( Etats-Unis ) Indignation après la mort d’Alton Sterling, un Noir abattu par un policier américain

 

Sur ce document, ne montrant pas toute la séquence des faits, l’homme semble refuser d’obtempérer aux policiers, qui lui ordonnent de se mettre au sol. L’un des agents le plaque alors, son collègue l’aidant à tenter de le maîtriser par terre. « Il est armé! », entend-on quelqu’un crier. Les deux policiers dégainent alors leur arme et plusieurs détonations retentissent.Comme le confirme la page Facebook des autorités de Baton Rouge, l’un des deux officiers présents a tiré plusieurs balles, infligeant des blessures fatales à Alton Sterling, 37 ans. L’homme vendait des CD sur le parking d’un supermarché avant d’être appréhendé.Les policiers ont été mis en congé administratif le temps qu’une enquête interne soit menée, tandis que les autorités fédérales américaines vont ouvrir une enquête. « Le principal organe chargé de l’enquête sera la division des droits civiques du ministère de la Justice, assistée du bureau du procureur de la Louisiane et du FBI », a déclaré le gouverneur de l’Etat de Louisiane en conférence de presse.Les tirs ont eu lieu à 00h35, mardi (heure locale). La police avait été appelée sur les lieux après un appel anonyme d’une personne disant qu’elle avait été menacée par un homme ayant un pistolet, selon un communiqué des forces de l’ordre. »Une altercation a suivi entre Sterling et les agents. Sterling a été abattu au cours de l’altercation et est décédé sur place », a écrit la police sur Facebook. Les deux agents ont été suspendus temporairement, conformément à « la procédure en vigueur », a précisé la police.La mort de Sterling a soulevé une vague d’indignation sur twitter et dans les rues de Baton Rouge, ou des manifestations spontanées ont éclaté pendant la nuit. Parmi les phrases reprises par les manifestations, le célèbre « Hands up, don’t shoot » en référence à l’histoire de Michael Brown, un jeune noir américain dont la mort avait provoqué d’importantes manifestations dans la ville de Ferguson (Missouri).La mort d’Alton Sterling est un « lynchage légal. La justice doit l’emporter. #Outré », s’est indigné le révérend Jesse Jackson, célèbre militant américain pour les droits civiques, dans le tweet ci-dessous:

Un élu démocrate du Congrès représentant un district de la Louisiane, Cedric Richmond, a lui appelé le ministère de la Justice à mener une enquête « complète et transparente » dans un communiqué. »Il n’a même pas eu une chance », s’est désolée mercredi la tante d’Alton Sterling, Sandra Sterling, sur CNN.« Si cette personne n’avait pas été là pour filmer cette vidéo sur un téléphone portable, on ne saurait rien aujourd’hui », a-t-elle poursuivi. Ses proches ont appelé les manifestants à garder le calme.La mort de plusieurs hommes noirs, tués par la police aux Etats-Unis ces dernières années, a avivé les tensions raciales et suscité de nombreuses manifestations qui ont parfois dégénéré en émeutes.

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/06/alton-sterling-abattu-par-un-policier-americain_n_10831332.html

( Bresil ) UN ADO NOIR ABATTU DANS UNE FAVELA DE RIO : LA POLICE À NOUVEAU POINTÉE DU DOIGT

Diego Francisco

À moins d’un mois du lancement des Jeux olympiques, la tension monte dans les favelas de Rio de Janeiro. La mort d’un adolescent noir de 16 ans dans l’un des quartiers nord de la ville, jeudi 30 juin, a suscité la colère des habitants qui accusent la police. Des manifestations ont dénoncé les bavures policières dans les favelas, notamment à l’encontre des jeunes Noirs.

Selon les témoignages de plusieurs habitants du quartier relayés par la presse brésilienne, Jhonata Dalber Mattos Alves, faisait des courses pour sa famille quand un policier l’a abattu d’une balle dans la tête, confondant le sac de pop-corn qu’il tenait dans les mains avec de la drogue ou une arme. Une version très vite démentie par la police, qui explique que le jeune homme est décédé à la suite d’un échange de tirs entre plusieurs bandits et des policiers, sans préciser qui lui avait tiré dessus.

Chargée de l’enquête, la Division des homicides (DH), organe de la police d’État chargé des affaires de meurtres, a affirmé ne pas voir retrouvé d’armes pouvant appartenir au jeune garçon ou à un autre tireur sur place. Par ailleurs, aucun des bandits qui aurait été impliqué dans la prétendue fusillade n’a été arrêté, ni identifié. Selon le responsable de la DH, Fabio Cardoso, les investigations continuent pour déterminer s’il y a vraiment eu échange de tirs et si Jhonata était impliqué dans celui-ci.

Si les circonstances de sa mort restent floues, la colère des habitants est bien réelle. Sur les réseaux sociaux, une vidéo montrant la scène qui a suivi les tirs a été publiée et commentée des milliers de fois. Filmée par l’un des résidents du quartier dans la nuit de jeudi à vendredi 1er juillet, elle montre le jeune garçon, inerte et ensanglanté, porté par plusieurs agents en uniforme et armés, puis placé laborieusement à l’arrière d’un véhicule de police sous les cris de colère et de rage des témoins. « Ils ont tué le petit ! », répètent alors plusieurs femmes avant que la voiture ne s’en aille.

Le soir du décès de Jhonata, plusieurs dizaines de personnes ont brûlé des poubelles et vandalisé un bus. Les manifestations se sont poursuivies lundi 4 juillet dans la soirée. Notre Observateur y a pris part.


Manifestation dans les rues du quartier Morro do Borel le soir après le décès de l’adolescent. Photo : page Facebook Conexão Pública.

« Le projet de pacification des favelas est un échec total »

Diego Francisco

L’auteur de la vidéo, Diego Santos, habite dans la favela Morro do Borel.

Je n’étais pas dans la rue au moment des coups de feu. Je les ai seulement entendus. Je ne peux pas dire avec exactitude ce qui s’est passé, mais ces coups de feu ne ressemblaient pas à un échange de tirs, c’était plusieurs fois le même son, comme si cela venait d’une seule arme.

Quand je suis sorti, beaucoup d’habitants étaient dans les rues, criaient à la bavure, et s’insurgeaient que ça soit encore un jeune Noir pris pour cible, tandis que les policiers embarquaient le corps du garçon pour le déposer dans la voiture. Comme à leur habitude, ils n’ont même pas pris le temps d’appeler les secours.


Manifestation dans les rues du quartier Morro do Borel après le décès de l’adolescent. Photo : page FacebookConexão Pública.

Jhonata vivait dans le quartier voisin. D’après ce qu’il se dit ici, il était venu rendre visite à des proches. Ses amis et sa famille affirment qu’il n’avait rien à voir avec les trafics. Nous en sommes persuadés. À chaque fois que la police tue dans les favelas, elle fait passer ça pour un échange de tirs. C’est toujours le même scénario.

« La confrontation est permanente »

Ces violences font partie de notre quotidien. Pourtant, cela fait depuis 2010 que nous avons dans notre quartier une « unité de police pacificatrice ». Instituée dans les quartiers les plus pauvres, elle devait permettre de reprendre le contrôle sur les groupes qui les contrôlaient. C’était une bonne idée. Mais au lieu de renouer la confiance avec les habitants,cette police a contribué à dégrader la situation. La confrontation est permanente l’approche est restée sécuritaire et répressive, comme si les habitants de favelas étaient perçus comme des ennemis de la société qu’il fallait éliminer.

Prière collective en hommage à Jhonata dans le quartier Morro do Borel lundi 4 juillet.

Ce n’est pas la première fois que le quartier se soulève contre les forces de l’ordre. En 2012, nous avions déjà lancé un mouvement Ocupa Borel pour dénoncer les abus de pouvoir de la police pacificatrice. [À cette époque, plusieurs habitants avaient confié ne plus vouloir sortir de nuit de peur d’être victimes d’une bavure policière, NDLR].

Lundi après-midi, un autre rassemblement a eu lieu dans le centre de Rio, pour dénoncer les crimes envers les jeunes Noirs dans les favelas. Début juin, un enfant noir de 10 ans, qui fuyait la police dans une voiture qu’il venait de voler, avait été tué d’une balle dans la tête par un policier, ce qui avait déjà suscité l’indignation.


Rassemblement dans le centre de Rio pour dénoncer les violences policières envers les habitants des favelas. Photo envoyée par un Observateur.

Selon l’Instituto de Segunrança Publica qui dépend de l’État de Rio et recense les données relatives à la sécurité, 40 personnes ont été tuées par des policiers dans le cadre de leurs fonctions dans la seule ville de Rio de Janeiro au mois de mai. Une augmentation de 135 % comparée à la même période en 2015. Selon Amnesty International, ces bavures touchent surtout de jeunes hommes noirs habitants des favelas ou des quartiers marginalisés.À quelques semaines du lancement des Jeux olympiques, les forces de l’ordre sont par ailleurs au bord de l’implosion. Lundi 4 juillet, pour la deuxième fois en moins d’une semaine, un groupe de policiers a accueilli les touristes avec des banderoles  »Bienvenue en enfer » et « Si vous venez à Rio, vous ne serez pas en sécurité ». Ils dénoncent les retards de paiement de leurs salaires et le manque de moyens pour assurer convenablement la sécurité dans la ville.

Source : http://observers.france24.com/fr/20160705-ado-noir-abattu-une-favela-rio-police-nouveau-pointee-doigt

Etats-Unis : pas d’inculpation du policier pour la mort de Tamir Rice

L’enfant de 12 ans avait été tué par un policier alors qu’il jouait avec une arme en plastique © MaxPPP

Un grand jury de Cleveland dans l’Ohio a décidé lundi de ne pas poursuivre le policier qui a tué un enfant noir de 12 ans, en novembre 2014. Il jouait dans un parc avec un pistolet factice.

En envoyant une patrouille dans un parc de Cleveland, le 22 novembre 2014, la police n’avait pas précisé que le suspect était peut-être un enfant. L’agent Timothy Loehmann avait tiré sur Tamir Rice quelques secondes après son arrivée sur les lieux. Il ne sera pas poursuivi, pas plus que le second policier qui conduisait le véhicule des forces de l’ordre. La mort du garçon de 12 ans avait choqué l’opinion publique américaine, et les manifestations s’étaient multipliées pour reprocher aux autorités l’impunité pour certains policiers blancs impliqués dans la mort de Noirs.

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La mort du petit garçon est une tragédie mais pas un crime, selon le grand jury de Cleveland qui s’est prononcé sur l’affaire Tamir Rice. Dès le mois d’octobre, le procureur, Tim McGinty, avait préparé le terrain en affirmant que le policier ignorait que l’arme était un jouet. L’enfant pouvait donc être considéré comme une menace, selon sa démonstration, ajoutant que le choix de tirer contre le jeune garçon était par conséquent « raisonnable ». C’est ce même procureur qui a annoncé la décision finale du grand jury.

« Etant donné la conjonction d’erreurs humaines, de méprises et de malentendus de la part de tous ceux qui ont été impliqués ce jour-là, les preuves ne mettent pas en évidence une faute pénale. »

Le procureur McGinty souligne pour conclure que la loi accorde le bénéfice du doute au policier, qui a dû prendre une décision en une fraction de seconde.

Etats-Unis : pas d’inculpation du policier pour la mort de Tamir Rice, un reportage de Charlotte Alix

La famille de Tamir Rice se dit effondrée par la décision du grand jury. Elle évoque un système judiciaire local corrompu et appelle le ministère de la Justice à ouvrir sa propre enquête.

D’après un décompte du quotidien américain Washington Post, 975 personnes ont été tuées par des policiers en 2015 aux Etats-Unis. Huit affaires ont donné lieu à des inculpations.

 

Source : par Charlotte AlixRédaction de France Info http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/etats-unis-pas-d-inculpation-du-policier-pour-la-mort-du-jeune-tamir-rice-754881

Paris-Gare du Nord. Des policiers abattent un chien et blessent une voyageuse

Deux policiers contrôlaient un homme gare du Nord, ce matin vers 8 h à Paris, lorsque son chien a attaqué une de leur collègue. Ils ont alors abattu l’animal de deux balles. Une passagère a été blessée à une cheville par les tirs.

Le chien n’était ni muselé ni attaché et aurait mordu le policier au bras et à la cuisse lors du contrôle de son maître par les policiers selon une information RTL, confirmée par une source policière. Les policiers ont immédiatement tiré sur l’animal, l’abattant de deux balles. Une passagère aurait été légèrement blessée à la cheville par un ricochet.

L’IGS saisie
L’IGS (l’inspection générale des services) a été saisie. Un porte-parole de la SNCF a confirmé des « coups de feu » lors d’un « contrôle de police qui s’est mal passé à l’intérieur de la gare du Nord ». Un témoin, travaillant dans un café de la gare, a dit à l’AFP avoir entendu « deux coups de feu » et vu « des policiers qui courraient partout ».

source: C. P., avec l’AFP/ http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/gare-du-nord-des-policiers-abattent-un-chien-et-blessent-une-voyageuse-09-05-2012-1696995.php

Il n’y a pas à plaider la légitime défense pour la police !

Un jeune homme de 21 ans s’est fait tué par la police (encore !).
C’est la 3e victime en un mois, Mahamadou (le 30 novembre, meurt après s’être fait tapé et gazé et tazé par la police à Colombes), le 14 Décembre 2010, Mostefa Ziani est décédé après avoir été victime d’un arrêt cardiaque dû a un tir de flash-ball dans la poitrine par un policier.
Et le 1er janvier, pour débuter l’année la police a tué Steve.

La mère de Steve avait prévenu la police que son fils était sorti avec un fusil de chasse. C’est vraisemblablement à partir de là que la police est parti à sa « recherche ».
Steve serait parti s’isoler dans un bois. (à priori aucun témoin n’a pu assisté à la scène).

Encore une fois, nous n’avons que la version policière.

Steve aurait visé la police sans volonté de tuer puisqu’il aurait tiré une fois mais pas au niveau de points vitaux. Ce dernier, comparé à la police, n’a à priori pas de formation concernant les zones où tirer pour ne pas tuer contrairement aux policiers.

La police a (encore une fois) agi comme si elle ne pouvait pas neutraliser la personne sans la tuer.
Alors que la police est formée pour neutraliser les personnes sans les tuer.

Les policiers n’ont pas hésité à tirer 7 fois au dessus de la ceinture.
Ils ont tiré dans l’abdomen.
Steve, si il a tiré, n’a pas visé les policiers au dessus de la ceinture.

Aujourd’hui, la vie du policier blessé n’est pas en danger, Steve lui est mort.

Si au moins la scène avait été filmée, la vérité pourrait être établie sans aucun doute.
Sans cela tout ce que nous savons c’est que la police a tué un homme, elle n’aurait pas cherché à le neutraliser.

C’est pour cela que nous demandons à ce que toutes les interventions de la police, du simple contrôle d’identité, à l’interpellation et la poursuite puissent être filmés par une personne extérieure au corps policier.

Les personnes qui dénoncent les violences policières vont-elles s’indigner cette fois aussi ou au contraire se rallier à la police qui plaide la légitime défense car Steve était armé ?

Combien de temps encore va t’-on laisser la police faire justice elle-même en abattant des prétendus « voyous » ?
(Terme de voyou utilisé par Mr Sarkozy et malheureusement repris par des personnes dénonçant les violences policières).

soyons clair : peu importe ce que la personne était ou avait fait.
Si la peine de mort a été abolie et que la police est formée à appréhender des personnes sans les tuer PERSONNE NE DOIT ÊTRE EXÉCUTÉE DE LA SORTE ET CELA NE PEUT ÊTRE LÉGITIME.

La police est en guerre contre la population que le gouvernement criminalise.
Nous ne sommes jamais en position d’égal à égal face à la police.