JUSTICE ET VERITE POUR ANGELO GARAND

La famille de Angelo Garand a besoin de notre solidarité, il est important que cette famille puisse enterrer Leur frère en toute Dignité et permettre à la famille de se constituer partie civile elle rencontre un avocat Demain qui pour ouvrir la procédure demande une avance.

Merci de relayer au maximum.

Nous nous devons de leur apporter toute Notre soutien et Notre solidarité.

*Ci-joint le lien Leetchi de la famille Garand *

https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/18210352/d72ff64d

 

A VOIR UNE VIDEO DE SA SOEUR POUR RETABLIR LA VERITE SUR L’EXECUTION D’ANGELO : que justice soit faites pour Angelo

L’affaire Traoré «illustre nos dysfonctionnements judiciaires et policiers»

Omissions du procureur, technique d’interpellation dangereuse, enquête non indépendante… l’affaire d’Adama Traoré «révèle les failles de l’État sur les violences policières», selon l’ONG Acat.

Depuis qu’Adama Traoré, un jeune homme noir de 24 ans, est décédé le 19 juillet dernier après son interpellation, les précisions sur les circonstances de sa mort ont sans cesse évolué (… )

Dans cette affaire, l’attitude des autorités et en premier celle du procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, interroge.

«Au fil des jours, on s’est rendus compte que le procureur livrait des informations parcellaires et qu’il omettait même les conclusions des rapports d’autopsie. Il y a un vrai problème», dénonce Pierre Motin, porte-parole de l’Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), une ONG qui a publié un rapport très détaillé sur les violences policières en mars dernier.

Le procureur omet la cause directe de la mort

En effet, le lendemain du décès d’Adama Traoré, le procureur déclare qu’il est mort «à la suite d’un malaise». Contacté le 20 juillet par Libération, le procureur adjoint de Pontoise, François Capin-Dulhoste, affirme la même chose, assurant qu’«Adama s’est rebellé dans le chemin du fourgon». Ce qui est contredit par les auditions des gendarmes, précise le quotidien.

Après le rapport d’autopsie rendu le 21 juillet, le procureur évoque cette fois-ci une«infection très grave touchant plusieurs organes», et ajoute qu’il n’existe aucune «trace de violence significative». Le 28 juillet, les résultats d’une contre-autopsie demandée par la famille Traoré sont rendus. Le procureur communique une nouvelle fois et insiste sur le fait qu’«aucune trace de violence» n’a été décelée: «L’explication de la cause du décès ne pourra être apportée qu’avec l’ensemble des analyses [bactériologie, toxicologie, anatomopathologie, ndlr]».

Problème: dans ses deux communications, Yves Jannier tait la cause directe de la mort d’Adama Traoré, un syndrome asphyxique évoqué dans le rapport du 28 juillet, mais aussi dans les premières conclusions de l’autopsie du 21 juillet que nous avons pu obtenir.

Extrait de l’autopsie du 21 juillet

En parlant «d’infection grave» avant l’exécution d’examens supplémentaires, et alors que le rapport évoque des lésions «d’allure infectieuse» , le procureur de Pontoise est également «allé trop vite», tranche Libération après avoir interrogé une professeure de médecine légale. Contacté, le procureur n’a pas donné suite à nos sollicitations.

La technique «dangereuse» du plaquage ventral

Un autre élément notamment révélé par L’Obs, a été occulté par le procureur Jannier: lors de son interpellation, Adama Traoré a dû supporter le poids de trois policiers sur lui et s’est plaint «d’avoir du mal à respirer»Le Monde, citant le PV d’audition des trois gendarmes, révèle que la technique utilisée pour l’interpeller correspond à un plaquage ventral.


Acat / Via acatfrance.fr


Dans son rapport, l’Acat dénonçait justement la dangerosité de cette pratique d’interpellation, et rappelait que celle-ci a été utilisée pour arrêter Éric Garner en juillet 2014. Après avoir crié «I can’t breathe, I can’t breathe», ce noir américain était décédé. «Du fait de la position ainsi imposée à la personne, cette technique entrave fortement les
mouvements respiratoires et peut provoquer une asphyxie positionnelle», prévenait l’Acat.

Le Défenseur des droits ainsi qu’Amnesty International alertent régulièrement sur cette technique bannie dans certains pays (en Suisse ou en Belgique par exemple). Et Amnesty d’écrire:

«Lorsque l’on manque d’oxygène, la réaction naturelle consiste à se débattre encore plus. Face à cette agitation, un agent de la force publique aura tendance à exercer une pression ou une compression supplémentaire, afin de maîtriser la personne, compromettant davantage encore ses possibilités de respirer.»

«Nous avons recensé huit cas de décès dus à des gestes d’intervention dangereux depuis 2005, dont au moins quatre dus à la technique du plaquage ventral», précise le porte-parole de l’Acat.

En plus de la communication des autorités et de cette technique d’interpellation, Pierre Motin pointe du doigt l’absence d’indépendance dans l’enquête, là aussi dénoncée dans le rapport de l’Acat. «Les gendarmes ont été interrogés par une même section, c’est-à-dire leurs collègues», rappelle-t-il.

Des gendarmes toujours pas entendus par l’IGGN

Joint par BuzzFeed News, l’avocat de cinq des membres de la famille Traoré, Yassine Bouzrou, et qui demande le dépaysement de l’affaire, précise que deux semaines après les faits, «les gendarmes n’ont toujours pas été entendus par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN)».

«Cela rappelle les graves manquements dans l’affaire de Rémi Fraisse», ajoute Pierre Motin qui prône la création d’«un organe entièrement indépendant, chargé d’enquêter sur les faits commis par des agents de police et de gendarmerie». Et de conclure:

«Dans cette affaire, tout était prévisible: la parole des victimes remise en cause, les déclarations lacunaires du procureur qui semble préférer préserver l’ordre public, le déroulé de l’enquête… Cela illustre tous nos dysfonctionnements policiers et judiciaires.»

 
Source: https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/laffaire-traore-illustre-nos-dysfonctionnements-judiciaires

Adama Traoré serait mort d’une asphyxie- (causé par qui ?!)

Après deux autopsies, les causes de la mort d’Adama Traoré demeuraient jusqu’il y a peu encore floues. Pourtant, les deux rapports font tous deux état d’une asphyxie. Élément qui n’a jamais été précisé par le procureur.

Les causes de la mort du jeune Adama Traoré le 19 juillet dernier, restent encore bien floues. La première autopsie indiquait qu’il était atteint d’une grave infection mais qu’aucune trace de violence n’avait été observée. La second ne parle plus du tout de phénomène infectieux mais réitère la thèse d’absence de violences.

Ces conclusions sont celles du procureur Yves Jannier. Pourtant, certains proches et journalistes ont pu consulter les deux rapports qui concluent tous deux à une mort par asphyxie. Les auditions des gendarmes présents lors de l’interpellation ont permis d’accréditer cette thèse.

Que s’est-il réellement passé ce jour-là ?

Il est environ 17h quand les gendarmes d’une ville voisine de Beaumont-sur-Oise (l’Isle-Adam) décide d’aller interpeller Bagui Traoré, frère d’Adama avec qui il se trouve au moment des faits. Lors de l’interpellation, le principal concerné ne s’oppose pas aux forces de l’ordre.

En revanche Adama se met à courir pour échapper au contrôle. « Au moment où ils sont arrivés, Adama est parti en pédalant et ils ont commencé à le courser à deux. » raconte son frère Bagui, à France Tv Info. Pour l’un de ses amis d’enfance, « Il venait de sortir de prison il y a peu de temps. Il ne voulait pas y retourner. » Pour la sœur du jeune homme, il n’était pas en possession de ses papiers à ce moment-là et craignait de se retrouver en garde à vue. Le procureur de la République avait pourtant indiqué qu’il avait été arrêté parce qu’il s’était opposé à l’interpellation de son frère. Affirmation réfutée par l’avocat de la famille, Frédéric Zajac.

Adama Traoré.

Il part alors se réfugier dans un appartement voisin. Il est vite rattraper par les gendarmes. Le locataire de l’appartement a raconté à France TV Info qu’il se trouvait déjà dans un état inquiétant à ce moment-là.  « Il avait du mal à respirer et il pouvait à peine parler. » raconte le témoin. Adama se trouve dans le salon, enroulé dans un drap. L’Obs révèle de source judiciaire que l’un des gendarmes a déclaré avoir « employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser» ( en même temps ils vont pas dire autre chose !! ou certainement pas qu’ils l’ont tapé en dehors du pouvoir qui leur est octroyé !! ); en précisant toutefois « Il a pris le poids de nos corps à tous les trois au moment de son interpellation. » Cette précision est très importante. Elle vient, en effet, appuyer les conclusions des deux rapports d’autopsies, qui concluaient à une mort par asphyxie. Par ailleurs, l’un des gendarmes a déclaré en audition que le jeune homme s’était plaint d’une gêne respiratoire. « Moi, je sentais qu’il respirait normalement, je voyais ces mouvements thoraciques » indique-t-il.

Le jeune homme est alors conduit à la gendarmerie de Persan. Peu de temps avant l’arrivée, il perd connaissance. Adama aurait été allongé et mis en PLS (Position latérale de sécurité). Les gendarmes appellent les secours qui tentent de le réanimer, en vain. Il est environ 19h quand la mort d’Adama Traoré est déclarée.

Le silence du procureur

De nombreuses versions du déroulé des faits ont existé jusque-là, alimentées en partie par les inexactitudes des rares déclarations officielles. La cause réelle de la mort d’Adama n’a jamais été révélée au grand jour. Des constations ont été communiquées par le procureur Yves Jannier (infections,…) sans établir de liens directs avec la mort. Il précise, en revanche, que «l’explication de la cause du décès ne pourra être apportée qu’avec l’ensemble des analyses [bactériologie, toxicologie, anatomopathologie, ndlr]».

Pourtant les deux autopsies, quoique très différentes, concluent à une mort par asphyxie. Et le procureur n’a jamais fait mention de ces constations. Contacté par Libération, le procureur Yves Jannier estime qu’il a «communiqué sur des éléments qui [lui] paraissent importants dans les différentes expertises». Quand les journalistes lui parlent de la thèse de la mort par asphyxie sous le corps des gendarmes, il répond «Ce n’est pas mon rôle d’exclure quelque chose.»

« Il y a des incohérences dans la chronologie des faits »

La famille n’a pourtant jamais cessé de réfuter la première thèse avancée, le mort par arrêt cardiaque. Depuis le début, elle réclame justice, persuadée que tout ne leur a pas été dit. Pour Lassana Traoré, frère de la victime : « Il y a des incohérences dans la chronologie des faits, dans leurs explications. On dirait qu’ils ont cherché à camoufler leurs erreurs .» La seconde autopsie leur donnera raison. Aucune trace d’infection et aucun problème cardiaque n’ont été mis en lumière.

 

(…)

Source : https://www.zamanfrance.fr/article/adama-traore-serait-mort-dune-asphyxie-23001.html

Procès pour la justice pour Zyed et Bouna- 10 ans après: décision attendue le 18 mai

Photo géante de Zyed et Bouna, les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur le 27 octobre 2005, exposée à Clichy-sous-Bois, le 4 novembre 2006.

Le « procès de Clichy-sous-Bois » s’est achevé vendredi 20 mars avec les plaidoiries de la défense. Le tribunal correctionnel de Rennes, devant lequel ont comparu pendant cinq jours deux policiers pour non-assistance à personne en danger après le drame qui a coûté la vie aux adolescents Zyed et Bouna en 2005, rendra sa décision le 18 mai.

Le ministère public, après dix années de procédures judiciaires, a requis jeudi la relaxe des deux policiers à l’issue de ce procès, mais les avocats des parties civiles ont réclamé une condamnation. Les deux fonctionnaires encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Me Daniel Merchat, avocat des policiers, a pointé du doigt vendredi, lors du dernier jour d’audience, l’absence d’éléments à charge contre ses clients et a demandé leur relaxe. « Vous prononcerez la relaxe parce que, dix ans, ça suffit. Les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis, l’instruction n’a pas réuni suffisamment de charges », a-t-il affirmé à l’issue de sa plaidoirie d’un peu plus d’une heure.

Lire le post de blog : Zyed et Bouna : dix ans de colère à la barre

« Dialogue de sourds »

« Nous respecterons la décision » de la cour, a pour sa part affirmé l’un des avocats des parties civiles, Me Jean-Pierre Mignard. « Nous sommes restés sur le même dialogue de sourds » lors des débats, a-t-il néanmoins regretté. La décision du tribunal, « s’il reconnaît la responsabilité, pour nous c’est le plus important », a-t-il ajouté.

Partis se cacher dans une installation électrique, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, sont morts électrocutés le 27 octobre 2005. Ils s’étaient cachés là avec leur camarade Muhittin Altun, 17 ans, seul rescapé mais grièvement blessé, se croyant encore poursuivis par la police, selon ses explications. Cette affaire avait provoqué en 2005 trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises.

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/20/mort-de-zyed-et-bouna-decision-attendue-le-18-mai_4598004_3224.html#X0SdhivoZ06JrgD2.99

Interpellation mortelle de Lahoucine en 2012 à Montigny-en-Gohelle : une marche le samedi 14 mars

L’an dernier, le collectif Urgence notre police assassine et les proches de Lahoucine avaient manifesté devant le tribunal de Béthune pour dénoncer le fait que la juge d’instruction ait parlé de légitime défense des policiers.
L’interpellation de Lahoucine avait viré au drame et il était décédé sous les balles des policiers cambrésiens il y a deux ans.
Les proches de la victime organisent une marche le 14 mars pour réclamer une reconstitution.

1. Rappel des faits. Le 28 mars 2013, une tentative d’extorsion sous la menace de ciseaux est perpétrée dans un hôtel de Cambrai. Les policiers cambrésiens sont alertés et mènent l’enquête. Le principal suspect habite Montigny-en-Gohelle, dans le quartier de la Plaine du 7. Les fonctionnaires cambrésiens s’y présentent pour l’interpeller. Mais l’arrestation tourne au drame. Lahoucine Ait Omghar, 26 ans, est tué d’une balle au niveau du foie. Dès lors, les versions divergent. Les policiers assureront avoir usé de légitime défense, le jeune homme ayant selon eux poignardé l’un d’eux avec des ciseaux, touchant uniquement le gilet pare-balles. Des personnes se présentant comme des témoins, elles, estimeront que le Montignynois n’avait en aucun cas provoqué les fonctionnaires.

2. Les démarches de ses proches. Après quelques violences urbaines le jour du drame, le calme était revenu le lendemain pour laisser place à une marche blanche en hommage à Lahoucine, avec 300 personnes. À sa mémoire, mais aussi pour « dénoncer l’impunité policière », mot d’ordre incarné par le collectif parisien à l’initiative de la marche : Urgence notre police assassine. Il avait également coorganisé une manifestation un an plus tard, à Béthune cette fois, avec 120 personnes qui avaient marché de la Grand-Place au tribunal avec pancartes, banderoles et T-shirts avec la photo de la victime. « Pas de justice, pas de paix, justice pour Lahoucine » scandaient-ils. Une manifestation pour dénoncer la lenteur de l’instruction selon eux, mais aussi l’issue que pressentaient les proches de Lahoucine. « Sa famille a rencontré la juge d’instruction qui lui a répondu N’attendez rien, ces policiers étaient en légitime défense », dénonçait la porte-parole. « Cette affaire a été ouverte au criminel il n’y a guère plus d’un an, rappelait le procureur Peyroux en mai 2014. La fin de l’instruction est imminente . »

3. Les raisons de la marche samedi prochain. Depuis quelques jours, les proches de Lahoucine tractent sur les marchés du secteur pour attirer le plus de monde possible à la marche qu’ils organisent samedi 14 mars (lire ci-dessous). « La juge d’instruction est restée sur ses positions et nous refuse la reconstitution que nous demandons, explique le frère de la victime, Hamid. Nous avons fait appel pour essayer d’en obtenir une, l’audience a lieu le 19 mars à Douai. C’est du 50-50, peut-être que cela débouchera quand même sur la légitime défense, on ne sait pas. Mais tout ce qu’on demande, c’est une information judiciaire complète et équitable. »

AUDREY HALFORD
source : http://m.lavoixdunord.fr/region/interpellation-mortelle-de-lahoucine-en-2012-a-ia34b0n2693673