Jeune homme tué par la police au Havre : il a reçu dix balles dans le corps

Mardi 16 décembre 2014, un homme a été tué par la police, au Havre. Il aurait souffert d’une « crise de démence meurtrière », la police aurait agi en légitime défense.
 » L’histoire » ( raconté par la police et les médias : )

Mardi 16 décembre 2014, « un peu avant une heure du matin » un homme âgé de 30 ans est mort, au Havre, en Seine-Maritime, dans le quartier Mont-Gaillard, tué par la police.
Le procureur de la République du Havre, Francis Nachbar, s’est exprimé dans l’après-midi.

Une scène de film d’horreur
Les témoins entendus par la police décrivent « une scène de film d’horreur. La victime paraissait possédée ». Francis Nachbar, souligne, lui, « la violence de la scène ». L’homme aurait eu une « crise de démence meurtrière », selon les premiers éléments donnés par le procureur.

En caleçon, pieds nus, ensanglanté, couteau à la main, dans la rue
Peu avant minuit, seul, dans son appartement, « il détruit tout ». Il serait sorti de chez lui, en caleçon, pieds nus, ensanglanté, un couteau artisanal à la main et aurait croisé ses voisines de palier. « Il tente de les agresser, elles se réfugient chez elles, paniquées. » Ce sont elles qui ont appelé la police. Il serait ensuite sorti, avenue du Bois au Coq, au Havre et se serait d’abord jeté sur une voiture. Il aurait alors donné un coup de couteau dans une vitre, sans la briser.

La police est là mais les agents attendent du renfort. L’homme se serait alors précipité sur un passant, à qui il aurait donné des coups de couteau. Quand il tente de l’égorger, les deux policiers interviennent. Il les charge. L’un des deux policiers lui tire dessus, puis tombe à terre. L’autre tire à son tour. « Il a fallu du temps avant qu’il ne tombe », précise le procureur. En tout, il a reçu une dizaine de balles dans le corps. L’homme était âgé de 30 ans, il est décédé sur place. Les analyses d’alcoolémie et de stupéfiants se sont révélées négatives. L’homme était connu de la justice et avait déjà fait trois ans de prison ferme pour violence sur agent de la force publique pour un vol à main armée. Une autopsie sera pratiquée mercredi 17 décembre 2014. L’enquête se poursuit.

Le procureur évoque ( déjà ) ( comme d’habitude) la légitime défense
Le procureur de la République a évoqué la situation de « légitime défense », des policiers. Toute la scène a été filmée par les caméras de vidéoprotection de la ville.
« Les deux policiers sont fortement choqués », précise le procureur. Le passant, un homme, âgé de 32 ans, a reçu plus de 20 coups de couteau. Selon Francis Nachbar, son pronostic vital n’est plus engagé ce mardi après-midi.

Source : http://www.normandie-actu.fr/jeune-homme-tue-par-la-police-au-havre-il-a-recu-dix-balles-dans-le-corps_105275/
Autre article ( à lire mais bien crade encore pour la victime ) : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141216.OBS7984/le-havre-un-jeune-homme-arme-d-un-couteau-abattu-par-la-police.html

Jeune homme tué à Saint-Aignan: ordonnance de non-lieu en faveur du gendarme

BLOIS, 24 jan 2012 (AFP) – Le juge d’instruction en charge de l’affaire Duquenet, du nom de ce jeune gitan tué par un gendarme à l’été 2010 dans la vallée du Cher, a délivré une ordonnance de non-lieu en faveur du militaire, conformément aux réquisitions du parquet, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

En revanche, incarcéré depuis 18 mois, Miguel Duquenet, conducteur de la voiture dans laquelle se trouvait son cousin Luigi tué par le tir du gendarme à Thésée (Loir-et-Cher), le 16 juillet 2010, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « refus d’obtempérer aggravé », un délit passible de cinq ans de prison, a-t-on dit de même source.

Les faits ont été requalifiés car, à l’origine, Miguel Duquenet avait été mis en examen pour tentative d’homicide sur les gendarmes, ce qui aurait pu lui valoir un procès devant les assises.

Concernant le gendarme, le juge considère, tout comme le procureur de la République, que le militaire est hors de cause car il aurait fait usage de son arme dans le cadre de la légitime défense. Agé d’une trentaine d’années, le gendarme, qui avait été immédiatement muté dans une autre région, avait été initialement mis en examen pour « coups mortels » fin septembre 2010.

À moins d’un appel d’une des parties d’ici lundi, Miguel Duquenet pourrait être jugé devant le tribunal correctionnel dans un délai de deux mois lors d’une audience spécialement consacrée à l’affaire.

Le drame avait entraîné de violentes réactions de la communauté des gens du voyage. Plusieurs dizaines de ses membres s’en étaient pris à la gendarmerie de Saint-Aignan et avaient provoqué diverses dégradations dans la vallée du Cher. Plusieurs d’entre eux ont depuis été jugés et condamnés.

Source : AFP