APPEL A MOBILISATION : VERITÉ ET JUSTICE POUR LA FAMILLE KEBE

Le mardi 25 juin 2013 vers 20h00, dans le quartier des Marnaudes à Villemomble, en Seine-Saint-Denis, Makan et Mohamed Kébé subirent une interpellation violente et injustifiée de la part des forces de police.

Alors que les policiers tentaient de mettre fin à la conduite acrobatique et dangereuse de pilotes de deux roues, ils en auraient été empêchés par plusieurs personnes qui se seraient violemment interposées. Makan et Mohamed n’avaient rien à voir avec ces événements. On peut se demander quels étaient les motivations de ces policiers et sur quels critères ils décidèrent d’interpeller Makan, jeune responsable associatif, actif dans le quartier des Marnaudes. Aujourd’hui, les deux frères Kébé, risquent d’être inculpés d’outrage, de violence et de rébellion, mais les vidéos que les habitants ont diffusées prouvent leur innocence.

Lors de cette interpellation, les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène, de flash-balls et de grenade « dispersante » à fragmentation, sans discernement, causant entre autres, la perte de l’œil gauche de Madame Kébé.
Cette mère de famille était descendue de chez elle paniquée, en voyant par sa fenêtre des policiers tirer au flash-ball sur son fils Mohamed.

Une vidéo affligeante est disponible sur : http://www.rue89.com/zapnet/2013/07/12/villemomble-loperation-police-filmee-habitant-244189

La grenade « dispersante » à fragmentation est une arme qui projette des billes de caoutchouc et des éclats métalliques en explosant. Utilisée dans des circonstances particulières d’autodéfense rapprochée : encerclement, charge, agression en groupe… elle ne se jette pas en l’air mais elle doit rouler au sol.
Le flash-ball est une arme qui tire des balles en caoutchouc, les consignes d’utilisation policière interdisent de viser la tête. Mohamed Kébé a reçu une balle en plein visage à moins de 7 mètres.
Les policiers connaissaient ces directives mais ils ne les ont pas respectées et Fatouma Kébé a perdu son œil gauche. Ces atteintes se généralisent dans notre pays depuis plusieurs années.

Une enquête judiciaire est en cours et l’IGS a été saisie. Nous voulons des réponses, que la justice soit à la hauteur, car ces policiers là, ne sont pas dignes de porter le nom de « gardien de la paix ».
La liberté, l’égalité et la fraternité ne s’arrêtent pas aux contours de nos quartiers populaires, les rafles, la « punition collective », les traitements spécifiques sécuritaires, les arrestations arbitraires et le non-respect des droits, n’ont pas leur place dans une démocratie digne de ce nom. La justice doit le démontrer et elle a les moyens de le faire dans cette instruction. Nous resterons vigilants et mobilisés.

Face à la répression sécuritaire et au déferlement de violences policières qui restent impunies, nous avons besoin d’unir nos forces. Nous devons les dénoncer et nous y opposer par l’organisation collective.

NOS EXIGENCES:

- L’abandon des charges contre Makan et Mohamed Kébé,
- La reconnaissance du statut de victime pour Madame Fatouma Kébé,
- La condamnation des policiers concernés, pour blessure volontaire ayant entrainé une infirmité permanente envers la mère et des condamnations pour arrestation arbitraire avec violences envers les fils,
- L’interdiction d’utiliser la grenade « dispersante » à fragmentation, arme extrêmement dangereuse.

Nous avons besoin du soutien de tous, rejoignez le combat pour la vérité et la justice en signant cette pétition:
http://www.change.org/fr/pétitions/verité-et-justice-pour-la-famille-kebe-nous-demandons-l-interdiction-de-la-grenade-dispersante-à-fragmentation, Les mouvements, associations ou organisations qui veulent s’associer à ce texte peuvent signer cet appel sur : veriteetjusticepourkebe@gmail.com,

Nous faisons un appel au don car la procédure judiciaire risque d’être longue et onéreuse. Merci pour votre participation, elle est indispensable. Virement possible sur le compte de la famille Kébé :
RIB : 30003 03987 00050002956 73 IBAN FR76 3000 3039 8700 0500 0295 673 BIC SOGEFRPP

Nous comptons sur votre soutien et sur votre vigilance citoyenne.

Le Comité de soutien à la famille Kébé.

vidéo à voir et faire tourner http://www.youtube.com/watch?v=sJ–2_L6ItQ

Mort d’Abdel après un contrôle policier à Aulnay : Pas d’enquête de l’IGS!!

Le parquet de Bobigny a ouvert, mercredi, une enquête pour « recherche des causes de la mort » après le décès mardi soir d’Abdel Ilah, 25 ans, lors d’un contrôle de police dans le hall d’un immeuble à Aulnay-sous-Bois. Toutefois, il n’y aura pas d’enquête ouverte par l’IGS, assure à FranceSoir une source proche du dossier. L’enquête ouverte par le parquet a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Une autopsie devrait être réalisée dans la journée.
Un « banal » contrôle d’identité

D’après les premiers éléments de l’enquête, mardi soir, vers 21 heures, Abdel Ilah se trouvait dans le hall d’un immeuble avec une dizaine de personnes, lorsqu’une patrouille de la Brigade anti-criminalité (Bac) a décidé d’effectuer un « banal » contrôle d’identité. Selon nos informations, Abdel Ilah était connu des services de police « pour des petits trafics de stupéfiant ». Le jeune homme aurait été « menotté » mais « sans aucune violence », assure le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert.
Abdel Ilah a été vraisemblablement victime d’un arrêt cardiaque au moment de ce contrôle. « Pendant l’attente et les vérifications, un des jeunes, qui a 25 ans, fait un malaise, les policiers lui font du bouche à bouche et les premiers soins puis appellent les pompiers », poursuit Christian Lambert. Les secours ont tenté durant plusieurs minutes de le réanimer. En vain.
Des problèmes cardiaque ( encore un !! mais comment fait la police pour que la plupart de ses victimes soit des cardiaques !! ?? )

À l’issue du contrôle de police, deux amis du jeune homme ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils ont indiqué aux enquêteurs que leur copain « avait des problèmes de santé ». « Il avait été à l’hôpital quelques heures plus tôt à cause de problèmes de palpitation », assure une source policière.

Le climat était tendu la nuit dernière autour de l’immeuble où les faits se sont déroulés. Des renforts de CRS devaient arriver mercredi matin dans la cité Balagny, où le calme régnait de nouveau. « C’est un malheureux accident. Les policiers ont effectués ce contrôle sans violence », assure Michel Marrec du syndicat Unité SGP Police. Et de poursuivre : « Après l’affaire de Clermont-Ferrand, ce décès tombe mal. » ça Tombe mal ? mais ils ont pas honte de parler comme ça ?? au moins ça révèle leur considération humaine. Ca commence à faire beaucoup de lapsus et de pseudo  » bavure »… et bien sûr on sait que c’est le genre d’événement qui échauffe les esprits … comme par hasard on attise un peu plus les violences à quelques mois de la présidentielle…

source ( article un peu revu par un admin du site) :http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/mort-apres-un-controle-policier-a-aulnay-pas-d-enquete-de-l-igs-172998.html?google_editors_picks=true

«J’ai pris un tir de flash-ball en pleine tête»

Samedi, vers 19h30, Mohammad Abatahi, 37 ans, se promenait quand il est tombé sur les heurts entre policiers et militants en marge de la manifestation contre la loi Loppsi 2. Il assure avoir été touché par un tir de flash ball en pleine tête. Blessé, il a porté plainte.

«Vers 19h30, je descendais la rue Le Bastard pour aller manger sur les quais, quand je suis tombé sur la manifestation, témoigne Mohammad Abatahi, 37 ans, interrogé par Le Mensuel ce mercredi.

Il y avait beaucoup de policiers. J’ai voulu éviter de traverser la place de la mairie, justement pour ne pas prendre un coup ou une cannette de bière qui volait… J’ai donc décidé de prendre la rue en direction de la place du parlement, afin d’emprunter le passage derrière l’opéra de Rennes. Je n’ai pas eu le temps d’aller jusque là. À hauteur des Vélos star, j’ai entendu une détonation et après je ne me souviens plus de rien. Je suis resté inconscient peut être … 15 secondes.

Quand je me suis réveillé, j’étais allongé par terre, la tête en sang, avec des douleurs dans tout le corps. La balle était à côté de moi. Un jeune homme est venu à mon chevet, il m’a donné des mouchoirs pour essuyer le sang qui coulait sur mon visage. Il m’a aidé à me relever et m’a emmené chez les pompiers de la caserne Saint-Georges. Eux m’ont transporté à l’hôpital. On m’a fait 13 points de suture sur le front, entre les deux yeux. Je suis reparti de l’hôpital à une heure du matin. J’ai déposé plainte dès le lendemain après-midi pour violence volontaire. Au départ, les policiers ne m’ont pas pris au sérieux. Mais quand j’ai sorti la balle, ils ont appelé à droite à gauche. Le commissaire est descendu. Les policiers devaient prendre mon visage en photo, mais ils ne l’ont pas fait.

Ce que je voudrais savoir, c’est comment un flash-ball peut-il faire autant de dégâts. À quelle distance de moi le policier se tenait-il ? Pour faire autant de dégâts, j’espère qu’il était à moins de 20 m ! Car si ce tir a été fait à plus de 80 m, cela veut dire que cette arme est extrêmement dangereuse. Comment un policier peut-il tirer en pleine tête ? En plus, j’ai su par la suite que la balle qui m’est arrivée dans la tête est un nouveau modèle. Elle est aux ¾ en caoutchouc, et le reste en fer… J’ai un arrêt de travail de six jours. Et depuis, je souffre atrocement. J’ai des affreuses douleurs à la tête.»
Suite à sa plainte, le parquet de Rennes a décidé de confier l’enquête à la sûreté départementale. L’Inspection générale de la police nationale n’a pas été saisie (IGPN).

,

Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 22 décembre.

L’homme blessé au flash-ball à Marseille est mort ce matin.

c’est clair que c’est ENCORE UNE PERSONNE QUI MEURT A CAUSE DE LA POLICE !!
( Est-ce que la personne serait morte si la police n’était pas intervenu ??! ARRETEZ D’APPELLEZ LA POLICE !! )

( infos ci-dessous : source la provence )

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie, hier à Marseille, où un tir de flash-ball a plongé un homme dans le coma. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, a succombé ce matin.

D’après des témoins, tout a commencé par un conflit de voisinage, à la résidence La Madrague-Ville, un foyer Adoma (ex-Sonacotra) de la Calade à Marseille (15e), situé dans les quartiers nord de la ville. Lors d’une dispute, dont on ignorait hier le motif, deux locataires du 2e étage, en viennent aux mains. Et la bagarre tourne au bain de sang quand Abdel Moumen Hamed porte un coup de couteau à son voisin, un homme lourdement handicapé qui se déplace sur déambulateur. La victime est blessée d’une profonde entaille à la poitrine.

L’alerte est aussitôt donnée par les responsables du foyer. Les marins-pompiers, ainsi qu’un équipage de police secours arrivent rapidement sur les lieux. Les fonctionnaires tentent de maîtriser l’auteur du coup de couteau, mais celui-ci refuse d’entendre raison et se réfugie dans son appartement.

C’est dans cette chambre, qu’aux dires du substitut du procureur qui s’est rendu sur place après le drame, le forcené aurait lancé une tasse en verre à la tête d’unpolicier. « Blessé à la tête et même assommé par le coup ( pas vraiment assommé alors puisque il était encore assez conscient pour tirer) le fonctionnaire auraitrépliqué en faisant usage de son flash-ball », indiqué hier Pascal Lalle, directeur départemental de la sécurité publique, lui aussi venu sur place.
( comme si l’homme ne pouvait pas pas être maitrisé autrement alors qu’ils sont en force !! )

Ce n’est qu’après voir été maîtrisé, à terre, par un autre policier que le locataire aurait fait un malaise. La victime, tombée en arrêt cardio-respiratoire, a été immédaitement prise en charge par les marins-pompiers. Les secours l’ont médicalisé sur place, avant de procéder à son évacuation de l’appartement, par la grande échelle, et son transport à l’hôpital. Dès hier soir, de nombreuses questions ne manquaient pas de se poser, auxquelles devra répondre l’enquête de l’IGPN.

D’après les informations communiquées par la police, la balle aurait atteint sa cible « à la face, au tronc et au ventre », après un tir effectué à une distance de quelques mètres : « La profondeur d’une chambre de foyer ».
Autre point à éclaircir : l’arrêt cardiaque est-il consécutif au tir de flash-ball ou peut-il être lié à des problèmes de santé pré-existants ? Le locataire blessé, décrit par ses voisins comme « un homme solitaire, ayant des problèmes personnels », n’était pas connu des services de police. Une autre enquête, confiée à la Sûreté départementale devra éclaircir les motifs qui l’ont poussés à agresser son voisin.

Le flash ball a déjà causé des blessures irréparables: au moins sept personnes ont déjà perdu l’usage d’un oeil en France depuis 2005, dont tout dernièrement un lycéen de Montreuil, au cours d’une manifestation contre la réforme des retraites.

Un homme meurt après une arrestation au Taser

 30 novembre 2010

  Un homme de 38 ans est décédé lundi après avoir reçu deux décharges de Taser lors d’une interpellation musclée de la police, à Colombes. Les fonctionnaires avaient été appelés sur les lieux d’une altercation entre la victime, un Malien en situation irrégulière, sous le coup d’une procédure d’expulsion, et un homme qui lui réclamait de l’argent. L’homme, de forte corpulence, serait devenu extrêmement violent à l’arrivée des policiers, qu’il aurait attaqués à coups de marteau, avant de s’enfuir, selon les informations d’Europe 1. C’est au 12e étage d’un immeuble que les policiers sont finalement parvenus à le maîtriser, grâce à des décharges de Taser. Quatre fonctionnaires ont été blessés dans la mêlée.

  Mais ce n’est qu’en arrivant au rez-de-chaussée que le Malien, immobilisé et menotté, a fait un malaise cardiaque. L’un des policiers a alors tenté de le réanimer grâce à un massage cardiaque, rapidement relayé par les pompiers, déjà sur place pour soigner des policiers blessés, puis par le Samu. En vain. Le directeur du cabinet du préfet s’est rendu sur les lieux dans la soirée, tout comme la police légale, selon Europe 1. Une autopsie sera également rapidement pratiquée. Elle « permettra de dire si notre pistolet est responsable de ce décès », a déclaré le directeur de Taser France, Antoine di Zazzo. Le parquet de Nanterre a saisi l’Inspection générale des services (IGS) pour connaître les circonstances exactes de cette interpellation.