encore ses auteurs sur leur site mardi 24 janvier, ajoutant « ces forces de sécurité, nous avons appris à les connaître, les observer, les comprendre. Aujourd’hui, cette expérience acquise sur le terrain et parfois directement au sein de leurs unités, le gouvernement français ne l’accepte pas. »
« Une atteinte à l’honneur et à l’intégrité des forces de sécurité »

« On considère toujours que ce site porte atteinte à l’honneur et à l’intégrité des forces de sécurité police et gendarmerie » rétorque encore l’Intérieur mardi. « Ce n’est pas le fait qu’un site critique la police et la gendarmerie » qui gêne le ministère, insiste-t-il, mais le fait qu’il « puisse mettre gravement en péril la sécurité des fonctionnaires, des militaires et de leurs familles. »

Les auteurs du site semblent d’ores et déjà prêts à riposter : « Nous avons plus d’une corde à notre arc et ne laisserons aucune chance à l’état en cas de censure » affirment ceux pour lesquels « La police ne protège pas la population, elle la réprime, la dompte et la criminalise. Elle n’est qu’une faucheuse destinée à abattre la misère afin de protéger la bourgeoisie. »
Et le communiqué de conclure : « Policiers, nous vous identifierons tous un à un. Que la peur change de camps » (sic).

Source :http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120124.OBS9614/copwatch-gueant-demande-a-nouveau-le-blocage-du-site.html

VIVE COPWATCH ! ( Tant qu’ils nous mettront la pression on pourra rien lâcher !! )
Surveillons les autant qu’ils nous surveillent !

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