Un prevenu frappé par un policier dans les coulisses d’un procès

Un grave incident s’est produit hier en début d’après-midi dans l’enceinte du nouveau palais de justice de Lyon, rue Servient dans le 3e arrondissement. Un détenu devait rejoindre à 14 heures une salle d’audience, où se déroule depuis lundi un important procès pour trafic de stupéfiants.Sur le chemin, il a été durement frappé par un policier chargé de son escorte. Le détenu souhaitait prendre une bouteille d’eau, comme il l’avait fait depuis le début du procès. Refus du fonctionnaire, le ton est monté et la scène a dégénéré. « Je n’ai jamais vu ça, c’est scandaleux, il est arrivé en sang dans le prétoire » réagit avec véhémence Me Philippe Scrève, son avocat. Selon le défenseur, le prévenu a été frappé alors qu’il était menotté. Le prévenu a été examiné par un médecin avant que les débats ne puissent reprendre, vers 17 heures. Noureddine Agaguena n’avait pas besoin de ça. Il est gravement blessé à la main après avoir reçu une balle perdue dans une cour de la prison. Il se bat contre l’administration pour le régime d’isolement qu’il subit. Relaxé dans une précédente affaire, il est cette fois suspecté d’un rôle prééminent dans un réseau lyonnais d’importation de drogue.L’incident a jeté un froid au palais de justice et pourrait avoir des suites judiciaires.L’escorte à l’origine de l’incident appartient à une unité de la sécurité publique du Rhône.(…) »
( en date du 16/12/10 Source :
http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/4325583,184/Un-prevenu-frappe-dans-les-coulisses-d-un-proces.html )

QUE LE POLICIER SOIT SUSPENDU.

Un policier suspendu après un passage à tabac

   (JUVISY – VIRY )

Un brigadier a frappé un jeune, en marge d’un contrôle routier. D’après la victime, le fonctionnaire le harcelait depuis quatre ans.

 Plus qu’un dérapage, c’est une bavure caractérisée qui vaut à un policier du commissariat de Juvisy d’être suspendu de ses fonctions. Entendu en garde à vue mercredi dernier, le brigadier a reconnu avoir passé à tabac un jeune de Viry-Châtillon, qui a porté plainte.
Samedi 18 septembre, Anis Feninekh, un jeune homme de 28 ans circule au volant de sa voiture sur la N 7 à Viry-Châtillon quand une patrouille de police croise son chemin. « Quand la voiture de police s’est approchée, je l’ai reconnu et j’ai compris ce qui allait se passer », témoigne l’autmobiliste, minerve au cou et pansement sur le nez. « Lui », c’est un brigadier du commissariat de Juvisy, avec qui Anis a des relations tendues depuis 2006. Le jeune homme, qui a déjà eu affaire à la justice, évoque un contrôle qui s’était mal passé mais pour lequel il n’avait pas déposé plainte. « Depuis, il me contrôlait sans arrêt. »
 Après l’avoir fait sortir de son véhicule, l’agent de police contrôle les papiers d’Anis, en règle, puis procède à une palpation. « Avec un sourire, il m’a dit : Tu kiffes ça, en plus, mais je n’ai pas cédé à la provocation », explique Anis Feninekh. Le brigadier, âgé d’une trentaine d’années, entame alors une fouille du véhicule. Dans une pochette d’un siège, il trouve une invitation de mariage qu’il laisse tomber négligemment. Anis Feninekh la ramasse sans broncher. Le brigadier fouille alors la boîte à gants et y trouve un petit recueil de versets coraniques, qu’il jette également. « Là, je lui ai dit qu’il allait trop loin, et je suis allé ramasser mon Coran. C’est à ce moment-là qu’il m’est tombé dessus. » Le policier envoie un coup de poing au visage d’Anis, qui tombe à la renverse. Puis il se rue sur lui, un genou sur la poitrine, l’autre sur le bras, et continue de lui assener des coups au visage, tandis qu’un collègue commence à le menotter. « Il y a juste une policière qui lui criait d’arrêter. » Sa veste blanche déchirée, maculée de sang, Anis est emmené en garde à vue pour outrage et rébellion. Sur place, on lui remet aussi une amende pour tapage. Relâché le dimanche soir, le jeune homme sera examiné par un médecin le lendemain, qui diagnostiquera une microfracture au nez, des cervicalgies et une contusion au poignet droit et prescrira huit jours d’incapacité temporaire totale. Du côté de la police, on souligne que « l’enquête est allée très vite » et que « même si monsieur Feninekh est défavorablement connu de nos services, il a eu la même attention qu’un autre dans cette histoire ». Le jeune homme est en effet sous contrôle judiciaire pour une affaire de vol. « J’ai fait des bêtises, j’ai payé ma dette, souffle-t-il. Ça ne donne le droit à personne de me harceler et de me frapper. » ( Source : Le Parisien )