(Montigny-en-Gohelle) Marche silencieuse en hommage à Lahoucine Aït Omghar, tué par des policiers au cours de son interpellation

Ce vendredi après-midi, famille, amis et anonymes se sont retrouvés pour une marche silencieuse en hommage à Lahoucine Aït Omghar 25 ans tué par des policiers.

Entre 400 et 500 personnes se sont retrouvés ce vendredi après-midi rue de Lassigny, à Montigny-en-Gohelle, près du domicile de Lahoucine Aït Omghar, mort ce jeudi au cours de son interpellation par des policiers. Ils se sont rendus jusqu’au commissariat d’Hénin-Beaumont. Une façon de protester contre la « réaction disproportionnée », selon la famille, des policiers qui ont tiré sur l’homme de 25 ans.

Ce vendredi, le Parquet a confirmé que les policiers avaient bien tiré plusieurs balles mais une seule a provoqué la mort (dans le foie). L’Inspection générale de la police nationale (IGPN = police des polices) a été saisie par le parquet de Béthune.

De son côté la famille a affirmé avoir contacté Maître Dupond-Moretti pour sa défense et veut porter plainte contre les policiers. Trois des quatre policiers ont repris le travail ce vendredi.

source : http://nord-pas-de-calais.france3.fr/2013/03/29/montigny-en-gohelle-marche-silencieuse-en-hommage-lahoucine-ait-omghar-tue-par-des-policiers-au-cours-de-son-interpellation-225347.html

REUNISSONS-NOUS AUTOUR DU HIP HOP POUR COMMEMORER LES REVOLTES DE 2005 & POUR RENDRE HOMMAGE A ZYED ET BOUNA

affiche27oct

 Le 27 octobre 2005, Bouna et Zyed meurent électrocutés alors qu’ils fuient un contrôle de police. Des émeutes embrasent Clichy-sous-Bois puis d’autres quartiers en France. L’État met en place un couvre-feu, des méthodes dignes d’un État colonial se multiplient sans que la majorité de la population extérieure à ces quartiers ne réagisse à la répression qui se déchaîne. Contre une population stigmatisée et humiliée quotidiennement. Les magistrats jugent plus sévèrement les « fauteurs de troubles » de ces quartiers plutôt que les auteurs de violences étatiques complices d’un système qui creuse les inégalités et dresse les individus les uns contre les autres.

Le jugement des policiers est continuellement reporté tandis que des jeunes sont incarcerés sans preuve….

Cinq ans plus tard, en octobre 2010, deux policiers étaient renvoyés par les juges d’instruction chargés de l’enquête devant le tribunal correctionnel pour «non assistance à personne en danger», mais le parquet de Bobigny fait appel. Suivant les réquisitions du parquet, qui estime que les deux policiers n’avaient pas eu connaissance de la réalité du danger, la Cour d’Appel de Paris a prononcé un non-lieu en avril 2011. La famille avait alors fait appel du non-lieu. L’examen du non-lieu devant un tribunal correctionnel de la région parisienne aura finalement lieu le 3 octobre 2012.

Il sera justement question, dans le débat de la Cour de Cassation, de l’égalité de traitement de la police envers les personnes. La question de la différence de traitement entre ceux qu’ils jugent comme suspects et envers qui ils sont menaçants et ceux à qui ils font peur, qui ne sont pas perçus comme une menace et qu’ils ne menacent jamais. Iront-ils jusqu’à admettre qu’ils ont le droit de risquer la vie ou de donner la mort aux personnes qu’ils jugent suspectes? La justice admettrait donc que la police jouit d’un permis de tuer certaines populations, celle de ces quartiers écrasés par la domination raciale et économique ?

Bouna et Zyed ne sont pas morts pour rien, comme ils n’ont pas été tués pour rien

Les morts impliquant la police sont loin d’être accidentelles. L’action de la police engendre des morts car ses fonctionnaires sont formés à la haine de ceux qu’on leur présente comme des sous-hommes, mais aussi car la police est nécessaire au maintien d’un ordre social violent et inégal.

Le souvenir de Bouna et Zyed, comme celui de toutes les autres victimes de la police, est gravé dans le corps et la tête de beaucoup d’entre nous. Ils tuent nos frères, ne les laissons pas enterrer leur mémoire. Notre devoir est de ne pas taire la souffrance engendrée par leurs agissements. De trouver des moyens de combattre leurs violences et surtout de ne pas laisser dans l’oubli ceux qu’ils aimeraient « morts pour rien ».

Cette année encore rendons hommage à Bouna et Zyed, à tous les autres tués par ou à cause de la police et aux frères enfermées pour rien ou pour une révolte légitime.

Réunissons nous le 27 octobre pour commemorer les révoltes de 2005, rendre hommage à bouna et zyed et à toutes les victimes de la police

Depuis plus de 2 ans le collectif « Vies Volées» se consacre à réunir les familles des personnes tuées par la police afin de se soutenir mutuellement. Il s’agit de recenser ensemble les victimes et de rétablir la vérité sur les meurtres commis par la police ainsi que de coordonner avec d’autres collectifs des actions tendant à donner de la visibilité au combat des familles pour la Vérité et la Justice.

RDV le 27 octobre au 6 b / 10 quai de seine 93200 Saint-Denis

Rejoignez-nous : Pour rendre hommage à votre façon ( vidéo, sons, graffs etc… ) /Afin de rompre l’isolement des familles victimes de la police /Afin de dénoncer l’impunité accordée par la Justice aux policiers auteurs de crimes /Pour la reconnaissance publique des crimes commis par la police et passés sous silence depuis des décennies / Pour rétablir la vérité sur ces « homicides volontaires en bande organisée par des personnes dépositaires de l’autorité publique »

Contactez-nous pour des hommages et des initiatives de soutien aux familles et aux victimes

viesvolees.france@gmail.com

CRIMES POLICIERS, SYSTEME JUDICIAIRE, EXPLOITATION, ENFERMEMENT = VIOLENCES D’ETAT

Dénoncer les violences d’État, c’est dénoncer la violence de ses institutions qui discriminent et hiérar-chisent les vies et les personnes, conditionnent une partie de la population à être parquée, contrôlée, humiliée, violentée, enfermée, alors qu’elle octroie à une certaine partie de la société le droit de contrôler les autres.

Depuis leur apparition, le système carcéral et l’institution policière se sont perpétués sous couvert de réformes visant à les rendre plus « humains ». Mais quel que soit le gouvernement, les pratiques policières et l’enfermement ne sont jamais remis en question.

Aucune réforme (comme la récente proposition de «tickets» de contrôle d’identité) ni l’amélioration des conditions de détention ou la construction de nouvelles prisons ultramodernes ne cacheront le fait que l’État envoie des catégories bien ciblées de la population à leur mort, physique ou sociale, sans que le reste de la population ne bronche.

« Dans nos quartiers on tue plusieurs fois »

La peine de mort est censée avoir été abolie en 1981, mais la police et l’administration pénitentiaire tuent et reçoivent systématiquement la caution de la justice pour leurs actes. Depuis janvier 2012, 11 personnes au moins ont perdu la vie suite à une interpellation, un contrôle ou une course-poursuite avec la police. 40 personnes sont mortes en détention dans des circonstances plus troubles les unes que les autres.

Comme le disait Amal, la sœur d’Amine Bentounsi tué le 12 avril à Noisy-le-Sec d’une balle dans le dos par la police, « Amine a été tué 2 fois ». A 30 ans, Amine avait déjà passé près de la moitié de sa vie enfermé pour des délits (vols, braquages, etc. ) . Et alors qu’il s’était octroyé un peu de liberté en ne revenant pas de sa permission, il est abattu d’une balle dans le dos par la police qui se permet de justifier cet acte en clamant haut et fort que « l’homme abattu était un dangereux multirécidiviste ». Ce même homme qui avait dit à sa sœur en 2009 « que cet homme fait de rage et de violence, c’est eux qui l’ont construit, c’est à cause d’eux ».

Les frères Kamara ont été condamnés à des peines de 12 et 15 ans, accusés sans preuve tangible d’avoir tiré sur des policiers lors des révoltes de Villiers-le-Bel en 2007.

En octobre 2011, Jamal Ghermoui était« suicidé » par les matons de Nanterre.

Pierre-Just Marny a mis fin à sa vie l’an dernier en Martinique après 48 ans derrière les barreaux.

Aujourd’hui Philippe El Shennawy, 58 ans, se laisse mourir d’inanition à la prison de Poissy, n’étant libérable qu’en 2032.

La liste est encore longue et le manque d’écho est insoutenable. Cela fait trop longtemps que tout cela se passe, qu’on ne nous laisse pas vivre. Notre silence ferait de nous des complices, quand malgré les humiliations, le manque de soutien et les pressions, des détenus, des proches et des familles de victimes s’organisent et se battent.

Face à leurs murs, leurs institutions et leurs brutalités, notre rage doit résonner…

« La musique fait partie des battements de notre coeur, elle est un cri de ralliement »

Le rap fait écho à ce qui se passe, il laisse s’exprimer les frustrations et les blessures. Il est une dimension de la démarche que beaucoup portent : tenter de redonner de l’espoir à ceux qui n’en ont plus ; inscrire dans la mémoire collective l’histoire des personnes victimes de violences et/ou crimes policiers ou pénitenciers, et l’histoire des luttes pour la vérité et la justice !

Restons déterminés, tous ensemble ne laissons pas la fatalité l’emporter.

ORGANISONS-NOUS POUR RETABLIR LA VERITE SUR LES VICTIMES DE LA

POLICE ET DE LA PRISON, SOUTENIR LES FAMILLES ET LES DETENUS.

contrelenfermement@riseup.net

http://contrelenfermement.noblogs.org

Concert Jeudi 21 Juin vers la prison de la santé pour dénoncer les violences d’état et balancer du son pour les personnes détenues

ON OUBLIERA JAMAIS !

Justice pour Amine Bentounsi tué par la police à Noisy le sec le 21 Avril.

Du son contre les violences policières

Alors que la liste des victimes de violences policières ne cesse de s’allonger, que la police continue d’assassiner en toute impunité dans les quartiers, sur les périph’, dans les commissariats, des formes de résistance apparaissent.

En com­men­çant par les dif­fé­rents col­lec­tifs des famil­les des vic­ti­mes qui, à chaque assas­si­nat de plus, crient leur colère contre ce sys­tème poli­ti­que qui défend la police au profit des vic­ti­mes. Des famil­les entiè­res s’arment de cou­rage et affron­tent les tri­bu­naux, les admi­nis­tra­tions, les pré­fets pour stop­per les véri­tés dégui­sées et rendre lumière sur ces assas­si­nats par la police fran­çaise.

En mémoire à Tina, Raouf, Umut, Wissam EL YAMNI, Abdelhakim AJIMI, Ali ZIRI, Lamine DIENG, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel EL JABRI, Djamal GHERMAOUI, Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI et à tous ceux et celles qui ont été vic­time de vio­len­ces poli­ciè­res, des rap­peurs se lèvent pour faire écho aux voix des famil­les.

Comme en ren­fort, en sou­tien à ce combat, le rap vient se soli­da­ri­ser à cette lutte et offrir un outil de plus au combat pour la jus­tice et la vérité. Des rap­peurs de dif­fé­ren­tes villes et de tous âges se sont mis à écrire pour dénon­cer la situa­tion de toute puis­sance poli­cière dans les quar­tiers et sur­tout pour rendre hom­mage aux vic­ti­mes, à leurs frères, à leurs amis tombés. Ce rap vient sou­vent des quar­tiers concer­nés, ce sont des jeunes et moins jeunes qui pren­nent le mic pour parler de leurs pro­ches tombés sous les balles et les coups de la police, pour parler de la vio­lence quo­ti­dienne qu’ils subis­sent.

Ce qu’il y a de dif­fé­rent dans ce rap, c’est que c’est un rap en réac­tion directe à une situa­tion. Les rap­peurs qui posent ici des rimes n’ont pas passé 8 ans à réflé­chir, au contraire, les textes se posent ici sans ima­gi­na­tion, sans fio­ri­tu­res. Les textes se posent comme on écrirait une brève dans un jour­nal, il faut dire ce qu’il se passe, un point c’est tout. Les rap­peurs de ce son en lutte contre la police ne sont pas des MC qui s’inven­tent des uni­vers, ils par­lent de leurs frères et sœurs assas­si­nés, comme quel­que chose d’hyper dou­lou­reux qu’il faut dénon­cer, faire savoir. Si le rap mili­tant s’est beau­coup emparé de la thé­ma­ti­que des vio­len­ces poli­ciè­res, de près ou de loin par­fois, ce rap dont on parle ici est dif­fé­rent car ce sont les prin­ci­paux concer­nés qui s’expri­ment eux-mêmes, sur leurs pro­ches et dans le res­pect des famil­les. Ce n’est pas quel­que chose qui a été cons­truit dans une démar­che mili­tante, c’est du rap en direct, en free­style, fait et posé par les prin­ci­paux concer­nés.

A Lyon : « Les 2 frères » pour Raouf et Tina

https://www.youtube.com/watch?v=mt7CjgJrP_g&feature=player_embedded

C’était une nuit d’hiver, 4 jeunes cir­cu­lent dans une voi­ture volée, jusque là, juste des jeunes qui s’amu­sent. Sauf que cette nuit-là, la BAC – Brigade Anti Criminalité – décide de la jouer à la Gran Turismo. Les jeunes refu­sent de s’arrê­ter au contrôle et se font pren­dre en fila­ture mus­clée par 5 voi­tu­res de la BAC. La chasse poli­cière les conduit dans une impasse, l’impact sera meur­trier. Tina et Raouf n’avaient que 17 et 15 ans cette nuit où ils ont perdu la vie, et une troi­sième per­sonne res­tera dans le coma plu­sieurs années.
Cela fait 5 ans que la mère de Tina se bat pour que jus­tice soit faite, que la lumière soit enfin posée sur cette affaire qui fait l’objet de nom­breu­ses zones d’ombres et d’une néga­tion abso­lue de la res­pon­sa­bi­lité poli­cière dans cet acci­dent pré­mé­dité.

Ils sont de Paul Santy, Lyon 8e, quar­tier des Etats. Ils ont 15 et 16 ans et rap­pent depuis qu’ils ont 10 et 11 ans. Le rap, c’est « ce qui sou­lage », ça fait parti de leurs vies, tous les jours, c’est comme ça qu’ils sor­tent ce qu’ils ont à l’inté­rieur. Ils ont com­mencé à écrire, à rapper, à free­sty­ler tôt. Au début, dans des ate­liers d’écriture dans le centre social, et petit à petit, avec les plus grands, à poser avec d’autres rap­peurs du quar­tier de Paul Santy.
Aujourd’hui, ils rap­pent à deux, à deux frères. Pour parler, du quar­tier, de l’avenir, de ceux qui par­ta­gent leurs vies, sur leur sec­teur / Lyon 8e, pour dire que ça dort pas, pour dénon­cer ce qu’ils vivent et dire ce qu’ils veu­lent !

Après la mort de Tina et Raouf, leurs amis d’enfance, Minar et Derka ont fait un son en sou­tien au combat que mène la mère de Tina, Mme Mellaz Sebaa, et pour le Collectif de Solidarité Lyonnais. Ce son, c’est comme ils l’expli­quent : « pour mobi­li­ser les gens » contre la vio­lence quo­ti­dienne de la police dans les quar­tiers, et en hom­mage à ceux et celles qui sont morts assas­si­nés par ce qu’ils appel­lent des « bavu­res poli­ciè­res ». C’est un son « pour la cause », et sur­tout « pour les parents, pour les famil­les ». Pour que per­sonne n’oublie, que les gens sachent. C’est d’ailleurs le Collectif Solidarité Lyonnais qui les a contac­tés pour défi­nir un cadre au mor­ceau qu’ils sor­ti­raient. Il fal­lait que le texte res­pecte le combat des famil­les, qu’il le ren­force et qu’il ne soit pas pré­texte à pro­blème avec une jus­tice qui cher­che la moin­dre faille pour décré­di­bi­li­ser la lutte de cette mère.
Hommage de deux rap­peurs de Lyon 8e à Tina et Raouf, deux jeunes assas­si­nés par la police à Saint-Fons en février 2007. A la mémoire de leurs amis et en sou­tien aux famil­les. Pour que rien ne soit oublié et que jus­tice soit enfin rendue.

A Clermont-Ferrand, « 12 mesures pour Wissam »

A Clermont-Ferrand aussi, les rap­peurs se sont mis en marche pour dénon­cer les vio­len­ces poli­ciè­res. En mai der­nier, un son sort en hom­mage à Wissam El-Yamni, tué par la police le 9 jan­vier 2012 par les forces de l’ordre. Wissam avait trente ans quand un soir, lors d’un contrôle d’iden­tité, il sera menotté, plaqué au sol puis roué de coups jusqu’au coma. Il meurt 9 jours plus tard à l’hôpi­tal. En ten­tant de dépas­ser la dou­leur, les famil­les com­bat­tent depuis pour dénon­cer les vio­len­ces poli­ciè­res et pour récla­mer jus­tice.

Pour sou­te­nir ce combat, douze rap­peurs de Clermont pro­po­sent d’écrire un texte en hom­mage à Wissam, qui lui-même était rap­peur quand il avait une quin­zaine d’année. Comme pour les 2 frères, le col­lec­tif de sou­tien à la famille a envoyé une ligne direc­trice d’écriture, et les rap­peurs ont com­posé dans le res­pect de la volonté des pro­ches. Les rap­peurs ont attendu plu­sieurs mois pour sortir le son, ils ont attendu que le deuil soit res­pecté, que les famil­les repren­nent quel­ques forces pour com­bat­tre et démar­rer les pour­sui­tes judi­ciai­res.

Les MC’s : Dulim, Ted l’afro, Sami, Trk, Alchimiste, Yassin, Da Luz, Brahms, Mistral & Gaets (Metodik), Junior, Joe Natt, Fénix (Division Blindée), Vincenz (La Connecta).
« Hommage des rap­peurs de Clermont-Ferrand & de sa région pour notre frère WISSAM parti trop tôt le 9 jan­vier 2012. En sou­tien à la famille El Yamni et pour que la jus­tice passe. »

Dans d’autres villes aussi d’autres rap­peurs et col­lec­tifs ont pro­duit des sons en hom­mage à toutes les vic­ti­mes des vio­len­ces poli­ciè­res. L’objet de cet arti­cle est de rendre visi­ble cette pro­duc­tion rap locale qui accom­pa­gne le combat des famil­les. Très peu relayée, cette musi­que doit être enten­due, sou­te­nue, dif­fu­sée, car elle est la parole d’une jeu­nesse direc­te­ment tou­chée et atta­quée par cette traque de la police dans les quar­tiers.

P.-S.

Photo de Mme Sebaa de Sylvain Ortega.

source : http://rebellyon.info/Du-son-contre-les-violences.html

Samedi 9 juin 2012 hommage à Youssef Mahdi contrôlé, mort noyé

A Melun, lundi 5 juin, 4 jeunes hommes passent la soirée sur les quais de la Seine. Avertie par la police municipale, la nationale qui patrouille dans le coin comme tous les soirs, les contrôlent. Youssef Mahdi 24 ans, veut leur échapper, il se jette dans la Seine. Il perd pied, son frère et un brigadier sautent à leur tour mais rien n’y fera : il s’est noyé. Le lendemain, des proches, des voisins se rassemblent à Dammarie-les-Lys, ville voisine où Youssef vivait, dans la cité de la Plaine du Lys.
Rassemblement, le samedi 9 juin  à 14h 30 heures,  place 8  mai 1945, à Dammarie-les-Lys (77)

transport  depuis Paris :
Gare de Lyon,  train, direction Montargis; dép: 13h19 arrivée à Melun 13h45, puis à pieds  20min
ou
RER D, Châtelet les Halles , direction Melun, dép: 13h15, arrivé: 14h12, puis marche à pieds 20m vers  jusqu’à Dammarie