Soirée de soutien au collectif vérité et justice pour Ali Ziri le 14 Mars

Qui a tué Ali Ziri ?

18h30 : Projection d’un extrait du film « Qui a tué Ali Ziri ? » /
Discussion avec le collectif Vérité et justice pour Ali Ziri

20h30 : concert : Première Ligne / Sitou Koudadje / Dino

Double verdict :
Non-lieu après la mort d’Ali Ziri et censure financière du film Qui a tué Ali Ziri ?

Le 11 juin 2009, Areski Kerfali, 61 ans et Ali Ziri, 69 ans sont interpellés par la police nationale d’Argenteuil, lors d’un contrôle routier. Ali Ziri quitte le commissariat dans le coma et décède à l’hôpital deux jours plus tard. L’explication donnée par la police et le procureur est : « décès suite à une malformation cardiaque ». Deux semaines après les faits, le juge d’instruction classe l’affaire sans suite. Un collectif d’habitants d’Argenteuil, Vérité et justice pour Ali Ziri se mobilise pour exiger une contre-expertise. L’autopsie révèle alors 27 hématomes et la mort par asphyxie suite à l’utilisation d’une technique d’immobilisation interdite depuis 2003.

Durant cinq années, le cinéaste Luc Decaster a filmé le combat de tous ceux qui refusent le procès bâclé, après cette mort que certains considèrent comme un lynchage. Ce film n’a bénéficié d’aucune aide et a été tourné et monté sans argent. Pour le finaliser, une campagne de soutien, dans laquelle s’inscrit cette soirée, a été lancée.

Venez soutenir ce film et la lutte du collectif vérité et justice pour Ali Ziri.

document au format PDF:
Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/38184
Source : http://collectif-ali-ziri.over-blog.com/

Un homme meurt après avoir été victime de la police à Paris. Ils lui ont tirés dessus au taser

Vendredi 5 septembre à Paris un homme est mortaprès que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique.
Ce qu’il se serait passé : Les forces de l’ordre ont été appelées vendredi soir dans un hôtel du 2e arrondissement, dans le centre de la capitale, pour tenter de maîtriser l’un de ses occupants qui menaçait de se jeter par une fenêtre du premier étage, selon une source policière.
L’homme, âgé de 34 ans, semble alors en « crise de démence aiguë », « il est transpirant, il bave », a relaté un policier. (…)
Estimant qu’il « présente un danger pour lui-même et pour autrui », les policiers font alors usage d’un pistolet à impulsion électrique, un Taser. Ce dernier a été « utilisé en mode contact et non pas en tir (à distance) » qui occasionne une décharge plus puissante, précise la source policière.

LES CAUSES DE LA MORT ENCORE INCONNUES

« L’homme ne semble absolument pas réagir » à l’impulsion électrique et parvient à s’échapper par la porte de la chambre. Il est rattrapé devant l’hôtel par les policiers. C’est au moment de lui passer les menottes, que l’homme (… ) est pris de malaise, a ajouté la source policière, précisant que « l’intervention dans et devant l’hôtel s’est faite devant témoins ».

(… ) l’homme serait mort samedi matin. Les causes du décès sont à ce stade indéterminées. Comme à chaque fois qu’un policier est amené à utiliser son arme de service, une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Source : Le Monde.fr avec Reuters ( titre modifié par les admins du site )
( j’ai retiré de l’article et ne relayerais pas les infos qui circulent sur l’éventuel passé judiciaire de la victime/ Cela n’a aucun rapport )

Précisions :
UNE ENQUETE A PEUT ETRE ETE OUVERTE MAIS PAR QUI SONT MENES CES ENQUETES ? PAR LES COPAINS/ COLLEGUES DES RESPONSABLES !
QU’ON NOUS FASSE PAS CROIRE QUE LE TASER NE PEUT PAS ETRE LA CAUSE DE LA MORT D’UN HOMME SURTOUT QUAND ON PEUT EN ABUSER SANS ETRE INQUIETE PAR LES POLICIERS qui évident vont dire qu’ils se sentait menacés et dresser un portrait  » terrifiant » de la victime !
( Rappel : le Taser est un pistolet à impulsion électrique qui envoie pendant au moins cinq secondes une charge de 50 000 volts à une personne )

ET ce n’est pas la première fois que des personnes sont victimes du taser : Rappel :
- En avril 2013, à Crozon (Finistère), un autre homme qui aurait menaçait de se suicider. Affaire classée sans suite.
- Loïc Louise, un étudiant, en 2013 à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) ; une information judiciaire est en cours ;
- Mahamadou Marega, un Malien de 38 ans à Colombes (Hauts-de-Seine) en 2010, également suite à deux coups de Taser ; l’engin avait bien sûr été déclaré non-responsable de sa mort deux ans après mais la justice a requis un non-lieu.

5 000 exemplaires de l’arme aux 50 000 volts équipent la police nationale, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire. 1 000 ont été attribués aux flics parisiens. Depuis 2010, l’engin, qui coûte plus de 1 000 euros, peut aussi équiper les cadors des polices municipales.

Aux Etats-Unis, Amnesty International estimait en 2012 que les pistolets à impulsion électrique avaient tué au moins 500 fois.
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Le rappel : .http://paris-luttes.info/paris-iie-la-police-tue-un-homme

Un bon article sur Le Taser : http://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/protocoles/taser-une-arme-pas-inoffensive-pour-la-sante.html

Collectif Vérité et Justice pour Jamal – Conférence de Presse 8 février 2012 à 18h – Quartier du Luth (Gennevilliers)

Dans la nuit du 8 au 9 octobre 2011, Jamal (Ayr), 23 ans, détenu de la maison d’arrêt de Nanterre, meurt à l’hôpital. Il était en état de mort cérébrale depuis une semaine.

L’administration pénitentiaire affirme qu’il se serait pendu au Mitard avec un kit anti-suicide. Mais les résultats de l’autopsie et de la contre autopsie partielle ne font état d’aucune marque de strangulation autour du cou de Jamal. Elles révèlent en revanche la présence d’hématomes multiples aux chevilles, aux poignets, aux côtes, ainsi que sur le front.

Jamal attendait son jugement en appel, qui devait avoir lieu le 11 octobre 2011. C’était un jeune homme avec des projets et des espoirs.

Immédiatement après la mort de Jamal, sa famille et ses proches ont constitué le Collectif Vérité et Justice pour Jamal. Ils ont saisi la justice et organisé un rassemblement devant la prison de Nanterre, où se sont déplacés en nombre les habitants du quartier du Luth.

15 jours plus tard, se tient une marche qui part du quartier du Luth à la Mairie de Gennevilliers. Les jeunes du quartier de Jamal ont montré leur détermination et exprimé leur solidarité avec la famille de façon exemplaire, sans céder à la « tentation de l’émeute », malgré les insultes et provocations de la police.

Me Bouzrou, avocat de la famille, a déposé plainte pour homicide volontaire contre des surveillants de la maison d’arrêt, le 02 février 2012.

Des témoignages de détenus et de proches de Jamal indiquent la présence dans cette prison de surveillants qui exercent régulièrement des violences physiques sur les détenus.

Le Procureur refuse pour l’heure de communiquer à la famille la totalité des résultats de la contre-autopsie de Jamal. Le Collectif Vérité et Justice pour Jamal réclame que toutes les pièces de la contre-autopsie lui soient communiquées, afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Jamal, actuellement dissimulées.

Conférence de presse avec les interventions de : la sœur de Jamal, Me Yassine Bouzrou (avocat de la famille), Salah Zaouiya (A.F.L.I.D.D.), Rafik Chekkat (membre du Collectif Vérité et Justice pour Jamal) et des membres d’associations soutenant la famille et le Collectif.

Contact Presse : 06.60.81.50.50

Contact : justicepourjamal@gmail.com

Mort d’Abdelhakim AJIMI

Procès des responsables
du 16 au 20 janvier 2012, Tribunal de Grasse.

L’INCULPATION :
La requête du Procureur de la République et l’ordonnance de la Chambre d’instruction d’Aix-en-Provence aboutissent à la mise en examen de 2 agents de la BAC, de 4 agents de Police Secours et d’un agent de la Police Municipale pour homicide involontaire et pour non assistance à personne en péril.

LES FAITS :
Abdelhakim AJIMI meurt le 9 mai 2008 à Grasse dans le cadre d’une interpellation policière.
Les policiers se sont acharnés inutilement, en maintenant la clé d’étranglement alors qu’Abdelhakim AJIMI était, dès le début, menotté aux mains et aux pieds, donc maîtrisé.
20 témoins oculaires dénoncent les méthodes barbares employées par la police ayant causé la mort d’Abdelhakim AJIMI.
L’expertise médicale explicite une mort lente et douloureuse par asphyxie mécanique.
Les procès verbaux des agents de la BAC et de la police ne démentent ni la durée de l’étranglement ni l’inertie du corps au moment de son transfert au commissariat.
La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité s’indigne de « l’inhumanité » des policiers, dénonce « l’abus inutile de l’usage de la force » et considère que ces actes s’assimilent à de la « barbarie » et recommande des sanctions exemplaires.

LES REQUETES DE LA FAMILLE AJIMI :
que la justice condamne les responsables de la mort d’Abdelhakim AJIMI ;
que le statut de victime soit reconnu à leur fils et frère ;
que soit interdit l’usage de la clé d’étranglement lors d’interpellations policières, cette méthode ayant déjà causé de trop nombreux décès ;
qu’à l’avenir, aucune autre personne ne meure de manière aussi atroce dans le cadre d’une « banale » interpellation policière.

JANVIER 2012, EN FRANCE :
Mort de Wissam El YAMNI à Clermont-Ferrand suite à un tabassage par la police.*
Mort d’Abdel ILAH à Aulnay-sous-Bois lors d’un contrôle de police.
Non-lieu à l’encontre des policiers responsables de la mort d’Ali ZIRI.
Et toujours, l’impunité pour la police concernant la mort de Mamadou MAREGA, Lamine DIENG, Abou BAKARI TANDIA, Mohamed BOUKROUROU…

La famille AJIMI est soutenue par : les Alternatifs du pays de Grasse, collectif Justice et Vérité pour Ali Ziri, collectif Vies Volées, Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, DiverCité, association Elève-toi (Istres), Forum Social des Quartiers Populaires, LDH Cannes-Grasse, Mouvement de l’Immigration et des Banlieues et MIB 34, MRAP 06, NPA 13, Parti des Indigènes de la République, Pas de Nord sans Sud, Quartiers Nord – Quartiers Forts…

Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net / 06 61 47 39 17