SE FORMER ET AGIR CONTRE LES VIOLENCES POLICIERS !

ATELIERS DISCUSSION-FORMATION CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES.
AU CENTRE SOCIAL L’AGORA, QUARTIER LA BUSSERINE.
VENDREDI 4 MARS, 18h-21H

Le collectif « La Classe Dangereuse » vous invite à participer à des ateliers discussion-formation sur les violences policières à Marseille et en France.

RDV VENDREDI 4 MARS à partir de 18h au centre social l’Agora, quartier La Busserine. (venez quand vous voulez jusque 21h). Entrée libre et conviviale. 

A voir et à  faire tourner absolument : https://www.youtube.com/watch?v=HzsgCBpAtuI

SEMAINE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES en France et ailleurs

Du 4 au 19 mars 2016 :  divers rendez-vous en hommage aux victimes de la police.

Rencontres, projection, formation, slam, hommage aux victimes et autres concerts, voilà le programme d’un mois dédié à nos libertés pas encore tout à fait perdues, à la solidarité, à la mémoire de ceux morts sous les coups de la police.

Les journées dans le détail ci-dessous.
Merci de faire suivre dans vos réseaux.
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Vendredi 4 mars – ( Bordeaux) Etat d’urgence – Nos droits, ça {p}urge ! Acte VI
20h – Le Samovar – 18 rue Camille Sauvageau
Après le rassemblement du 6 février dernier, la mobilisation contre l’état d’urgence se poursuit. Avec l’envie d’organiser un prochain rassemblement.
Amenez vos idées, vos contacts, pour une réunion conviviale, sans prise de tête et avec matières grises !!!
http://clap33.over-blog.com/tag/etat%20d%27urgence/

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A MARSEILLE : DISCUSSION-FORMATION CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES.
AU CENTRE SOCIAL L’AGORA, QUARTIER LA BUSSERINE.
VENDREDI 4 MARS, 18h-21H

Le collectif « La Classe Dangereuse » vous invite à participer à des ateliers discussion-formation sur les violences policières à Marseille et en France.

plus d’infos sur : https://www.facebook.com/collectif.anglesmorts/

 

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Samedi 5 mars – Concert de casseroles contre le coup d’état d’urgence – Faisons du bruit pour nos libertés !
14h30 – Place de la Victoire ( bordeaux )
Car nous refusons de nous taire et d’être passif-ve-s alors que nos droits fondamentaux sont usés jusqu’à la corde.
Seul un sursaut de la société civile peut encore faire reculer des politiques ultra-sécuritaires.
Venez sans drapeau mais avec toute une batterie… de casseroles !
http://clap33.over-blog.com/2016/02/etat-d-urgence-mars-2016-bordeaux-poursuit-sa-mobilisation.html
http://clap33.over-blog.com/2016/02/etat-d-urgence-a-vos-casseroles-faisons-du-bruit-pour-nos-libertes.html****

Samedi 5 mars – Formation Garde A Vue ( bordeaux )
16h – Le Tchaï Bar – 49 rue du Mirail – Entrez libres !
Quels sont nos droits en cas d’arrestation ? Quels comportements adopter lors d’une Garde A vue ? Quels en sont les cadres juridiques ?
Nous répondrons ensemble à ces questions et pourrons échanger sur nos expériences autour de cet emprisonnement temporaire.
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Jeudi 10 mars – ( bordeaux ) Projection/Débat – « Vérité et Justice pour Hakim Ajimi » – En collaboration avec le groupe projection du Samovar
20h – Le Samovar – 18 rue Camille Sauvageau – Entrez libres !
Autopsie d’un crime policier qui porte en lui tous les stigmates des autres assassinats commis par les forces de l’ordre : racisme, violences, mobilisation des familles…
http://clap33.over-blog.com/tag/crimes%20policiers/****
Jeudi 17 mars – Slam scène ouverte à thème « Anti-répression » 
19h30 – L’Antidote, café associatif – 13bis rue Elie Gintrac – Bordeaux Victoire – Entrez libres !
Rien à déclamer ? Vos slams mais aussi vos propres textes de rap, chanson, et témoignages sans accessoire ni musique.
Venez contribuer au dé-bâillonnement de la parole publique et populaire qui conteste, dénonce, s’amuse et transmet pour une autre culture de la sécurité et de la répression !
Mais encore ? Venez aussi écouter, acclamer, apprendre, encourager les mots qui comptent !
Bla Bla Bla , Nos voix ne mentent pas !

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Samedi 19 mars – Déambulation – Mur contre l’Oubli – Hommage aux victimes de violences et crimes policiers
Départ 12h – Place Camille Julian
Action non-violente en solidarité avec les familles et leurs proches, rejoignez-nous pour ne pas oublier et dénoncer les crimes policiers. Pour nous souvenir, pour alerter et informer !
Samedi 19 mars – ( bordeaux ) Concert de casseroles contre le coup d’état d’urgence – Faisons du bruit pour nos libertés !
14h – Place Saint-Michel
Deuxième rendez-vous sonore pour les raisons déclinées plus haut ! Festif, convivial, toujours sans drapeau, toujours motivé-e-s !****

Samedi 19 mars – ( bordeaux ) Concert solidaire – L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre – O.P.A
21h -  L’Antidote, café associatif – 13bis rue Elie Gintrac – Bordeaux Victoire – Prix Libre
Triste anniversaire ? 7 ans jour pour jour après son passage à tabac par la police bordelaise et alors que la répression à son encontre suit son cours, m. – porte-plume et porte voix pour O.P.A -  donnera de la voix
pour remplir la caisse de solidarité du C.L.A.P33.
Amendes, avocats… photocopies, la répression, ça coûte !
C’est la vétérante d’une guerre qui ne dit pas son nom qui vous le chantera, tout en improvisation, tout en électrique !!!
https://youtu.be/TtLI77zxvq8
http://www.opa33.org/gueule-cassee.html***
En écho depuis Bordeaux avec tous les mouvements anti-répression…

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Programme de la semaine contre la brutalité policière – Québec
Du 9 au 15 mars
http://clap33.over-blog.com/2016/03/quebec-9-au-15-mars-semaine-contre-la-brutalite-policiere.html***

Manifestation Contre les violences policières – Bruxelles
Mardi 15 mars – 18h – Place Fontainas
http://www.stop-repression.be/agenda/15mars/
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Manifestation parisienne par les familles et collectifs contre les violences policières
Samedi 19 mars - 14h Paris – Gare du Nord
http://paris.demosphere.eu/rv/45222
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/***
Observatoire de l’état d’urgence à Toulouse
http://toulouse.etatdurgence.fr/

 

Ici et là, partout, la solidarité est notre arbre !

Le collectif Contre Les Abus Policiers

 

 

Ayotzinapa-Paris : États d’urgence !

Ayotzinapa-Paris : États d’urgence !

Quelles suites ? ¿Qué sigue?

Discussion-débat avec la participation d’un étudiant mexicain de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, survivant de la répression

Plus d’un an s’est écoulé depuis la terrible répression qui s’était abattue le 26 septembre 2014 contre l’Ecole normale rurale d’Ayotzinapa au Mexique (Guerrero): 6 personnes furent tuées dans la ville d’Iguala par les forces policières et des escadrons de la mort, et 43 étudiants embarqués ce soir-là par la police disparaissent, jusqu’alors ils n’ont jamais été retrouvés. Depuis lors, dans tout le Mexique et dans le monde entier, les mobilisations n’ont pas cessé pour retrouver les 43 disparus et dénoncer le système étatique et criminel coupable de ce crime. Plus de quinze mois après, où en est-on ?

A Paris et en France, en mai dernier la venue de proches des disparus et des survivants d’Ayotzinapa a permis de tisser des ponts avec les combats menés ici contre les violences et l’impunité policières. Cette rencontre a été l’occasion de dénoncer la coopération de la France avec l’armée et la police mexicaines, principaux suspects dans le cas de ce crime d’État, comme dans tant d’autres perpétrés au Mexique.
L’hexagone est devenu le deuxième exportateur d’armes au monde, les interventions militaires françaises se sont multipliées, tout comme le nombre de crimes commis par la police en France. A Paris, la population civile est devenue la cible d’attentats meurtriers, et nous vivons désormais en France sous la nouvelle chape de plomb de l’état d’urgence.

Dans ce contexte, quels ponts et quelles solidarités pouvons-nous continuer à tisser avec celles et ceux qui se battent à Ayotzinapa et partout contre la répression et l’impunité ?

Collectif Paris-Ayotzinapa et CSPCL

(Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte)

europarisayotzi@riseup.net

Procès pour la justice pour Zyed et Bouna- 10 ans après: décision attendue le 18 mai

Photo géante de Zyed et Bouna, les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur le 27 octobre 2005, exposée à Clichy-sous-Bois, le 4 novembre 2006.

Le « procès de Clichy-sous-Bois » s’est achevé vendredi 20 mars avec les plaidoiries de la défense. Le tribunal correctionnel de Rennes, devant lequel ont comparu pendant cinq jours deux policiers pour non-assistance à personne en danger après le drame qui a coûté la vie aux adolescents Zyed et Bouna en 2005, rendra sa décision le 18 mai.

Le ministère public, après dix années de procédures judiciaires, a requis jeudi la relaxe des deux policiers à l’issue de ce procès, mais les avocats des parties civiles ont réclamé une condamnation. Les deux fonctionnaires encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Me Daniel Merchat, avocat des policiers, a pointé du doigt vendredi, lors du dernier jour d’audience, l’absence d’éléments à charge contre ses clients et a demandé leur relaxe. « Vous prononcerez la relaxe parce que, dix ans, ça suffit. Les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis, l’instruction n’a pas réuni suffisamment de charges », a-t-il affirmé à l’issue de sa plaidoirie d’un peu plus d’une heure.

Lire le post de blog : Zyed et Bouna : dix ans de colère à la barre

« Dialogue de sourds »

« Nous respecterons la décision » de la cour, a pour sa part affirmé l’un des avocats des parties civiles, Me Jean-Pierre Mignard. « Nous sommes restés sur le même dialogue de sourds » lors des débats, a-t-il néanmoins regretté. La décision du tribunal, « s’il reconnaît la responsabilité, pour nous c’est le plus important », a-t-il ajouté.

Partis se cacher dans une installation électrique, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, sont morts électrocutés le 27 octobre 2005. Ils s’étaient cachés là avec leur camarade Muhittin Altun, 17 ans, seul rescapé mais grièvement blessé, se croyant encore poursuivis par la police, selon ses explications. Cette affaire avait provoqué en 2005 trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises.

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/20/mort-de-zyed-et-bouna-decision-attendue-le-18-mai_4598004_3224.html#X0SdhivoZ06JrgD2.99

Manuel Valls et sa police privée de tabou.

Grande est la continuité entre la répression sous l’autorité des Sarkozy, Hortefeux et Guéant et celle dirigée par Manuel Valls et François Hollande. Roms traqués, immigrés expulsés, enfants « pourchassés, violentés et humiliés » (1), expulsion de la militante politique basque Aurore Martin vers l’Espagne (2,3), déploiement faramineux de polices sur le site de Notre Dame des Landes (4) pour que le projet pharaonique d’Ayrault (sorte de Premier ministre et ancien maire de Nantes) se réalise. La continuité est telle que des policiers lanceurs d’alerte sous Sarkozy sont réprimés sous Hollande (5).

Difficile de s’en étonner. Puisque le vrai pouvoir est entre les mains des capitalistes qui dictent leurs conditions jusque par voie de presse, et qui font parler des dizaines de chroniqueurs sur le thème de la « compétitivité ». Payer toujours moins les salariés et les précariser continûment sont les exigences non négociables de ces possédants. Reste au pouvoir politique, qu’il soit néolibéral de droite ou néolibéral de centre-gauche (social-libéral), à obtempérer, sinon le sabotage de l’économie serait effectué en représailles automatiques ; ainsi fonctionnent les puissants ordinateurs qui expriment les volontés des « marchés » ; ainsi l’annoncent les thuriféraires du capitalisme. Ainsi parlent les capitalistes. Lesquels sont des gens détestables mais d’une grande franchise cynique.

Difficile de construire un consensus populaire enthousiaste sur le projet d’enrichir une petite minorité toujours plus en appauvrissant la majorité de la population. D’où la place grandissante de la répression dans les techniques de bonne gouvernance.

Dans ce contexte, il est étonnant de voir combien la Brigade anti-criminalité du nord de Marseille a été critiquée par les mêmes qui adorent le Veau d’or. Ces policiers avaient mis en place un système de vol et de racket. Ils avaient gagné ainsi, grâce à leur esprit d’initiative, des dizaines de milliers d’euros, récupéré de la drogue, fait des perquisitions illégales (6). Dans un univers où n’est présenté comme respectable que celui qui amasse de l’argent, ces fonctionnaires ont trouvé une façon privée de gagner plus sans importuner quiconque avec des revendications salariales. Ces policiers de la BAC, ce corps de police connu plus pour leur efficacité à contrôler plusieurs fois le même ado black dans la même journée que par le démantèlement de gangs internationaux, ont trouvé une occupation rentable complémentaire.

Citons un article de Mediapart de fin 2011(7) :

« Des brigades anti-criminalité (BAC) dont les insignes exhibent, au choix, les barres d’une cité prise dans la lunette de visée d’un fusil, des meutes de loup devant des tours d’habitation, une panthère déchirant de ses griffes un quartier plongé dans l’obscurité ou une araignée emprisonnant dans sa toile un ensemble d’immeubles.

Des policiers qui, sous la pression du chiffre, n’exercent pas le métier auquel ils aspiraient. Des hommes en uniforme qui, au lieu d’attraper les «voyous» et les «voleurs», multiplient les petites interpellations sur des «shiteux» et des sans-papiers. Des agents en civil qui s’ennuient et ennuient, voire harcèlent, les habitants des quartiers, surtout lorsqu’ils sont jeunes et issus de l’immigration.

Des unités souvent xénophobes, racistes et adeptes de pratiques discriminatoires. Des modes d’intervention, en patrouille motorisée, inefficaces, qui ne répondent ni aux attentes des habitants, ni à l’exigence de lutte contre la délinquance. »

« Des pratiques qui relèvent souvent d’une logique «postcoloniale» où la référence à la guerre d’Algérie est rarement loin. Des comportements policiers dont les déviances individuelles et institutionnelles échappent au contrôle démocratique. »

« Des forces de l’ordre qui constituent donc, dans les banlieues, un instrument du maintien de l’ordre social, plus que de l’ordre public. »

Il y a des démocrates pour demander la dissolution des BACs ; des personnes ne comprenant rien à la société telle qu’elle va selon Valls et Hortefeux.

Mais revenons à notre propos : ainsi un groupe de ces policiers, souvent inutiles quand ils ne sont pas nuisibles, ont mis en place une sorte de partenariat public-privé dans des secteurs à haute valeur ajoutée, ceux de la drogue et du racket. Et on les accable, alors que la corruption est totalement banalisée depuis au moins l’affaire Bettencourt.

Manuel Valls ne devrait-il pas plutôt les féliciter pour leur courage entrepreneurial ? La loi ne bride-t-elle pas indûment ces entrepreneurs d’avant-garde de même qu’elle gêne parfois la rapidité des licenciements effectués par les grands patrons aux fins de faire des profits plus énormes ?

Pire, n’est-ce pas un de ces fameux « retards français » que cette initiative privée vient souligner cruellement ? En effet, il est temps pour certains que les affaires de répression soient gérés par des entreprises privées. Créer des armées privées est voulu par des parlementaires, anticonformistes à leur façon (8). Pourquoi pas la police ?

Ainsi le « Guardian » nous informe (9) : « En mai, les autorités de police du West Midlands et du Surrey ont sollicité des compagnies privées pour prendre en charge toute une série d’activités, dans ce que le Guardian désigne comme le plus gros contrat de privatisation de la police à cette date. « Si cette proposition est menée à terme, la société qui remporte le marché pourra se voir donner des missions d’investigation criminelle, de médecine légale, de police scientifique, de transferts de détenus », écrit le quotidien. Dix autres services de police du Royaume-Uni envisagent également de recourir à ce type de contrats avec des sociétés privées afin de faire face aux réductions budgétaires gouvernementales. »

Manuel Valls qui n’a pas de tabou de gauche osera-t-il aller dans cette voie? Il serait aventureux d’affirmer que non tant ce gouvernement semble décidé à ne pas surprendre son opposition de gauche.

 

Notes:

1. « Des enfants pourchassés, violentés et humiliés par la police », philippe alain (blog Mediapart),06 octobre 2012.

2. « Manuel Valls ou le plaisir des chaussettes à clous », Michel Deléan (article de Mediapart), 02 novembre 2012.

3. « Valls dégage (ou le chemin de la paix) », Marie Cosnay (blog Mediapart),03 novembre 2012.

4. « Notre-Dame-des-Landes : L’opération César s’embourbe. », Bob92Zinn(blog Mediapart), 03 novembre 2012.

5. « Les policiers lanceurs d’alerte continuent d’être harcelés par leur ministère » Louis Fessard (article de Mediapart), 01 novembre 2012.

6. « BAC de Marseille : de l’argent et du haschisch saisis dans les casiers de la police », rédaction de Mediapart, 05 octobre 2012.

7. « Que fait (mal) la police dans les banlieues? » Joseph Confavreux, Louise Fessard (article de Mediapart), 26 octobre 2011.

8. « Profession, soldat privé », Édouard Sill (blog de Mediapart), 02 avril 2012 .

9. « Au Royaume-Uni, des secteurs clés de la sécurité transférés à une compagnie privée », The Guardian (cité par « la rédaction de Mediapart) , 21 juin 2012.

 

source : http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-b/041112/manuel-valls-et-sa-police-privee-de-tabou