Adama Traoré serait mort d’une asphyxie- (causé par qui ?!)

Après deux autopsies, les causes de la mort d’Adama Traoré demeuraient jusqu’il y a peu encore floues. Pourtant, les deux rapports font tous deux état d’une asphyxie. Élément qui n’a jamais été précisé par le procureur.

Les causes de la mort du jeune Adama Traoré le 19 juillet dernier, restent encore bien floues. La première autopsie indiquait qu’il était atteint d’une grave infection mais qu’aucune trace de violence n’avait été observée. La second ne parle plus du tout de phénomène infectieux mais réitère la thèse d’absence de violences.

Ces conclusions sont celles du procureur Yves Jannier. Pourtant, certains proches et journalistes ont pu consulter les deux rapports qui concluent tous deux à une mort par asphyxie. Les auditions des gendarmes présents lors de l’interpellation ont permis d’accréditer cette thèse.

Que s’est-il réellement passé ce jour-là ?

Il est environ 17h quand les gendarmes d’une ville voisine de Beaumont-sur-Oise (l’Isle-Adam) décide d’aller interpeller Bagui Traoré, frère d’Adama avec qui il se trouve au moment des faits. Lors de l’interpellation, le principal concerné ne s’oppose pas aux forces de l’ordre.

En revanche Adama se met à courir pour échapper au contrôle. « Au moment où ils sont arrivés, Adama est parti en pédalant et ils ont commencé à le courser à deux. » raconte son frère Bagui, à France Tv Info. Pour l’un de ses amis d’enfance, « Il venait de sortir de prison il y a peu de temps. Il ne voulait pas y retourner. » Pour la sœur du jeune homme, il n’était pas en possession de ses papiers à ce moment-là et craignait de se retrouver en garde à vue. Le procureur de la République avait pourtant indiqué qu’il avait été arrêté parce qu’il s’était opposé à l’interpellation de son frère. Affirmation réfutée par l’avocat de la famille, Frédéric Zajac.

Adama Traoré.

Il part alors se réfugier dans un appartement voisin. Il est vite rattraper par les gendarmes. Le locataire de l’appartement a raconté à France TV Info qu’il se trouvait déjà dans un état inquiétant à ce moment-là.  « Il avait du mal à respirer et il pouvait à peine parler. » raconte le témoin. Adama se trouve dans le salon, enroulé dans un drap. L’Obs révèle de source judiciaire que l’un des gendarmes a déclaré avoir « employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser» ( en même temps ils vont pas dire autre chose !! ou certainement pas qu’ils l’ont tapé en dehors du pouvoir qui leur est octroyé !! ); en précisant toutefois « Il a pris le poids de nos corps à tous les trois au moment de son interpellation. » Cette précision est très importante. Elle vient, en effet, appuyer les conclusions des deux rapports d’autopsies, qui concluaient à une mort par asphyxie. Par ailleurs, l’un des gendarmes a déclaré en audition que le jeune homme s’était plaint d’une gêne respiratoire. « Moi, je sentais qu’il respirait normalement, je voyais ces mouvements thoraciques » indique-t-il.

Le jeune homme est alors conduit à la gendarmerie de Persan. Peu de temps avant l’arrivée, il perd connaissance. Adama aurait été allongé et mis en PLS (Position latérale de sécurité). Les gendarmes appellent les secours qui tentent de le réanimer, en vain. Il est environ 19h quand la mort d’Adama Traoré est déclarée.

Le silence du procureur

De nombreuses versions du déroulé des faits ont existé jusque-là, alimentées en partie par les inexactitudes des rares déclarations officielles. La cause réelle de la mort d’Adama n’a jamais été révélée au grand jour. Des constations ont été communiquées par le procureur Yves Jannier (infections,…) sans établir de liens directs avec la mort. Il précise, en revanche, que «l’explication de la cause du décès ne pourra être apportée qu’avec l’ensemble des analyses [bactériologie, toxicologie, anatomopathologie, ndlr]».

Pourtant les deux autopsies, quoique très différentes, concluent à une mort par asphyxie. Et le procureur n’a jamais fait mention de ces constations. Contacté par Libération, le procureur Yves Jannier estime qu’il a «communiqué sur des éléments qui [lui] paraissent importants dans les différentes expertises». Quand les journalistes lui parlent de la thèse de la mort par asphyxie sous le corps des gendarmes, il répond «Ce n’est pas mon rôle d’exclure quelque chose.»

« Il y a des incohérences dans la chronologie des faits »

La famille n’a pourtant jamais cessé de réfuter la première thèse avancée, le mort par arrêt cardiaque. Depuis le début, elle réclame justice, persuadée que tout ne leur a pas été dit. Pour Lassana Traoré, frère de la victime : « Il y a des incohérences dans la chronologie des faits, dans leurs explications. On dirait qu’ils ont cherché à camoufler leurs erreurs .» La seconde autopsie leur donnera raison. Aucune trace d’infection et aucun problème cardiaque n’ont été mis en lumière.

 

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Source : https://www.zamanfrance.fr/article/adama-traore-serait-mort-dune-asphyxie-23001.html

Persan (95) : mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Adama Traoré, 24 ans, est décédé ce mardi 19 juillet à Persan, ville du nord du Val d’Oise (95) alors qu’il venait d’être interpellé par les gendarmes.

Baguy et Adama, deux frères de la famille Traoré, sont en centre ville de Persan quand une patrouille de gendarmes interpelle Adama vers 18h d’après le procureur de la République de Pontoise. Selon les sources officielles, Adama, 24 ans, décède le jour de son anniversaire dès suites « d’un malaise cardiaque » entre les mains des gendarmes [1].

Très vite, la version officielle est démentie par Baguy, témoin de l’interpellation. Sur Itélé, il affirme que les gendarmes ont coursé et frappé son frère Adama. De l’avis des proches de la victime, Adama était par ailleurs en bonne santé et sportif. Interrogé par la gazette du val d’oise, Baguy indique de façon plus détaillée les évènements :

« Lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui. Ils l’ont coursé et l’ont rattrapé alors qu’il tentait de se cacher dans le jardin d’un mec qu’on connait. Adama a dit “je me rends”. Ils l’ont boxé. Un “justicier” a tenté de les séparer, mais ils lui ont mis la tête au carré. Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie de Persan. Là-bas, je l’ai retrouvé entouré de cinq ou six gendarmes. Il était au sol, les mains menottées dans le dos. Il ne respirait plus, il était sans vie. Il avait du sang sur le visage. J’ai vu un gendarme qui faisait partie de ceux qui nous ont interpellés. Il avait un t-shirt blanc et je l’ai vu revenir après avec un t-shirt plein de sang, celui de mon frère. Ma compagne était là, elle l’a vu aussi. Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé. »

La nouvelle circule rapidement et les villes de Beaumont-sur-Oise (où est originaire la famille Traoré) et Persan, connaîssent des émeutes durant toute la soirée et une grande partie de la nuit. 240 membres des forces de l’ordre et un hélicoptère sont mobilisés. Le lendemain matin, sans un mot de compassion pour les proches d’Adama, le directeur de cabinet du préfet, Jean-Simon Méranda, se contente de dénoncer les actes de violences « inadmissibles » de la nuit. Nous n’en attendions pas moins de ces pantins déshumanisés de l’État !

Aujourd’hui, mercredi, proches d’Adama et militant-e-s contre l’impunité policière se sont rassemblés devant la mairie de Beaumont-sur-Oise pour s’exprimer devant les médias. Le préfet du Val-d’Oise devait tenir une conférence de presse mais il a préféré l’annuler (tiens donc…). Un sit-in pacifique est ensuite organisé devant la gendarmerie où le corps inanimé et ensanglanté d’Adama a été vu, la veille, par son frère Baguy. Intolérable rassemblement pour l’État qui rapidement demande l’intervention des gendarmes mobiles afin de gazer et matraquer violemment (sans sommation) les gens devant l’entrée des locaux.

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verite et justice adama traore

 

 

 

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Mardi 19 juillet 2016
notre frère Adama traoré
a trouvé la mort le jour même de son 24 ème anniversaire

Les circonstances de son décès
sont excessivement troubles.
En effet suite à une interpellation plus que musclée par les forces de l’ordre
Adama a été amené dans les locaux de la gendarmerie sans possiblité de retour.

Très vite la nouvelle est tombée
Adama Traoré est décédé.

Les bavures policières
ne sont pas qu’aux États Unis.
Elles sont tout aussi réelles ici chez nous.

Voilà pourquoi nous invitons toutes les villes et quartiers de France à se soulever et à manifester au même moment que nous
Vendredi 22 juillet 2016 à 17h pour une marche silencieuse dont le départ sera le terrain de foot du quartier de Boyenval.
( rue de Boyenval 95260 Beaumont sur oise)
(Gare persan BEAUMONT)
STOP AUX BAVURES

N’attendez pas dêtre touchés personnellement pour réagir
mais AGISSEZ avec nous afin d’anticiper.

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https://www.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/