Retour sur le procès du policier qui a assassiné Amine Bentounsi

 

Damien Saboudjan le policier qui a tué Amine Bentounsi sera jugé en appel du 6 au 10 mars 2017.

Du 11 au 15 janvier 2016 s’est déroulé à la Cour d’assises de Bobigny, le procès du policier responsable de la mort d’Amine Bentounsi, abattu d’une balle dans le dos en Avril 2012. 

C’est un fait presque historique qu’un flic soit jugé aux assisses mais comme vous avez pu ou pourrez le constater en lisant le résumé du procès c’est encore une mascarade qui nous est joué par la police et la justice française et de faux espoirs qui ont été fait à la famille. On peut d’autant plus parler de « fourberie » quand on voit le résultat, ce que demande le procureur face aux peines qui pourrait être requise pour ce genre de fait; et malgré tout l’appel sur la décision de justice qui est fait au final par le procureur….

Malgré cela la famille et surtout l’une des soeurs d’Amine Bentounsi continue sans relâche son combat qui consiste à dénoncer les crimes commis par la police  et à demander justice pour toutes les victimes de violences de la part de ces fonctionnaires.*

A lire  en PDF un résumé du procès jour par jour :  proc_s_D

Damien Saboudjan le policier qui a tué Amine Bentounsi sera jugé en appel du 6 au 10 mars 2017.

A lire aussi :

http://www.lecourrierdelatlas.com/1069107012016Ouverture-du-proces-aux-assises-du-policier-responsable-de-la-mort-d-Amine-Bentounsi.html

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/11/aux-assises-de-bobigny-derriere-le-proces-d-un-policier-le-debat-sur-l-usage-des-armes-par-les-forces-de-l-ordre_4844804_1653578.html

 

* via http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

Marseille: Un policier renvoyé aux assises pour le meurtre d’un ado de 19 ans

Un policier marseillais qui avait tué par balle un jeune de 19 ans dans une épicerie de nuit en 2013 a été renvoyé devant la cour d’assises pour y être jugé pour « meurtre ».

Dans un arrêt rendu le 17 février dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a rejeté la demande de ce gardien de la paix de requalifier les faits en homicide involontaire. ( RARE !! ) 

« Je suis parti en vol plané »

Le 14 février 2013 à minuit, le policier, Frédéric Herrour, qui n’était pas en service, avait eu une altercation dans une épicerie de nuit avenue Roger-Salengro avec Yassin Aibeche, 19 ans, élève sans histoires d’un lycée professionnel. Le fonctionnaire était en état d’ébriété.

L’altercation s’était prolongée dehors et le policier a tiré sur le jeune homme alors que celui-ci regagnait la voiture d’un ami, l’atteignant d’une balle à la fesse. Il était mort quelques heures plus tard d’un choc hémorragique.

Le policier a assuré lors de l’instruction avoir tiré accidentellement en chutant, à la suite d’un croc-en-jambe. « Je suis parti en vol plané, j’étais terrorisé, j’ai perdu toute maîtrise sur mon corps, j’ai serré les dents et fermé les yeux », a-t-il expliqué devant le juge.

Pas une situation de « légitime défense »

Mais selon les experts balisticiens, le système de sécurité de l’arme nécessite une forte pression sur la queue de détente pour tirer.

Frédéric Herrour affirme avoir sorti son arme « dans le but de faire peur ». L’ami de la victime a décrit, à l’inverse, un homme debout, en position de tir, empoignant son arme à deux mains et visant alors que la victime s’éloignait.

« Les éléments (de l’instruction) sont de nature à écarter l’hypothèse d’un geste accidentel se produisant au moment de la chute », lit-on dans l’arrêt de la chambre de l’instruction.

Les juges ajoutent que « l’usage d’une arme à feu pour menacer ne correspond pas à une situation de légitime défense en ce qu’il est disproportionné en regard de l’attaque invoquée et que Yassin Aibeche lui tournait le dos et se trouvait à plusieurs mètres ».

Emmanuel Molina, défenseur du policier considère à l’inverse que « les circonstances et la chronologie démontrent que le geste de Frédéric Herrour s’inscrit dans un contexte défensif. Il va comparaître devant la cour d’assises alors que les éléments qui seront soumis aux jurés ne paraissent pas caractériser une quelconque intention homicide ».

En détention provisoire depuis le 16 février 2013, le policier est décrit comme « volontaire et consciencieux, ayant la confiance de sa hiérarchie ». En avril 2014, un conseil de discipline a prononcé sa mise à la retraite d’office.

( Très rare aussi que un policier soit placé en détention provisoire pour une affaire de meurtre sur un jeune !! )

 

Source : http://www.20minutes.fr/marseille/1792363-20160223-marseille-policier-renvoye-assises-meurtre-ado-19-ans

( Havre ) L’iGPN enfin saisie pour Abdoulaye Camara tué par la police

Durant la nuit du 16 décembre 2014, un jeune homme de 30 ans : Abdoulaye Camara était tué par la police, au Havre (Seine-Maritime). Selon nos informations, l’IGPN a finalement été saisie.

Rappel des faits ( version policière relayé par les médias ) : 

Dans la nuit du lundi au mardi 16 décembre 2014, peu avant 1h du matin, Abdoulaye, 30 ans, était tué par deux policiers, au Havre (Seine-Maritime), dans le quartier populaire du Mont-Gaillard, en Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Le lendemain, lors d’une conférence de presse, le procureur de la République du Havre, Francis Nachbar, s’exprimait sur les circonstances de la mort du jeune homme. Il mettait clairement en avant « la légitime défense » des deux fonctionnaires, face à un individu dangereux, « qui venait de poignarder un passant ». La famille d’Abdoulaye, elle, s’interrogeait sur des zones d’ombre sur les circonstances du drame. Leur avocat, Me Guillaume Routel, s’étonnait notamment que le procureur ne saisisse pas, dans cette affaire, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

« Désormais, l’enquête reprend »

Suite à la plainte de la famille avec constitution de partie civile, deux juges d’instruction ont été saisis, depuis. Et, selon des informations de Normandie-actu, l’IGPN a finalement été saisie, près de trois mois après les faits.

C’est une grande avancée pour le dossier. Cela signifie que l’enquête reprend. La question de la légitime défense pourra être examinée. Nous attendons aussi toujours les résultats de l’expertise scientifique afin de savoir si Abdoulaye était seul dans son appartement, le jour des faits », insiste l’avocat de la famille à Normandie-actu.

Source : http://www.normandie-actu.fr/tue-par-la-police-au-havre-ligpn-a-finalement-ete-saisie-de-laffaire_118667/

 

A SUIVRE  : https://www.facebook.com/pages/Justice-Et-Hommage-Pour-Abdoulaye-Camara/1522637154656797

 

Un policier en civil tire sur un passant qui l’aurait agressé à Marseille

Selon les flics relayés par des médias:
« Le policier était en civil, il allait prendre son service au commissariat de Noailles à Marseille peu avant midi ce mardi quand il a été agressé au couteau par un passant.
Il a répliqué avec son arme et a blessé l’homme aux jambes. La scène s’est déroulée Cours Belsunce devant de nombreux badauds.
Il est 11h50 ce mardi quand le policier marche sur le Cours Belsunce dans le 1er arrondissement de Marseille. Ce fonctionnaire de police de la brigade VTT va prendre son service au commissariat de Noailles. Il est en civil et porte son arme de service sur lui. Un homme l’agresse alors et lui assène un coup de couteau au visage. Le policier âgé d’une trentaine d’années réplique avec son pistolet, il tire plusieurs coups (au moins deux) et blesse son agresseur aux jambes. Beaucoup de badauds ont assisté à la scène qui s’est déroulée dans le champ d’une caméra de videosurveillance.
Les deux hommes ont été hospitalisés.

Une enquête est ouverte
Le parquet a indiqué avoir confié l’enquête conjointement à la Sécurité publique pour la partie agression et à l’Inspection générale de la police nationale
(IGPN) pour l’usage de l’arme. Un représentant du parquet s’est rendu sur place, notamment pour visionner les images de la vidéosurveillance, élément-clef pour déterminer l’état de légitime défense du policier. »

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2015/03/10/un-policier-en-civil-tire-sur-son-agresseur-marseille-671917.html

Interpellation mortelle de Lahoucine en 2012 à Montigny-en-Gohelle : une marche le samedi 14 mars

L’an dernier, le collectif Urgence notre police assassine et les proches de Lahoucine avaient manifesté devant le tribunal de Béthune pour dénoncer le fait que la juge d’instruction ait parlé de légitime défense des policiers.
L’interpellation de Lahoucine avait viré au drame et il était décédé sous les balles des policiers cambrésiens il y a deux ans.
Les proches de la victime organisent une marche le 14 mars pour réclamer une reconstitution.

1. Rappel des faits. Le 28 mars 2013, une tentative d’extorsion sous la menace de ciseaux est perpétrée dans un hôtel de Cambrai. Les policiers cambrésiens sont alertés et mènent l’enquête. Le principal suspect habite Montigny-en-Gohelle, dans le quartier de la Plaine du 7. Les fonctionnaires cambrésiens s’y présentent pour l’interpeller. Mais l’arrestation tourne au drame. Lahoucine Ait Omghar, 26 ans, est tué d’une balle au niveau du foie. Dès lors, les versions divergent. Les policiers assureront avoir usé de légitime défense, le jeune homme ayant selon eux poignardé l’un d’eux avec des ciseaux, touchant uniquement le gilet pare-balles. Des personnes se présentant comme des témoins, elles, estimeront que le Montignynois n’avait en aucun cas provoqué les fonctionnaires.

2. Les démarches de ses proches. Après quelques violences urbaines le jour du drame, le calme était revenu le lendemain pour laisser place à une marche blanche en hommage à Lahoucine, avec 300 personnes. À sa mémoire, mais aussi pour « dénoncer l’impunité policière », mot d’ordre incarné par le collectif parisien à l’initiative de la marche : Urgence notre police assassine. Il avait également coorganisé une manifestation un an plus tard, à Béthune cette fois, avec 120 personnes qui avaient marché de la Grand-Place au tribunal avec pancartes, banderoles et T-shirts avec la photo de la victime. « Pas de justice, pas de paix, justice pour Lahoucine » scandaient-ils. Une manifestation pour dénoncer la lenteur de l’instruction selon eux, mais aussi l’issue que pressentaient les proches de Lahoucine. « Sa famille a rencontré la juge d’instruction qui lui a répondu N’attendez rien, ces policiers étaient en légitime défense », dénonçait la porte-parole. « Cette affaire a été ouverte au criminel il n’y a guère plus d’un an, rappelait le procureur Peyroux en mai 2014. La fin de l’instruction est imminente . »

3. Les raisons de la marche samedi prochain. Depuis quelques jours, les proches de Lahoucine tractent sur les marchés du secteur pour attirer le plus de monde possible à la marche qu’ils organisent samedi 14 mars (lire ci-dessous). « La juge d’instruction est restée sur ses positions et nous refuse la reconstitution que nous demandons, explique le frère de la victime, Hamid. Nous avons fait appel pour essayer d’en obtenir une, l’audience a lieu le 19 mars à Douai. C’est du 50-50, peut-être que cela débouchera quand même sur la légitime défense, on ne sait pas. Mais tout ce qu’on demande, c’est une information judiciaire complète et équitable. »

AUDREY HALFORD
source : http://m.lavoixdunord.fr/region/interpellation-mortelle-de-lahoucine-en-2012-a-ia34b0n2693673