( Clermont Ferrand ) Un homme dans le coma après son interpellation

Le pronostic vital de Wissan, 30 ans, est engagé depuis dimanche. Sa famille veut savoir s’il a été victime de violences policières.
Une information judiciaire devrait être ouverte.

« Il est question de violences policières dans ce dossier c’est certain, d’ailleurs, l’IGPN de Lyon a ouvert une enquête. La famille de mon client veut savoir pourquoi il est dans cet état après une interpellation », explique Me Jean-François Canis, l’avocat de Wassan El-Yamni, un Clermontois de 30 ans plongé dans le comas depuis dimanche matin.

Ce jour-là, vers 2h30 du matin, Wassan aurait lancé des projectiles sur une voiture de police près d’un centre commercial, dans le quartier de la Gauthière. Il prend alors la fuite avant d’être rattrapé, plaqué au sol et menotté par les policiers de la brigade canine. « L’interpellation a été musclée car l’homme était très excité », explique au quotidien La Montagne le procureur de la République de Clermont Ferrand, Gérard Davergne, précisant que Wassan avait des côtes et le rocher orbital fracturés, des lésions au niveau du cou. Quelques minutes plus tard, lorsque l’homme arrive au commissariat, il est inanimé. Ranimé sur place, il est transporté à l’hôpital et plongé dans le coma. Son pronostic vital était, jeudi, toujours engagé.
Appel à témoins

L’inspection générale de la police nationale de Lyon (IGPN) a été dépêchée sur place lundi. Wissan a-t-il été victime de violences policières, comme l’affirment de nombreux témoins interrogés par La Montagne ? Le parquet a décidé de lancer jeudi un appel à témoignages. « Des rumeurs déraisonnables courent. Donc si quelqu’un a vu quelque chose ce soir-là, qu’il se manifeste », demande Gérard Davergne.

« J’ai devant moi une famille qui n’a pas été témoin des faits et qui veut connaître la vérité. Ce que je sais, c’est qu’il y a eu une interpellation musclée, suffisamment musclée pour que ce garçon de 30 ans en parfaite santé, présente un arrêt cardiaque et soit plongé dans le comas depuis dimanche », poursuit Me Canis. Selon nos informations, une information judiciaire devrait aussi être ouverte dans les heures prochaines. « Dans ce cas, je me constituerais partie civile au nom et dans l’intérêt de la famille de la victime. »

Par Thibaut Chevillard ( France soir )

Des sanctions demandées après un décès lors d’une interpellation

STRASBOURG (Reuters)

Le Défenseur des droits en France, Dominique Baudis, recommande au ministère de l’Intérieur la prise de sanctions à l’encontre de quatre policiers impliqués dans la mort d’un homme qu’ils venaient d’interpeller en 2009 dans le Doubs.

Cette affaire fait partie des cinq cas de personnes décédées entre les mains de la police entre 2004 et 2009 qu’Amnesty International a dénoncés dans une lettre ouverte le 30 novembre.

Le collège « Déontologie de la sécurité » du Défenseur des droits estime dans une délibération récente qu’en interpellant Mohamed Boukrourou, le 12 novembre 2009 à Valentigney, les policiers « ont fait un recours inadapté et disproportionné à la force » et ont fait subir à la victime un « traitement inhumain et dégradant ».

Ce Marocain de 41 ans souffrant de troubles psychiatriques s’était énervé contre son pharmacien auquel il avait lui-même demandé d’appeler la police afin de porter plainte.

Alors qu’il était allongé dans le fourgon de police, les menottes aux poignets, trois fonctionnaires s’étaient installés sur son corps pour le maîtriser.

Le quadragénaire serait décédé d’une défaillance cardiaque.

L’avocat de sa famille, Me Alain Dreyfus-Schmidt, s’est étonné de la décision rapide du Défenseur des droits, qui a eu accès au dossier de l’information judiciaire, alors que celle-ci, dans laquelle les quatre policiers sont témoins assistés, « n’avance pas », selon lui.

« On voit bien à quel point les bavures policières, on ne veut pas en entendre parler », a-t-il dit à Reuters.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

Brice Hortefeux porte plainte contre un prétendu site «anti-flics» qui n’est autre qu’un site d’information alternative

Le ministre de l’Intérieur satisfait une demande des syndicats de police, inquiets de voir proliférer sur Internet des contenus appelant, selon eux, à la haine, voire à l’agression des policiers.

«Le nombre de sites anti-flics prolifère dangereusement sur la Toile» s’inquiète Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat de gardiens de la paix Alliance. Interrogé par Lefigaro.fr, le patron du syndicat estime que ce type de sites Internet existe depuis longtemps, mais qu’ils sont «de plus en plus violents et de plus en plus diffamants». La découverte, ces derniers jours, du site paris.indymedia.org achève de le convaincre qu’il faut agir : «Sur ce site, de nombreux articles sont illustrés par des clichés photographiques de fonctionnaires de police nettement reconnaissables», écrit le syndicaliste au ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, lundi.

Les internautes sont en effet invités à identifier, photographier et filmer «chaque flic en civil»( ET C’EST NOTRE DROIT !!), le tout «pour que l’insécurité gagne leur camp», est-il écrit. «Nous identifierons un à un ces déchets», promet ce site, qui compare la police française à la Milice, en l’estimant «digne des grandes heures de Joseph Darnand». On peut y voir des photos de policiers en civil, certains avec leur identité, affublées de commentaires. Ainsi une photo de policier avec son nom, son service et une légende assurant que son tee-shirt est une marque «fétiche du néo-nazisme international».

Le secrétaire général d’Unité-SGP Police, Nicolas Comte, s’est également fendu d’un courrier alarmiste au ministre, lundi : «Les propos tenus sur le site Internet sont insultants pour les policiers et peuvent mettre en danger leur sécurité et celle de leur famille», y écrit-il. Mercredi enfin, le syndicat Synergie Officiers s’est offusqué, par la voix de son reponsable Mohammed Douhane : «L’injure et la diffamation et toutes les atteintes à l’image de l’institution policière doivent être condamnées avec la plus grande fermeté».

Le «geste fort pour la défense de l’institution police» réclamé de concert par les syndicats ne s’est pas fait attendre : jeudi, Brice Hortefeux a annoncé qu’il porterait plainte contre paris.indymedia.org. Le ministre s’exprimait en marge d’un déplacement à Grenoble. Il n’a pas précisé dans l’immédiat la base juridique de sa plainte.

Or, pour l’heure, un flou juridique entoure ces questions. Car, comme l’explique l’avocate Anne-Laure Compoint à l’AFP : «Le fait de diffuser des photos de policiers sur la voie publique n’est pas répréhensible». Seul «le fait de publier les identités et les photos de policiers en civil, et de dénigrer leur fonction les rend passibles de poursuites pour diffamation et atteinte au droit à l’image». Par ailleurs, certains policiers, par leur fonction – comme ceux appartenant au RAID ou à la DNAT – sont protégés et divulguer leur identité «constitue une infraction pénale», a assuré une source proche de la direction de la Préfecture de Police de Paris.

Le site Internet se présente comme un «collectif d’organismes de médias indépendants» et se «considère comme une sorte d’agence de presse». Il se défend d’être «anti-flics». Ce site s’inspire d’un concept né aux Etats-Unis dans les années 1980 afin de lutter contre les violences policières appelé ‘copwatch’, où des patrouilles de citoyens filment ou photographient les interventions policières qui sont ensuite diffusés sur Internet.

Dans un communiqué à la tonalité martiale, il lance, à l’adresse des policiers : «Vous nous avez créé, vous allez nous subir. Nous sommes tout, vous n’êtes rien». Et assume : «Oui, la police nationale est une milice digne de celle de Joseph Darnand. Lorsque celle ci tabasse des lycéens à coup de flashball. Quand la PAF exprime les pires insultes envers des immigrés clandestins comme à Calais ou à l’aéroport de Roissy. Quand la BAC chope des manifestants au hasard pour les cloisonner dans un hall d’entrée. Quand des civils jettent des canettes pour inciter les manifestants à faire de même et interpeller après, afin de faire du chiffre. Quand la police nationale exprime ouvertement son racisme et sa haine envers l’étranger (…)». ( source : le figaro )

ILS ONT PEUR QU’ON EXPRIMENT LA VERITE !! Et ce n’est pas pour rien… Eux ( la police, l’état ) passent leur temps à transformer la réalité, à inverser les rôles… A se rendre victimes alors qu’ils sont coupables…
C’est rare qu’on est a craindre des represailles quand on a rien à se reprocher…
Si la police a peur pour sa vie c’est parce qu’elle met la vie d’autruis en danger. Que ces hommes qui acceptent d’executer des ordres et de faire du mal sans y refléchir, se remettent en question.