( Pas-de-Calais/ 28 Mars 2013) : un homme tué par un policier lors de son interpellation

Un homme de 26 ans a été tué par un policier jeudi en fin de matinée lors de son interpellation à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais) après une tentative d’extorsion dans un hôtel, et un policier a été blessé, a-t-on appris de source judiciaire.

L’homme était recherché par la police après avoir tenté jeudi matin, muni d’une paire de ciseaux, d’extorquer de l’argent à la gérante d’un hôtel de Fontaine-Notre-Dame, près de Cambrai (Nord), où il avait passé la nuit. Il avait ensuite pris la fuite en voiture.

Vers 11H30, une patrouille de quatre policiers s’est rendue au domicile du suspect, identifié grâce à sa voiture, pour l’interpeller.

«Cela s’est mal passé», a indiqué à l’AFP une source judiciaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect se serait précipité sur l’un des policiers qui aurait alors ouvert le feu en direction de ses jambes. Le suspect est revenu à la charge, frappant le policier au thorax avant que celui-ci ne tombe à terre.

Un de ses collègues aurait alors ouvert le feu en direction du suspect, l’atteignant à l’abdomen. L’homme est mort sur place.

Les jours du policier blessé ne sont pas en danger, a-t-on indiqué de même source.

L’homme tué avait une condamnation à son casier judiciaire pour détention de stupéfiants.

Une quarantaine de jeunes s’étaient rassemblés en début d’après-midi dans le quartier où la victime est décédée, certains lançant des pierres en direction des policiers qui ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste de l’AFP.

sohttp://www.liberation.fr/societe/2013/03/28/pas-de-calais-un-homme-tue-par-un-policier-lors-de-son-interpellation_891975

LILLE / WAZEMMES : Y a-t-il eu violence policière lors d’une perquisition lundi matin ?

Publié le mercredi 20 juin 2012 à 06h00

Drifa El Messaoudi Asrih a reçu un coup au visage, mais comment ? Sur cette question, les versions divergent.

Que s’est-il passé lundi à 6 h lors d’une perquisition dans le cadre d’une affaire de stupéfiants ? Une dame dit avoir été frappée et ne pas avoir pu déposer plainte. La police dément catégoriquement.

LAURIE MONIEZ ET MARIE GOUDESEUNE > lille@nordeclair.fr
Lundi 18 juin, 6 h : plus de 150 fonctionnaires de police sont déployés dans les quartiers de Wazemmes et Moulins pour tenter de démanteler un trafic de stupéfiants (lire en page 8). Plusieurs personnes doivent être interpellées, dont l’un des fils de Drifa El Messaoudi Asrih. La police débarque donc chez cette mère de famille d’origine marocaine dans l’immeuble Fombelle, rue de Bailleul à Wazemmes. Âgée de 60 ans, cette femme héberge encore deux de ses six enfants. Dont Ali, 24 ans, suspecté d’être lourdement impliqué dans le trafic de stupéfiants.
Le dispositif est d’envergure, comme l’explique une source policière : « Nous avons affaire à un trafic de grande ampleur et notre intervention est le résultat d’une enquête qui a duré huit à neuf mois. Les individus recherchés sont censés être armés, c’est pourquoi nous sommes accompagnés du GIPN pour une sécurité maximale. » Comme souvent dans ce type d’intervention, la porte d’entrée est défoncée « de façon à entrer le plus rapidement et pour que l’individu n’ait pas le temps de s’enfuir », détaille un policier.

Que s’est-il passé exactement, ce matin-là, dans l’appartement de Drifa ? C’est sur ce point que les versions divergent. La dame raconte qu’en entendant la police défoncer sa porte d’entrée, elle se lève de son matelas posé au sol. « J’ai dit que mon fils n’était pas là, explique Drifa.

Ils m’ont dit de rester à genoux mais je leur ai dit que j’étais malade et ils m’ont donné un coup de barre de fer métallique. » Drifa ôte son voile pour laisser apparaître les traces d’un coup porté sur son visage. « Qu’ils fassent une perquisition, d’accord, c’est leur boulot.
Mais frapper une femme qui n’y est pour rien et qui vient de perdre son mari, non ! »

« On s’est mal compris »
La police, de son côté, confirme qu’il y a eu une « intervention musclée » : « Mais ce n’est sûrement pas un policier qui a frappé cette dame. C’était une opération suivie de très près, avec beaucoup de fonctionnaires : il n’y avait pas de raison de la violenter » , selon un policier. Pour un commissaire, l’affaire est claire : « Les fonctionnaires ont dû défoncer la porte et cette dame se l’est prise en pleine figure. » Lui n’hésite pas à dénoncer, à travers les accusations de la dame, une « manoeuvre pour faire capoter l’opération » .

Cardiaque, la veuve aurait demandé aux policiers d’appeler une ambulance. Sa voisine du dessus, Véronique, raconte : « J’ai entendu crier « Police » à 6 h 10. Quelques minutes après, j’ai entendu hurler Mme Asrih. » C’est finalement la voisine du 3e étage, Latifa, qui emmène Drifa au CHR. Aux consultations médico-judiciaires, l’équipe relève « un volumineux hématome frontal de 8 cm sur 7 et excoriation nasale de 1,5 cm sur 1 ». La dame repart avec une journée d’incapacité totale de travail (ITT) et des hématomes sur toute la partie supérieure du visage. Une blessure d’autant plus impressionnante que Drifa prend, pour le coeur, des médicaments qui fluidifient le sang : « Cela amplifie la taille des lésions, même si les coups ne sont pas très importants », a expliqué hier un médecin légiste.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dans la journée de lundi, la fille de Drifa El Messaoudi s’est rendue à l’hôtel de police pour porter plainte pour violence policière. Là aussi, les versions divergent. Malika Asrih affirme qu’elle est repartie bredouille : « Ils n’ont pas voulu prendre ma plainte. Ils m’ont dit d’écrire à la police des polices. » Un commissaire confirme que Malika Asrih est venue mais que « le dialogue a été compliqué : on s’est mal compris. Il n’y a pas de raison que sa plainte ne soit pas prise. » Hier soir, Drifa El Messaoudi Asrih est donc retournée à l’hôtel de police, cette fois, sa plainte a été enregistrée.

Source : nord eclair

COPWATCH : Communiqué de presse lillois-es

Que 1000 indymédia Paris naissent
Soyons tous des copwatchers !
Nous avons appris dans l’après midi du 23 décembre 2010 la plainte du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux contre la diffusion des policiers en civil en photo. Comme cadeau de noël, quoi de plus beau. Brice Hortefeux est -il encore ministre de l’intérieur ou soutient-il les actes violents et mensongers de certains policiers. En tout cas, il aura fallut qu’Alliance fasse un vœu pour qu’Hortefeux l’exauce. Un piège a été tendu et c’est tout le ministère de l’intérieure et alliance qui sautent pieds joints dedans. Après avoir fait autant de pub sur le copwatching, mode d’action maintenant criminalisé et consideré comme anti flics, c’est un effet de prolifération qui risque d’entrainer d’autres publications dans d’autres villes. De plus, le fait de porter plainte pour du vent sur un acte que nous avons le droit de faire est assez extraordinaire et mènera à une nouvelle défaite judiciaire pour les plaignants.

Pour rappel :

Voici la saisine numéro 2005-29 concernant les photographies

Avis de recommandations de la commission nationale de déontologie a la suite de la saisine le 23 mars 2005 par Mme Marie Christine Blandin, Sénatrice du Nord

Recommandations

Il parait opportun qu’il soit rappelé aux force d’intervention notamment aux Crs qu’elles doivent considérer comme normale l’attention que des citoyens peuvent porter à leur mode d’action , le fait pour les policier ou les crs d’êtres photographiés ou filmés durant leur intervention, ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques.

les journalistes et particuliers ont le droit de photographier et de diffuser des photos des forces de l’ordre si elles ne portent pas atteinte à la liberté de la personne ou au secret de l’instruction. Ces mêmes forces de l’ordre ne peuvent pas s’opposer à l’enregistrement de leur image ni confisquer les appareils ayant servi à cet enregistrement. Les seules exceptions sont les forces de l’ordre affectées dans des services d’intervention (Raid, GIGN, GIPN, BRI, sécurité du Président…), à la lutte anti-terrorisme ou au contre-espionnage, en vertu de l’arrêté du 27 juin 2008

Depuis 4 ans, à Lille des photos de policiers en civil sont diffusées de manière régulière. Depuis 4 ans, jamais une plainte n’a été recensée et depuis 4 ans, jamais un flic n’a été agressé. Visiblement, Paris est une enclave ou les fascistes peuvent tenir un colloque international sur l’islamisation mais ou la prise de policiers en photo dans l’exercixe de leur fonction est criminalisée.

En ces circonstances, il est impossible pour nous, en tous cas à Lille de cesser nos diffusions photographiques de policiers dans l’exercice de leur fonction ainsi que leur identification. Nous les accentueront. Lille tout comme Calais , Paris et d’autres villes de France ne tomberont pas sous le joug d’une police placée au rang de religion.

Que 1000 indymédia paris naissent

http://lille.indymedia.org/article23780.html

http://lille.indymedia.org/article23952.html

Des Lillois-es

Justice pour Hakim Djelassi

en date du 26 novembre 2009

Suite au décès brutal d’Hakim Djelassi, un lillois de nationalité Française, un collectif réunissant des proches du défunt, des associations et des citoyens de la ville, s’est mis en place. Hakim Djellassi, âgé de 31 ans, est mort le 26 septembre, deux jours après son interpellation par la police à Lille à son hôtel.

Personne ne sait réellement ce qui s’est passé durant le voyage mortel d’Hakim dans le fourgon de Police. Une marche pacifique a eu Lieu à Lille Mardi 29 septembre à 10h00 jusqu’au palais de justice de Lille. La famille a été reçu par l’adjoint du procureur : le parquet de Lille a précisé que l’autopsie ne permet pas d’identifier de causes évidentes de la mort. Et d’ajouter que l’examen exclut aussi la présence de « traumatismes internes ou externes » qui auraient pu entraîner le décès. Plus simplement, l’autopsie n’aurait pas révélé de coups (a fortiori donnés par les policiers) directement responsables du décès du jeune homme.

« C’est trop tôt pour le dire avec certitude », a précisé l’avocat de la famille, pour qui toutes les hypothèses restent ouvertes.

Que s’est-il réellement passé ? Trop de flou entoure les circonstances de ce drame. En effet, de nombreuses questions restent sans réponses et l’enquête ne devrait éluder aucune d’entre elle.

Les membres du collectif sont décidés à se battre aux côtés de la famille pour exiger que toute la lumière soit faite sur la mort d’Hakim. Le collectif considère que trop d’incohérences entourent l’enquête préliminaire et que ceci est de nature à compromettre sérieusement la véracité des faits.

Par ailleurs, le collectif dénonce la multiplication des homicides « excusables » dans un climat de contrôle social extrêmement tendu. Dans notre beau pays des « droits de l’homme ». Trop nombreuses sont les interpellations qui finissent par la mort d’êtres humains à qui l’on nie les droits les plus élémentaires : le premier d’entre eux, le droit à la vie !

Dans un contexte de délabrement social symptomatique d’une société à bout de souffle, les liens qui unissent les hommes entre eux se désagrègent inexorablement. Nous affirmons avec force que la justice n’appartient à aucune classe, « caste » ou catégorie d’individus et que l’on ne peut réduire ainsi la mort d’un être humain à un épiphénomène comme appartenant à l’ordre des choses. Personne ne peut l’accepter ! C’est insupportable !

A ce jour l’enquête est toujours en cours. Nous avons dans l’espoir que Justice soit rendue devant les juridictions compétentes et nous avons besoin de toutes et de tous sans exclusive.

http://collectif.justice.over-blog.com/

Contact : collectif.justice@yahoo.fr