Un homme meurt après une arrestation au Taser

 30 novembre 2010

  Un homme de 38 ans est décédé lundi après avoir reçu deux décharges de Taser lors d’une interpellation musclée de la police, à Colombes. Les fonctionnaires avaient été appelés sur les lieux d’une altercation entre la victime, un Malien en situation irrégulière, sous le coup d’une procédure d’expulsion, et un homme qui lui réclamait de l’argent. L’homme, de forte corpulence, serait devenu extrêmement violent à l’arrivée des policiers, qu’il aurait attaqués à coups de marteau, avant de s’enfuir, selon les informations d’Europe 1. C’est au 12e étage d’un immeuble que les policiers sont finalement parvenus à le maîtriser, grâce à des décharges de Taser. Quatre fonctionnaires ont été blessés dans la mêlée.

  Mais ce n’est qu’en arrivant au rez-de-chaussée que le Malien, immobilisé et menotté, a fait un malaise cardiaque. L’un des policiers a alors tenté de le réanimer grâce à un massage cardiaque, rapidement relayé par les pompiers, déjà sur place pour soigner des policiers blessés, puis par le Samu. En vain. Le directeur du cabinet du préfet s’est rendu sur les lieux dans la soirée, tout comme la police légale, selon Europe 1. Une autopsie sera également rapidement pratiquée. Elle « permettra de dire si notre pistolet est responsable de ce décès », a déclaré le directeur de Taser France, Antoine di Zazzo. Le parquet de Nanterre a saisi l’Inspection générale des services (IGS) pour connaître les circonstances exactes de cette interpellation.

Jimmy MUBENGA tué par la police anglaise lors de son expulsion !

 Ce qui devrait être une expulsion ordinaire a viré le 12 octobre 2010 en véritable drame. Jimmy MUBENGA, jeune père de famille de 4 enfants dont une fille d’à peine 7 mois, a été tué par la police anglaise dans l’avion qui devait le ramenait en Angola. Les faits : il y a exactement deux semaines qu’il a été arrêté en train d’attendre son expulsion. C’est courant à Londres. Les candidats au retour forcé en Afrique sont par milliers à retrouver leur Afrique malgré tous ces meurtres d’opposants politiques dont le récent d’Armand Tungulu Mundiandambu. Et depuis deux semaines, Madame Mubenga est resté en contact téléphonique avec son époux. Ce dernier parlait de temps à autre avec ses enfants. La situation a continué ainsi jusqu’à ce 12 octobre 2010, date fatidique pour notre compatriote. C’est ce jour qu’il devait rentrer en Afrique à 20 heures par l’Angola. A 15 heures, il est extrait de son lieu de détention pour l’aéroport en vue d’effectuer les formalités avant l’embarquement. Son épouse suit tout ce processus par téléphone, la police ayant bien sympathisé avec leur détenu mais pour combien de temps. Et à 20 heures, déjà dans l’avion, les passagers ont remarqué un coin bien bruyant. Il y avait là un jeune noir en train de passer un mauvais quart d’heure par trois colosses européens.

Il avait les menottes aux poings et les colosses les tordaient pour le maintenir dans son siège.La scène ainsi surréaliste va finalement réveiller l’attention des passagers. Parmi eux, un angolais qui retrouvait son pays après un séjour européen.Un compatriote vivant au Canada mais en partance vers l’Angola suit aussi cette scène pathétique de son siège. Mais il y a aussi un Anglais, employé dans une plate-forme pétrolière en Angola, qui a tout vu et qui n’aurait pas manqué d’exprimer toute sa désapprobation à la suite de ce traitement inhumain infligé au regretté Jimmy MUBENGA. Mais c’était sans compter la détermination de la police anglaise. Et cette cruauté avait fini par payer : à 22 heures, dans l’avion même, JIMMY MUBENGA a fini par rendre l’âme.C’était la panique à bord et le sauve-qui-peut général. A commencer par les pilotes qui renoncent au voyage. Puis, les passagers qui quittent cet avion de malheur. Et, pince-sans-rire, la police a ramené le corps inanimé de leur victime dans un bureau de l’aéroport. Il n’y avait plus qu’à constater le forfait. Autopsie en catimini …Informée du drame qui venait d’arriver à son mari, Madame ADI s’est mise à localiser la dépouille. Les recherches vont la conduire de l’aéroport, lieu du crime, jusqu’à un hôpital de Londres où elle apprendra que l’on procédait, en son absence ainsi que celle de son avocat, à une autopsie en catimini. Qu’a-t-on à cacher si la victime était décédée d’arrêt cardiaque comme le prétend cyniquement la police anglaise ? On s’attend à la suite.

A Londres, les Congolais qui se retrouvent au deuil sur Woodford Road sont désemparés. Ils pensent que ce crime doit être châtié d’une manière exemplaire. L’avocat de la famille est sur l’affaire.