Mort de Lahoucine : Deux ans et toujours pas de changement !

La police a assassiné le fils du mineur !

Pour se souvenir et rendre hommage !

Pour exiger vérité et justice !

Pour obliger la juge à organiser une reconstitution !

Manifestons le 14 mars 2015 à 14h30 au départ de la rue Lassigny à Montigny-en-Gohelle* (Fosse 7)
Covoiturage depuis Lille : 13h15 devant l’Insoumise

DEUX ANS ET TOUJOURS PAS DE CHANGEMENT !
Le 28 mars 2013, à Montigny-en-Gohelle (62), Lahoucine Ait Omghar est tué dans sa rue de 5 balles par la police. C’est le troisième jeune de ce quartier abattu par des policiers. Comme d’habitude, les flics se cachent derrière la légitime défense et les médias salissent la mémoire des victimes, alors qu’une fois encore, un jeune issu d’un quartier populaire est assassiné. Comme toujours, les familles restent seules face au silence de la justice et de l’État.

Le jeudi 19 mars aura lieu une décision importante concernant le dossier de Lahoucine. En effet la juge d’instruction a refusé une reconstitution et veut clôturer le dossier, alors que dans presque tous les cas quand il y a homicide, il y a reconstitution.

Pourquoi ce refus ? Y a-t-il quelque chose à cacher ?

Pour soutenir la famille et pour montrer que nous exigeons la vérité sur la mort de Lahoucine, soyons nombreux et nombreuses !

Et n’oublions pas les autres tombés aussi sous les coups et les balles de la police :

Riad Hamlaoui (2000, Lille)

Hakim Djelassi (2009, Lille)

Ali Ziri (2009, Argentueil)

Wissam Al Yamni (2012, Clermont Ferrand)

Amine Bentounsi (2012, Noisy-le-Sec)

Rémi Fraisse (2014, Sivens)

Bertrand Nzohabonayo (2014, Joué-les-Tours)

Pour plus d’infos:

http://labrique.net/numeros/numero-35-avril-mai-2013/article/la-p…

https://linsoumiselille.wordpress.com/2013/06/15/rencontrediscuss…

Source : https://luttennord.wordpress.com/2015/03/09/mort-de-lahoucine-deux-ans-et-toujours-pas-de-changement/

Interpellation mortelle de Lahoucine en 2012 à Montigny-en-Gohelle : une marche le samedi 14 mars

L’an dernier, le collectif Urgence notre police assassine et les proches de Lahoucine avaient manifesté devant le tribunal de Béthune pour dénoncer le fait que la juge d’instruction ait parlé de légitime défense des policiers.
L’interpellation de Lahoucine avait viré au drame et il était décédé sous les balles des policiers cambrésiens il y a deux ans.
Les proches de la victime organisent une marche le 14 mars pour réclamer une reconstitution.

1. Rappel des faits. Le 28 mars 2013, une tentative d’extorsion sous la menace de ciseaux est perpétrée dans un hôtel de Cambrai. Les policiers cambrésiens sont alertés et mènent l’enquête. Le principal suspect habite Montigny-en-Gohelle, dans le quartier de la Plaine du 7. Les fonctionnaires cambrésiens s’y présentent pour l’interpeller. Mais l’arrestation tourne au drame. Lahoucine Ait Omghar, 26 ans, est tué d’une balle au niveau du foie. Dès lors, les versions divergent. Les policiers assureront avoir usé de légitime défense, le jeune homme ayant selon eux poignardé l’un d’eux avec des ciseaux, touchant uniquement le gilet pare-balles. Des personnes se présentant comme des témoins, elles, estimeront que le Montignynois n’avait en aucun cas provoqué les fonctionnaires.

2. Les démarches de ses proches. Après quelques violences urbaines le jour du drame, le calme était revenu le lendemain pour laisser place à une marche blanche en hommage à Lahoucine, avec 300 personnes. À sa mémoire, mais aussi pour « dénoncer l’impunité policière », mot d’ordre incarné par le collectif parisien à l’initiative de la marche : Urgence notre police assassine. Il avait également coorganisé une manifestation un an plus tard, à Béthune cette fois, avec 120 personnes qui avaient marché de la Grand-Place au tribunal avec pancartes, banderoles et T-shirts avec la photo de la victime. « Pas de justice, pas de paix, justice pour Lahoucine » scandaient-ils. Une manifestation pour dénoncer la lenteur de l’instruction selon eux, mais aussi l’issue que pressentaient les proches de Lahoucine. « Sa famille a rencontré la juge d’instruction qui lui a répondu N’attendez rien, ces policiers étaient en légitime défense », dénonçait la porte-parole. « Cette affaire a été ouverte au criminel il n’y a guère plus d’un an, rappelait le procureur Peyroux en mai 2014. La fin de l’instruction est imminente . »

3. Les raisons de la marche samedi prochain. Depuis quelques jours, les proches de Lahoucine tractent sur les marchés du secteur pour attirer le plus de monde possible à la marche qu’ils organisent samedi 14 mars (lire ci-dessous). « La juge d’instruction est restée sur ses positions et nous refuse la reconstitution que nous demandons, explique le frère de la victime, Hamid. Nous avons fait appel pour essayer d’en obtenir une, l’audience a lieu le 19 mars à Douai. C’est du 50-50, peut-être que cela débouchera quand même sur la légitime défense, on ne sait pas. Mais tout ce qu’on demande, c’est une information judiciaire complète et équitable. »

AUDREY HALFORD
source : http://m.lavoixdunord.fr/region/interpellation-mortelle-de-lahoucine-en-2012-a-ia34b0n2693673

(Montigny-en-Gohelle) Marche silencieuse en hommage à Lahoucine Aït Omghar, tué par des policiers au cours de son interpellation

Ce vendredi après-midi, famille, amis et anonymes se sont retrouvés pour une marche silencieuse en hommage à Lahoucine Aït Omghar 25 ans tué par des policiers.

Entre 400 et 500 personnes se sont retrouvés ce vendredi après-midi rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle, près du domicile de Lahoucine Aït Omghar, mort ce jeudi au cours de son interpellation par des policiers. Ils se sont rendus jusqu’au commissariat d’Hénin-Beaumont. Une façon de protester contre la « réaction disproportionnée », selon la famille, des policiers qui ont tiré sur l’homme de 25 ans.

Ce vendredi, le Parquet a confirmé que les policiers avaient bien tiré plusieurs balles mais une seule a provoqué la mort (dans le foie). L’Inspection générale de la police nationale (IGPN = police des polices) a été saisie par le parquet de Béthune.

De son côté la famille a affirmé avoir contacté Maître Dupond-Moretti pour sa défense et veut porter plainte contre les policiers. Trois des quatre policiers ont repris le travail ce vendredi.

source : http://nord-pas-de-calais.france3.fr/2013/03/29/montigny-en-gohelle-marche-silencieuse-en-hommage-lahoucine-ait-omghar-tue-par-des-policiers-au-cours-de-son-interpellation-225347.html

( Pas-de-Calais/ 28 Mars 2013) : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) après une tentative d’extorsion dans un hôtel, et un policier a été blessé, a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

«Cela s’est mal passé», a indiqué à l’AFP une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre.

Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

L’homme tué avait une condamnation à son casier judiciaire pour détention de stupéfiants.

Une quarantaine de jeunes s’étaient rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste de l’AFP.

sohttp://www.liberation.fr/societe/2013/03/28/pas-de-calais-un-homme-tue-par-un-policier-lors-de-son-interpellation_891975