COMMEMORATION DES 10 ANS DE L’ASSASSINAT DE LAMINE DIENG PAR LA POLICE

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« Malheureusement aucune marche ne fera revivre les morts. En revanche en continuant la mobilisation avec le collectif des familles de ceux dont la vie a été volée par la police, on peut aider à rétablir la vérité et l’honneur. »

Rendez-vous Samedi 17 Juin 2017 Pour les 10 Ans de l’assassinat de Lamine Dieng par la Police Nationale.

Page Facebook : Collectif Vies Volees
Twitter : @ViesVolees

 POT COMMUN POUR PARTICIPER FINANCIÈREMENT : https://www.lepotcommun.fr/pot/9kvomigr

JUSTICE ET VERITE POUR ANGELO GARAND

La famille de Angelo Garand a besoin de notre solidarité, il est important que cette famille puisse enterrer Leur frère en toute Dignité et permettre à la famille de se constituer partie civile elle rencontre un avocat Demain qui pour ouvrir la procédure demande une avance.

Merci de relayer au maximum.

Nous nous devons de leur apporter toute Notre soutien et Notre solidarité.

*Ci-joint le lien Leetchi de la famille Garand *

https://www.leetchi.com/fr/Cagnotte/18210352/d72ff64d

 

A VOIR UNE VIDEO DE SA SOEUR POUR RETABLIR LA VERITE SUR L’EXECUTION D’ANGELO : que justice soit faites pour Angelo

Etats-Unis (Californie) : Encore un noir non armé tué par la police

Le policier vers qui l’homme pointait ses mains a tiré « plusieurs fois », un deuxième agent utilisant au même moment son Taser, a encore dit la police. Celle-ci a diffusé une photo montrant la victime en train de viser apparemment le policier.

Une manifestation s’est déroulée mercredi dans la banlieue de San Diego, au sud-ouest des États-Unis, après la mort d’un homme noir non armé qui a été tué par la police.

L’homme – qui aurait souffert de troubles mentaux – a été identifié par un proche comme étant Alfred Olango, âgé de 30 ans et né en Ouganda. Il a été tué dans la nuit de mardi à mercredi à El Cajon, après que la police eut reçu un appel décrivant un homme au comportement erratique déambulant au milieu de la circulation routière.

Selon le chef de la police locale Jeff Davis, Olango a ignoré les directives des agents lui demandant de retirer la main de sa poche. L’un d’entre eux a utilisé un Taser – qui envoie des décharges électriques- tandis qu’un autre a tiré avec son arme à feu.

«À un moment donné, le sujet a sorti rapidement un objet de la poche avant de son pantalon, joint ses mains et les a rapidement tendues en direction des officiers, prenant ce qui ressemblait à une position de tir», a expliqué M. Davis dans un communiqué.

«L’agent avec l’arme électrique a alors tiré», a-t-il poursuivi, et «simultanément, celui avec l’arme à feu a tiré plusieurs fois, touchant le sujet».

Cet incident survient dans un contexte racial tendu aux États-Unis, et au moment où d’autres manifestations avaient lieu, notamment à Charlotte, en Caroline du Nord, pour protester contre la mort de Noirs abattus par les forces de l’ordre.

Le rassemblement «Justice for Alfred Olango» s’est déroulé devant le poste de police D’El Cajon. Lors d’une conférence de presse où il a appelé au maintien du calme, M. Davis a promis une enquête «transparente» n’impliquant pas seulement la police.

Juste après la fusillade mardi soir, plusieurs personnes s’étaient rassemblées sur place et avaient scandé les cris de ralliement du mouvement Black Lives Matter contre les violences policières envers les Noirs, dont «Mains en l’air, ne tirez pas».

Une femme a posté sur Facebook une vidéo filmée après l’incident, montrant une femme en détresse qui se présentait comme la soeur d’Olango et qui disait avoir appelé la police pour venir en aide à son frère, qu’elle a dit atteint de troubles mentaux.

«Je vous ai appelés pour aider mon frère. Vous l’avez tué devant moi», pleure-t-elle, dans cette vidéo vue plus de 82 000 fois mercredi.

La police a diffusé une image tirée d’une vidéo où l’on peut voir un homme en position de tir.

D’après M. Davis, les deux officiers impliqués ont chacun plus de 20 ans d’expérience et ont été placés en congé administratif le temps de l’enquête.

 

Des manifestants font face aux forces de l’ordre sur les lieux où un Afro-Américain, agissant de façon erratique selon la version des autorités, a été abattu par la police, à El Cajon, en Californie, le 27 septembre.

Des manifestants se sont rapidement rassemblés sur les lieux de ce fait divers, accusant la police d’avoir abattu un homme sans sommation.

« Ils sont arrivés leurs armes déjà sorties et ils lui ont tiré dessus cinq fois », a rapporté une manifestante, Rimbideai Mubaiwa à la télévision locale KUSI, résumant la version des événements telle que racontée dans la foule d’une centaine de personnes. « Personne ne l’a prévenu, ne lui a dit de rester immobile, d’arrêter ou quoi que ce soit. Et voilà un autre homme noir non armé abattu ».

Les morts récentes d’hommes noirs tués par des policiers dans des circonstances troublantes à Tulsa et Charlotte ont déclenché des manifestations violentes la semaine passée à Charlotte, en Caroline du Nord, conduisant le gouverneur à déclarer l’état d’urgence et à déployer la garde nationale pour ramener le calme.

 

Source : http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201609/28/01-5025171-californie-un-afro-americain-non-arme-tue-par-la-police.php

L’affaire Babacar Guèye classée sans suite

Le 3 décembre, Babacar Guèye a été tué à Rennes lors d’une intervention de la police. Le Parquet de Rennes a conclu à la légitime défense pour les policiers. Le témoin principal raconte sa version.

 

Le Parquet de Rennes a classé sans suite l’affaire Babacar Guèye. Le 3 décembre dernier, ce Sénégalais de 27 ans a été tué par la police lors d’une intervention dans un immeuble du quartier de Maurepas, derrière le centre commercial du Gast.

« Ce classement intervient à l’issue de l’enquête de l’IGPN [la police des polices] concluant à la légitime défense des policiers », indique le Procureur, qui précise avoir préalablement entendu la soeur de la victime et son avocat, Me Barry.

Ce dernier a porté plainte contre deux policiers de la Brigade anticriminalité (Bac) avec constitution de partie civile, auprès du doyen des juges d’instruction.

NI IVRE NI DROGUÉ

Le 3 décembre, la police avait tenté de maîtriser Babacar Guèye, pris de délire et armé d’un couteau. Se sentant menacés, les fonctionnaires avaient utilisé un pistolet à impulsion électrique, sans résultat. L’un d’eux avait fini par faire feu avec son arme de service.

Le jeune Sénégalais a reçu « cinq impacts de balles, dont deux dans le thorax, sans doute à l’origine du décès », selon un communiqué du procureur de l’époque. D’après une source qui a pu consulter le rapport d’enquête, l’autopsie n’a relevé aucune présence d’alcool ou de psychotropes.

(…)

LE TÉMOIN PRINCIPAL RACONTE SA VERSION

Que s’est-il passé cette nuit-là ? L’ami qui hébergeait Babacar, Gabriel Guèye (sans lien de parenté), témoin visuel des événements, a raconté sa version auMensuel. Voici l’article publié dans notre édition de janvier (la partie témoignage est en gras):

« Quand Babacar est arrivé chez moi ce soir-là, il semblait extrêmement troublé. Il a confié qu’il souffrait d’hallucinations depuis deux semaines. Il croyait voir des gens qu’il avait connus et dont certains étaient décédés. »

« Au cours de la soirée, il s’est détendu. A 23 h, il a demandé à rester dormir. J’ai déplié le canapé. Mais, quand je suis repassé plus tard, il était de nouveau éveillé. Vers 4 h du matin, je l’ai entendu crier et chanter. »

Un voisin confirme. Effectivement, il a entendu « des cris en wolof ».

« J’ai calmé Babacar. Il s’est excusé. J’avais l’impression qu’il était redevenu normal, reprend Gabriel. Mais quinze minutes après, il a recommencé. Un peu plus tard, ma femme s’est relevée. Elle a trouvé Babacar dans la cuisine, en train de se lacérer les abdominaux avec un couteau. »

« Je suis arrivé et j’ai fait signe à ma femme de retourner dans la chambre. Puis, j’ai appelé les pompiers. Babacar tenait des propos incohérents. Pendant que j’avais les pompiers en ligne, je lui ai dit de me donner le couteau. Il m’a dit : « Laisse-moi, ou je te blesse avec. »

LE TASER NE FONCTIONNE PAS

« J’ai insisté, il m’a frappé le bras. Les pompiers m’ont dit qu’ils étaient en route. La situation s’est un peu calmée. Je suis parti me faire un pansement. Babacar s’est excusé. Je lui ai dit que ce n’était pas grave. Puis il s’est remis à danser et à chanter. Quand il a vu la lumière des gyrophares, il a crié. »

« Les policiers sont entrés. Ils ont dit à Babacar de poser le couteau, qu’ils voulaient lui parler. Babacar ne comprenait pas très bien le français, il répétait « Pourquoi ? Pourquoi ? » Sa voix était très rauque, comme s’il avait soif »

« Un policier a sorti un Taser. On m’a dit de me pousser. Un des policiers a chargé le Taser, ça faisait comme le bruit d’un réveil qu’on remonte. Soudain, j’ai entendu : « Merde ! Ça marche pas ! »  »

La police confirme. L’impulsion électrique n’est pas partie. Une enquête est en cours à ce sujet, selon une source proche du dossier.

« IL ÉTAIT EFFRAYÉ ET EFFRAYANT »

« Babacar a fait deux pas. Le policier qui avait tiré au Taser s’est retranché dans les toilettes. Les autres ont reculé sur le palier. Babacar est sorti sur le palier à son tour. »

« Deux policiers ont reculé dans les étages. Babacar s’est avancé jusqu’à la porte du voisin d’en face. Il était effrayé et effrayant. Les policiers étaient paniqués. D’autres policiers, qui étaient restés dans l’escalier descendant, ont sorti des matraques. Mais ils se sont empêtrés et n’ont pas pu les utiliser correctement. Dans l’escalier montant vers le 8e étage, un policier a sorti son pistolet. »

« Il a ordonné plusieurs fois à Babacar de s’arrêter. Babacar répétait : “Pourquoi ?” Le policier a tiré. Babacar a crié. J’ai cru voir qu’il avait été touché dans le haut de la cuisse. »

« Babacar m’a regardé. J’ai dit : “Ces gens sont là pour t’aider. Pose le couteau”. Il m’a répondu : “On m’accuse mais je n’y suis pour rien !” Puis il est monté. Il avait le couteau baissé, au niveau des hanches. Il boitait. Dix secondes plus tard, j’ai entendu quatre autres coups de feu. »

« N’IMPORTE QUI AURAIT ÉTÉ CLOUÉ AU SOL »

Les policiers étaient alors au 8e et dernier étage de l’immeuble, qui est sans issue. Quand les secours sont arrivés, Babacar était au sol, menotté, sur un palier entre les deux étages. « Même blessé, il était encore extrêmement violent », justifie la police. « Malgré la présence des pompiers et du SAMU, il ne pouvait être réanimé et son décès était constaté sur place », a indiqué le procureur de la République.

« Babacar était encerclé. Si les policiers l’avaient voulu, ils auraient pu le désarmer. Ils n’ont pas eu le temps de réfléchir. Vu la taille du couteau, l’usage d’un pistolet était disproportionné. »

De son côté, la police explique que les fonctionnaires ont tiré une première balle pour empêcher Babacar de blesser une seconde fois son ami. Ce que Gabriel réfute. Stéphane Chabot, du syndicat SGP Police, remarque : « Même avec une balle dans le corps, l’homme a été capable de monter l’escalier pour en découdre avec les fonctionnaires. Avec cinq balles, il continuait à donner des coups de pied. C’est anormal. N’importe qui aurait été cloué au sol de douleur. »

Cette affaire en rappelle une autre, arrivée au Havre en décembre 2014. Malgré les balles de la police, un agresseur muni d’un couteau, dans un état second, selon la police il aurait continuait à avancer vers les fonctionnaires. Dans ce cas également, l’analyse n’a relevé aucune trace d’alcool, de drogue ou de médicaments.

Sur le déroulé des événements, la version de Gabriel ne contredit pas celle communiquée par le procureur de la République. Elle éclaire pourtant des zones d’ombre. Gabriel conteste tout différend entre lui et Babacar. Il estime aussi que son ami n’était pas responsable de ses actes.

 

 Source : http://www.rennes.lemensuel.com/actualite/article/2016/08/07/babacar-gueyre-un-mort-deux-points-de-vue-16090.html

VIOLENCES POLICIÈRES : EXIGEONS LA TRANSPARENCE

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 Quel usage font nos policiers et gendarmes de la force publique dont ils sont dépositaires ?

La plus grande opacité règne sur le sujet. Nous ne savons pas combien de personnes sont blessées ou tuées lors d’opérations des forces de sécurité. Nous ne savons pas quelles armes sont utilisées, ni à quelle fréquence. Aucune donnée exhaustive n’est davantage publiée quant au nombre de plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre pour des faits de violences, ni quant au nombre ni au type de sanctions prises à la suite de tels faits.

L’ACAT a enquêté sur 89 cas d’usage de la force par des policiers et gendarmes ayant entraîné des blessures graves ou des décès depuis 2005. À ce jour, seules 7 ont donné lieu à des condamnations judiciaires.

Ce bilan extrêmement préoccupant n’est qu’une estimation, car le ministère de l’Intérieur fait preuve d’une très grande opacité en la matière. Pour dissiper ces doutes sur l’impunité de nos forces de l’ordre, une seule solution : la transparence.

Il semble peu probable que ces données ne soient pas recueillies ou qu’elles ne puissent l’être. Parallèlement, des données chiffrées très précises existent notamment en matière d’objectifs policiers, de nombre d’interventions, de nombre d’agents blessés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions.

En tant que citoyens, nous demandons à être informés de l’usage de la force qui est fait par nos policiers et gendarmes. Facile à mettre en œuvre et réalisable, cette mesure de transparence est dans l’intérêt de tous. Il en va de la confiance même qu’accordent les citoyens envers leur police.

SOURCE : http://www.acatfrance.fr/action/violences-policieres—exigeons-la-transparence