( Havre ) L’iGPN enfin saisie pour Abdoulaye Camara tué par la police

Durant la nuit du 16 décembre 2014, un jeune homme de 30 ans : Abdoulaye Camara était tué par la police, au Havre (Seine-Maritime). Selon nos informations, l’IGPN a finalement été saisie.

Rappel des faits ( version policière relayé par les médias ) : 

Dans la nuit du lundi au mardi 16 décembre 2014, peu avant 1h du matin, Abdoulaye, 30 ans, était tué par deux policiers, au Havre (Seine-Maritime), dans le quartier populaire du Mont-Gaillard, en Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Le lendemain, lors d’une conférence de presse, le procureur de la République du Havre, Francis Nachbar, s’exprimait sur les circonstances de la mort du jeune homme. Il mettait clairement en avant « la légitime défense » des deux fonctionnaires, face à un individu dangereux, « qui venait de poignarder un passant ». La famille d’Abdoulaye, elle, s’interrogeait sur des zones d’ombre sur les circonstances du drame. Leur avocat, Me Guillaume Routel, s’étonnait notamment que le procureur ne saisisse pas, dans cette affaire, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

« Désormais, l’enquête reprend »

Suite à la plainte de la famille avec constitution de partie civile, deux juges d’instruction ont été saisis, depuis. Et, selon des informations de Normandie-actu, l’IGPN a finalement été saisie, près de trois mois après les faits.

C’est une grande avancée pour le dossier. Cela signifie que l’enquête reprend. La question de la légitime défense pourra être examinée. Nous attendons aussi toujours les résultats de l’expertise scientifique afin de savoir si Abdoulaye était seul dans son appartement, le jour des faits », insiste l’avocat de la famille à Normandie-actu.

Source : http://www.normandie-actu.fr/tue-par-la-police-au-havre-ligpn-a-finalement-ete-saisie-de-laffaire_118667/

 

A SUIVRE  : https://www.facebook.com/pages/Justice-Et-Hommage-Pour-Abdoulaye-Camara/1522637154656797

 

La mère du détenu mort en prison et dépecé réclame des « éclaircissements »

Un détenu italien est mort en prison à Grasse, officiellement d’une crise cardiaque. Cette explication officielle ne satisfait pas sa mère. La « justice » française serait-elle coutumière de certains « arrangements » avec la réalité ? Au cours de ma carrière d’avocat, j’ai pu constater que certaine mort suspecte pour moi, ne l’étaient pas pour les magistrats. Ces derniers ne ratent pourtant pas une occasion pour faire la morale. Donc ce qu’ils disent est nécessairement vrai, en plus ils sont assermentés…

La mère de la victime de la « justice » française, madame Antignano n’a toujours pas pu récupérer le corps de son fils mort le 26 août 2010 d’une mystérieuse « crise cardiaque ». Selon la dépêche, on ne lui rendra le corps que « fin décembre », lorsque l’autopsie ne pourra plus être pratiquée en Italie, le corps étant dans un état de décomposition encore plus avancé qu’il ne l’est maintenant (1 mois et trois semaines de la mort). Et l’intervention d’un ministre des Affaires Etrangères italien en exercice n’a rien changé à la détermination de la justice française, si jalouse de son indépendance, elle rendra le corps quand cela lui plaira, et ce sera « fin décembre » 2010.

Délicate attention de la France, le corps a été amputé des yeux et du foi. Comme les « médecins » ne peuvent pratiquer des prélèvements, condamnables selon moi, que dans les secondes qui suivent la mort cérébrale (la mort, c’est l’arrêt du coeur, mais… il y a des arrangements maçonniques avec la notion de « mort »), on se demande comment une mort survenue en détention a pu donner lieu à un prélèvement… En l’état actuel des explications de la « justice » française, je ne comprends pas qu’une crise cardiaque en détention ait pu donner lieu à prélèvement sur un « cadavre » (?).

Bref, après la mort de celui qui a été ensuite partiellement mangé, après la mort de celui qui se trouvait retenu dans une prison de Grenoble, après la mort récente de celui qui a été étouffé par son codétenu et qui en est mort, survient la nouvelle du prélèvement, contre la volonté de la famille d’un détenu mort d’une « crise cardiaque ». Ces morts recensées et publiées cachent un nombre bien plus important de crimes commis en prison, alors que la « justice » est responsable de la sécurité des prisonniers.

Avant de faire la morale, nos magistrats seraient bien inspirés de la pratiquer.
Source : http://denismerlin.blogspot.com/2010/10/la-mere-du-detenu-mort-en-prison-et.html

Abdelhafid Rouag est mort.Que s’est-il passé ?

C’est la question qui reste en suspens… nous vous relatons ici, heure par heure, au jour le jour, ce que nous savons. Vous le remarquerez, une longue période manque… les trous noirs, c’est troublant !
Dans le cas présent, c’est insupportable.

Vendredi 8 octobre, 20h00

Adlen a prévenu Kheira, sa femme, il rentrera tard car il doit aller chercher une camionnette chez un collègue de travail et passera la soirée avec des amis. Selon eux, il les a quittés vers 23h30 car il était fatigué et devait être au travail le lendemain à 5h. (jusqu’à ce jour, Adlen n’a jamais manqué une livraison, toujours ponctuel)

Samedi 9 octobre, 04h00

Selon la première déclaration orale de la police à Kheira (contredite ensuite), une ronde de police découvre Adlen endormi dans sa camionnette frigorifique. Il s’est effectivement garé au 119 avenue de Wagram, sur un secteur interdit au stationnement. « On a tapé sur la vitre pour le réveiller et on lui a demandé de s’en aller » dira-t-on (on ?) plus tard à Kheira. A partir de ce moment, on se perd en conjectures. On ne sait plus. Des policiers (des noms!) ont confirmé à Kheira qu’ils lui avaient fait passer un contrôle alcootest (à 4h00) qui s’est révélé positif. Ce qui est sûr, c’est qu’il a été amené au commissariat de la rue Truffaut (à quelle heure?). Le PV rédigé, apparemment plus tard (à 9h30) (l’exemplaire que nous connaissons n’est pas contresigné par Adlen) précise que la déduction du résultat obtenu (0,4mg/l d’air expiré) permet de déterminer une alcoolémie de 0,77g/l (Nous apprendrons plus tard l’incohérence de ces mesures).

Ce résultat (inférieur à 0,8g/l) relève donc de cette seule clause de la Loi -> voir

Samedi 9 octobre, 09h00

Le patron d’Adlen, ne pouvant le joindre sur son téléphone portable et s’étonnant de son absence, appelle Kheira. De plus en plus inquiète de son silence, Kheira essaye de le joindre sur son mobile toute la matinée… sans succès.

Samedi 9 octobre, 22h02

Après avoir contacté, toujours sans succès, de nombreux commissariats et hôpitaux, Kheira appelle finalement l’hôpital Bichat où on lui confirme avoir trace du passage d’Abdelhafid Rouag entre 10h30 et 11h… sans autre commentaire. On raccroche.

Samedi 9 octobre, 22h25

Insatisfaite de la réponse qui lui a été faite, Kheira rappelle Bichat où, sans plus de détail, on lui conseille de s’adresser au commissariat du XVII° (19 rue Truffaut).

Nouvel appel de Kheira au commissariat. On lui confirme qu’Adlen a bien été interpellé et qu’il est en route pour le Dépôt pour comparution immédiate. (ceci s’avèrera faux).

Remarque: Adlen est supposé avoir été libéré à 18h10… personne n’en informe Kheira lors de son appel !

Dimanche 10 octobre, 16h26

Kheira appelle à nouveau le commissariat pour avoir les coordonnées du Dépôt que les policiers lui communiquent (6 quai de l’Horloge). Il est déjà tard et elle ne peut pas laisser leurs trois enfants seuls. Sans en être heureuse, elle est soulagée de savoir enfin où est Adlen.

Remarque: Alors qu’on dirige Kheira vers le Dépôt (intentionnellement ?), on saura plus tard qu’Adlen est déjà à Bichat depuis plus de 9h sur appel du commissariat aux pompiers!

Dimanche 10 octobre, 16h31

Kheira appelle le Dépôt… pas d’info par téléphone, il faut se déplacer.

Dimanche 10 octobre, 17h00

Au Dépôt, on vérifie attentivement le registre. Adlen n’a jamais été conduit au Dépôt. Le livre des entrées/sorties l’indiquerait. Remarque notable: un fonctionnaire de police, ému du désarroi de Kheira, lui propose d’attendre la fin de son service pour re-vérifier lui-même le registre des entrées. Ce qu’il fait. Pas d’Adlen.

Dimanche 10 octobre, 18h00

Kheira rappelle le commissariat du XVII° (depuis le Dépôt). Réponse «je ne suis pas Mme Soleil, s’il n’est pas au Dépôt, il doit être en prison». Les agents du Dépôt lui conseillent alors d’appeler le Greffe du TGI dès l’ouverture… le lendemain. De plus en plus inquiète, Kheira passe la soirée à contacter les prisons. La Santé vérifie: il n’est pas là. A Fleury-Mérogis, à Fresnes… partout même réponse : « Rappelez demain ».

Lundi 11 octobre, 9h00

Appel au Greffe du Tribunal de Grande Instance qui confirme : « votre mari est convoqué le 4 novembre 2005 (2005 !) à 9H11 au TGI de Paris, chambre 28 ». Mais toujours pas de nouvelles d’Adlen.

Lundi 11 octobre, vers 11h00

Kheira reçoit un appel du Service Réanimation de Bichat : Adlen est dans un «état dramatique , il est dans un coma profond». Il a été amené aux Urgences par les pompiers vers 07h02 la veille. On presse Kheira de venir au plus vite à l’hôpital pour finaliser le protocole. Protocole? (sur le moment, Kheira ne percute pas… plus tard elle comprendra qu’il s’agit de prélèvement d’organes. Quelle délicatesse de la part de l’hôpital !).

Lundi 11 octobre, 13h00

Arrivée à l’hôpital avec sa famille, on les fait patienter pendant UNE heure avant qu’un interne daigne les rencontrer… pour leur confirmer l’état gravissime d’Adlen : (deux hématomes cérébraux sous-duraux.

Lundi 11 octobre, 15h00

Kheira se rend alors avec la sœur d’Adlen au commissariat du XVII°. Sans prêter attention à son état d’inquiétude, elle est reçue dans des conditions honteuses, on (?) lui explique devant les nombreux agents présents (l’esprit de corps) qu’Adlen a été retrouvé au petit matin (4h?) par un policier venant prendre son service et qu’il était sorti la veille « sobre et en bonne santé » du commissariat, le samedi à 18h10.

Avec élégance, les policiers ajoutent : « de toute façon votre mari est un homme qui apparemment se foutait de tout et qui ne tenait pas à la vie ». (sic). Ils lui confirment également qu’il n’a jamais été au Dépôt alors que ce sont les fonctionnaires de ce même commissariat qui lui en avaient communiqué les coordonnées.

Vendredi 15 octobre, 18h45

Monsieur Abdelhafid Rouag est déclaré mort.

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Ce déroulé des faits amène à se poser quelques questions!

Pourquoi le PV stipule 9h30 alors que les policiers de ronde ont dit à Kheira qu’ils lui avaient fait passer le contrôle éthylométrique à 4h00.
Pourquoi une GAV pour 0,4 mg/l (cf convocation TGI) ? (GAV: Garde à Vue) (voir le barême légal)
Pourquoi a-t-on menti (délibérément ?) à Kheira en lui disant qu’Adlen était au Dépôt ?
Pourquoi Adlen n’a-t-il pas appelé sa femme, un ami, son patron après sa « libération » (18h10) ? En était-il capable?
Où est son téléphone portable ?
Pourquoi n’avait-il pas de lacets à ses chaussures à sa « libération » ?
Pourquoi n’a-t-il pas chercher à faire récupérer sa camionnette par un collègue ?
Pourquoi n’a-t-on pas dit à Kheira qu’Adlen avait été libéré lorsqu’elle appelle le commissariat à 22h35 ?
Pourquoi a-t-il mis 8h pour faire 100m ? (entre sa « libération » (18h10) et sa découverte inanimé (04h00) ).
Pourquoi les pompiers interviennent-ils 2h48 (06h48) après sa découverte ? (04h00).
Pourquoi tous les vêtements d’Adlen sont-ils imbibés d’urine ?
Pourquoi l’hôpital refuse-t-il de rendre les clefs de la camionnette ?
Pourquoi Adlen est-il convoqué au TGI si tard, en novembre 2005 ?
Pourquoi l’hôpital Bichat attend 28 heures (lundi vers 11h) avant d’alerter la famille ? (Adlen y est arrivé le dimanche à 7h !)
Comment se fait-il que personne n’ait remarqué Adlen avant ce fonctionnaire matinal (dans une rue passante)? ( voir témoignages )
Par quel miracle, la voiture a pu rester garée 6 jours en stationnement interdit, avenue de Wagram, sans qu’aucune contravention ait été glissée sur le pare-brise? (consignes?)

Collectif de Soutien Adlen

http://collectifadlenrouag.free.fr/adlen_p1_1.htm