Samedi 30 Mai à Saint-Quentin: une marche en mémoire d’Amadou Koumé

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À l’origine prévue le samedi 23 mai, la marche en hommage à Amadou Koumé aura finalement lieu une semaine plus tard, le samedi 30 mai. « Ça tombait pendant les fêtes du Bouffon, et on ne veut pas gâcher la fête », précise la sœur de la victime. Pour les autorités, ce double événement aurait potentiellement entraîné des difficultés pour gérer la foule.

Si la date change, les lieux, les horaires et le but de cette marche restent les mêmes. En plus de rendre hommage à ce Saint-Quentinois de 33 ans, décédé dans la nuit du 5 au 6 mars dans un commissariat parisien, ses proches demandent « que justice soit faite », «plus de transparence » et « la nomination d’un juge d’instruction ». Le cortège démarrera à 14 heures du domicile familial de la rue Gustave-Eiffel et se rendra devant les grilles de la sous-préfecture.

Les conditions de la mort d’Amadou Koumé, originaire du quartier Europe, restent encore mystérieuses. Il avait été interpellé alors qu’il errait près de la gare du Nord « tenant des propos incohérents », selon une source judiciaire. Amorphe à son arrivée au commissariat du Xe arrondissement, il est décédé quelques minutes plus tard. Ses proches ont décidé de porter plainte contre X pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et pour « abstention de porter assistance à une personne en péril ». L’enquête a été confiée à l’IGPN, « la police des polices »

SOURCE : http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-la-marche-pour-amadou-koume-decalee-au-30-mai-ia44b0n215864

VERITE ET JUSTICE POUR WISSAM ( Pétition )  » La lumière sur les circonstances de la mort et sur les dysfonctionnements de l’enquête »

Adressée à Ministres de l’Intérieur et de la Justice
Cette pétition sera remise à:
Ministres de l’Intérieur et de la Justice

Le 9 janvier 2012, mon frère Wissam est décédé suite à une interpellation par la police.
Deux ans plus tard, l’enquête piétine : nous devons nous battre pour que justice soit faite.

Dans la nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012, mon frère Wissam el-Yamni tombe dans le coma après avoir été interpellé par la police. Il meurt neuf jours plus tard. Deux ans après ce drame, notre famille cherche toujours à connaître les raisons de sa mort. Au-delà de la souffrance physique et mentale que mon frère a subie, au-delà de notre souffrance de ne plus le voir assis autour de la table à nous faire rire, nous sommes très en colère de la manière dont l’enquête et les analyses médicales sont menées et avons le sentiment que beaucoup refusent de rechercher la vérité.

Aidés par nos avocats, nous continuons à nous battre pour obtenir justice et lançons une pétition sur Internet car nous ne pouvons pas accepter ce traitement. Nous demandons des réponses aux questions qui nous semblent légitimes. Je vais tenter ici d’expliquer tous les évènements, les hypothèses qui ont été évoquées et tout ce qui donne à notre famille l’impression de vivre un mauvais film.

Les faits :

Le soir du 31 décembre 2011, mon frère est arrêté, soi-disant pour avoir jeté des pierres sur un véhicule de police. Quelques dizaines de minutes plus tard, au commissariat de Clermont-Ferrand, il est allongé inconscient face contre terre dans le couloir, le pantalon baissé et sans ceinture. Que s’est-il passé entre temps ? Il arrive à l’hôpital avec le visage très marqué et de gros bleus dans le cou.

La première équipe médicale qui l’examine évoque une strangulation. Quelques heures après les faits, des témoins et des procès-verbaux mentionnent des photos prises qui devraient être jointes au dossier mais qui ont disparu. Le lendemain, l’équipe médicale prend des photos (voir pièces jointes). Plusieurs jours plus tard, la police en fait à son tour : à ce moment, les marques au visage ont déjà cicatrisées et sont beaucoup moins visibles. Le 9 janvier 2012, Wissam décède.

L’enquête de l’IGPN :

Dans les jours qui suivent, l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) est censée réaliser une enquête sur cette mort suspecte, et alors que le scandale provoque des émeutes dans Clermont-Ferrand. Le récit des faits par les policiers est confus, incohérent : le procureur lui-même annonce qu’au maximum trois voitures étaient présentes sur les lieux de l’interpellation (un parking) – on apprendra plus tard qu’il y en avait une dizaine, les policiers disent que Wissam était conscient lors de son arrivée au commissariat et que, si son pantalon était baissé, c’est parce qu’il l’avait accroché à une porte lors du transport (nous n’avons aucune explication sur la disparition de sa ceinture, alors qu’on le voit avec sur une vidéo sur ces mêmes lieux !).

Surtout, ils racontent qu’ils ont utilisé la technique du « pliage » pendant le transport, c’est-à-dire qu’ils lui ont maintenu la tête entre les genoux, ce qui l’aurait empêché de respirer. Cette technique a été utilisée jusqu’en 2003 par la police de l’air et des frontières lors des opérations de reconduite à la frontière de clandestins. Elle a été interdite car elle a provoqué deux décès – mais durant des durées de transport beaucoup plus longues que celle de Wissam. C’est pourtant cette hypothèse que les agents de l’IGPN retiennent : pour eux, le décès de Wissam est dû à ce « pliage » – avant même les résultats de l’autopsie ! Nous n’avons jamais cru à ce scénario, monté de toutes pièces, et qui cherche à mettre la mort de Wissam sur le compte d’une simple erreur.

L’ouverture de l’enquête par le procureur :

Le procureur de Clermont-Ferrand ouvre une information judiciaire dont le chef d’inculpation devient après la mort de Wissam « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Il vise les deux policiers de la brigade canine qui ont procédé à l’interpellation et transporté Wissam au commissariat. Ces policiers n’ont pas la moindre égratignure, difficile de croire qu’ils ont fait preuve de la force strictement nécessaire : Wissam n’était pas un danger et plusieurs policiers affirment d’ailleurs qu’il était parfaitement calme.

Les trois juges d’instruction qui se sont depuis succédé sur ce dossier n’ont jamais pu réaliser d’enquête sérieuse. De nombreux témoins étaient présents lors de l’interpellation, et même dans le commissariat, et leur version diverge de celle des policiers. Pourtant, ils n’ont jamais été interrogés par la justice, malgré la demande expresse de nos avocats. De même, ils ont toujours pas examiné les vidéos des caméras de surveillance du commissariat ou écouter les communications radio entre les véhicules de police, et notamment celles des deux voitures sur lesquelles se portent les soupçons. Cette enquête n’est jamais allée plus loin que les conclusions arrangeantes de l’IGPN.

La première autopsie et l’hypothèse du pliage

Une première autopsie est réalisée le 11 janvier 2012. Le médecin légiste n’a pas le rapport médical de l’hôpital et ne prend pas en compte la cicatrisation des blessures. Wissam est autopsié comme s’il venait de mourir. Les différentes fractures à l’arcade et aux côtes, en voie de cicatrisation lors du coma, ne sont pas relevées.

Finalement, le médecin valide l’hypothèse de l’IGPN – qu’il a rencontrée et qui lui a donné une fausse version des faits. Les marques au cou ne seraient que des marques de frottement de vêtements : comment expliquer de tels bleus par de simples frottements ? De même, pour lui, le décès de Wissam est dû au pliage.

Il explique qu’il est mort d’« une compression des artères carotides internes, à l’origine d’un ralentissement de la circulation sanguine et de la perte de connaissance » et que cette compression résulterait d’une structure particulière des os de la tête, « des os temporaux en avant des conduits auditifs, excroissances […] qui sont particulièrement longues ». Mon frère était un grand sportif avec un cœur solide. Comment aurait-il pu mourir d’avoir eu la tête entre les genoux quatre à cinq minutes ? Et quel est le rapport entre une compression du cou et un pliage ? Aucun. Cette hypothèse sera reprise par le procureur pour écarter la suspicion d’une mort d’origine traumatique, une version largement diffusée par la presse.

Le corps non-conservé rend impossible toute expertise antérieure

Nous demandons immédiatement une contre-autopsie. Mais la justice refuse et souhaite d’abord faire une expertise. Pendant ce temps, rien n’est fait en parallèle pour que l’enquête avance, comme s’il fallait la faire durer pour mieux l’enterrer. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui.

Autre problème : pendant six mois, le corps de Wissam n’est pas placé en chambre froide et aucune mesure n’est prise pour le conserver. Du fait de la décomposition, la contre-autopsie du second médecin légiste ne peut se baser que sur le dossier médical. Nous enterrons enfin mon frère en juin 2012, soit six mois après son décès.

L’ « expertise » et la thèse du « cocktail toxique de drogues »

A notre grande surprise, l’expertise est réalisée par le même médecin légiste que la première autopsie, comme s’il fallait lui donner un moyen de « se rattraper » avant la contre-autopsie. Pourquoi lui donner l’opportunité de faire une expertise de sa propre autopsie, qui devrait elle-même être une expertise ?

Le médecin revient alors sur son hypothèse du « pliage » et soutient cette fois que Wissam est mort à cause d’un « cocktail de drogues ». Or, les quantités de drogues retrouvées sont en faibles quantités et ne sont pas létales, même en cas de mélange.

La contre autopsie de juin 2012 à avril 2013

La deuxième autopsie est quant à elle réalisée par un médecin de Poitiers, d’où vient justement le procureur de Clermont-Ferrand. Les résultats devaient nous être transmis en septembre 2013, ce qui est déjà anormalement long, mais ils sont repoussés pendant presqu’un an, jusqu’en avril 2013.

Encore une fois, plusieurs éléments de cette seconde autopsie sont critiquables. Tout d’abord, le médecin a accès aux premières conclusions, ce qui peut influencer son appréciation. De plus, l’expertise cardiologique est réalisée par un expert en médecine générale (pourtant, la cour d’appel de Poitiers a bien un expert cardiologue enregistré). Si c’est bien une radiologue qui analyse les blessures, cette dernière n’est en revanche pas inscrite sur la liste des experts de la Cour et elle n’utilise que les radios réalisées plusieurs jours après le drame – alors qu’elle a les plus récentes.

Le problème des photos

Des photos ont été prises par la police le 1er janvier 2012 mais elles n’ont jamais été versées au dossier. A l’origine, seules y figuraient des photos prises plusieurs jours plus tard, alors que les marques avaient largement cicatrisées. Or, ces photos ont été présentées comme étant celles du 1er janvier. Lorsque nous les avons vues, nous les avons immédiatement contestées, ayant nous-même, ainsi que l’hôpital, pris des photos les 2 et 3 janvier sur lesquelles les marques sont beaucoup plus visibles.

En novembre 2012, la chambre d’instruction a ordonné une datation des photos dans le dossier ce qui, à ce jour, n’a toujours pas été fait.

Une nouvelle contre-expertise en cours

En juin 2013, nous faisons une nouvelle demande d’expertise, menée par de véritables experts. Faute de réponse, nos avocats saisissent la chambre d’instruction en novembre 2013. Un jour avant qu’elle ne se prononce, le 14 janvier 2014, le juge d’instruction désigne enfin un collège d’experts

On nous dit que cette expertise aura lieu dans les cinq mois, ce qui est anormal. De plus, il est clair qu’elle n’aura aucune valeur si elle se base encore une fois sur les mauvaises photos. Mais le procureur dit à la presse que la justice est déterminée à rechercher la vérité. Nous avons encore espoir en la justice mais nous espérons que cette expertise ne débouchera pas sur une énième fuite sur les raisons de la mort de Wissam. La justice va-t-elle enfin faire preuve de transparence ?

Nous nous battons parce qu’on ne peut pas accepter de supprimer la vie de Wissam comme on écraserait un insecte. Wissam était très aimé, il n’était pas un insecte. Nous nous battons aussi pour vous, vos amis, vos enfants, pour qu’ils soient en toutes circonstances protégés des autres et d’eux-mêmes. Si vous les aimez, si vous vous aimez, il est de votre devoir comme du nôtre d’agir pour bâtir une société juste, fraternelle. On est tous Wissam.

La famille de Wissam ET SES SOUTIENS
Clermont-Ferrand, France

https://www.change.org/p/ministres-de-l-int%C3%A9rieur-et-de-la-justice-la-lumi%C3%A8re-sur-les-circonstances-de-la-mort-et-sur-les-dysfonctionnements-de-l-enqu%C3%AAte?recruiter=21770361&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_facebook_responsive&utm_term=des-md-no_src-no_msg&utm_content=rp_petition_fb_share_desc%3Acontrol

Mort de Mohamed Boukrourou : non-lieu pour les quatre policiers mis en examen

Les quatre policiers mis en examen pour homicide involontaire après la mort de Mohamed Boukrourou ne seront pas jugés. Un non-lieu a été prononcé. Malgré des faits accablants.

Mohamed Boukrourou

Feu Mohamed Boukrourou

Le 12 novembre 2009, Mohamed Boukrourou mourrait dans un fourgon de police.

Mort dans un fourgon de police

Quelques minutes plus tôt, ce père de famille sans histoire menaçait de porter plainte contre le pharmacien chez qui il venait acheter ses médicaments. M Boukrourou refusa la marque de médicaments que ce dernier voulait lui vendre. Le ton est monté, le pharmacien a appelé la police. Un quart d’heure plus tard, les policiers entraient dans la pharmacie. La suite, son frère Abdelkader nous la racontait en 2009 :

Quinze minutes plus tard, quatre fonctionnaires de police sont arrivés et ont directement interpellé mon frère. Ils ont voulu le faire sortir de l’officine, mais celui-ci a refusé. Ils ont donc usé de la force pour le sortir. Pour contester cette violence, Mohamed s’est assis pacifiquement. Les quatre policiers ont alors décidé de le menotter et de le traîner jusqu’au fourgon. C’est alors que la violence a redoublé. Ils se sont acharnés sur mon frère qui en est ressorti une heure plus tard mort. Voyant qu’il ne bougeait plus, les policiers ont appelé les pompiers et le Samu qui n’ont pu que constater le décès.


Lire – « Mohamed avait un morceau de la joue arraché »

Malgré des faits accablants, un non-lieu

Deux ans et demi plus tard, les quatre policiers sont mis en examen pour « homicide involontaire », ce qui indigna la famille qui espérait voir les fonctionnaires traduits devant une cour d’assises.
Selon elle, des éléments factuels accablent les policiers. Le défenseur des droits lui-même a conclu que « les policiers ont fait un recours inadapté et disproportionné à la force à l’encontre de M. [Mohamed Boukrourou], qui a été victime d’un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. »
Il recommanda par ailleurs que « les quatre policiers mis en cause fassent l’objet d’une procédure disciplinaire, et il a formulé une série de recommandations générales sur la formation et la déontologie de la police », comme le rappelle Amnesty International sur son site.

« Responsables, mais pas pénalement »

Pourtant, c’est un non-lieu, demandé par le procureur chargé de l’affaire, qui vient d’être prononcé. Très en colère après cette décision de justice, les proches de Mohamed Boukrourou ne comptent pas en rester là. Ils ont annoncé faire appel.
Interviewé par France 3 Franche-Comté, Randall Schwerdorffer, l’avocat des policiers, se dit satisfait du jugement et indique que « ce qui est arrivé n’est pas du fait des policiers, en tout cas pas pénalement du fait des policiers ». Les quatre policiers seraient donc, selon leur avocat, responsables de la mort de M. Boukrourou. Mais pas « pénalement » responsables. Déclaration surréaliste et choquante.
Pour voir le reportage de France 3 Franche-Comté, cliquez sur le lien suivant : Affaire Boukrourou : vers un non-lieu ?

Amnesty International : « Notre vie est en suspens »

Amnesty International s’inquiète de ces décès aux mains de la police. Outre le décès de Mohamed Boukrourou, l’ONG revient sur quatre autres morts qui posent question.
Abdelhakim Ajimi, décédé le 9 mai 2008, à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation.
Abou Bakari Tandia, ressortissant malien, mort le 24 janvier 2005 suite à sa garde à vue au commissariat de Courbevoie au cours de laquelle il tombe dans le coma.
Lamine Dieng, français d’origine sénégalaise, mort le 17 juin 2007, suite à son interpellation à Paris après une altercation.
Ali Ziri, retraité algérien de 69 ans, mort le 9 juin 2009, suite à interpellation à Argenteuil.
Rendez-vous sur le site d’Amnesty International pour télécharger l’étude : France. « Notre vie est en suspens ». Les familles des personnes mortes aux mains de la police attendent que justice soit faite.

Accident avec la police: Le calme règne à Villiers-le-Bel malgré des versions contradictoires

Les témoignages divergent au lendemain de l’accident de scooter au cours duquel deux jeunes ont été blessés…

La situation est calme ( a savoir que des quartiers sont quadrillés de flics !! ) ce dimanche à Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, au lendemain de l’accident dans lequel deux jeunes hommes en scooter ont été blessés, dont un «sérieusement» et dans un état «stationnaire», en heurtant une voiture de police lors d’un contrôle.

«Dans la nuit il n’y a rien eu qui puisse être relié à l’accident impliquant la voiture de police», a indiqué à l’AFP Didier Vaillant, le maire PS de Villiers-le-Bel.

Manuel Valls s’est rendu ce dimanche au commissariat de Villiers-le-Bel pour «faire part de son soutien et de sa confiance» aux forces de l’ordre. !! ( ça change pas d’autres gouvernements… on s’attendait pas à autre chose ! )

Le ministre de l’Intérieur, qui s’était rendu samedi soir au chevet du conducteur du scooter, «a également rencontré l’équipage de la BAC (Brigade anti-criminalité) concerné», a précisé le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué.

«Plein de policiers pour rien»

«La nuit a été calme», a également raconté à l’AFP Marie, 21 ans, une habitante du quartier et amie du conducteur du scooter, «sérieusement atteint», selon le ministère de l’Intérieur. «Il y a eu plein de policiers pour rien», a-t-elle estimée.

«Le quartier est en état de choc», a expliqué Didier Vaillant: «Quand vous avez un accident qui implique un jeune dans état grave c’est traumatisant d’autant plus qu’on a eu un accident en 2007 qui s’est terminé de manière dramatique».

Hospitalisé à la Salpêtrière, le conducteur du scooter, Rodrigue, un rappeur de 20 ans connu sous le pseudonyme «Akerone», a été opéré et se trouve ce dimanche «dans un état stationnaire», selon une source proche de l’enquête, après que sa tête a heurté le véhicule banalisé de la police samedi après-midi.

«Ils nous ont rentré dedans»

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est rendu samedi soir à son chevet «pour rencontrer sa famille, sa mère notamment, et s’enquérir de son état», a-t-on précisé place Beauvau. Son passager, un jeune homme de 18 ans, légèrement blessé, est sorti de l’hôpital dans la nuit, a précisé à l’AFP Didier Vaillant. Sollicitée par l’AFP, la famille du passager n’a pas souhaité s’exprimer.

Au micro de France Bleu, le jeune homme a raconté qu’ils étaient garés avant de vouloir faire demi-tour. «Après on devait sortir dans le parking, on quittait le trottoir, ils nous ont rentré dedans», a poursuivi le jeune homme, ajoutant que les policiers «n’avaient pas de sirènes». «On a juste entendu une accélération. Ils nous ont rentré dedans. Après je me suis relevé et j’ai vu l’autre au sol» en sang, a-t-il raconté.

Versions contradictoires

Selon les forces de l’ordre, il ne s’agissait pas d’une course-poursuite. «La BAC les surveillait pour faire un flagrant délit», a affirmé une source policière à 20 Minutes. Lorsqu’ils ont été repérés, le scooter aurait alors fait demi-tour, serait monté sur le trottoir avant de venir «s’écraser contre le flanc gauche de la voiture», poursuit cette même source. Une version qui est contredite par les jeunes du quartier.

«Les policiers ont accéléré comme des cow-boys. C’est à ce moment-là qu’ils les ont percutés», raconte un homme qui se présente comme un ami du conducteur du scooter. Une mère de famille raconte avoir vu les policiers manipuler le scooter accidenté. «Ils l’ont changé de sens, avant même de porter les premiers secours. C’est quand même bizarre», s’étonne-t-elle. L’accident a fait renaître dans le quartier les amertumes envers les forces de l’ordre.

Tension depuis plusieurs semaines

«C’est tendu en ce moment entre les flics et les jeunes. Depuis trois semaines, ils leur mettent la pression», atteste un responsable d’associations interrogé par 20 Minutes. «Mais ça m’étonnerait que ça flambe comme en 2007. Car aujourd’hui, il y a des rivalités entre les quartiers. Les jeunes sont moins soudés», nuance-t-il.

Au centre commercial situé à proximité du lieu de la collision, les habitants n’ont pas bouleversé leurs habitudes du dimanche. Au bar-PMU du coin, «on parle de l’accident mais on sait pas comment ça s’est passé», raconte Tayeb, 55 ans. «La nuit a été calme contrairement en 2007 où ma voiture avait été brûlée et où des fumigènes rentraient dans les appartements», explique cet habitant de Villiers-le-Bel depuis 20 ans. Le 25 novembre 2007 à 17h00, deux adolescents de 15 et 16 ans étaient tués dans la collision de leur mini-moto avec un véhicule de police, un accident qui avait provoqué pendant deux jours la colère des jeunes.

 

source : ( sauf en gras et italique ) :http://www.20minutes.fr/societe/950325-accident-police-calme-regne-villiers-le-bel-malgre-versions-contradictoires

 

LYON. Pendant son transfert au palais de justice, il se tue en tombant de la voiture de police

Mardi 27 Mars après-midi, aux envions de 15h, un homme, âgé de 39 ans, est mort des suites de ses blessures, en tombant d’une voiture de police qui circulait sur l’A42, à hauteur de Vaulx-en-Velin (Rhône).
Le trentenaire était en cours de transfert au palais de justice de Lyon « pour se voir notifier la prolongation de sa garde à vue » dans le cadre d’un « délit routier », a indiqué une source proche de l’enquête.

Au moment du drame, le prévenu était menotté ; il aurait sauté de la voiture en marche, rapporte Le Progrès.

Deux enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les circonstances exactes de la mort de cet homme. L’une confiée à la Sûreté départementale et l’autre à la brigade accident des CRS autoroutiers.

(Source : Le Progrès)