Pantin ( 93 ) : un contrôle d’identité dégénère, une mère porte plainte pour violences policières

 

Une mère de famille a été blessée et s’est vue prescrire dix jours d’interruption temporaire de travail, samedi 26 décembre, après avoir tenté de s’opposer à l’interpellation de ses deux fils, âgés de 18 et 15 ans à Pantin, en Seine-Saint-Denis. L’interpellation a été filmée par une voisine. Devant ces images, Zahra Kraiker, la mère de famille, du mal à retenir sa colère. « Regardez comment ils frappent. Je sépare mon fils parce qu’ils sont en train de le massacrer. On m’a gazé. On m’a mis au sol« , explique-t-elle.

« Elle a eu peur pour son enfant. Et eux, ils se sont comportés comme des animaux, comme si on était des ennemis », fustige son frère, Nordine Isnasni, conseiller municipal à Nanterre et fondateur du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB), joint dimanche après-midi par francetv info.

Les deux fils toujours en garde à vue dimanche soir

À l’hôpital de Bondy, les médecins ont constaté une entorse au doigt, et diverses contusions, notamment au dos et au coude. Ni elle ni son mari ne comprennent pourquoi leurs fils ont été interpelés, et étaient toujours en garde à vue dimanche soir.

Source : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/pantin-un-controle-d-identite-derape-une-mere-de-famille-violentee_1241673.html

Violences policières en série à Tourcoing

Des membres du FUIQP 59-62 se sont rendus à Tourcoing, dans le quartier du Pont-Rompu où une nouvelle grave violence policière avait eu lieu lundi dernier (28 septembre), pour recueillir la parole de la victime et des témoins, et leur signifier notre soutien dans toutes leurs futures mobilisations.

Lundi en milieu d’après-midi en bas de chez lui, Nabil Zane, 28 ans, est témoin d’un des nombreux contrôles d’identité effectués par les CRS dans le quartier. Tout se déroule « normalement », avant que, quelques minutes plus tard, un deuxième car de CRS n’arrive et commence un nouveau contrôle sur les mêmes jeunes. « Les jeunes leur ont dit qu’ils avaient déjà été contrôlés, et dans le même temps le premier car est revenu, confirmant la version des jeunes. Les CRS se sont arrêtés. Un jeune les a remercié d’avoir été « gentils »… Ça a énervé les CRS qui l’ont mal pris, et on répondu « toi, tu vas venir avec moi » », nous raconte le jeune père de famille.

Le ton monte, Nabil Zane s’approche de la scène pour filmer… il n’a pas le temps de sortir complètement son téléphone qu’un policier le bombarde de gaz lacrymogène à bout portant, d’un jet continu de plusieurs secondes. « Je suis rentré me nettoyer le visage avec de l’eau. Le lendemain matin, je me suis réveillé tout gonflé, impossible d’ouvrir les yeux. Aux urgences, on m’a dit que j’étais brûlé au deuxième degré on m’a fait un pansement comme celui que vous voyez là. »

Malheureusement, lorsqu’on habite un quartier populaire, la violence d’État ne s’arrête jamais. Le lendemain, mardi 29 septembre, Nabil est au volant de sa voiture avec son épouse et son bébé de 14 mois, et croise une nouvelle fois les CRS, qui le montrent du doigt en riant. Ils lui demandent de s’arrêter pour un contrôle.
– « Pourquoi vous m’arrêtez ?
– Comment ça pourquoi ? T’as vu ta tête ? C’est quoi ce pansement ?
– Justement j’allais porter plainte contre vous pour ça.
– Porter plainte ?! Ah ben merci, tu nous donne une bonne raison de t’embarquer maintenant. »

Un des CRS le plaque violemment contre sa voiture, le menotte, et l’amène au commissariat pour lui signifier sa garde à vue « pour outrage. » Nabil Zane demande à voir son avocat et un médecin. « Le médecin est arrivé, je lui ai dit que j’avais besoin d’aller à l’hôpital, toutes mes cloques s’étaient ouvertes sous mon pansement, mon visage ruisselait de sang et de pus. Il a juste écouté mon cœur, et m’a dit « c’est bon, t’as rien, tu peux passer la nuit en garde à vue. » »

Les policiers de Tourcoing n’ayant daigné appeler l’avocat de la victime que tard dans la soirée, il était bien sûr injoignable (les habitants nous confirment que cette méthode est très souvent utilisée ici). Le lendemain matin, mercredi, l’avocat en colère fait part de ce qu’il s’est passé au Procureur de la République, qui demande expressément la fin de la garde à vue… ce que refuse le commissariat de Tourcoing ! Nabil Zane pourra enfin sortir, retrouver sa famille et se faire soigner au bout de 24 heures.

Depuis, les violences des policiers se multiplient à Tourcoing, notamment dans les quartiers du Pont-Rompu et de la Bourgogne (d’où était originaire le jeune Pierre-Eliott Zighem décédé dans des circonstances « non-élucidées » au mois de juin). Provocations physiques, verbales (« On est chez nous », « On est Français nous », ou encore des CRS répondant à un homme du quartier les invitant à discuter de la situation autour d’un sandwich « Un sandwich ? Sûrement pas, c’est halal ! »).

Le FUIQP relaiera toutes les demandes et mobilisations proposées par la victime, sa famille et les habitants du quartier du Pont-Rompu.

 

Une nouvelle fois, c’est chargé de lourds témoignages que nous revenons de Tourcoing. Le quartier de la Bourgogne, déjà endeuillé par la mort du jeune Pierre-Eliott Zighem (17 ans) au mois de juin, est encore et toujours la cible de provocations de la part de la Police Nationale et des CRS nationaux.

Ceux-ci sont présents par dizaines, dans le cadre d’un plan anti-drogue, et entre insultes racistes et provocations incessantes lâchent aux habitants des phrases telles que : « On est là pour un mois, de toute façon, vous n’avez qu’à attendre qu’on se barre ! »

Abdel (52 ans), figure incontournable du quartier nous raconte sa soirée du mardi 29 septembre (soit, alors même que Nabil Zane, le brûlé du Pont-Rompu, était en garde-à-vue) : « J’étais dans mon lit, tranquillement, je reçois un appel qui me dise de venir tout de suite, parce que mon fils Hichem (18 ans) est en train de se faire brutaliser par la Police. J’arrive en courant, je vois trois ou quatre voitures de police, mon fils à terre m’appelant, frappé. Un policier veut me matraquer directement. Heureusement, un autre me connaissait, et a dit à son collègue de me laisser passer. D’ailleurs, ils se sont un peu embrouillés pour ça. Je me suis approché de mon fils, et très rapidement, ils sont revenus à la charge pour me ceinturer et me balayer, avec la bombe lacrymogène à dix centimètres de mon visage. »

Heureusement, toute la scène est filmée par des voisines. En apprenant cette information, les policiers de Tourcoing se sont rapidement montrés beaucoup plus conciliants avec Hichem, sorti de garde-à-vue le lendemain matin. Il lui était reproché d’être en possession de 4,5 g de drogue. « C’est impossible, aucun de mes fils ne touche à ça », promet Abdel. On entend d’ailleurs dans la vidéo plusieurs personnes crier que les policiers ont sciemment mis de la drogue dans la voiture d’Hichem. En garde-à-vue, connaissant bien cette méthode répandue, il a eu le réflexe de demander une analyse ADN et un test d’empreintes sur le sachet de drogue. Cet obstacle, en plus de celui de la vidéo, ont résolu la Police de Tourcoing à relâcher Hichem, en lui promettant qu’il n’y aurait « aucune suite » (confirmant ainsi qu’il n’était pas en possession de drogue), et lui demandant de « ne pas ébruiter l’affaire. »

Évidemment, Abdel et Hichem n’ont pas suivi ces consignes et ont souhaité rapidement témoigner, alors que les provocations ne cessent pas. Le salon de thé « Le Mascara » a par exemple été gazé sans aucune raison cette semaine, d’après le témoignage des clients habitués.

Le ras-le-bol des Tourquennois-es les pousse à se réunir et à réfléchir à des formes de mobilisations afin de faire connaître, et surtout cesser ces injustices. Le FUIQP s’associe à leur lutte, et relaiera chacune d’elles.

 

Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)
Source : https://luttennord.wordpress.com/2015/10/07/violences-policieres-en-serie-a-tourcoing/

Tourcoing: une enquête ouverte après le contrôle ayant dégénéré au Pont Rompu

 

Le 28 septembre, Nabil Zane, un Tourquennois de 28 ans, était aspergé de gaz lacrymogène par des CRS lors d’un contrôle d’identité dans le quartier du Pont-Rompu. Le lendemain, le jeune Tourquennois souffrait de brûlures au deuxième degré et était hospitalisé. Suite à la plainte qu’il a déposée, une enquête de la police des polices a été ouverte.

Suite à la plainte déposée par Nabil Zane dans les jours suivant les faits, une enquête a été ouverte par le bureau des affaires judiciaires, de discipline et de contrôle (BAJDC) de la direction départementale de la sécurité publique du Nord. La bombe aérosol utilisée par les policiers ce jour-là a été placée sous scellés. L’enquête devra déterminer si l’usage de gaz lacrymogène était proportionné à la situation rencontrée par les policiers.

 

Source : http://www.nordeclair.fr/info-locale/tourcoing-une-enquete-ouverte-apres-le-controle-ayant-ia51b12892n888866

Gaz lacrymogène, les effets, les dangers de ce composé chimique utilisé dans les manifs

Le gaz lacrymogène est un composé chimique qui provoque une irritation ou un écoulement des yeux avec des larmes.
N’importe quelle substance ayant cet effet peut être appelée lacrymogène. Cependant un gaz lacrymogène est une substance chimique choisie pour sa faible toxicité et qui est considérée comme non létale.

Gaz lacrymogène est un terme générique pour l’ensemble des composés causant une incapacité temporaire par irritation des yeux et/ou du système respiratoire.

Le gaz est utilisé soit en aérosol (un spray) pour l’auto-défense, soit en grenades. Il est communément utilisé par les policierset les C.R.S lors d’émeutes et de manifestations.

Ces composés sont souvent utilisés pour disperser les émeutiers. En effet, ils produisent rapidement une irritation ou une gêne physique incapacitante qui disparaît après la fin de l’exposition.

Les effets du gaz lacrymogène à court terme sur la santé :

Des problèmes respiratoires, une irritation des voies respiratoires.
Des nausées, voir des vomissements.
Une irritation des voies lacrymales et des yeux
Des spasmes
Des douleurs thoraciques
Des dermatites et des allergies
Il faut savoir que les effets sont accentués par temps chaud et humide.

Les dangers des gaz lacrymogènes à long terme pour votre santé :

Une nécrose des tissus dans les voies respiratoires
Une nécrose des tissus dans l’appareil digestif
Des œdèmes pulmonaires (trou ou bulle d’air dans le ou les poumons)
Des hémorragies internes (hémorragies des glandes surrénales)

Le gaz lacrymogène, une toxicité mortelle :

Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès dus à ces gaz.
Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive pas à sortir à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement.
Cette issue fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie.

Les gaz toxiques sont de puissants irritants pour les muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales.

Les effets à long terme sont de 3 types :
l’effet mutagène et donc cancérigène des produits.
l’effet tératogène : les femmes enceintes risquent donc d’avoir des enfants avec des malformations.
l’effet nécrosant : une pneumopathologie chronique peut malheureusement s’installer et devenir irréversible.

Ces gaz toxiques sont rapidement absorbés par voie pulmonaire. Une grande partie est hydrolysée puis éliminée par les reins dans les urines.

Nos conseils pour limiter les risques, les effets et les dangers des gaz lacrymogène pour votre santé :

Rester calme si vous avez reçu du gaz lacrymogène, pas de panique.
Eloignez vous le plus possible de la foule.
Ne vous touchez pas le visage et ne vous frottez pas les yeux.
Il faut se moucher et cracher, pour évacuer les produits chimiques.
Le vinaigre et le citron permettent de diminuer la toxicité de ces gaz en réagissant avec eux.
Il est donc conseillé d’imbiber les mouchoirs avec du vinaigre ou du citron pour respirer moins ces toxiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes d’augmenter la surveillance médicale de leur grossesse et pour les personnes ayant présenté des atteintes pulmonaire, il leur est conseillé de faire des radios pulmonaires à distance de l’exposition à ces gaz toxiques.
Si vous avez des gènes respiratoires qui durent, aller voir un pneumologue.
Si lors d’une manifestion vous ne vous sentez pas bien du tout, aller voir les pompiers ou les secours.

Gaz lacrymogènes: des gaz toxiques

Des tonnes de ces gaz se déversent chaque jour en Algérie, ce qui dans l’opinion était un simple gaz pour disperser les gens, devient
un gaz mortel. Eu fait ce sont des gaz toxiques qui ont vu les Nations Unis (ONU) initier une action pour bannir ces toxiques dans
le protocole de Genève, mais sans succès.
Nous allons présenter ces toxiques afin de permettre aux personnes de bien connaître ces gaz toxiques et donc de mieux se
prémunir.

Un peu de Chimie:
3 agents sont principalement utilisés: le 1-chloroacétophénone (CN), le 2-chlorobenzylidenemalononitrile (CS) et le
dibenz[b,f]-1,4-oxapine (CR).
Ces gaz, sous forme de poudre, sont combinés à une base pyrotechnique qui les fait volatiliser sous forme d’un aérosol au contact
de l’air frais. A l’état naturel ils sont sous forme solide et au contact de l’eau, ils subissent une hydrolyse.
L’eau est donc l’ami des manifestants.

Toxicité mortelle:
Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès
dus à ces gaz. Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive
pas à se sauver à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement. Cette issue
fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie.

Toxicocinétique et physiopathologie:
Nous nous excusons pour ces termes scientifiques, mais il faut être précis.
Les gaz toxiques sont de puissants irritants des muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales. Le CN et le CS sont des
agents alkylants, c’est-à-dire réagissent avec les protéines et autres molécules comme l’ADN et les enzymes.
L’effet immédiat est la nécrose tissulaire, l’inactivation de plusieurs enzymes.
Les effets à long terme sont de 3 types:
- l’effet mutagène et donc cancérigène de produits.
- l’effet tératogène: les femmes enceintes risquent donc d’avoir des enfants avec des malformations.
- l’effet nécrosant: une pneumopathologie chronique peut malheureusement s’installer et devenir irréversible.

Ces gaz toxiques sont rapidement absorbés par voie pulmonaire. Une grande partie est hydrolysée puis éliminée par les reins dans
les urines. ce qui explique que les insuffisants sont très sensibles à ces gaz toxiques.

Tableau Clinique:
Yeux: On voit apparaître rapidement des érythèmes de la conjonctive, une douleur, une lacrymation, une augmentation de la
pression intra-oculaire .Les symptômes diminuent 30 minutes après exposition. Parmi les atteintes oculaires qui risquent de
s’installer, on notera: une conjonctivite irritante, un ecchymose, un oedème de la cornée, une kératite nécrosante avec perte de
substance, une nécrose coagulante, une iridocyclitite et une déformation de l’angle de la chambre antérieure.

Voies respiratoires hautes: On note une rhinorhée, une irritation et congestion nasale, une bronchorhée, une toux, des
éternuements, un goût amer. La brûlure de la langue a lieu rapidement.

Poumons: Laryngeotrachéobronchite est observée lorsque l’exposition à ces gaz se prolonge. Un enfant développe des râles
persistants avec ou sans sifflement, une toux et des sécrétions bronchiques durant 3 à 4 jours après seulement 2 heures
d’exposition à ces gaz .les bébés et jeunes enfants avec les personnes âgées sont une population fragile et très sensible à ces gaz
toxiques, ainsi que les insuffisants rénaux. Ils peuvent développer une syndrome de dysfonctionnement respiratoire réactif. ce
syndrome ainsi que la bronchopneumonie et un oedème pulmonaire peuvent s’installer définitivement. On peut assister aussi à une
fièvre persistante.

Système digestif: On assiste à des douleurs de crampes abdominales et à des diarrhées. Le foie peut subir une atteinte
nécrosante importante de type stéatose.

Système cérébral: Un oedème cérébral peut s’observer.

Peau: Brûlures et érythèmes pouvant donner lieu, si exposition prolongée, à l’installation d’un prurit, d’un rash papulovésiculaire et
une allergie sensitive à ces gaz. Ces effets chroniques se voient en général quelques jours après exposition répétées.

Sur un plan médico-légal
Vu qu’il y a eu des morts suite à ces gaz toxiques, des enquêtes judiciaires peuvent être ouvertes avec comme partie de dossier
des expertises toxicologiques pour asseoir la cause toxique de ces décès. La méthodologie scientifique passe par la recherche de
ces gaz et de leurs métabolites dans les urines, le sang et certains organes comme le rein et le foie. Mais un milieu biologique est
aussi à privilégier c’est l’humeur vitrée. La technique d’analyse est la chromatographie gazeuse couplée à la spectromètrie de
masse.

Traitement:
- Si une bombe lacrymogène est jetée à l’intérieur d’un domicile, on doit quitter rapidement cet espace confiné.
- Le vinaigre (acide acétique), le citron (acide citrique) permettent de diminuer la toxicité de ces gaz en réagissant avec eux. Il est
donc conseillé d’imbiber les mouchoirs avec du vinaigre ou du citron pour respirer moins ces toxiques.
- L’eau rajoutée à du savon liquide, à défaut à une lessive permet de laver la peau et donc de diminuer l’effet irritant de ces gaz.
- Si irritation des yeux, laver abondamment avec de l’eau physiologique (se prépare en faisant dissoudre 9 grammes de sel de
table NaCl dans 1 litre d’eau bouillie), ou à défaut de l’eau courante.
- Atteinte pulmonaire avec toux, traiter avec de l’ampicilline durant 1 semaine et associer une corticothérapie et des antalgiques.
Pour les bébés, la corticothérapie ne doit pas dépasser 3 jours.
- Pour les cas graves avec détresse respiratoire, prise en charge immédiate en réanimation avec suivi des gaz du sang,
monitorage cardiaque et ventilation avec oxygénothérapie et les bronchospasmes traités à l’aminophylline et au salbutamol.
- Il est conseillé aux femmes enceintes d’augmenter la surveillance médicale de leur grossesse et pour les personnes ayant
présenté des atteintes pulmonaire, il leur est conseillé de faire des radio pulmonaires à distance de l’exposition à ces gaz toxiques.

Source : http://medecinelegale.wordpress.com/2010/10/21/gaz-lacrymogene-les-effets-les-dangers-de-ce-compose-chimique-utilise-dans-les-manifs/

Manifestation et conférence de presse-Décès de Mamadou Marega

Mercredi 29 Décembre 2010 à 10hRDV : Place Saint-Augustin Paris 8ème, M° Saint-Augustin (9)

D’après les médias, dans la nuit du 29 au 30 Novembre 2010, à Colombes, Mahamadou MAREGA a été poursuivi,Électrocuté par deux décharges de Taser, matraqué et asphyxié par du gaz lacrymogène alors qu’il était encadré par plusieurs policiers. Et l’autopsie a révélé du sang dans les poumons de Mahamadou MAREGA. D’après les témoins, Mahamadou MAREGA a été traîné vivant à l’intérieur de l’ascenseur de l’immeuble par les policiers. Mahamadou MARÉGA est mort dans cet ascenseur alors qu’il avait les pieds et les mains entravés.

Que s’est-il passé dans cet ascenseur loin du regard des voisins ? Mahamadou MAREGA a t-il été frappé mortellement ?

Suite à cette mort suspecte, l’existence de cet homme a été réduite par les médias sans la moindre considération, au qualificatif déshumanisant de « sans papier d’origine malienne ». Comme si son statut administratif justifiait ce drame. En regardant la télévision, la famille de Mahamadou MAREGA était loin de se douter qu’il s’agissait de leur enfant. Les parents apprendront l’identité de la victime, bien plus tard, par des habitants du quartier…

Mais, cette nuit là, c’est bien la vie d’un Être Humain qui a été définitivement brisée, pas « un bien meuble ».

Parce que nous ne voulons plus voir mourir mystérieusement entre les mains de la police un autre « sans papierd’origine malienne », ou un autre « Lamine DIENG » (mort dans des circonstances tout aussi troubles en juin 2007), le « Collectif Vérité & Justice pour Mahamadou MAREGA » appelle à une mobilisation pacifique pour demander à ce que toute la lumière soit faite sur cette sordide affaire et que Justice lui soit rendue. Ce sera pour nous l’occasion de rappeler que tous les Humains sont censés être égaux au delà de leurs origines et de leur situation administrative.Mahamadou MAREGA n’aurait-il pas pu être interpellé sans perdre la vie ?

Ces deux dernières semaines, deux personnes ont trouvé la mort suite à une intervention policière. Mahamadou MAREGA aurait pu être chacun d’entre nous…
Demain, à qui le tour ?

1 mois plus tard, l’enquête préliminaire est encore en cours.

La plainte de la famille ne peut aboutir tant que cette enquête reste inachevée.

Le Procureur Courroye déclare attendre les conclusions définitives du rapport d’autopsie, ce qui bloque aussi la contre-expertise voulue par la famille et maintient le corps de Mahamadou MAREGA sans statut à l’institut médico-légal.

Par contre, le Procureur Courroye a délivré le permis d’inhumer à l’institut qui presse la famille de procéder aux obsèques, une décision contradictoire.

La famille exige auparavant les résultats de cette enquête et une contre-expertise pour connaître la vérité sur la mort de leur fils.

Le collectif « Vérité et Justice pour Mahamadou Marega  » appelle donc à cette mobilisation pour protester contre les déclarations scandaleuses de Brice Hortefeux.

En effet, le Ministre de l’intérieur s’est empressé de qualifier Mahamadou Maréga de « forcené », justifiant ainsi l’intervention violence de l’intervention policière et ce, sans même attendre les conclusions de l’enquête.

Le cortège se dirigera ensuite vers le Ministère de la Justice pour protester contre le blocage de la plainte que la famille de Mahamadou Maréga a déposé auprès du TRIBUNAL de NANTERRE (92).

Mobilisons nous, en mémoire des victimes de violences policières !
Pour plus d’informations :

http://facebook.com/collectif.mamadoumarega

http://collectif-vjp-mmarega.blogspot.com

Contact : collectif.mamadoumarega@gmail.com