Persan (95) : mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Adama Traoré, 24 ans, est décédé ce mardi 19 juillet à Persan, ville du nord du Val d’Oise (95) alors qu’il venait d’être interpellé par les gendarmes.

Baguy et Adama, deux frères de la famille Traoré, sont en centre ville de Persan quand une patrouille de gendarmes interpelle Adama vers 18h d’après le procureur de la République de Pontoise. Selon les sources officielles, Adama, 24 ans, décède le jour de son anniversaire dès suites « d’un malaise cardiaque » entre les mains des gendarmes [1].

Très vite, la version officielle est démentie par Baguy, témoin de l’interpellation. Sur Itélé, il affirme que les gendarmes ont coursé et frappé son frère Adama. De l’avis des proches de la victime, Adama était par ailleurs en bonne santé et sportif. Interrogé par la gazette du val d’oise, Baguy indique de façon plus détaillée les évènements :

« Lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui. Ils l’ont coursé et l’ont rattrapé alors qu’il tentait de se cacher dans le jardin d’un mec qu’on connait. Adama a dit “je me rends”. Ils l’ont boxé. Un “justicier” a tenté de les séparer, mais ils lui ont mis la tête au carré. Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie de Persan. Là-bas, je l’ai retrouvé entouré de cinq ou six gendarmes. Il était au sol, les mains menottées dans le dos. Il ne respirait plus, il était sans vie. Il avait du sang sur le visage. J’ai vu un gendarme qui faisait partie de ceux qui nous ont interpellés. Il avait un t-shirt blanc et je l’ai vu revenir après avec un t-shirt plein de sang, celui de mon frère. Ma compagne était là, elle l’a vu aussi. Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé. »

La nouvelle circule rapidement et les villes de Beaumont-sur-Oise (où est originaire la famille Traoré) et Persan, connaîssent des émeutes durant toute la soirée et une grande partie de la nuit. 240 membres des forces de l’ordre et un hélicoptère sont mobilisés. Le lendemain matin, sans un mot de compassion pour les proches d’Adama, le directeur de cabinet du préfet, Jean-Simon Méranda, se contente de dénoncer les actes de violences « inadmissibles » de la nuit. Nous n’en attendions pas moins de ces pantins déshumanisés de l’État !

Aujourd’hui, mercredi, proches d’Adama et militant-e-s contre l’impunité policière se sont rassemblés devant la mairie de Beaumont-sur-Oise pour s’exprimer devant les médias. Le préfet du Val-d’Oise devait tenir une conférence de presse mais il a préféré l’annuler (tiens donc…). Un sit-in pacifique est ensuite organisé devant la gendarmerie où le corps inanimé et ensanglanté d’Adama a été vu, la veille, par son frère Baguy. Intolérable rassemblement pour l’État qui rapidement demande l’intervention des gendarmes mobiles afin de gazer et matraquer violemment (sans sommation) les gens devant l’entrée des locaux.

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verite et justice adama traore

 

 

 

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Mardi 19 juillet 2016
notre frère Adama traoré
a trouvé la mort le jour même de son 24 ème anniversaire

Les circonstances de son décès
sont excessivement troubles.
En effet suite à une interpellation plus que musclée par les forces de l’ordre
Adama a été amené dans les locaux de la gendarmerie sans possiblité de retour.

Très vite la nouvelle est tombée
Adama Traoré est décédé.

Les bavures policières
ne sont pas qu’aux États Unis.
Elles sont tout aussi réelles ici chez nous.

Voilà pourquoi nous invitons toutes les villes et quartiers de France à se soulever et à manifester au même moment que nous
Vendredi 22 juillet 2016 à 17h pour une marche silencieuse dont le départ sera le terrain de foot du quartier de Boyenval.
( rue de Boyenval 95260 Beaumont sur oise)
(Gare persan BEAUMONT)
STOP AUX BAVURES

N’attendez pas dêtre touchés personnellement pour réagir
mais AGISSEZ avec nous afin d’anticiper.

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https://www.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

 

COMMEMORATION DE MR ALI ZIRI LE 11 JUIN A PARTIR DE 18H A ARGENTEUIL

Rassemblement pour le 5ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri

Pour le 5ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri suite à son interpellation par la Police Nationale, rassemblement dans le parc des Berges de Seine mercredi 11 juin à 18H pour se rendre sur le lieu du drame à l’angle du Bd Jeanne d’Arc et de la rue Antonin Georges Belin.

Le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri organise un rassemblement commémoratif et continue son combat après une première victoire remportée devant la Cour de cassation.

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Première victoire remportée devant la cour de cassation

Ali Ziri, 69 ans, est décédé, asphyxié, le 11 juin 2009, quelques heures après son interpellation par la police nationale à Argenteuil lors d’un contrôle routier. Le 15 octobre 2012, la Cour d’appel de Versailles a entériné la décision du Procureur de la République du Tribunal de Pontoise qui avait requis un non-lieu, en dépit des observations de la CNDS (Commission nationale de déontologie et de sécurité) évoquant « un traitement humiliant et dégradant » et des expertises médico-légales, qui relèvent l’existence de 27 hématomes. Ce non-lieu était injustifiable parce qu’injustifié aux yeux de la famille, des avocats et du comité de soutien. En effet, malgré la succession de trois juges d’instruction sur cette affaire, ni les policiers mis en cause, ni les témoins n’ont été entendus par les juges. Malgré la demande de l’avocat de la famille, il n’y a eu ni reconstitution, ni visionnage de la vidéo montrant l’arrivée au Commissariat de Messieurs Kerfali et Ziri.

Partant de ce constat, la Cour de cassation de Paris a cassé, le 18 février 2014, le non-lieu sur la base de la remise en cause complète du travail des juges. Dans son arrêt, elle répète par 4 fois : « /la chambre de l’Instruction n’a pas légalement motivé sa décision/ ».

L’affaire est aujourd’hui confiée à la Cour de Rennes.

L’arrêt de la Cour de cassation rappelle que « /l’enquête sur les causes d’un décès survenu au cours ou à la suite d’une interpellation ayant donné lieu à l’emploi de la force publique doit être méticuleuse, objective et impartiale/ ».

Ce ne fut pas le cas !

Mobilisé depuis bientôt cinq ans, le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri (des citoyens, une trentaine d’organisations associatives, politiques et syndicales) considère que cette décision de la Cour de cassation est une avancée considérable.

Ce jugement représente un véritable espoir pour la famille et le collectif.

Il constitue également un désaveu pour les trois juges d’instruction de Pontoise et la Cour d’appel de Versailles. La Cour de cassation leur reproche de ne pas avoir enquêté sur l’usage de la technique du pliage, technique policière d’immobilisation interdite depuis 2003.

Il leur reproche également de ne pas avoir instruit l’affaire sur l’attitude de la police au regard de l’état de Monsieur Ziri au moment de son interpellation.

Le collectif Vérité et justice pour Ali Ziri poursuit son combat pour faire éclater la vérité dans cette affaire de violence policière.

Compte rendu du procès en appel de Walid et Dorsaf à Aix en Provence le 2 juin 2014

(Devant la cour d’appel 1)

Nous étions environ 25 personnes pour soutenir Dorsaf et Walid lors de leur passage devant la cour d’appel d’Aix en Provence, avec des personnes venues de Grasse, Marseille, Arles, Lyon, Paris et même de Bretagne. Les policiers plaignants, eux, n’étaient pas présents, comme au premier procès le 22 mai 2013 au tribunal de grande instance de Grasse.

Dorsaf et Walid se sont retrouvéEs face aux juges et aux assesseurs qui avaient condamné en appel les policiers coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi en février 2013. Ils étaient donc bien au courant de toute l’affaire. Ils ont tout de suite eux-mêmes soulevé qu’il y avait un témoin fantôme, un policier nommé Azaro, dont le témoignage n’est pas dans le dossier mais a été une des motivation de la condamnation de Walid et Dorsaf par le tribunal de Grasse.
Ils ont posé beaucoup de question et ont laissé parler Dorsaf et Walid autant qu’ils le voulaient. Walid n’a pas réussi à contenir sa colère, Dorsaf est restée très calme. Ils ont tous deux insisté sur l’absence de leurs accusateurs, dont le visage leur est inconnu et avec qui il n’y a donc jamais eu de confrontation.

Les avocats C. Carru et M. Charbit ont bien plaidé, de façon complémentaire, en demandant bien sûr la relaxe pour Walid et Dorsaf qui contestent les accusations des policiers. Ils ont relevé tout à tour plusieurs points, dont notamment : le fait que Dorsaf et Walid aient été convoqués à la gendarmerie de Cannes plus d’un an après le dépôt des plaintes ; les témoignages de membres du comité en faveur de Dorsaf et Walid ; une vidéo qui dément des faits rapportés dans les dépositions des policiers ; le fait qu’il y avait plein d’autres policiers qui assuraient la sécurité et qu’aucun d’entre eux n’a témoigné…

La plaidoirie de l’avocate des policiers a été faible : elle a plaidé qu’ils n’étaient pas là parce qu’ils travaillaient et qu’ils avaient mieux à faire (comme si ça n’était pas le cas pour nous toustes qui étions là, d’avoir mieux à faire !). Elle a également plaidé que les policiers ne pouvaient pas être des menteurs par principe.

La procureure a requis que la culpabilité de Walid et Dorsaf soit maintenue tout en réduisant la peine à quelque chose de symbolique.
Le délibéré a été fixé au 8 septembre.

À noter que les soutiens sont arrivéEs au compte goutte et que nous n’avons pas fait de rassemblement à l’extérieur. Quelques personnes venues de Marseille sont malheureusement reparties sans rien trouver. Nous avons manqué d’une vigilance collective en ne postant personne à l’extérieur pour prévenir les arrivantEs que nous étions à l’intérieur en soutien. Nous avons fait une erreur de communication, en appelant à un rassemblement et non à un simple soutien. L’adresse communiquée renvoyait aussi au palais de justice et non à la cour d’appel, ce qui a prêté à confusion. Toutes nos excuses à ceusses qui sont repartiEs bredouilles.

Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi
comite_hakim_ajimi@riseup.net

Rassemblement Vérité et justice pour Youcef Mahdi

Pour Youcef Mahdi, mort lors d’un contrôle d’identité

La famille de Monsieur Youcef Mahdi mort lors d’un contrôle d’identité 04 juin 2012 à 23h00, le comité Vérité et justice pour Youcef et le Collectif Vies Volées appelent à un rassemblement où aura lieu une conférence de de presse le 5 juin 2013 de 17H à 19h00

La nuit du 4 juin 2012 vers 23h00, Youcef fêtait un anniversaire avec ses amis et son frère sur les bords de la Seine à Melun. avec ces 4 copains et son frère, ils ne faisaient de mal à personne et tranquilles jusqu’à l’arrivée d’une patrouille de police qui voulait apparemment les contrôler. Youcef, qui faisait l’objet depuis un certain temps de harcèlement de la part de certains policiers, a décidé de sauter dans la Seine pour ne pas subir un nouveau contrôle qui aurait pu vite dégénérer.
Voyant Youcef ne pas pouvoir atteindre l’autre rive et commencer a couler, son frère a immédiatement plongé à son tour pour sauver son frère. Mais il n’arrivera pas à temps.

Un an après la mort de Youcef, de nombreuses questions restent sans réponse.

* Pourquoi les agents de police présents n’ont-ils pas également
plongé dans le fleuve pour essayer de le sauver?
* Pourquoi les agents de police présents n’ont pas utilisé le petit
bateau a proximité pour tout mettre en œuvre pour tenter de le sauver ?
* Pourquoi la justice refuse-t-elle d’ouvrir une instruction pour
faire toute la lumière sur la mort de Youcef ?

Pour la famille et les proches de M,Youcef Mahdi, les officiers présents ce soir-là sont responsables de sa mort. Non pas qu’ils l’aient tué, mais parce qu’ils ont laissé Youcef se noyer sans aucune assistance malgré de nombreuses options à leur disposition, source de responsabilité civile et pénale avec Article 223-6 « non assistance en personne en danger » l’article 121-1 du code pénal prévoyant la responsabilité en cas « d’imprudence, de négligence »

Mais au delà des personnes, c’est aussi vers le Ministère de l’Intérieur que les regards se tournent : comment se fait-il qu’en France, tant de jeunes préfèrent se mettre en danger que de subir un contrôle d’identité? Qu’est-ce que cela révèle des pratiques policières dans notre pays?

La famille, les amiEs et les habitantEs de Dammarie-les-Lys, de Melun ainsi que les soutiens demandent que la lumière et la justice soit faites.

veritejusticepouryoucef@gmail.com

PROCHAINE MOBILISATION POUR AMINE BENTOUNSI

Tournoi de foot en hommage à Amine BENTOUNSI et tous les autres mort à suite de bavures policières. le Samedi 16 et le Dimanche 17 juin 2012
constituer une équipe de 7 personnes plus deux remplaçants
participation 20 euro date limite des inscription vendredi 15 juin
Samedi 16 juin à 10 heures au dimanche 17 jusqu’a 22 heures au stade Allende , rue de Neuilly 93130 Noisy-le-Sec .Fête foraine et son tournoi de foot en hommage à nos amis disparus .Venez nombreux et en Famille ! Buvette à votre disposition ainsi que de la barbe à papa ,glace….

AMINE BENTOUNSI abattu d’une balle dans le dos par un policier.
Pour la vérité
RENDEZ-VOUS SAMEDI 16 JUIN A 20h00

A NOISY LE SEC
PLACE JEANNE D’ARC
DEVANT LE CAFE LE CELTIQUE
Article de presse sur manifestation du 9 juin 2012 : http://you.leparisien.fr/actu/2012/06/11/fusillade-de-noisy-le-sec-amal-bentounsi-crie-sa-douleur-dans-la-dignite-15360.html