Emission ‘Frontline’ du 22 janvier 2016, invités : Famille Kraiker et Samir (MIB / DIP Social Klub)

Voici l’émission « Frontline » du 22 janvier 2016 avec la famille Kraiker de Pantin et Samir (MIB / DIP Social Klub).

- FB Comité de vigilance contre les violences policières à Pantin : http://www.facebook.com/CVCVPP93

- Conférence de presse suite aux violences policières du 26 décembre 2015 : http://www.facebook.com/CVCVPP93/videos/1721986054686642/?theater

Tracklist :

1) Bobby Womack « Across 110th street »
2) Ray Vendetta feat Iron Braydz « That gang »

Pour télécharger l’émission, cliquez droit et enregistrez sous ici : Frontline – 22 janvier 2016

Pour écouter l’émission :

http://lignedefront.free.fr/frontline_22janvier2016.mp3 Emission ‘Frontline’ du 22 janvier 2016, invités : Famille Kraiker et Samir (MIB / DIP Social Klub)

 

Source : http://www.bboykonsian.com/Emission-Frontline-du-22-janvier-2016-invites-Famille-Kraiker-et-Samir-MIB-DIP-Social-Klub_a3388.html

Violences policières à Pantin: COMMUNIQUE DE PRESSE du comité de Soutien:

Lundi 14 décembre 2015, à Pantin, dans le quartier Auger, Zahra Kraiker, 45 ans, mère de famille de 4 enfants et travailleuse sociale à la mairie de Paris, rentre de son travail aux alentours de 14 H 45.

Approchant de son domicile, elle aperçoit son fils Bilal, 18 ans, à genoux et hurlant de douleurs. Elle apprend ainsi de sa bouche que, suite à un contrôle d’identité, il vient de subir un passage à tabac et que les policiers l’ont abandonné sans soins sur le bitume. Touché aux testicules, sa mère le conduit aussitôt à l’hôpital pour qu’il puisse être hospitalisé d’urgence. Les examens médicaux révèlent l’écrasement d’un testicule avec formation d’un hématome, suite à un violent coup de genoux porté par un des policiers. Il est alors hospitalisé et opéré sur le champ dans la nuit du 14 au 15, à 3 heures du matin.
Le mardi 15 décembre, à sa sortie de l’hôpital à 18 heures, et comme le permet la loi, Bilal se rend avec ses parents pour porter plainte au commissariat de Pantin dont sont issus les policiers incriminés. Ils essuient un refus d’enregistrer la plainte et se voient forcés d’aller porter plainte dans un commissariat du 19ème arrondissement.
15 jours après, le 26 décembre 2015, Zahra Kraiker est dans son appartement lorsqu’elle entend une forte déflagration venant de l’extérieur. Inquiète, elle regarde par la fenêtre et demande aux jeunes présents au pied de l’immeuble ce qui a bien pu se passer. Les jeunes lui apprennent que son fils Bilal vient d’être arrêté, menotté et enfermé dans une voiture de police.
Prise de panique au regard notamment de l’état de santé de son fils, pieds nus, elle descend au bas de l’immeuble pour s’enquérir d’elle-même de ce qu’on vient de lui apprendre. Malgré ses demandes réitérées cordialement pour connaître les motifs de son arrestation, elle est prise à partie par les policiers et la passent aussi à tabac en l’aspergeant de gaz lacrymogène.
Wassil, un de ses fils âgé de 15 ans et demi, arrivant sur les lieux, assiste traumatisé au tabassage de sa mère. Alors qu’il leur demande d’arrêter, il se voit subir à son tour un passage à tabac.
Depuis, Wassil et Bilal, ainsi que 4 autres jeunes mineurs, ont été placés en garde à vue.
Dans le contexte actuel de multiplications des abus policiers, au moment où l’expression d’une parole raciste se libère ouvertement, face à cette situation tragique qui vient injustement frapper une famille qui vivait jusque-là tranquille, honorablement et sans aucun problème à Pantin, alors que des rumeurs courent déjà pour salir la réputation et la dignité d’une femme qui n’a rien à se reprocher, la famille Kraiker organise une conférence de presse le Mercredi 30 décembre 2015, au 21 rue Auger à Pantin, à 16 heures, afin d’informer en détails des événements survenus et annoncer la création d’un Comité de soutien des Amis de la famille Kraiker afin que vérité et justice soient faites quant aux préjudices qu’ils viennent de subir à vie.

Pas de justice pas de paix.

Pantin ( 93 ) : un contrôle d’identité dégénère, une mère porte plainte pour violences policières

 

Une mère de famille a été blessée et s’est vue prescrire dix jours d’interruption temporaire de travail, samedi 26 décembre, après avoir tenté de s’opposer à l’interpellation de ses deux fils, âgés de 18 et 15 ans à Pantin, en Seine-Saint-Denis. L’interpellation a été filmée par une voisine. Devant ces images, Zahra Kraiker, la mère de famille, du mal à retenir sa colère. « Regardez comment ils frappent. Je sépare mon fils parce qu’ils sont en train de le massacrer. On m’a gazé. On m’a mis au sol« , explique-t-elle.

« Elle a eu peur pour son enfant. Et eux, ils se sont comportés comme des animaux, comme si on était des ennemis », fustige son frère, Nordine Isnasni, conseiller municipal à Nanterre et fondateur du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB), joint dimanche après-midi par francetv info.

Les deux fils toujours en garde à vue dimanche soir

À l’hôpital de Bondy, les médecins ont constaté une entorse au doigt, et diverses contusions, notamment au dos et au coude. Ni elle ni son mari ne comprennent pourquoi leurs fils ont été interpelés, et étaient toujours en garde à vue dimanche soir.

Source : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/pantin-un-controle-d-identite-derape-une-mere-de-famille-violentee_1241673.html

Un jeune tué par la police à Pantin.

Légitime défense, selon les autorités.

Au pied du 51 de l’immeuble du parc des Courtillières, une cité à cheval entre Pantin et Aubervilliers (Seine-Saint- Denis), le corps d’un homme. Celui de Lionel O., abattu vers 19h30,  le 26 Janvier 1999 par des balles policières. A l’origine, une patrouille de l’Unité mobile spécialisée (UMS). D’ordinaire, les rondes se font en voiture. Hier, non. C’est à pied que quatre policiers ont longé le «serpentin», l’immeuble bleu qui court dans la cité. Selon la version policière, les forces de l’ordre s’apprêtaient à faire un contrôle d’identité. Refus de deux jeunes hommes, Lionel et son frère. Qui, soudain, se seraient mis à courir. Dans sa fuite, le premier aurait sorti un fusil à pompe, se serait retourné une première fois en direction des agents de l’USM, aurait repris sa course, puis se serait retourné une seconde fois. C’est là, alors qu’il aurait enclenché une balle dans son fusil à pompe, que les policiers auraient tiré. Invoquant la légitime défense, les services de police précisent avoir donné un premier tir de sommation. Alerté aussitôt, le Samu tentera en vain de sauver Lionel O. pendant une demi heure. Il mourra dans l’ambulance.

A 22h, hier, le quartier était plongé dans le calme, et la colère contenue. A quelque six mètres du corps du jeune homme, un fusil à pompe. Et, autour, plusieurs inspecteurs de l’IGS, arrivés sur place une demi heure plus tôt.

Selon nos informations, Lionel O., 25 ans environ, a longtemps vécu aux Courtillières. Mais ses parents, très impliqués dans la vie locale et le bénévolat, avaient décidé il y a quelques années de quitter la ville pour s’installer en lointaine banlieue et soustraire ainsi leurs deux fils à cette cité. En vain, semble-t-il: les deux fréquentaient encore régulièrement ces Courtillières faits de plus de 5600 habitants, et où le taux de chômage avoisine les 15%, en bordure du périphérique.

Le drame d’hier soir fait en tout cas suite à plusieurs incidents rapprochés. Il y a quelques jours, d’abord, ce sont des cocktails Molotov qui ont explosé aux abords du collège Jean-Jaurès, au nord de la cité. Des incidents qui auraient justifié les patrouilles de l’Unité mobile spécialisée. Mardi, ensuite, c’est un jeune homme du quartier, plus ou moins soupçonné d’être impliqué dans un vol de bijouterie à la Courneuve voisine, qui a été tabassé dans une épicerie de la cité. Un témoin,médiateur de son état, raconte: «Les policiers de la BAC ont demandé à l’épicier de fermer sa boutique. Ils tabassaient le jeune. Je leur ai demandé à ce qu’il soit hospitalisé. Ils m’ont envoyé balader. Ils ne pensaient qu’à nettoyer la boutique. Lui était en sang».

Alors, hier soir, une femme a crié sa colère: «Nos enfants sont en train de tomber. C’est l’hécatombe. Nos enfants meurent jour après jour». Au loin, un garçon montait dans sa voiture. Le frère de Lionel. Qui voulait se rendre chez ses parents, pour leur apprendre la mort de leur fils.

( source : libération )