MARCHE POUR HOUCINE TUE PAR UN GENDARME LORS DE SON TRANSFERT

Rappel des faits : Colmar- 26 Août- Houcine Bouras a été tué par un gendarme : Houcine a été abattu alors qu’il était entre les mains de la justice.

Houcine 23 ans, en détention provisoire dans une prison strasbourgeoise, était transféré dans un véhicule de police sous escorte pour être entendu par un juge d’instruction colmarien dans le cadre d’une mise en examen pour vols à main armée. Un gendarme adjoint volontaire conduisait le véhicule, une Clio, et une gendarme sous-officier se trouvait à l’arrière, à coté du détenu. Selon le procureur, ce dernier aurait agressé la gendarme et «voulait lui prendre son arme de service». TOUJOURS CELON LA VERSION POLICIERE/ suivi par le procureur: “Le gendarme conducteur a alors arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis tenté de maîtriser le détenu avec son bâton de défense. (…) l’homme et le gendarme aurait luttés pour s’emparer de l’arme à feu, tombée sur le bitume, le gendarme a décidé de tirer pour neutraliser l’agresseur, estimant qu’il y avait un «péril imminent pour lui et sa collègue».

«Avec des menottes, prendre une arme de service, enlever la sécurité, charger l’arme, cela me sembe complètement impossible», fustige Me Renaud Bettcher, avocat de la famille de la victime, à France 3 Alsace. Il souhaite que «cette instruction, comme d’autres, soit un message lancé aux forces de l’ordre pour leur dire qu’elles ne peuvent pas rester dans l’impunité». (…)

«Je veux justice» a réclamé la mère de Houcine au micro de “France 3 Alsace” , des sanglots dans la voix. «Il a été abattu sans raison, menotté. Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas comment cela s’est passé, et je voudrais savoir» explique-t-elle.

«On n’aurait jamais dû en arriver là. Lui donner un coup, oui. Mais pas une balle dans la joue! C’est inadmissible. C’est un jeune de 23 ans à qui on a enlevé la vie.» (…)

«Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice. Une 1ere marche a été organisé quelques jours après l’assassinat de Houcine.

Sur la 1ere marche : http://www.lecourrierdelatlas.com/774801092014Marche-Blanche-a-Colmar.html
Source de l’article un peu modifié :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/29/01016-20140829ARTFIG00255-detenu-abattu-sur-l-a35-pas-de-legitime-defense-pour-le-gendarme.php

UNE MARCHE EST ORGANISE PAR LES PROCHES DE HOUCINE
le dimanche 7 Septembre à Colmar a 15H30
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/event/1476179829311539/

http://contrelenfermement.noblogs.org/

(Colmar) Une personne « détenu » par la police a été tué par un gendarme

Leur titre : « 1 gendarme a tué par balle un détenu pendant son transfèrement dans des circonstances floues »

C’est un homme de 23 ans qui été détenu qui a été tué par balle par un gendarme, mardi après-midi sur l’autoroute A35 près de Colmar, dans des circonstances encore floues, alors qu’il était en cours de transfèrement vers un juge d’instruction.

En détention provisoire à la prison de l’Elsau à Strasbourg, il devait être entendu par un magistrat de Colmar, dans le cadre d’une affaire de vols à main armée commis en mai dans un établissement de restauration rapide de la ville haut-rhinoise.

Le détenu a été touché d’une balle à la tête après l’immobilisation sur la bande d’arrêt d’urgence du véhicule de transfèrement, dans des circonstances qui restent à éclaircir, a précisé à l’AFP le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau, qui s’est rendu sur place.

D’après les premiers éléments, «le détenu a commencé à s’agiter» alors qu’il était transféré sous escorte de la prison de l’Elsau vers le bureau d’un juge d’instruction colmarien.

Un gendarme adjoint volontaire conduisait le véhicule et une gendarme sous-officier se trouvait à côté de lui à l’arrière, a précisé le procureur.

Le conducteur a alors «stoppé le véhicule et à partir de là, on est dans le flou, il semblerait qu’il y a peut-être eu un début de bagarre et un coup de feu est parti», a expliqué le procureur, ajoutant qu’il avait saisi de l’enquête l’inspection technique de la gendarmerie nationale.

Selon une source proche du dossier, le jeune homme aurait tenté de se saisir de l’arme de service de la gendarme.

Une grande tache de sang était visible sur la chaussée à proximité du véhicule, laissant supposer que le coup de feu avait été tiré en dehors de la voiture, selon un journaliste sur place.

Les deux gendarmes qui se trouvaient dans le véhicule, une Clio, ne pésentaient «a priori» pas de blessures, a indiqué le parquet.

Avant sa mise en examen pour vols à main armée, le détenu n’était connu de la justice que pour des méfaits mineurs.*

Source : http://www.liberation.fr/societe/2014/08/26/un-detenu-tue-par-un-gendarme-pres-de-colmar-lors-de-son-transferement_1087344

La famille d’un jeune homme tué par un gendarme s’inquiète d’un possible non-lieu

La famille d’un jeune homme de 19 ans originaire de Montataire (Oise), tué en novembre 2008 à un barrage de gendarmes, s’est inquiétée d’un possible non-lieu et ses avocats en ont appelé à la ministre de la Justice, lors d’une conférence de presse mardi.

Le Parquet de Senlis, en faveur d’un non-lieu, vient de faire appel de l’ordonnance de renvoi des juges d’instruction. Ces derniers ont requis la charge d’homicide involontaire contre le gendarme auteur présumé d’un tir qui a touché mortellement la victime, a expliqué Me Hubert Delarue, l’un des avocats des parties civiles.

 

Cette charge renvoyait ainsi le gendarme devant le tribunal correctionnel et non devant une cour d’assises, une décision que la famille avait dans un premier temps eu du mal à accepter. « Avec mes confrères nous avons su convaincre que cette décision des juges d’instruction était juridiquement fondée et qu’il convenait de l’accepter », a indiqué Me Delarue, avant d’ajouter que l’appel du parquet, qui estime que le gendarme n’a pas commis d’erreur, avait provoqué une deuxième vague de stupeur, y compris cette fois chez les avocats. »Nous avons été à la fois surpris et peinés », a-t-il déclaré.

Selon lui, la Chancellerie a forcément influé sur cette décision. « J’ai l’intention de demander audience au Garde des Sceaux de façon à ce qu’on nous explique, à ce que la famille puisse comprendre, pourquoi le choix a été fait de contester une décision parfaitement motivée ». De son côté, Me Damien Legrand, également conseil de la famille, a exprimé son sentiment d’une « volonté » du parquet et du ministère « de ne pas porter le débat sur la place publique ». Le parquet de Senlis n’était pas joignable dans l’immédiat.

Dans leur ordonnance de renvoi, les juges établissent que sur les six tirs du gendarme, les deux derniers n’étaient pas justifiés dans la tentative de stopper le véhicule dans lequel se trouvait la victime, qui s’éloignait à plus de 20 mètres, a rapporté Me Delarue. Ce véhicule venait de forcer un barrage de gendarmes après avoir été pris en chasse à la suite de deux vols dans l’Oise. Deux autres occupants du véhicule, le conducteur et son passager, sont soupçonnés d’avoir laissé la victime, assise à l’arrière et atteinte par une balle dans le dos qui a provoqué une lésion cardiaque, devant la caserne des pompiers de Montataire, qui n’ont pu la sauver.

Jugés lors d’un procès séparé en septembre dernier, les deux hommes ont été condamnés à de la prison ferme mais l’accusation de non-assistance à personne en danger n’a pas été retenue. Ils ont toujours nié s’être trouvés dans la voiture avec la victime.

 source : http://www.lessor.org/la-famille-dun-jeune-homme-tue-par-un-gendarme-sinquiete-dun-possible-non-lieu/

Jeune homme tué à Saint-Aignan: ordonnance de non-lieu en faveur du gendarme

BLOIS, 24 jan 2012 (AFP) – Le juge d’instruction en charge de l’affaire Duquenet, du nom de ce jeune gitan tué par un gendarme à l’été 2010 dans la vallée du Cher, a délivré une ordonnance de non-lieu en faveur du militaire, conformément aux réquisitions du parquet, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

En revanche, incarcéré depuis 18 mois, Miguel Duquenet, conducteur de la voiture dans laquelle se trouvait son cousin Luigi tué par le tir du gendarme à Thésée (Loir-et-Cher), le 16 juillet 2010, est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « refus d’obtempérer aggravé », un délit passible de cinq ans de prison, a-t-on dit de même source.

Les faits ont été requalifiés car, à l’origine, Miguel Duquenet avait été mis en examen pour tentative d’homicide sur les gendarmes, ce qui aurait pu lui valoir un procès devant les assises.

Concernant le gendarme, le juge considère, tout comme le procureur de la République, que le militaire est hors de cause car il aurait fait usage de son arme dans le cadre de la légitime défense. Agé d’une trentaine d’années, le gendarme, qui avait été immédiatement muté dans une autre région, avait été initialement mis en examen pour « coups mortels » fin septembre 2010.

À moins d’un appel d’une des parties d’ici lundi, Miguel Duquenet pourrait être jugé devant le tribunal correctionnel dans un délai de deux mois lors d’une audience spécialement consacrée à l’affaire.

Le drame avait entraîné de violentes réactions de la communauté des gens du voyage. Plusieurs dizaines de ses membres s’en étaient pris à la gendarmerie de Saint-Aignan et avaient provoqué diverses dégradations dans la vallée du Cher. Plusieurs d’entre eux ont depuis été jugés et condamnés.

Source : AFP