RASSEMBLEMENT A PARIS LE 20 JANVIER 19H A CHATELET FONTAINE DES INNOCENTS

ASSEZ D’INTERPELLATIONS MORTELLES ! ASSEZ D’IMPUNITES POLICIERES ! ASSEZ DE MASCARADE JUDICIAIRE !

IL FAUT QU’CA CESSE !

Un climat de rage gronde dans nos quartiers et dans nos cœurs…et la question qui tourne dans nos têtes : A QUAND LE PROCHAIN EMBRASEMENT DES BANLIEUES ?

Pour celles et ceux qui se sentent concernées et qui vivent les injustices en banlieues dans une indifférence politique générale, c’est l’indignation et la révolte qui hantent nos esprits et qui se transmet de manière irréversible…

Alors qu’en début de semaine on apprenait la mort de Wissam El Yamni(30 ans) à Clermont-Ferrand, survenue une semaine après son hospitalisation consécutive à une interpellation policière datant du 1er Janvier 2012 ; que le lendemain mardi 10 janvier, c’est à Aulnay –sous-Bois qu’un drame similaire arrachait un fils à sa famille et ses proches, lui aussi mort des suites d’une interpellation policière ; Que de nombreuses affaires semblables traînent depuis des années, que ce soit l’Affaire Ali Ziri, l’affaire Abdelhakim AJIMI, l’affaire Abou Bakari Tandia, l’affaire Mamadou Marega, l’affaire Lamine Dieng… et prennent des tournures juridiques qui font redouter le pire à leurs familles et aux comités de soutien : non-lieu, acquittement, oubli, mépris….

Nous ne pouvons ni rester silencieux,ni rester sans rien faire ! Il faut qu’ça cesse !

Le sentiment d’injustice et d’impunité gangrène les générations des quartiers qui se succèdent…et chaque jour, en ouvrant la radio ou son poste de tv, il devient « banal » d’entendre des commentaires et autres récits journalistiques « de nuits d’échauffourées, de violences ou d’émeutes » vécues dans tels ou tels quartiers…sans qu’on s’émeuve ou qu’on enquête sérieusement sur les raisons et le contexte pour expliquer ces évènements !

L’alliance Médias – Police- Justice se fait alors jour sans complexe, avec ses versions entendues « problèmes cardiaques, connu des services de police, interpellations difficiles, individu violent, délinquant, drogué, suicidaire, les cameras de surveillance n’ont pas fonctionné… »…Et que dire du bouclage que subissent les quartiers et leurs habitant-e-s – sorte de punition collective – quand ce type d’injustice frappe !?

On nous plonge dans une atmosphère populiste « de peur et de guerre larvée » : il y aurait d’un côté ceux qui font appliquer la loi et sa justice, et celles et ceux qui l’enfreignent forcement… rendus ainsi naturellement responsables de leur malheur… L’axe du bien n’a pas à prouver son innocence, de même que les habitant-e-s des quartiers restent les éternels fauteurs de troubles, parasites et suspects … Quand les seules relations sociales qui relie un Etat à une partie de son territoire à sa population se résument à des rapports policiers et juridiques, quand Impunité rime avec Légitimité du coté de la Police….Nous, de l’autre côté d’la rue, nous devons nous rassembler, nous réunir et nous organiser.

Car qui s’en émeut à part les concernés, les familles, les proches, et des militant-e-s associatifs et politiques ? Et pourtant il ne s’agit pas que de l’affaire des quartiers !

L’actualité juridique concernant certaines affaires, dont l’affaire ZIRI et l’affaire AJIMI – dont le procès des policiers responsables de la mort de Abdelhakim AJIMI se déroulera du 16 au 20 janvier 2012 à Grasse, doit nous amener, dans les semaines qui arrivent, à nous rassembler, collectifs, associations, organisations, dans un effort collectif de solidarité et d’actions communes et fortes.

C’est pour cela qu’après nous être réunis lors du rassemblement du 14 janvier en soutien à l’affaire Ziri (risque d’un non-lieu… !), nous nous rassemblerons ensemble le vendredi 20 janvier 2012 à Paris– dernier jour du procès dans l’affaire AJIMI – en solidarité à la famille AJIMI qui se bat avec courage depuis 4ans, pour honorer la mémoire de Hakim, et pour faire entendre nos voix sur le traitement médiatique, juridique et politique de ces affaires.

Nous sommes convaincus qu’il n’y a que le rapport de force politique et médiatique qui fasse de la question des violences policières une réelle question nationale. C’est à cette condition que nous pourrons faire « bouger » ces affaires et infléchir leur traitement juridique, et qu’enfin les familles puissent faire leur deuil.

Assez de paternalisme politique dans ce type d’affaires, nous ne voulons plus de dialogue entre Intermédiaires – que ce soient les soi-disant « Représentants de l’Etat » ou les « Représentants des banlieues » fantoches et complices.

MOBILISONS-NOUS : POUR DENONCER L’IMPUNITE POLICIERE ET FAIRE ENTENDRE QUE LES COLERES GRONDENT ET S’ORGANISENT…. NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !
RETROUVONS- NOUS :

A PARIS LE VENDREDI 20 JANVIER A 19H– FONTAINE DES INNOCENTS

A GRASSE du 16 au 20 JANVIER 2012 – et en particulier les 19 et 20 derniers jours du procès des policiers Contact comité grasse : comite_hakim_ajimi@riseup.net

Sont actifs dans ces initiatives : Comité Ali Ziri, Comité Lamine Dieng, comité Mamadou Marega, Comité Abou bakari Tandia, Résistons ensemble, Indignés, PIR, NPA, Alternatifs, Fase, Ni macho ni proxos, ACLEFEU, MIB 34, réseau FSQP, MIB

Mort d’Abdelhakim AJIMI

Procès des responsables
du 16 au 20 janvier 2012, Tribunal de Grasse.

L’INCULPATION :
La requête du Procureur de la République et l’ordonnance de la Chambre d’instruction d’Aix-en-Provence aboutissent à la mise en examen de 2 agents de la BAC, de 4 agents de Police Secours et d’un agent de la Police Municipale pour homicide involontaire et pour non assistance à personne en péril.

LES FAITS :
Abdelhakim AJIMI meurt le 9 mai 2008 à Grasse dans le cadre d’une interpellation policière.
Les policiers se sont acharnés inutilement, en maintenant la clé d’étranglement alors qu’Abdelhakim AJIMI était, dès le début, menotté aux mains et aux pieds, donc maîtrisé.
20 témoins oculaires dénoncent les méthodes barbares employées par la police ayant causé la mort d’Abdelhakim AJIMI.
L’expertise médicale explicite une mort lente et douloureuse par asphyxie mécanique.
Les procès verbaux des agents de la BAC et de la police ne démentent ni la durée de l’étranglement ni l’inertie du corps au moment de son transfert au commissariat.
La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité s’indigne de « l’inhumanité » des policiers, dénonce « l’abus inutile de l’usage de la force » et considère que ces actes s’assimilent à de la « barbarie » et recommande des sanctions exemplaires.

LES REQUETES DE LA FAMILLE AJIMI :
que la justice condamne les responsables de la mort d’Abdelhakim AJIMI ;
que le statut de victime soit reconnu à leur fils et frère ;
que soit interdit l’usage de la clé d’étranglement lors d’interpellations policières, cette méthode ayant déjà causé de trop nombreux décès ;
qu’à l’avenir, aucune autre personne ne meure de manière aussi atroce dans le cadre d’une « banale » interpellation policière.

JANVIER 2012, EN FRANCE :
Mort de Wissam El YAMNI à Clermont-Ferrand suite à un tabassage par la police.*
Mort d’Abdel ILAH à Aulnay-sous-Bois lors d’un contrôle de police.
Non-lieu à l’encontre des policiers responsables de la mort d’Ali ZIRI.
Et toujours, l’impunité pour la police concernant la mort de Mamadou MAREGA, Lamine DIENG, Abou BAKARI TANDIA, Mohamed BOUKROUROU…

La famille AJIMI est soutenue par : les Alternatifs du pays de Grasse, collectif Justice et Vérité pour Ali Ziri, collectif Vies Volées, Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, DiverCité, association Elève-toi (Istres), Forum Social des Quartiers Populaires, LDH Cannes-Grasse, Mouvement de l’Immigration et des Banlieues et MIB 34, MRAP 06, NPA 13, Parti des Indigènes de la République, Pas de Nord sans Sud, Quartiers Nord – Quartiers Forts…

Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net / 06 61 47 39 17