A Rennes procès pour Zyed et Bouna  » mort pour rien/ A cause de la police »

Photo : Georges Gobet/AFP

Dans une rue à Rennes. Photo : Georges Gobet/AFP

La défense a plaidé la relaxe, sans entrer dans le détail des faits. La décision du tribunal sera rendue le 18 mai.

Rennes (Ille-et-Vilaine), envoyée spéciale. Jusqu’au bout, les familles de Bouna Traoré et Zyed Benna auront été exemplaires. Une retenue dans la colère et une dignité dans la douleur qui forcent l’admiration. Elles avaient pourtant de quoi exploser ce matin lors des plaidoiries de la défense – auxquelles elles avaient tenu à assister par « respect pour le tribunal ». C’est d’abord vers elles que Me Daniel Merchat, avocat des deux policiers qui risquent cinq ans de prison pour homicide involontaire, s’est tourné pour leur dire sa « compassion » : « Le deuil d’un enfant est la pire chose qui soit. Dans l’ordre normal des choses, ce sont les enfants qui enterrent leurs parents, pas le contraire ». L’avocat, cheveux gris et lunettes sur le bout du nez, se retourne alors vers le tribunal pour entamer une longue et pénible plaidoirie, bourrée de citations et de références les plus diverses – de Luc Ferry à Socrate, en passant par Malraux, Nicolas et Pimprenelle et Thomas Legrand, le chroniqueur politique de France Inter. Des références pédantes et prétentieuses qui lui servent à étriller les parties civiles et leurs « pensées soupconnistes », voire « conspirationnistes » qui « produisent une toxicomanie de la haine ». Pour lui, « toutes ces vieilles lunes anarcho-marxiste sentent la naphtaline ».

Aucun des deux policiers n’a un regard vers les bancs des parties civiles

Me Daniel Merchat aborde très peu les faits. « Que sait-il passé ? Je suis désolé de dire aux familles des victimes que nous ne le savons pas ». Ce qu’il sait, en revanche, c’est que « ni Stéphanie Klein, ni Sébastien Gaillemin n’avaient conscience du danger qui menaçait ». Il balaye d’un revers de manche la quête de justice des parties civiles depuis dix ans : « La seule chose qui efface le sang et les larmes, c’est le pardon ». Puis la gifle : « Oui, ces garçons sont morts pour rien, leur mort est absurde. Il est aussi absurde de faire le procès de l’absurdité ». Au passage, l’ancien policier n’a pas manqué de décrire la Seine-Saint-Denis comme une zone de non droit, « un immense commissariat », où « chaque intervention policière est dangereuse » (pour les forces de l’ordre évidemment). Ses clients, « présumés coupables », sont des « gens bien » répète t-il en guise de défense. « Vous prononcerez la relaxe parce que dix ans ça suffit », conclue t-il. Comme le veut le protocole, le président du tribunal laisse la dernière parole aux prévenus. Droits derrière la barre, les deux policiers ont assuré d’un ton froid les familles de Zyed et Bouna de leur « compassion ». Stéphanie Klein : « Je ne suis pas indifférente au drame qui touche les familles ». Sébastien Gaillemin : « Je réitère ma compassion envers les familles ». Aucun des deux n’a un regard vers les bancs des parties civiles. Le tribunal met sa décision en délibéré au lundi 18 mai à 14 heures.

Pendant cinq jours, deux prévenus qui n’ont rien expliqué

Il est midi, après dix ans d’attente et cinq jours d’audience, le procès de la mort de Zyed et Bouna se termine doucement. Le temps s’arrête quelques secondes. Les familles s’attardent sur les bancs des parties civiles. Devant la salle d’audience, des hordes de micros les attendent. Face à eux, le grand frère de Bouna dira que oui, il pense que ce procès a lavé l’honneur de son frère. « On n’a bien dit qu’il n’avait commis aucune infraction. » « Les familles sont satisfaites d’avoir eu un procès public pour dire que Zyed et Bouna ne sont pas morts pour rien, souligne Me Emmanuel Tordjman, leur avocat qui a particulièrement brillé lors de sa plaidoirie (lire : « Pour Zyed et Bouna, « les familles ne réclament pas vengeance, mais simplement justice »). Mais elles ont été confrontées, pendant cinq jours, à deux prévenus qui n’ont rien expliqué. » L’avocat se dit « confiant » dans la décision du tribunal. En cas de relaxe, les parties civiles feraient « évidemment » appel.

 

Source* : http://www.humanite.fr/lavocat-des-policiers-oui-zyed-et-bouna-sont-morts-pour-rien-569000
* titre modifié.

Le 17 Octobre un jeune de 21 ans est tué par un policier à Toulouse

Tôt vendredi matin à Toulouse, un policier a ouvert le feu sur un jeune braqueur qui le menaçait avec son arme dans une supérette.
Timothée Lake est mort sur le coup. La légitime défense est privilégiée mais l’enquête est loin d’être terminée.
Le procureur a levé la garde à vue du policier qui a ouvert le feu sur Timothée Lake vendredi soir 13 heures après le coup de feu qui a tué le jeune braqueur. Une affaire qui trouble les policiers et les observateurs et pose encore de nombreuses questions.
(…)
Placé en garde à vue vendredi à 8 h 30 pour qu’il s’explique «dans un cadre logique et normal», souligne un syndicaliste, ce policier très bien noté a été laissé libre à 19 h 30 vendredi après avoir été entendu deux fois notamment par les membres de l’IGPN, la police des polices. Pour l’instant, ce brigadier ne fait l’objet d’aucune mesure judiciaire, ou administrative, particulière. Il peut notamment exercer son métier même s’il serait «officieusement» en vacances. La légitime défense reste privilégiée. Le procureur Couilleau a beaucoup insisté vendredi lors de sa conférence de presse pour souligner que «cette analyse juridique n’est pas définitive». Côté police, on semble quand même considérer que «tout est carré». Avant de se prononcer définitivement, la justice devra réunir encore des éléments, notamment les expertises balistiques. Pour l’instant, le parquet n’a pas annoncé si une instruction serait ouverte pour poursuivre les investigations.

Source: http://www.ladepeche.fr/

Villiers-le-Bel: Accusés de faux témoignage, des policiers bénéficient d’un non-lieu

Un non-lieu a été rendu ce vendredi dans le volet «faux témoignage» de l’affaire Villiers-le-Bel, dans lequel plusieurs policiers étaient mis en cause, après la mort de deux adolescents dans une collision avec une voiture de police en 2007, a-t-on appris de sources concordantes.

Après plusieurs mois d’instruction, la juge en charge du dossier «a rendu une ordonnance de non-lieu» pour les quatre fonctionnaires de police mis en cause, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Cette décision intervient alors que l’un des quatre policiers impliqués dans l’accident, qui se trouvait au volant au moment du drame et qui a été renvoyé en correctionnelle pour «homicide involontaire», doit être jugé les 6 et 7 juin prochains devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Les quatre policiers étaient soupçonnés d’avoir menti sur la vitesse de leur véhicule lors de la collision, en déclarant avoir respecté la limite de 50 km/heure. L’un d’eux avait été mis en examen en avril 2012. Ses trois collègues avaient été placés sous le statut de témoin assisté.
Pas d’appel

Dans un communiqué transmis à l’AFP, les avocats des parties civiles, Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, qui avaient déposé en 2010 une plainte à l’origine de cette procédure, ont annoncé qu’ils «prenaient acte» de cette décision, et précisé qu’ils ne feraient pas appel.

«Dans un souci d’apaisement et afin que ce ne soient pas les fonctionnaires de police de base qui paient le prix des choix idéologiques de leurs autorités de commandement, les parties civiles ont pris la décision de ne pas interjeter appel de l’ordonnance de non-lieu», ont-ils indiqué.

Selon les avocats, «la volonté des pouvoirs publics d’alors de nier toute infraction dans l’affaire est à l’origine du faux témoignage reproché au policier, lequel aurait été libre dans ses déclarations s’il avait été mis en cause comme les faits l’exigeaient».
Soirées d’affrontements

Le 25 novembre 2007, deux jeunes de 15 et 16 ans, Moushin et Lakamy, avaient perdu la vie dans cette commune du Val d’Oise après la collision accidentelle entre leur mini-moto et une voiture de police, déclenchant deux soirées d’affrontements avec les forces de l’ordre qui avaient essuyé des tirs d’armes à feu.

Selon un rapport d’expertise, le véhicule de police roulait à près de 64 km/h au moment de l’accident, au lieu des 50 km/h autorisés, et se trouvait en phase d’accélération.

Les deux adolescents circulaient sur une moto qui n’était pas destinée à la route, dépourvue de freins et d’éclairage, à une vitesse supérieure à la limite autorisée. Ils ne portaient pas de casque et n’avaient pas respecté une priorité à droite.

Le procès pour «homicide involontaire» du policier qui conduisait le véhicule, initialement prévu en juin 2012, avait été renvoyé à 2013 en attendant de connaître le résultat de l’instruction dans le volet «faux témoignage».

source : http://www.20minutes.fr/article/1119325/ynews1119325?xtor=RSS-176 Avec AFP

Mort d’Abdel après un contrôle policier à Aulnay : Pas d’enquête de l’IGS!!

Le parquet de Bobigny a ouvert, mercredi, une enquête pour « recherche des causes de la mort » après le décès mardi soir d’Abdel Ilah, 25 ans, lors d’un contrôle de police dans le hall d’un immeuble à Aulnay-sous-Bois. Toutefois, il n’y aura pas d’enquête ouverte par l’IGS, assure à FranceSoir une source proche du dossier. L’enquête ouverte par le parquet a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Une autopsie devrait être réalisée dans la journée.
Un « banal » contrôle d’identité

D’après les premiers éléments de l’enquête, mardi soir, vers 21 heures, Abdel Ilah se trouvait dans le hall d’un immeuble avec une dizaine de personnes, lorsqu’une patrouille de la Brigade anti-criminalité (Bac) a décidé d’effectuer un « banal » contrôle d’identité. Selon nos informations, Abdel Ilah était connu des services de police « pour des petits trafics de stupéfiant ». Le jeune homme aurait été « menotté » mais « sans aucune violence », assure le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert.
Abdel Ilah a été vraisemblablement victime d’un arrêt cardiaque au moment de ce contrôle. « Pendant l’attente et les vérifications, un des jeunes, qui a 25 ans, fait un malaise, les policiers lui font du bouche à bouche et les premiers soins puis appellent les pompiers », poursuit Christian Lambert. Les secours ont tenté durant plusieurs minutes de le réanimer. En vain.
Des problèmes cardiaque ( encore un !! mais comment fait la police pour que la plupart de ses victimes soit des cardiaques !! ?? )

À l’issue du contrôle de police, deux amis du jeune homme ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils ont indiqué aux enquêteurs que leur copain « avait des problèmes de santé ». « Il avait été à l’hôpital quelques heures plus tôt à cause de problèmes de palpitation », assure une source policière.

Le climat était tendu la nuit dernière autour de l’immeuble où les faits se sont déroulés. Des renforts de CRS devaient arriver mercredi matin dans la cité Balagny, où le calme régnait de nouveau. « C’est un malheureux accident. Les policiers ont effectués ce contrôle sans violence », assure Michel Marrec du syndicat Unité SGP Police. Et de poursuivre : « Après l’affaire de Clermont-Ferrand, ce décès tombe mal. » ça Tombe mal ? mais ils ont pas honte de parler comme ça ?? au moins ça révèle leur considération humaine. Ca commence à faire beaucoup de lapsus et de pseudo  » bavure »… et bien sûr on sait que c’est le genre d’événement qui échauffe les esprits … comme par hasard on attise un peu plus les violences à quelques mois de la présidentielle…

source ( article un peu revu par un admin du site) :http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/mort-apres-un-controle-policier-a-aulnay-pas-d-enquete-de-l-igs-172998.html?google_editors_picks=true

Plainte suite à la manif anti-Loppsi à Rennes

Heurts samedi place de la Mairie : une plainte déposée pour violence
Un jeune homme a déposé une plainte dimanche en fin d’après-midi pour violence volontaire, suite aux violents heurts qui se sont déroulés, samedi soir, place de la Mairie, entre des policiers et des manifestants contre la loi Loppsi 2.

Dans une interview diffusée sur France 3, le plaignant dit avoir été victime d’un tir de flash-ball à la tête ayant nécessité 13 points de suture. Il affirme qu’il passait sur la place par hasard. «Ça a chargé. J’ai entendu une première détonation et je me suis retrouvé à terre», témoigne t-il.

La police confirme qu’une plainte a bien été déposée, dimanche. Le parquet a décidé de confier l’enquête à la Surêté départementale du commissariat.

Leur presse (Ouest-France), 22 décembre 2010.