Persan (95) : mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Adama Traoré, 24 ans, est décédé ce mardi 19 juillet à Persan, ville du nord du Val d’Oise (95) alors qu’il venait d’être interpellé par les gendarmes.

Baguy et Adama, deux frères de la famille Traoré, sont en centre ville de Persan quand une patrouille de gendarmes interpelle Adama vers 18h d’après le procureur de la République de Pontoise. Selon les sources officielles, Adama, 24 ans, décède le jour de son anniversaire dès suites « d’un malaise cardiaque » entre les mains des gendarmes [1].

Très vite, la version officielle est démentie par Baguy, témoin de l’interpellation. Sur Itélé, il affirme que les gendarmes ont coursé et frappé son frère Adama. De l’avis des proches de la victime, Adama était par ailleurs en bonne santé et sportif. Interrogé par la gazette du val d’oise, Baguy indique de façon plus détaillée les évènements :

« Lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui. Ils l’ont coursé et l’ont rattrapé alors qu’il tentait de se cacher dans le jardin d’un mec qu’on connait. Adama a dit “je me rends”. Ils l’ont boxé. Un “justicier” a tenté de les séparer, mais ils lui ont mis la tête au carré. Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie de Persan. Là-bas, je l’ai retrouvé entouré de cinq ou six gendarmes. Il était au sol, les mains menottées dans le dos. Il ne respirait plus, il était sans vie. Il avait du sang sur le visage. J’ai vu un gendarme qui faisait partie de ceux qui nous ont interpellés. Il avait un t-shirt blanc et je l’ai vu revenir après avec un t-shirt plein de sang, celui de mon frère. Ma compagne était là, elle l’a vu aussi. Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé. »

La nouvelle circule rapidement et les villes de Beaumont-sur-Oise (où est originaire la famille Traoré) et Persan, connaîssent des émeutes durant toute la soirée et une grande partie de la nuit. 240 membres des forces de l’ordre et un hélicoptère sont mobilisés. Le lendemain matin, sans un mot de compassion pour les proches d’Adama, le directeur de cabinet du préfet, Jean-Simon Méranda, se contente de dénoncer les actes de violences « inadmissibles » de la nuit. Nous n’en attendions pas moins de ces pantins déshumanisés de l’État !

Aujourd’hui, mercredi, proches d’Adama et militant-e-s contre l’impunité policière se sont rassemblés devant la mairie de Beaumont-sur-Oise pour s’exprimer devant les médias. Le préfet du Val-d’Oise devait tenir une conférence de presse mais il a préféré l’annuler (tiens donc…). Un sit-in pacifique est ensuite organisé devant la gendarmerie où le corps inanimé et ensanglanté d’Adama a été vu, la veille, par son frère Baguy. Intolérable rassemblement pour l’État qui rapidement demande l’intervention des gendarmes mobiles afin de gazer et matraquer violemment (sans sommation) les gens devant l’entrée des locaux.

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verite et justice adama traore

 

 

 

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Mardi 19 juillet 2016
notre frère Adama traoré
a trouvé la mort le jour même de son 24 ème anniversaire

Les circonstances de son décès
sont excessivement troubles.
En effet suite à une interpellation plus que musclée par les forces de l’ordre
Adama a été amené dans les locaux de la gendarmerie sans possiblité de retour.

Très vite la nouvelle est tombée
Adama Traoré est décédé.

Les bavures policières
ne sont pas qu’aux États Unis.
Elles sont tout aussi réelles ici chez nous.

Voilà pourquoi nous invitons toutes les villes et quartiers de France à se soulever et à manifester au même moment que nous
Vendredi 22 juillet 2016 à 17h pour une marche silencieuse dont le départ sera le terrain de foot du quartier de Boyenval.
( rue de Boyenval 95260 Beaumont sur oise)
(Gare persan BEAUMONT)
STOP AUX BAVURES

N’attendez pas dêtre touchés personnellement pour réagir
mais AGISSEZ avec nous afin d’anticiper.

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https://www.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

 

Procès pour la justice pour Zyed et Bouna- 10 ans après: décision attendue le 18 mai

Photo géante de Zyed et Bouna, les deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur le 27 octobre 2005, exposée à Clichy-sous-Bois, le 4 novembre 2006.

Le « procès de Clichy-sous-Bois » s’est achevé vendredi 20 mars avec les plaidoiries de la défense. Le tribunal correctionnel de Rennes, devant lequel ont comparu pendant cinq jours deux policiers pour non-assistance à personne en danger après le drame qui a coûté la vie aux adolescents Zyed et Bouna en 2005, rendra sa décision le 18 mai.

Le ministère public, après dix années de procédures judiciaires, a requis jeudi la relaxe des deux policiers à l’issue de ce procès, mais les avocats des parties civiles ont réclamé une condamnation. Les deux fonctionnaires encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Me Daniel Merchat, avocat des policiers, a pointé du doigt vendredi, lors du dernier jour d’audience, l’absence d’éléments à charge contre ses clients et a demandé leur relaxe. « Vous prononcerez la relaxe parce que, dix ans, ça suffit. Les éléments constitutifs de l’infraction ne sont pas réunis, l’instruction n’a pas réuni suffisamment de charges », a-t-il affirmé à l’issue de sa plaidoirie d’un peu plus d’une heure.

Lire le post de blog : Zyed et Bouna : dix ans de colère à la barre

« Dialogue de sourds »

« Nous respecterons la décision » de la cour, a pour sa part affirmé l’un des avocats des parties civiles, Me Jean-Pierre Mignard. « Nous sommes restés sur le même dialogue de sourds » lors des débats, a-t-il néanmoins regretté. La décision du tribunal, « s’il reconnaît la responsabilité, pour nous c’est le plus important », a-t-il ajouté.

Partis se cacher dans une installation électrique, Bouna Traoré, 15 ans, et Zyed Benna, 17 ans, sont morts électrocutés le 27 octobre 2005. Ils s’étaient cachés là avec leur camarade Muhittin Altun, 17 ans, seul rescapé mais grièvement blessé, se croyant encore poursuivis par la police, selon ses explications. Cette affaire avait provoqué en 2005 trois semaines d’émeutes dans les banlieues françaises.

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/03/20/mort-de-zyed-et-bouna-decision-attendue-le-18-mai_4598004_3224.html#X0SdhivoZ06JrgD2.99

L’ÉTAT NE RENDRA PAS JUSTICE, NE SOYONS PAS COMPLICES.

Le 27 octobre 2005, Bouna et Zyed meurent électrocutés alors qu’ils fuient un contrôle de police. Des émeutes
embrasent Clichy-sous-Bois puis d’autres quartiers en France. L’État met en place un couvre-feu, des méthodes
dignes d’un État colonial se multiplient sans que la majorité de la population extérieure à ces quartiers ne réagisse
à la répression qui se déchaîne. Contre une population stigmatisée et humiliée quotidiennement. Les magistrats
jugent plus sévèrement les « fauteurs de troubles » de ces quartiers plutôt que les auteurs de violences étatiques
complices d’un système qui creuse les inégalités et dresse les individus les uns contre les autres.

LE JUGEMENT DES POLICIERS EST CONTINUELLEMENT REPORTÉ TANDIS QUE DES JEUNES SONT
INCARCERÉS SANS PREUVE….

Cinq ans plus tard, en octobre 2010, deux policiers étaient renvoyés par les juges d’instruction chargés de
l’enquête devant le tribunal correctionnel pour «non assistance à personne en danger», mais le parquet de Bobigny
fait appel. Suivant les réquisitions du parquet, qui estime que les deux policiers n’avaient pas eu connaissance de
la réalité du danger, la Cour d’Appel de Paris a prononcé un non-lieu en avril 2011. La famille avait alors fait appel
du non-lieu. L’examen du non-lieu devant un tribunal correctionnel de la région parisienne aura finalement lieu le 3
octobre 2012.
Il sera justement question, dans le débat de la Cour de Cassation, de l’égalité de traitement de la police envers
les personnes. La question de la différence de traitement entre ceux qu’ils jugent comme suspects et envers qui
ils sont menaçants et ceux à qui ils font peur, qui ne sont pas perçus comme une menace et qu’ils ne menacent
jamais. Iront-ils jusqu’à admettre qu’ils ont le droit de risquer la vie ou de donner la mort aux personnes qu’ils
jugent suspectes? La justice admettrait donc que la police jouit d’un permis de tuer certaines populations, celle de
ces quartiers écrasés par la domination raciale et économique ?

BOUNA ET ZYED NE SONT PAS MORTS POUR RIEN, COMME ILS N’ONT PAS ÉTÉ TUÉS POUR RIEN

Les morts impliquant la police sont loin d’être accidentelles. L’action de la police engendre des morts car ses
fonctionnaires sont formés à la haine de ceux qu’on leur présente comme des sous-hommes, mais aussi car la
police est nécessaire au maintien d’un ordre social violent et inégal.
Le souvenir de Bouna et Zyed, comme celui de toutes les autres victimes de la police, est gravé dans le corps et la
tête de beaucoup d’entre nous. Ils tuent nos frères, ne les laissons pas enterrer leur mémoire. Notre devoir est de
ne pas taire la souffrance engendrée par leurs agissements. De trouver des moyens de combattre leurs violences
et surtout de ne pas laisser dans l’oubli ceux qu’ils aimeraient « morts pour rien ».
Cette année encore rendons hommage à Bouna et Zyed, à tous les autres tués par ou à cause de la police et aux
frères enfermées pour rien ou pour une révolte légitime.

RÉUNISSONS NOUS LE 27 OCTOBRE POUR COMMEMORER LES RÉVOLTES DE 2005,
RENDRE HOMMAGE À BOUNA ET ZYED ET À TOUTES LES VICTIMES DE LA POLICE

Depuis plus de 2 ans le collectif « Vies Volées» se consacre à réunir les familles des personnes tuées par la
police afin de se soutenir mutuellement. Il s’agit de recenser ensemble les victimes et de rétablir la vérité sur les
meurtres commis par la police ainsi que de coordonner avec d’autres collectifs des actions tendant à donner de la
visibilité au combat des familles pour la Vérité et la Justice.

RDV LE 27 OCTOBRE AU 6 B / 10 QUAI DE SEINE
93200 SAINT-DENIS

Rejoignez-nous : Pour rendre hommage à votre façon ( vidéo, sons, graffs etc… ) /Afin de rompre
l’isolement des familles victimes de la police /Afin de dénoncer l’impunité accordée par la Justice
aux policiers auteurs de crimes /Pour la reconnaissance publique des crimes commis par la police et
passés sous silence depuis des décennies / Pour rétablir la vérité sur ces « homicides volontaires en
bande organisée par des personnes dépositaires de l’autorité publique »
Contactez-nous pour des hommages et des initiatives de soutien aux familles et aux victimes
collectif Vies Volees / atouteslesvictimes.samizdat.net

Gaz lacrymogène, les effets, les dangers de ce composé chimique utilisé dans les manifs

Le gaz lacrymogène est un composé chimique qui provoque une irritation ou un écoulement des yeux avec des larmes.
N’importe quelle substance ayant cet effet peut être appelée lacrymogène. Cependant un gaz lacrymogène est une substance chimique choisie pour sa faible toxicité et qui est considérée comme non létale.

Gaz lacrymogène est un terme générique pour l’ensemble des composés causant une incapacité temporaire par irritation des yeux et/ou du système respiratoire.

Le gaz est utilisé soit en aérosol (un spray) pour l’auto-défense, soit en grenades. Il est communément utilisé par les policierset les C.R.S lors d’émeutes et de manifestations.

Ces composés sont souvent utilisés pour disperser les émeutiers. En effet, ils produisent rapidement une irritation ou une gêne physique incapacitante qui disparaît après la fin de l’exposition.

Les effets du gaz lacrymogène à court terme sur la santé :

Des problèmes respiratoires, une irritation des voies respiratoires.
Des nausées, voir des vomissements.
Une irritation des voies lacrymales et des yeux
Des spasmes
Des douleurs thoraciques
Des dermatites et des allergies
Il faut savoir que les effets sont accentués par temps chaud et humide.

Les dangers des gaz lacrymogènes à long terme pour votre santé :

Une nécrose des tissus dans les voies respiratoires
Une nécrose des tissus dans l’appareil digestif
Des œdèmes pulmonaires (trou ou bulle d’air dans le ou les poumons)
Des hémorragies internes (hémorragies des glandes surrénales)

Le gaz lacrymogène, une toxicité mortelle :

Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès dus à ces gaz.
Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive pas à sortir à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement.
Cette issue fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie.

Les gaz toxiques sont de puissants irritants pour les muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales.

Les effets à long terme sont de 3 types :
l’effet mutagène et donc cancérigène des produits.
l’effet tératogène : les femmes enceintes risquent donc d’avoir des enfants avec des malformations.
l’effet nécrosant : une pneumopathologie chronique peut malheureusement s’installer et devenir irréversible.

Ces gaz toxiques sont rapidement absorbés par voie pulmonaire. Une grande partie est hydrolysée puis éliminée par les reins dans les urines.

Nos conseils pour limiter les risques, les effets et les dangers des gaz lacrymogène pour votre santé :

Rester calme si vous avez reçu du gaz lacrymogène, pas de panique.
Eloignez vous le plus possible de la foule.
Ne vous touchez pas le visage et ne vous frottez pas les yeux.
Il faut se moucher et cracher, pour évacuer les produits chimiques.
Le vinaigre et le citron permettent de diminuer la toxicité de ces gaz en réagissant avec eux.
Il est donc conseillé d’imbiber les mouchoirs avec du vinaigre ou du citron pour respirer moins ces toxiques.
Il est conseillé aux femmes enceintes d’augmenter la surveillance médicale de leur grossesse et pour les personnes ayant présenté des atteintes pulmonaire, il leur est conseillé de faire des radios pulmonaires à distance de l’exposition à ces gaz toxiques.
Si vous avez des gènes respiratoires qui durent, aller voir un pneumologue.
Si lors d’une manifestion vous ne vous sentez pas bien du tout, aller voir les pompiers ou les secours.

Gaz lacrymogènes: des gaz toxiques

Des tonnes de ces gaz se déversent chaque jour en Algérie, ce qui dans l’opinion était un simple gaz pour disperser les gens, devient
un gaz mortel. Eu fait ce sont des gaz toxiques qui ont vu les Nations Unis (ONU) initier une action pour bannir ces toxiques dans
le protocole de Genève, mais sans succès.
Nous allons présenter ces toxiques afin de permettre aux personnes de bien connaître ces gaz toxiques et donc de mieux se
prémunir.

Un peu de Chimie:
3 agents sont principalement utilisés: le 1-chloroacétophénone (CN), le 2-chlorobenzylidenemalononitrile (CS) et le
dibenz[b,f]-1,4-oxapine (CR).
Ces gaz, sous forme de poudre, sont combinés à une base pyrotechnique qui les fait volatiliser sous forme d’un aérosol au contact
de l’air frais. A l’état naturel ils sont sous forme solide et au contact de l’eau, ils subissent une hydrolyse.
L’eau est donc l’ami des manifestants.

Toxicité mortelle:
Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès
dus à ces gaz. Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive
pas à se sauver à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement. Cette issue
fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie.

Toxicocinétique et physiopathologie:
Nous nous excusons pour ces termes scientifiques, mais il faut être précis.
Les gaz toxiques sont de puissants irritants des muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales. Le CN et le CS sont des
agents alkylants, c’est-à-dire réagissent avec les protéines et autres molécules comme l’ADN et les enzymes.
L’effet immédiat est la nécrose tissulaire, l’inactivation de plusieurs enzymes.
Les effets à long terme sont de 3 types:
- l’effet mutagène et donc cancérigène de produits.
- l’effet tératogène: les femmes enceintes risquent donc d’avoir des enfants avec des malformations.
- l’effet nécrosant: une pneumopathologie chronique peut malheureusement s’installer et devenir irréversible.

Ces gaz toxiques sont rapidement absorbés par voie pulmonaire. Une grande partie est hydrolysée puis éliminée par les reins dans
les urines. ce qui explique que les insuffisants sont très sensibles à ces gaz toxiques.

Tableau Clinique:
Yeux: On voit apparaître rapidement des érythèmes de la conjonctive, une douleur, une lacrymation, une augmentation de la
pression intra-oculaire .Les symptômes diminuent 30 minutes après exposition. Parmi les atteintes oculaires qui risquent de
s’installer, on notera: une conjonctivite irritante, un ecchymose, un oedème de la cornée, une kératite nécrosante avec perte de
substance, une nécrose coagulante, une iridocyclitite et une déformation de l’angle de la chambre antérieure.

Voies respiratoires hautes: On note une rhinorhée, une irritation et congestion nasale, une bronchorhée, une toux, des
éternuements, un goût amer. La brûlure de la langue a lieu rapidement.

Poumons: Laryngeotrachéobronchite est observée lorsque l’exposition à ces gaz se prolonge. Un enfant développe des râles
persistants avec ou sans sifflement, une toux et des sécrétions bronchiques durant 3 à 4 jours après seulement 2 heures
d’exposition à ces gaz .les bébés et jeunes enfants avec les personnes âgées sont une population fragile et très sensible à ces gaz
toxiques, ainsi que les insuffisants rénaux. Ils peuvent développer une syndrome de dysfonctionnement respiratoire réactif. ce
syndrome ainsi que la bronchopneumonie et un oedème pulmonaire peuvent s’installer définitivement. On peut assister aussi à une
fièvre persistante.

Système digestif: On assiste à des douleurs de crampes abdominales et à des diarrhées. Le foie peut subir une atteinte
nécrosante importante de type stéatose.

Système cérébral: Un oedème cérébral peut s’observer.

Peau: Brûlures et érythèmes pouvant donner lieu, si exposition prolongée, à l’installation d’un prurit, d’un rash papulovésiculaire et
une allergie sensitive à ces gaz. Ces effets chroniques se voient en général quelques jours après exposition répétées.

Sur un plan médico-légal
Vu qu’il y a eu des morts suite à ces gaz toxiques, des enquêtes judiciaires peuvent être ouvertes avec comme partie de dossier
des expertises toxicologiques pour asseoir la cause toxique de ces décès. La méthodologie scientifique passe par la recherche de
ces gaz et de leurs métabolites dans les urines, le sang et certains organes comme le rein et le foie. Mais un milieu biologique est
aussi à privilégier c’est l’humeur vitrée. La technique d’analyse est la chromatographie gazeuse couplée à la spectromètrie de
masse.

Traitement:
- Si une bombe lacrymogène est jetée à l’intérieur d’un domicile, on doit quitter rapidement cet espace confiné.
- Le vinaigre (acide acétique), le citron (acide citrique) permettent de diminuer la toxicité de ces gaz en réagissant avec eux. Il est
donc conseillé d’imbiber les mouchoirs avec du vinaigre ou du citron pour respirer moins ces toxiques.
- L’eau rajoutée à du savon liquide, à défaut à une lessive permet de laver la peau et donc de diminuer l’effet irritant de ces gaz.
- Si irritation des yeux, laver abondamment avec de l’eau physiologique (se prépare en faisant dissoudre 9 grammes de sel de
table NaCl dans 1 litre d’eau bouillie), ou à défaut de l’eau courante.
- Atteinte pulmonaire avec toux, traiter avec de l’ampicilline durant 1 semaine et associer une corticothérapie et des antalgiques.
Pour les bébés, la corticothérapie ne doit pas dépasser 3 jours.
- Pour les cas graves avec détresse respiratoire, prise en charge immédiate en réanimation avec suivi des gaz du sang,
monitorage cardiaque et ventilation avec oxygénothérapie et les bronchospasmes traités à l’aminophylline et au salbutamol.
- Il est conseillé aux femmes enceintes d’augmenter la surveillance médicale de leur grossesse et pour les personnes ayant
présenté des atteintes pulmonaire, il leur est conseillé de faire des radio pulmonaires à distance de l’exposition à ces gaz toxiques.

Source : http://medecinelegale.wordpress.com/2010/10/21/gaz-lacrymogene-les-effets-les-dangers-de-ce-compose-chimique-utilise-dans-les-manifs/

RASSEMBLEMENT A PARIS LE 20 JANVIER 19H A CHATELET FONTAINE DES INNOCENTS

ASSEZ D’INTERPELLATIONS MORTELLES ! ASSEZ D’IMPUNITES POLICIERES ! ASSEZ DE MASCARADE JUDICIAIRE !

IL FAUT QU’CA CESSE !

Un climat de rage gronde dans nos quartiers et dans nos cœurs…et la question qui tourne dans nos têtes : A QUAND LE PROCHAIN EMBRASEMENT DES BANLIEUES ?

Pour celles et ceux qui se sentent concernées et qui vivent les injustices en banlieues dans une indifférence politique générale, c’est l’indignation et la révolte qui hantent nos esprits et qui se transmet de manière irréversible…

Alors qu’en début de semaine on apprenait la mort de Wissam El Yamni(30 ans) à Clermont-Ferrand, survenue une semaine après son hospitalisation consécutive à une interpellation policière datant du 1er Janvier 2012 ; que le lendemain mardi 10 janvier, c’est à Aulnay –sous-Bois qu’un drame similaire arrachait un fils à sa famille et ses proches, lui aussi mort des suites d’une interpellation policière ; Que de nombreuses affaires semblables traînent depuis des années, que ce soit l’Affaire Ali Ziri, l’affaire Abdelhakim AJIMI, l’affaire Abou Bakari Tandia, l’affaire Mamadou Marega, l’affaire Lamine Dieng… et prennent des tournures juridiques qui font redouter le pire à leurs familles et aux comités de soutien : non-lieu, acquittement, oubli, mépris….

Nous ne pouvons ni rester silencieux,ni rester sans rien faire ! Il faut qu’ça cesse !

Le sentiment d’injustice et d’impunité gangrène les générations des quartiers qui se succèdent…et chaque jour, en ouvrant la radio ou son poste de tv, il devient « banal » d’entendre des commentaires et autres récits journalistiques « de nuits d’échauffourées, de violences ou d’émeutes » vécues dans tels ou tels quartiers…sans qu’on s’émeuve ou qu’on enquête sérieusement sur les raisons et le contexte pour expliquer ces évènements !

L’alliance Médias – Police- Justice se fait alors jour sans complexe, avec ses versions entendues « problèmes cardiaques, connu des services de police, interpellations difficiles, individu violent, délinquant, drogué, suicidaire, les cameras de surveillance n’ont pas fonctionné… »…Et que dire du bouclage que subissent les quartiers et leurs habitant-e-s – sorte de punition collective – quand ce type d’injustice frappe !?

On nous plonge dans une atmosphère populiste « de peur et de guerre larvée » : il y aurait d’un côté ceux qui font appliquer la loi et sa justice, et celles et ceux qui l’enfreignent forcement… rendus ainsi naturellement responsables de leur malheur… L’axe du bien n’a pas à prouver son innocence, de même que les habitant-e-s des quartiers restent les éternels fauteurs de troubles, parasites et suspects … Quand les seules relations sociales qui relie un Etat à une partie de son territoire à sa population se résument à des rapports policiers et juridiques, quand Impunité rime avec Légitimité du coté de la Police….Nous, de l’autre côté d’la rue, nous devons nous rassembler, nous réunir et nous organiser.

Car qui s’en émeut à part les concernés, les familles, les proches, et des militant-e-s associatifs et politiques ? Et pourtant il ne s’agit pas que de l’affaire des quartiers !

L’actualité juridique concernant certaines affaires, dont l’affaire ZIRI et l’affaire AJIMI – dont le procès des policiers responsables de la mort de Abdelhakim AJIMI se déroulera du 16 au 20 janvier 2012 à Grasse, doit nous amener, dans les semaines qui arrivent, à nous rassembler, collectifs, associations, organisations, dans un effort collectif de solidarité et d’actions communes et fortes.

C’est pour cela qu’après nous être réunis lors du rassemblement du 14 janvier en soutien à l’affaire Ziri (risque d’un non-lieu… !), nous nous rassemblerons ensemble le vendredi 20 janvier 2012 à Paris– dernier jour du procès dans l’affaire AJIMI – en solidarité à la famille AJIMI qui se bat avec courage depuis 4ans, pour honorer la mémoire de Hakim, et pour faire entendre nos voix sur le traitement médiatique, juridique et politique de ces affaires.

Nous sommes convaincus qu’il n’y a que le rapport de force politique et médiatique qui fasse de la question des violences policières une réelle question nationale. C’est à cette condition que nous pourrons faire « bouger » ces affaires et infléchir leur traitement juridique, et qu’enfin les familles puissent faire leur deuil.

Assez de paternalisme politique dans ce type d’affaires, nous ne voulons plus de dialogue entre Intermédiaires – que ce soient les soi-disant « Représentants de l’Etat » ou les « Représentants des banlieues » fantoches et complices.

MOBILISONS-NOUS : POUR DENONCER L’IMPUNITE POLICIERE ET FAIRE ENTENDRE QUE LES COLERES GRONDENT ET S’ORGANISENT…. NOUS NE RESTERONS PAS SANS RIEN FAIRE !
RETROUVONS- NOUS :

A PARIS LE VENDREDI 20 JANVIER A 19H– FONTAINE DES INNOCENTS

A GRASSE du 16 au 20 JANVIER 2012 – et en particulier les 19 et 20 derniers jours du procès des policiers Contact comité grasse : comite_hakim_ajimi@riseup.net

Sont actifs dans ces initiatives : Comité Ali Ziri, Comité Lamine Dieng, comité Mamadou Marega, Comité Abou bakari Tandia, Résistons ensemble, Indignés, PIR, NPA, Alternatifs, Fase, Ni macho ni proxos, ACLEFEU, MIB 34, réseau FSQP, MIB