L’affaire Babacar Guèye classée sans suite

Le 3 décembre, Babacar Guèye a été tué à Rennes lors d’une intervention de la police. Le Parquet de Rennes a conclu à la légitime défense pour les policiers. Le témoin principal raconte sa version.

 

Le Parquet de Rennes a classé sans suite l’affaire Babacar Guèye. Le 3 décembre dernier, ce Sénégalais de 27 ans a été tué par la police lors d’une intervention dans un immeuble du quartier de Maurepas, derrière le centre commercial du Gast.

« Ce classement intervient à l’issue de l’enquête de l’IGPN [la police des polices] concluant à la légitime défense des policiers », indique le Procureur, qui précise avoir préalablement entendu la soeur de la victime et son avocat, Me Barry.

Ce dernier a porté plainte contre deux policiers de la Brigade anticriminalité (Bac) avec constitution de partie civile, auprès du doyen des juges d’instruction.

NI IVRE NI DROGUÉ

Le 3 décembre, la police avait tenté de maîtriser Babacar Guèye, pris de délire et armé d’un couteau. Se sentant menacés, les fonctionnaires avaient utilisé un pistolet à impulsion électrique, sans résultat. L’un d’eux avait fini par faire feu avec son arme de service.

Le jeune Sénégalais a reçu « cinq impacts de balles, dont deux dans le thorax, sans doute à l’origine du décès », selon un communiqué du procureur de l’époque. D’après une source qui a pu consulter le rapport d’enquête, l’autopsie n’a relevé aucune présence d’alcool ou de psychotropes.

(…)

LE TÉMOIN PRINCIPAL RACONTE SA VERSION

Que s’est-il passé cette nuit-là ? L’ami qui hébergeait Babacar, Gabriel Guèye (sans lien de parenté), témoin visuel des événements, a raconté sa version auMensuel. Voici l’article publié dans notre édition de janvier (la partie témoignage est en gras):

« Quand Babacar est arrivé chez moi ce soir-là, il semblait extrêmement troublé. Il a confié qu’il souffrait d’hallucinations depuis deux semaines. Il croyait voir des gens qu’il avait connus et dont certains étaient décédés. »

« Au cours de la soirée, il s’est détendu. A 23 h, il a demandé à rester dormir. J’ai déplié le canapé. Mais, quand je suis repassé plus tard, il était de nouveau éveillé. Vers 4 h du matin, je l’ai entendu crier et chanter. »

Un voisin confirme. Effectivement, il a entendu « des cris en wolof ».

« J’ai calmé Babacar. Il s’est excusé. J’avais l’impression qu’il était redevenu normal, reprend Gabriel. Mais quinze minutes après, il a recommencé. Un peu plus tard, ma femme s’est relevée. Elle a trouvé Babacar dans la cuisine, en train de se lacérer les abdominaux avec un couteau. »

« Je suis arrivé et j’ai fait signe à ma femme de retourner dans la chambre. Puis, j’ai appelé les pompiers. Babacar tenait des propos incohérents. Pendant que j’avais les pompiers en ligne, je lui ai dit de me donner le couteau. Il m’a dit : « Laisse-moi, ou je te blesse avec. »

LE TASER NE FONCTIONNE PAS

« J’ai insisté, il m’a frappé le bras. Les pompiers m’ont dit qu’ils étaient en route. La situation s’est un peu calmée. Je suis parti me faire un pansement. Babacar s’est excusé. Je lui ai dit que ce n’était pas grave. Puis il s’est remis à danser et à chanter. Quand il a vu la lumière des gyrophares, il a crié. »

« Les policiers sont entrés. Ils ont dit à Babacar de poser le couteau, qu’ils voulaient lui parler. Babacar ne comprenait pas très bien le français, il répétait « Pourquoi ? Pourquoi ? » Sa voix était très rauque, comme s’il avait soif »

« Un policier a sorti un Taser. On m’a dit de me pousser. Un des policiers a chargé le Taser, ça faisait comme le bruit d’un réveil qu’on remonte. Soudain, j’ai entendu : « Merde ! Ça marche pas ! »  »

La police confirme. L’impulsion électrique n’est pas partie. Une enquête est en cours à ce sujet, selon une source proche du dossier.

« IL ÉTAIT EFFRAYÉ ET EFFRAYANT »

« Babacar a fait deux pas. Le policier qui avait tiré au Taser s’est retranché dans les toilettes. Les autres ont reculé sur le palier. Babacar est sorti sur le palier à son tour. »

« Deux policiers ont reculé dans les étages. Babacar s’est avancé jusqu’à la porte du voisin d’en face. Il était effrayé et effrayant. Les policiers étaient paniqués. D’autres policiers, qui étaient restés dans l’escalier descendant, ont sorti des matraques. Mais ils se sont empêtrés et n’ont pas pu les utiliser correctement. Dans l’escalier montant vers le 8e étage, un policier a sorti son pistolet. »

« Il a ordonné plusieurs fois à Babacar de s’arrêter. Babacar répétait : “Pourquoi ?” Le policier a tiré. Babacar a crié. J’ai cru voir qu’il avait été touché dans le haut de la cuisse. »

« Babacar m’a regardé. J’ai dit : “Ces gens sont là pour t’aider. Pose le couteau”. Il m’a répondu : “On m’accuse mais je n’y suis pour rien !” Puis il est monté. Il avait le couteau baissé, au niveau des hanches. Il boitait. Dix secondes plus tard, j’ai entendu quatre autres coups de feu. »

« N’IMPORTE QUI AURAIT ÉTÉ CLOUÉ AU SOL »

Les policiers étaient alors au 8e et dernier étage de l’immeuble, qui est sans issue. Quand les secours sont arrivés, Babacar était au sol, menotté, sur un palier entre les deux étages. « Même blessé, il était encore extrêmement violent », justifie la police. « Malgré la présence des pompiers et du SAMU, il ne pouvait être réanimé et son décès était constaté sur place », a indiqué le procureur de la République.

« Babacar était encerclé. Si les policiers l’avaient voulu, ils auraient pu le désarmer. Ils n’ont pas eu le temps de réfléchir. Vu la taille du couteau, l’usage d’un pistolet était disproportionné. »

De son côté, la police explique que les fonctionnaires ont tiré une première balle pour empêcher Babacar de blesser une seconde fois son ami. Ce que Gabriel réfute. Stéphane Chabot, du syndicat SGP Police, remarque : « Même avec une balle dans le corps, l’homme a été capable de monter l’escalier pour en découdre avec les fonctionnaires. Avec cinq balles, il continuait à donner des coups de pied. C’est anormal. N’importe qui aurait été cloué au sol de douleur. »

Cette affaire en rappelle une autre, arrivée au Havre en décembre 2014. Malgré les balles de la police, un agresseur muni d’un couteau, dans un état second, selon la police il aurait continuait à avancer vers les fonctionnaires. Dans ce cas également, l’analyse n’a relevé aucune trace d’alcool, de drogue ou de médicaments.

Sur le déroulé des événements, la version de Gabriel ne contredit pas celle communiquée par le procureur de la République. Elle éclaire pourtant des zones d’ombre. Gabriel conteste tout différend entre lui et Babacar. Il estime aussi que son ami n’était pas responsable de ses actes.

 

 Source : http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2016/08/07/babacar-gueyre-un-mort-deux-points-de-vue-16090.html

Un homme meurt après avoir été victime de la police à Paris. Ils lui ont tirés dessus au taser

Vendredi 5 septembre à Paris un homme est mortaprès que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique.
Ce qu’il se serait passé : Les forces de l’ordre ont été appelées vendredi soir dans un hôtel du 2e arrondissement, dans le centre de la capitale, pour tenter de maîtriser l’un de ses occupants qui menaçait de se jeter par une fenêtre du premier étage, selon une source policière.
L’homme, âgé de 34 ans, semble alors en « crise de démence aiguë », « il est transpirant, il bave », a relaté un policier. (…)
Estimant qu’il « présente un danger pour lui-même et pour autrui », les policiers font alors usage d’un pistolet à impulsion électrique, un Taser. Ce dernier a été « utilisé en mode contact et non pas en tir (à distance) » qui occasionne une décharge plus puissante, précise la source policière.

LES CAUSES DE LA MORT ENCORE INCONNUES

« L’homme ne semble absolument pas réagir » à l’impulsion électrique et parvient à s’échapper par la porte de la chambre. Il est rattrapé devant l’hôtel par les policiers. C’est au moment de lui passer les menottes, que l’homme (… ) est pris de malaise, a ajouté la source policière, précisant que « l’intervention dans et devant l’hôtel s’est faite devant témoins ».

(… ) l’homme serait mort samedi matin. Les causes du décès sont à ce stade indéterminées. Comme à chaque fois qu’un policier est amené à utiliser son arme de service, une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Source : Le Monde.fr avec Reuters ( titre modifié par les admins du site )
( j’ai retiré de l’article et ne relayerais pas les infos qui circulent sur l’éventuel passé judiciaire de la victime/ Cela n’a aucun rapport )

Précisions :
UNE ENQUETE A PEUT ETRE ETE OUVERTE MAIS PAR QUI SONT MENES CES ENQUETES ? PAR LES COPAINS/ COLLEGUES DES RESPONSABLES !
QU’ON NOUS FASSE PAS CROIRE QUE LE TASER NE PEUT PAS ETRE LA CAUSE DE LA MORT D’UN HOMME SURTOUT QUAND ON PEUT EN ABUSER SANS ETRE INQUIETE PAR LES POLICIERS qui évident vont dire qu’ils se sentait menacés et dresser un portrait  » terrifiant » de la victime !
( Rappel : le Taser est un pistolet à impulsion électrique qui envoie pendant au moins cinq secondes une charge de 50 000 volts à une personne )

ET ce n’est pas la première fois que des personnes sont victimes du taser : Rappel :
- En avril 2013, à Crozon (Finistère), un autre homme qui aurait menaçait de se suicider. Affaire classée sans suite.
- Loïc Louise, un étudiant, en 2013 à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) ; une information judiciaire est en cours ;
- Mahamadou Marega, un Malien de 38 ans à Colombes (Hauts-de-Seine) en 2010, également suite à deux coups de Taser ; l’engin avait bien sûr été déclaré non-responsable de sa mort deux ans après mais la justice a requis un non-lieu.

5 000 exemplaires de l’arme aux 50 000 volts équipent la police nationale, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire. 1 000 ont été attribués aux flics parisiens. Depuis 2010, l’engin, qui coûte plus de 1 000 euros, peut aussi équiper les cadors des polices municipales.

Aux Etats-Unis, Amnesty International estimait en 2012 que les pistolets à impulsion électrique avaient tué au moins 500 fois.
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Le rappel : .http://paris-luttes.info/paris-iie-la-police-tue-un-homme

Un bon article sur Le Taser : http://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/protocoles/taser-une-arme-pas-inoffensive-pour-la-sante.html

Mort de Loïc Louise après une décharge de Taser : « Il y a des questions qui se posent »

Les parents du jeune Réunionnais de 21 ans doivent rencontrer le procureur de la République cet été pour savoir si le gendarme auteur du tir sera poursuivi.

Sept mois d’attente. Début juin, le parquet d’Orléans faisait parvenir au cabinet de Me Fabrice Saubert, à La Réunion, le dossier d’enquête constituée par l’inspection générale de la gendarmerie. Sept mois se sont écoulés depuis la mort de Loïc Louise survenue le 3 novembre, à La Ferté-Saint-Aubin, après une décharge de Taser tiré par un militaire venu mettre fin à une bagarre.

« Nous avons pris connaissance du dossier mais pas encore des conclusions de madame le procureur qui en réserve la primeur aux parents », indique Me Fabrice Saubert.

Impossible donc de savoir pour l’heure si le parquet envisage ou non des poursuites à l’égard du gendarme du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) d’Orléans. À la lecture du dossier, l’avocat s’est forgé son opinion. « Il y a des questions qui se posent. Cela mérite au moins l’ouverture d’une instruction. Sans esprit de haine, ni de vengeance. Et ce ne sera d’ailleurs pas nécessairement défavorable au gendarme », assure-t-il.

L’avocat de la famille Louise pointe notamment du doigt l’expertise technique du pistolet à impulsion électrique, incomplète, selon lui. « On n’a pas vérifié si la munition était en état de fonctionnement, ni la température de cette arme qui peut avoir eu un effet sur l’intensité de l’arc électrique. » L’expertise confirme en revanche la durée « anormale » du tir : la décharge s’est prolongée 12 secondes au-delà des 5 réglementaires.

Autre point d’interrogation : pourquoi la caméra fixée sur l’arme n’a-t-elle pas fonctionné correctement?? « Une bonne partie du film n’est pas exploitable », selon Me Saubert.

L’avocat s’étonne encore de l’absence de prélèvement effectué sur le gendarme. « Pour un simple accident, il aurait été obligé de souffler dans le ballon. Là, rien. Il est rentré chez lui. C’est quand même étonnant après l’utilisation d’une arme. » Ces points, Me Saubert entend bien les soulever quand il sera dans le bureau de Yolande Renzi, procureur de la République d’Orléans. L’entretien devrait avoir lieu « fin juin/début juillet ou au mois d’août quand les parents de Loïc Louise viendront installer leur fille en métropole ».

Source : http://www.larep.fr/loiret/actualite/pays/loire-sologne/2014/06/21/mort-de-loic-louise-apres-une-decharge-de-taser-il-y-a-des-questions-qui-se-posent_11050112.html
( en date du 21/06/2014 )

La CNDS meurt sur un ultime conseil, revoir l’usage du flashball

PARIS, 26 avril/2011 – Bête noire de certains syndicats de police, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a rendu officiellement l’âme mardi avec comme ultime recommandation de revoir l’utilisation du flashball.

Cette arme qui lance des balles en caoutchouc, à l’origine de plusieurs graves incidents ces derniers mois, est dangereuse car imprécise, dit la CNDS dans son dernier rapport annuel.

Il faut interdire son usage dans les manifestations, effectuer une étude technique et envisager son interdiction totale, recommande-t-elle.

Les gouvernements ont peu suivi la CNDS depuis 2002 et sa dissolution a finalement été ordonnée avec transfert de ses compétences au nouveau Défenseur des droits.

Ce dernier les cumulera avec celles du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) et du Contrôleur général des lieux de privation de liberté. L’ancien ministre socialiste Jack Lang est pressenti pour occuper ce poste.

Le gouvernement actuel a jusqu’ici toujours soutenu l’usage du flashball, dont Nicolas Sarkozy a équipé la police quand il était ministre de l’Intérieur.

Cet avis sur le flashball est donc le dernier émis par la CNDS.

Créée en 2000 par la gauche, cette instance administrative indépendante avait pour mission de contrôler les pratiques des forces de sécurité, sur le fondement de cas concrets soulevés par de simples citoyens via les parlementaires.

Elle estimait oeuvrer dans l’intérêt des forces de sécurité et de leur crédibilité auprès de la population, en tentant de mettre fin à des abus vus comme récurrents par des organismes internationaux comme Amnesty international.

Les syndicats de police, notamment ceux proches du pouvoir actuel comme Alliance et Synergie, critiquaient violemment cette institution en estimant qu’elle discréditait l’action de la police sur le fondement de cas vus comme ultra-minoritaires.

GARDES À VUE ABUSIVES

Roger Beauvois, président de la CNDS, a déploré une dernière fois la disparition de son institution. « Le fait de regrouper (toutes ces fonctions – NDLR) sous une même étiquette va sûrement poser des problèmes de fonctionnement et d’efficacité », a-t-il dit à la presse.

Des membres de la CNDS ont estimé que le Défenseur des droits, homme seul nommé par l’Elysée, aurait davantage de difficultés à modifier les pratiques problématiques de la police qu’un collège au statut indépendant.

Dans son dernier rapport, la CNDS relève qu’elle a été saisie à dix reprises lors de son existence de problèmes liés au flashball, avec trois affaires récentes: un jeune homme gravement blessé à Toulouse en 2009, un autre à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 2010 et un décès fin 2010 à Marseille.

Compte tenu de l’imprécision notoire de l’arme et du manque de formation des policiers, la commission juge inutiles les mesures actuelles qui consistent à recommander de ne tirer que dans certaines zones du corps et à distance.

Elle préconise une étude sur d’éventuelles améliorations techniques.

« La commission souhaite que, dans la mesure où cette étude ne pourrait être menée rapidement, la question soit posée de son maintien dans la dotation des fonctionnaires de police », lit-on dans le rapport.

Pour le reste, le dernier rapport de la CNDS relève une dernière fois des abus de pouvoir des policiers concernant l’illégalité de certains contrôles d’identité et des « palpations de sécurité » (fouilles corporelles) également irrégulières en dehors de tout comportement suspect.

Il est aussi fait état de l’abus du placement en garde à vue de personnes suspectées à tort de conduire sans permis sur le seul fondement de la consultation d’un fichier qui n’était pas à jour.

L’explosion des gardes à vue abusives ces dernières années et l’abus de pratiques coercitives comme le menottage et les fouilles à nu ont été très souvent mentionnés dans les rapports de la CNDS.

Une réforme de la garde à vue, jugée insuffisante par les syndicats d’avocats et de magistrats, est en cours.


Source : http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-cnds-meurt-sur-un-ultime-conseil-revoir-l-usage-du-flashball-26-04-2011-1323335_240.php

Décès d’un homme atteint par un Taser : le Défenseur des droits épingle la police

Le Défenseur des droits demande au ministère de l’Intérieur d’engager des « poursuites disciplinaires » à l’encontre de policiers qui avaient utilisé leurs pistolets à impulsions électrique Taser en 2010 pour maîtriser un « Malien sans papier » CE SANS PAPIER COMME ILS DISENT S’APPELLENT MAHAMADOU MAREGA, décédé lors de son interpellation.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), remplacée depuis par le Défenseur des droits, avait été saisie par plusieurs parlementaires à la suite du décès de Mahamadou Marega, le 30 novembre 2010 à Colombes (Hauts-de-Seine).

Dans une décision datée du 4 mai 2012, consultée jeudi par l’AFP, le Défenseur des Droits relève « des manquements à la déontologie de la sécurité ». Il recommande des « poursuites disciplinaires » à l’encontre de deux policiers pour avoir fait « un usage abusif » de leur pistolet à impulsion électrique « en mode contact » à l’encontre de cet homme.

Il recommande également « des sanctions disciplinaires » à l’égard de quatre autres agents, « pour avoir exercé des gestes de contrainte disproportionnés » contre lui dans l’ascenseur de son immeuble, et « n’avoir pas été attentifs » à son état de santé.

Cette affaire avait déclenché une manifestation à Paris de près de 300 personnes à l’appel d’un collectif demandant « vérité et justice » sur ce décès. Elle avait aussi déclenché l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « homicide involontaire ».

source : http://www.lagazettedescommunes.com/113065/deces-dun-homme-atteint-par-un-taser-le-defenseur-des-droits-epingle-la-police/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=11-05-2012-quotidien

Par A. l’AFP