Marche Action 4 et 5 juin

Quartier populaires#Nuit debout Convergence des luttes !

Nous,#Nuit Debout et Habitant-e-s des Quartiers populaires appelons à une Marche Action dans les Quartiers populaires

Venez nombreux !

Départ Samedi 4 juin Rdv à 17h République – Paris Action Dim. 5 juin 10h à Porte des Lilas,avec HK

Un vent de contestation souffle aujourd’hui sur la France !

Un vent porteur d’idées nouvelles, solidaires et fraternelles. La convergence des luttes s’opère, chaque jour, un peu plus, sous nos yeux, et #Nuit Debout en est un des plus beaux symboles.

Un mouvement aux mille visages, inédit et déstabilisant pour les soutien d’un système déshumanisé et déshumanisant, inégalitaire.

Nous, habitants des quartiers populaires, nous en avons assez du bla bla !

Pour nous aussi, dans nos villes et nos quartiers, la lutte se mène chaque jour sur le terrain, quand il s’agit de porter solidarité à des familles expulsées de leur logement ou menacées.

Pour résister à la spéculation immobilière, aux violences policières,

au racisme, au sexisme, à la pauvreté, à toutes les formes de discrimination.

Au nom de nos valeurs communes, nous nous mobilisons pour soutenir la lutte des ouvrier-e-s contre la casse de leur outil de travail et des acquis sociaux, des paysan-e-s faisant face à des projets industriels illégitimes, des précaires de plus en plus précaires, des sans papiers, des réfugiés, des mal logés, des femmes…

Mais aussi,nous sommes aux côtés des infirmier-e-s, des enseignant-e-s, des postier-e-s,des cheminot-e-s, des routier-e-s et plus largement de ceux et celles qui voient chaque jour les libertés fondamentales, les droits, la protection sociale ou les services publics attaqués et mis en cause.

Notre idée reste toujours la même ! Soutenons nous les uns les autres !

Mobilisons nous les uns pour les autres ! Veillons les uns sur les autres, contre cette oppression écrasante que nous imposent les plus riches, les banques, les spéculateurs, les faiseurs de guerre, de répression, d’inégalités sociale, d’injustices.

Nous, #Nuit debout et Habitant-e-s des Quartiers populaires, nous sommes en lutte depuis longtemps !

Nous ne sommes pas en reste !

Aujourd’hui, nous vous appelons à marcher, tous ensemble, à déboucher sur des actions concrètes et emporter des victoires !

Départ Samedi 4 juin Rdv à 17h République – Paris

Pour nous rendre aux amandiers dans le 20e et soutenir le Comité vérité et

justice pour Lamine Dieng, puis nous irons aux Lilas pour la lutte des salariés

d’une blanchisserie

Action Dim. 5 juin 10h à Porte des Lilas,

avec HK

Pour aller rencontrer dans le quartier des Fougères les travailleur-se-s du

nettoyage dans les HLM en lutte durant 4 mois soutenus par les locataires de

Pour rejoindre les habitants de la cité Gagarine, à Romainville, en lutte contre

les expulsions, la démolition de leur école et de leur quartier :

Nous restons ouvert pour les étapes qui se trouveront sur notre parcours

Luttons, debout, tous ensemble, on ne lâche rien!

1er signataires : Comité DAL SPOUTNIK Gagarine, com Banlieue Debout/Quartiers

populaires Debout, Ciné-lutte, DAL, HK et les Saltimbanks, Collectif Justice et vérité

pour Ali Ziri, Collectif Urgence notre police assassine, UJFP, Emancipation tendance

intersyndicale, Droits devant !, Revue Vacarme, Comité de soutien des grévistes du

Contact.marche.clnd@riseup.net

Prochains rdvs de soutien a des proches de victimes de la police à paris et ailleurs :

5 juin : Concert de soutien à la famille de Morad Touat à Marseille.

Repas sur place à prix libre dès 19h. Salle « Dar La Mifa » au 127 rue d’Aubagne.
Concerts à prix libre dès 21h.

A paris, projection « Qui est Lamine Dieng »- par le Collectif Faty Koumba à la Maison des associations-1-3 rue Frederick lemaitre- m°Jourdain- de 18h à 22h- entrée libre-

Vendredi 12 juin à partir de 20 h 30 : 6ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri : Rassemblement Esplanade Europe, sur la Dalle,
à côté de la gare du Val d’Argenteuil

20 Juin : Commémoration Lamine Dieng-8 ans déjà/ RDV à partir de 14h au 58 rue des Amandiers- Paris 20e- M°père Lachaise

11 Juillet: Journée- concert de soutien aux prisonniers de villiers-le bel et à des familles de victimes de crimes policiers- à la parole errante ( montreuil )

CONTACT POUR TENIR AU COURANT D’AUTRES MOBILISATIONS ou pour recevoir des infos:

soutien-contre-les-crimes-policiers@googlegroups.com

 

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SOYONS NOMBREUX !! et faites tourner l’info!

Samedi 30 Mai à Saint-Quentin: une marche en mémoire d’Amadou Koumé

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À l’origine prévue le samedi 23 mai, la marche en hommage à Amadou Koumé aura finalement lieu une semaine plus tard, le samedi 30 mai. « Ça tombait pendant les fêtes du Bouffon, et on ne veut pas gâcher la fête », précise la sœur de la victime. Pour les autorités, ce double événement aurait potentiellement entraîné des difficultés pour gérer la foule.

Si la date change, les lieux, les horaires et le but de cette marche restent les mêmes. En plus de rendre hommage à ce Saint-Quentinois de 33 ans, décédé dans la nuit du 5 au 6 mars dans un commissariat parisien, ses proches demandent « que justice soit faite », «plus de transparence » et « la nomination d’un juge d’instruction ». Le cortège démarrera à 14 heures du domicile familial de la rue Gustave-Eiffel et se rendra devant les grilles de la sous-préfecture.

Les conditions de la mort d’Amadou Koumé, originaire du quartier Europe, restent encore mystérieuses. Il avait été interpellé alors qu’il errait près de la gare du Nord « tenant des propos incohérents », selon une source judiciaire. Amorphe à son arrivée au commissariat du Xe arrondissement, il est décédé quelques minutes plus tard. Ses proches ont décidé de porter plainte contre X pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et pour « abstention de porter assistance à une personne en péril ». L’enquête a été confiée à l’IGPN, « la police des polices »

SOURCE : http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-la-marche-pour-amadou-koume-decalee-au-30-mai-ia44b0n215864

Sur la mort d’Abdelilah El Jabri ( mort suite a un contrôle de police à Aulnay )

Marche en hommage à Abdelilah El Jabri mort entre les mains de la police
( en date du 13 janvier 2012 )

Ils étaient environ 500. Des proches, des élus, des membres d’associations ou simplement des habitants de la cité d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, où le jeune Abdelilah, 25 ans, est décédé mardi soir d’une crise cardiaque lors d’une opération de police dans un hall d’immeuble.

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Ils ont marché dans le calme de la mosquée d’Aulnay-sous-Bois jusqu’à la cité Balagny, où résidait la victime et où s’est déroulé le drame. « C’était un gars toujours souriant (…) on ne saura jamais ce qui s’est passé mais, s’il vous plaît, les gars, le calme, le calme », a répété au micro Mourad, cousin germain de la victime, devant le cortège arrêté au pied de l’immeuble où les faits se sont déroulés.

Dans ce quartier réputé plutôt calme, la situation était en effet tendue mardi et mercredi soir, avec un déploiement important de CRS. « Peut-être qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment, nous la famille on n’en veut à personne, on veut le retour au calme et qu’il repose en paix », a expliqué Rachid, demi-frère d’Abdelilah. Demandant aux médias, présents en petit nombre vendredi, de « ne pas raconter n’importe quoi » au sujet de son cousin, Mourad a rappelé qu’Abdelilah était « un mec tranquille, qui s’est toujours occupé de son père atteint de la maladie d’Alzheimer ».

(…) Les deux jeunes interpellés mardi soir en compagnie de la victime pour détention de stupéfiant ont été remis en liberté jeudi à l’issue de leur garde à vue. Le parquet de Bobigny a annoncé qu’il seront convoqués devant le tribunal « dans un délai rapproché ».

Leur presse (LeParisien.fr), 13 janvier 2012.

(…) Durant deux nuits, des incendies ont mis à l’épreuve les forces de l’ordre. Ces incidents, peu nombreux et contenus, se sont toutefois étendus dans la nuit de mercredi à des quartiers voisins : à la Rose-des-Vents, aux Gros-Saule, à Europe et aux Beaudottes à Sevran où deux voitures ont brûlé. Le bilan se limite à plusieurs incendies, de voitures et de poubelles, qui se sont accompagnés de quelques arrestations. Deux personnes, avenue Paul-Cézanne, ont été interpellées alors qu’elles tentaient de siphonner l’essence d’un poids lourd avec une pompe électrique. Des bidons d’essence se trouvaient dans une Twingo volée. Quatre autres jeunes ont été arrêtés après des jets de mortier sur les forces de l’ordre, rue Eugène-Delacroix. Bien peu d’incidents, en somme, pour cette nuit placée sous très haute surveillance. En plus de l’hélicoptère, trois compagnies de CRS et une autre de gendarmes mobiles étaient réunies, soit plus de 300 hommes.

Cette présence a parfois soulevé des questions parmi la population. « Comment interpréter la venue d’autant de forces de l’ordre, ça veut dire quoi ? Est-ce que ça n’ajoute pas aux tensions ? » s’interrogeaient des trentenaires, à pied d’œuvre en soirée pour dialoguer avec les jeunes de la ville. Hier soir, près de 80 personnes (médiateurs, élus, agents municipaux) étaient de nouveau mobilisées pour tourner dans les cités du nord d’Aulnay, instaurer le dialogue, désamorcer les frictions entre jeunes et forces de l’ordre, mais aussi rétablir l’éclairage public dans certains quartiers, plongés dans le noir durant les nuits précédentes.

Leur presse (LeParisien.fr), 13 janvier 2012.
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[Aulnay-sous-Bois] Flics, porcs, assassins !
Posted on 13 janvier 2012 by juralib

« On n’est pas des animaux, on est des enfants de la France », répète toutes les deux minutes Jamel, un « enfant d’Aulnay ». La quarantaine bien entamée, il a grandi dans la cité « plutôt calme » de Balagny, à Aulnay-sous-Bois, où un jeune homme de 25 ans est décédé hier soir vraisemblablement d’une crise cardiaque lors d’un contrôle de police dans un hall d’immeuble.

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Le 11 janvier, dans la cité de Balagny, à Aulnay-sous-Bois.

Ce matin, en apprenant la mort du «petit frère», Jamel a rappliqué aussi sec « pour comprendre ce qui s’est passé » et soutenir la famille.

Selon les premiers résultats de l’autopsie, le jeune homme souffrait d’une malformation cardiaque. D’après le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, le jeune homme a été « menotté » pendant le contrôle, mais « sans aucune violence ». Les policiers lui ont prodigué de premiers soins et ont appelé les pompiers, mais ces derniers n’ont pas réussi à le réanimer, selon des sources policières interrogées par l’AFP.

Une polaire bleue « Aulnay, une ville sport » sur le dos, Jamel est « révolté ». Selon lui, « le maire [Gérard Ségura, PS, ndlr] n’a même pas pris la peine de se déplacer dans la cité pour parler aux jeunes ou au moins pour rendre visite à la famille endeuillée ».

Un autre habitant de la cité, 24 ans, le visage blafard de ceux qui ont peu dormi : « Ah mais ça, si la victime avait eu un prénom bien français, genre Marcel ou Philippe, cela ne se serait pas passé comme cela. Sarko et Fillon seraient déjà là, la victime aurait eu droit à des funérailles en fanfare avec retransmission à la télévision. »

Si rien ne permet de conclure à la responsablilité de la police dans le décès, cet épisode renforce encore la tension entre jeunes et policiers.

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Au pied de l’immeuble où se sont déroulés les faits, ils sont une quinzaine à refaire le film de la soirée. Hier soir, vers 20 heures, « les cow-boys de la BAC » ont débarqué pour un contrôle de stup. « En civil mais on les reconnaît avec leur Ford focus bleue. Faut les voir nous parler, je vous jure », raconte l’un d’eux.

« À partir du moment où t’es jeune, pour eux, t’es une racaille. Ils parlent mal, sans respect, comme si on était des chiens. Ils nous traitent de fils de pute. Quand on reste tranquille, posés sur le muret ou dans un hall, ils nous cherchent. Leur phrase favorite, c’est : alors vous nous provoquez pas aujourd’hui ? »

Imad, 25 ans, était très ami avec la victime : « On a passé la journée ensemble, il allait très bien, pas de vertige ou quoi que ce soit, il était en forme. » Emmitouflé dans une doudoune blanche et noire, le visage fermé, il est atterré des rumeurs qui circulent. « À la télé, ils disent qu’il a eu un malaise cardiaque parce qu’il a pris du viagra et qu’il avait une mauvaise santé, on salit sa mémoire. La vérité, ce n’est pas celle là. Les flics sont arrivés comme des ninjas, comme si c’était Bagdad ici. Au lieu de faire un contrôle tranquille, ils l’ont plaqué contre le sol, comme un malpropre. Il en est mort. »

(…)

Leur presse (Marie Piquemal, Libération, 11 janvier 2012)

(…) À Baligny, l’explication médicale de la mort du jeune homme n’a pas apaisé les esprits. « Il faut dire la vérité ! Abdel, c’est comme tout le monde ici, il est contrôlé en permanence par la BAC. Une fois, deux fois, trois fois par jour ! Alors, ne me faites pas croire qu’un simple contrôle aurait provoqué son problème de cœur ! », s’emporte Djamel, 43 ans, un ancien du quartier venu montrer son soutien à la famille. (…)

Leur presse (Arthur Frayer, lemonde.fr, 11 janvier 2012)

« Ça va péter. » Un habitant de la cité Balagny à Aulnay-sous-Bois a prévenu, plus tôt dans la journée ce mercredi, qu’il avait du mal à tenir les jeunes du quartier après la mort d’un des leurs, mardi soir, au cours d’une interpellation. Une soixantaine d’entre eux se sont réunis, en début de soirée, au centre de la cité, autour de laquelle se sont positionnée les forces de l’ordre.

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Une quinzaine de fourgons de CRS a pris place autour de la cité plongée dans le noir, le transformateur de l’éclairage public ayant brûlé la nuit précédente, selon notre journaliste sur place. Aucun incident n’est à signaler, seules quelques invectives émanent du groupe à l’adresse des policiers.

Leur presse (20minutes.fr, 11 janvier 2012)

Quatre personnes ont été interpellées après les incidents qui se sont déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi, dans plusieurs cités d’Aulnay-sous-Bois, après la mort d’un jeune homme de 25 ans, au cours d’un contrôle de police mardi.

Des incidents (tirs d’engins pyrotechniques et feux de poubelles), bien que l’autopsie a établi qu’il n’avait subi aucune violence et qu’il souffrait d’une malformation cardiaque. Il y a eu « quatre interpellations après de gros pétards » qui ont sauté mais qui n’ont pas fait de blessés, a expliqué la préfecture.

Vers 23 heures, deux poubelles ont été incendiées, mais le feu a été très rapidement éteint par les pompiers. Mercredi soir, un calme précaire régnait dans la cité Balagny d’Aulnay-sous-Bois, composée de petits immeubles de brique rouge. Un important dispositif policier était en place, mais en retrait, alors que des groupes de jeunes sont restés rassemblés au pied de la cité jusque vers 1 heure du matin. (…)

Leur presse (LeParisien.fr, 12 janvier 2012)

Des incidents se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à la suite de la mort d’un jeune, mardi, au cours d’un contrôle de police. (…) la soirée a été marquée par des incendies dans plusieurs quartiers de la ville, à la cité Balagny, d’où le jeune homme était originaire, à la cité des Etangs et à la Rose-des-Vents.

Les forces de l’ordre ont été la cible de tirs de mortier de feu d’artifices. Vers minuit, les policiers étaient encore nombreux à Aulnay, déblayant la chaussée des restes de poubelles brûlées.

(…)

Ce drame a alimenté tristesse et colère dans ce quartier de petits immeubles de brique d’ordinaire très calme, rebaptisé même par les plus jeunes « la cité de l’ennui ». « Les policiers mettent trop la pression aux jeunes, tout ça parce qu’ils sont dans les halls et qu’ils fument parfois un joint… Moi, je les ai déjà vu caler (NDLR : immobiliser) quelqu’un au sol, ils y vont fort », lâche une femme de 26 ans, « choquée » par la mort d’Abdel, « garçon calme et gentil », qui « travaillait de temps en temps ». Sur la placette centrale, des anciens sont réunis, la mine sombre. Certains ont vu la tentative de réanimation derrière « une rangée de 20 ou 30 policiers ». « Personne ne s’est soucié d’emmener la famille à l’hôpital », proteste l’un d’eux.

(…)

Leur presse (LeParisien.fr, 12 janvier 2012)

Merci a https://juralib.noblogs.org/