Décès après une interpellation à Gare du Nord : que s’est-il passé ?

Massar D., la vingtaine à peine entamée, est mort le 22 novembre 2017 après 13 jours d’hospitalisation au service réanimation de Lariboisière. Ses proches, qui se sont relayés quasiment 24h/24 à son chevet et qui ont longtemps espéré un « miracle », accusent les policiers qui l’ont interpellé quelques jours plus tôt d’être « responsables » de son arrêt cardiaque. Que s’est-il passé ? Comment ce jeune sportif, à la « santé de fer », s’est-il retrouvé dans cet état à l’aube de ses 20 ans ?

Les faits remontent au soir du jeudi 9 novembre 2017. Vers les coups de 21h00*, Massar D. est interpellé par plusieurs policiers en patrouille dans la Gare du Nord. D’après ses amis, qui l’ont quitté quelques minutes plus tôt et avec lesquels il a l’habitude de vadrouiller sur place, c’est un énième contrôle d’identité arbitraire qui va « mal tourner ». Ils racontent avoir passé le début de soirée avec lui, à échanger rires et punchlines à l’intérieur de la gare routière, puis s’être séparés. Selon son frère Souleymane**, Massar l’aurait alors appelé pour le prévenir qu’il allait manger un morceau avant de rentrer à la maison. C’est vraisemblablement le dernier coup de fil qu’il passera.

C’est dans les instants qui suivent que Massar aurait été interpellé par les policiers dans des circonstances qui restent encore à préciser. D’après la version officielle, contestée par les proches, le jeune homme, qui est par ailleurs connu pour des faits de droit commun, aurait été surpris en train de vendre de la drogue. Paniqué, il aurait avalé les « pochons de crack » en sa possession et tenté d’échapper au contrôle de police. Les agents le rattrapent, se mettent à plusieurs sur lui pour le maintenir au sol et tentent de lui faire recracher les sachets. D’après Thibaut**, une source proche du dossier, la pression exercée sur sa cage thoracique et la violence avec laquelle on tente de lui faire expulser les pilules lui font rapidement manquer d’air. Asphyxié, Massar fait un arrêt cardiaque. Quand le Samu arrive, le jeune homme est dans le coma ; si l’intubation permet de faire repartir son coeur, Massar ne se réveille pas.

L’hôpital Lariboisière se trouve à quelques pas de la Gare du Nord, Massar D. y est pris en charge par le service de réanimation. Il est en « encéphalopathie post-anoxique », comprendre qu’il souffre de lésions cérébrales transitoires ou définitives causées par un défaut d’apport d’oxygène au cerveau. Les médecins entament alors une batterie d’analyses et d’examens pour déterminer la cause de l’arrêt cardiaque. D’après Thibault, les résultats de l’étude toxicologique permettent rapidement d’écarter les hypothèses liées à une présence de drogue dans le sang. Si Massar a bien recraché des sachets de « pilules oranges » durant son hospitalisation, aucune trace de drogue n’a été retrouvée dans son organisme. Rien, à part l’asphyxie, ne pourrait donc expliquer l’arrêt cardiaque du jeune homme. Reste à en identifier les mécanismes. Interrogé à ce sujet, le parquet de Paris a fait savoir qu’il attendait les résultats de l’enquête avant de se prononcer, tout en indiquant que « l’ingestion » des pochons pourrait être à l’origine de l’asphyxie. Pour les proches, c’est la « violence » de l’interpellation et la « force » des policiers qui, par un effet de compression des voies respiratoires, ont provoqué la suffocation. Les prochaines expertises devraient permettre de clarifier ces points.

Si les proches de Massar n’ont appris son hospitalisation que dans la matinée du 11 novembre, des rumeurs faisant état de « violences policières » avaient commencé à circuler la veille. Oumar**, l’un des oncles du jeune homme, assure que plusieurs personnes l’ont contacté pour témoigner de la « violence et des coups » qu’auraient portés les policiers durant l’interpellation. Aux dernières nouvelles, les témoins devaient être dirigés vers l’IGPN afin d’éviter toute entrave au dossier. Directement saisie par la famille, la « police des polices » a en effet ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances de l’interpellation. Idrissa**, qui s’occupe de toutes les démarches pour son neveu, s’est lui-même rendu à leur bureau le samedi 11 novembre après-midi : « c’est mon avocat qui m’a dit d’aller les voir. Il m’a envoyé leur adresse, j’y suis allé et deux agents sont venus avec moi à l’hôpital pour faire leurs propres constats. » Contactée, l’IGPN a indiqué qu’elle ne souhaitait pas faire de « commentaire sur une affaire en cours d’instruction ».

Massar a passé son vingtième anniversaire sur un lit d’hôpital. Il avait prévu de fêter cette nouvelle année en participant au concert de Youssou N’dour à l’AccorHotels Arena de Paris. Il est arrivé en France il y a deux ans, après avoir vécu en Espagne et en avoir obtenu la nationalité. Ses parents, comme une grande partie de la famille, sont restés au Sénégal. Ils ont appris la nouvelle par téléphone.

Une nouvelle d’autant plus choquante qu’il y a quelques années, l’un des oncles de Massar est mort dans le cadre d’une…interpellation policière en Italie où il avait migré. De l’aveu de ses plus proches, l’hospitalisation du jeune homme est venue raviver cette plaie encore béante. Dans les couloirs de l’hôpital Lariboisière, on sent bien qu’elle pose plus généralement la question des violences policières à l’encontre des hommes noirs, et en particulier des migrants noirs, en France et dans les pays voisins. Chaque personne rencontrée avait ainsi des dizaines d’exemples d’interpellations abusives et violentes à raconter.

D’après ses amis, Massar en a lui-même été victime à plusieurs reprises. Quelques semaines avant ce drame, après un énième « tabassage », Idrissa lui avait d’ailleurs conseillé de poursuivre les policiers en justice : « il est rentré, on l’avait frappé et ils ont cassé son téléphone ; je lui ai dit « porte plainte, il ne faut pas laisser passer » ». Dans des messages vocaux adressés par le jeune homme à un ami qu’il n’a pas pu rejoindre à cause de cette garde à vue, Massar explique : « Ils m’ont tabassé. Mon visage est enflé. Mes pieds et mon dos me font mal, tout mon corps. Ils m’ont cassé mon téléphone et ont commencé à nous taper. Ils ont cassé tous nos téléphones. Ils m’ont pris mon argent. Ils m’ont tout pris. (…) Regarde comment ils ont abîmé le téléphone ces policiers. J’ai passé la nuit au commissariat, on vient juste de me libérer. On m’a tellement tabassé que j’ai mal partout. »

Jusqu’à la dernière minute, des sourates du Coran résonnaient dans la chambre de Massar qui se rêvait footballeur professionnel. « On se dit qu’il est mort depuis le début et qu’ils ont tardé à nous le dire pour apaiser la situation… » expliquait Oumar il y a peu.
Bien décidés à faire toute la lumière sur cette affaire et à aller « au bout », les proches de Massar organisent un rassemblement le dimanche 3 décembre à 14h à Gare du Nord.


- Article mis à jour le 27 novembre à 10h00 -

*L’heure est approximative. D’après nos informations, l’interpellation aurait eu lieu entre 21h00 et 23h00.
** Mis à part celui de la victime, tous les prénoms ont été modifiés.

 Source : http://contre-attaques.org/magazine/article/deces-apres

La police de Los Angeles admet avoir tué un homme noir « par erreur »

La police de Los Angeles a reconnu avoir commis une bavure, mardi, après avoir tué par méprise un Afro-américain de 27 ans, confondu avec le suspect d’un vol de voiture.

Une énième bavure de la police américaine. Le shérif du comté de Los Angeles a reconnu mardi qu’un homme noir avait été tué par méprise par un policier, lors d’une confrontation avec un suspect à la suite d’un vol de voiture.

Donnell Thompson, 27 ans, a été abattu le 28 juillet à Compton, une banlieue chaude de Los Angeles, lorsque des policiers pourchassaient le suspect du vol, qui leur aurait tiré dessus.

Confondu avec le suspect

« Le conducteur du véhicule (volé) a tiré sur les agents qui le poursuivaient, avant d’avoir un accident » et d’abandonner le véhicule pour s’enfuir dans les rues du voisinage.  »Les officiers ont trouvé Donnell Thompson (…) peu après avoir arrêté le suspect qui avait tiré sur eux. Ils avaient été alertés de sa présence par un voisin qui avait appelé le numéro d’urgence », détaille la police de Los Angeles dans un communiqué diffusé mardi.

Donnell Thompson était allongé sur une pelouse « dans une position qui cachait l’une de ses mains et n’a pas obéi à plusieurs ordres » des policiers, qui ont craint qu’il ne soit armé et lié au vol de voiture, et peut-être auteur de tirs contre eux, poursuit le communiqué. Donnell Thompson s’est levé et « a foncé sur les agents », dont l’un lui a alors tiré dessus. Aucune arme n’a été retrouvée sur lui.

L’agent de police relevé de ses fonctions

Le bureau du shérif avait initialement affirmé que Donnell Thompson correspondait à la description d’un des deux suspects, selon le journal localLos Angeles Times.

Mardi, le capitaine de police du bureau des homicides Steven Katz est revenu sur ces déclarations lors une conférence de presse.  »Nous avons conclu qu’il n’y a pas de preuve que Donnell Thompson ait participé au détournement du véhicule ou à l’agression contre les officiers » de police, a-t-il indiqué. L’agent de police ayant tiré sur le jeune homme a été relevé de ses fonctions, et détaché à une activité administrative, a précisé le bureau du shérif.

La victime souffrait d’un retard mental

La soeur aînée de Donnell Thompson, Matrice Stanley, a déclaré aux journalistes mardi que son frère -qui pesait 59 kilos pour 1m60- souffrait d’un retard mental.  »On aurait dit qu’il avait 16 ans », a souligné cette infirmière de 44 ans, estimant que des préjugés raciaux avaient joué un rôle. Le frère aîné, Dwayne Hill, a quant à lui demandé des excuses publiques des autorités et demandé que le nom de son frère « soit lavé ».

L’aveu de cette bavure survient au deuxième anniversaire de la mort deMichael Brown, un Noir de 18 ans sans armes tué par un policier blanc à Ferguson, dans le Missouri. Cet incident avait déclenché des manifestations et des émeutes pour dénoncer les violences policières contre les Noirs, exprimées à travers le mouvement Black Lives Matter, et ravivé les tensions raciales dans tout le pays.

 

Source : http://www.bfmtv.com/international/la-police-de-los-angeles-admet-avoir-tue-un-homme-noir-par-erreur-1024712.html#

Procès pour la justice pour Zyed et Bouna- 10 ans après: décision attendue le 18 mai

Photo géante de Zyed et Bouna, les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur le 27 octobre 2005, exposée à Clichy-sous-Bois, le 4 novembre 2006.

Le « procès de Clichy-sous-Bois » s’est achevé vendredi 20 mars avec les plaidoiries de la défense. Le tribunal correctionnel de Rennes, devant lequel ont comparu pendant cinq jours deux policiers pour non-assistance à personne en danger après le drame qui a coûté la vie aux adolescents Zyed et Bouna en 2005, rendra sa décision le 18 mai.

Le ministère public, après dix années de procédures judiciaires, a requis jeudi la relaxe des deux policiers à l’issue de ce procès, mais les avocats des parties civiles ont réclamé une condamnation. Les deux fonctionnaires encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Me Daniel Merchat, avocat des policiers, a pointé du doigt vendredi, lors du dernier jour d’audience, l’absence d’éléments à charge contre ses clients et a demandé leur relaxe. « Vous prononcerez la relaxe parce que, dix ans, ça suffit. Les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis, l’instruction n’a pas réuni suffisamment de charges », a-t-il affirmé à l’issue de sa plaidoirie d’un peu plus d’une heure.

Lire le post de blog : Zyed et Bouna : dix ans de colère à la barre

« Dialogue de sourds »

« Nous respecterons la décision » de la cour, a pour sa part affirmé l’un des avocats des parties civiles, Me Jean-Pierre Mignard. « Nous sommes restés sur le même dialogue de sourds » lors des débats, a-t-il néanmoins regretté. La décision du tribunal, « s’il reconnaît la responsabilité, pour nous c’est le plus important », a-t-il ajouté.

Partis se cacher dans une installation électrique, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, sont morts électrocutés le 27 octobre 2005. Ils s’étaient cachés là avec leur camarade Muhittin Altun, 17 ans, seul rescapé mais grièvement blessé, se croyant encore poursuivis par la police, selon ses explications. Cette affaire avait provoqué en 2005 trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises.

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/20/mort-de-zyed-et-bouna-decision-attendue-le-18-mai_4598004_3224.html#X0SdhivoZ06JrgD2.99

Villiers-le-Bel: Accusés de faux témoignage, des policiers bénéficient d’un non-lieu

Un non-lieu a été rendu ce vendredi dans le volet «faux témoignage» de l’affaire Villiers-le-Bel, dans lequel plusieurs policiers étaient mis en cause, après la mort de deux adolescents dans une collision avec une voiture de police en 2007, a-t-on appris de sources concordantes.

Après plusieurs mois d’instruction, la juge en charge du dossier «a rendu une ordonnance de non-lieu» pour les quatre fonctionnaires de police mis en cause, a indiqué à l’AFP une source judiciaire.

Cette décision intervient alors que l’un des quatre policiers impliqués dans l’accident, qui se trouvait au volant au moment du drame et qui a été renvoyé en correctionnelle pour «homicide involontaire», doit être jugé les 6 et 7 juin prochains devant le tribunal correctionnel de Pontoise.

Les quatre policiers étaient soupçonnés d’avoir menti sur la vitesse de leur véhicule lors de la collision, en déclarant avoir respecté la limite de 50 km/heure. L’un d’eux avait été mis en examen en avril 2012. Ses trois collègues avaient été placés sous le statut de témoin assisté.
Pas d’appel

Dans un communiqué transmis à l’AFP, les avocats des parties civiles, Mes Jean-Pierre Mignard et Emmanuel Tordjman, qui avaient déposé en 2010 une plainte à l’origine de cette procédure, ont annoncé qu’ils «prenaient acte» de cette décision, et précisé qu’ils ne feraient pas appel.

«Dans un souci d’apaisement et afin que ce ne soient pas les fonctionnaires de police de base qui paient le prix des choix idéologiques de leurs autorités de commandement, les parties civiles ont pris la décision de ne pas interjeter appel de l’ordonnance de non-lieu», ont-ils indiqué.

Selon les avocats, «la volonté des pouvoirs publics d’alors de nier toute infraction dans l’affaire est à l’origine du faux témoignage reproché au policier, lequel aurait été libre dans ses déclarations s’il avait été mis en cause comme les faits l’exigeaient».
Soirées d’affrontements

Le 25 novembre 2007, deux jeunes de 15 et 16 ans, Moushin et Lakamy, avaient perdu la vie dans cette commune du Val d’Oise après la collision accidentelle entre leur mini-moto et une voiture de police, déclenchant deux soirées d’affrontements avec les forces de l’ordre qui avaient essuyé des tirs d’armes à feu.

Selon un rapport d’expertise, le véhicule de police roulait à près de 64 km/h au moment de l’accident, au lieu des 50 km/h autorisés, et se trouvait en phase d’accélération.

Les deux adolescents circulaient sur une moto qui n’était pas destinée à la route, dépourvue de freins et d’éclairage, à une vitesse supérieure à la limite autorisée. Ils ne portaient pas de casque et n’avaient pas respecté une priorité à droite.

Le procès pour «homicide involontaire» du policier qui conduisait le véhicule, initialement prévu en juin 2012, avait été renvoyé à 2013 en attendant de connaître le résultat de l’instruction dans le volet «faux témoignage».

source : http://www.20minutes.fr/article/1119325/ynews1119325?xtor=RSS-176 Avec AFP

La famille d’un jeune homme tué par un gendarme s’inquiète d’un possible non-lieu

La famille d’un jeune homme de 19 ans originaire de Montataire (Oise), tué en novembre 2008 à un barrage de gendarmes, s’est inquiétée d’un possible non-lieu et ses avocats en ont appelé à la ministre de la Justice, lors d’une conférence de presse mardi.

Le Parquet de Senlis, en faveur d’un non-lieu, vient de faire appel de l’ordonnance de renvoi des juges d’instruction. Ces derniers ont requis la charge d’homicide involontaire contre le gendarme auteur présumé d’un tir qui a touché mortellement la victime, a expliqué Me Hubert Delarue, l’un des avocats des parties civiles.

 

Cette charge renvoyait ainsi le gendarme devant le tribunal correctionnel et non devant une cour d’assises, une décision que la famille avait dans un premier temps eu du mal à accepter. « Avec mes confrères nous avons su convaincre que cette décision des juges d’instruction était juridiquement fondée et qu’il convenait de l’accepter », a indiqué Me Delarue, avant d’ajouter que l’appel du parquet, qui estime que le gendarme n’a pas commis d’erreur, avait provoqué une deuxième vague de stupeur, y compris cette fois chez les avocats. »Nous avons été à la fois surpris et peinés », a-t-il déclaré.

Selon lui, la Chancellerie a forcément influé sur cette décision. « J’ai l’intention de demander audience au Garde des Sceaux de façon à ce qu’on nous explique, à ce que la famille puisse comprendre, pourquoi le choix a été fait de contester une décision parfaitement motivée ». De son côté, Me Damien Legrand, également conseil de la famille, a exprimé son sentiment d’une « volonté » du parquet et du ministère « de ne pas porter le débat sur la place publique ». Le parquet de Senlis n’était pas joignable dans l’immédiat.

Dans leur ordonnance de renvoi, les juges établissent que sur les six tirs du gendarme, les deux derniers n’étaient pas justifiés dans la tentative de stopper le véhicule dans lequel se trouvait la victime, qui s’éloignait à plus de 20 mètres, a rapporté Me Delarue. Ce véhicule venait de forcer un barrage de gendarmes après avoir été pris en chasse à la suite de deux vols dans l’Oise. Deux autres occupants du véhicule, le conducteur et son passager, sont soupçonnés d’avoir laissé la victime, assise à l’arrière et atteinte par une balle dans le dos qui a provoqué une lésion cardiaque, devant la caserne des pompiers de Montataire, qui n’ont pu la sauver.

Jugés lors d’un procès séparé en septembre dernier, les deux hommes ont été condamnés à de la prison ferme mais l’accusation de non-assistance à personne en danger n’a pas été retenue. Ils ont toujours nié s’être trouvés dans la voiture avec la victime.

 source : http://www.lessor.org/la-famille-dun-jeune-homme-tue-par-un-gendarme-sinquiete-dun-possible-non-lieu/