( Millau) Le collectif de soutien à la famille de Nabil Mabtoul se mobilise

Dans le cadre de la semaine nationale des victimes de la police, le collectif de soutien à la famille de Nabil Mabtoul se mobilise à Millau.

Au programme :

- Vendredi 15 mars à 18h, bar la Loco (33 Bvd Gambetta à Millau), Réunion de préparation de la conférence de presse du 18/03.
- Lundi 18 mars à 18h, bar la Loco (33 Bvd Gambetta à Millau), Conférence de presse du Collectif de soutien à la famille de Nabil Mabtoul.
- Samedi 23 mars à 14h, place du Mandarous à Millau, Manifestation carnavalesque (Venez déguisés ^^).

Clermont Ferrand :Samedi 11 février rassemblement-sitting pour la justice & la vérité !

Le Comité « Justice & Vérité pour Wissam » appelle à un rassemblement-sitting samedi 11 février à 14h devant le commissariat central (Pélissier).
Objectifs :

faire en sorte qu’un mois après, on n’oublie pas déjà ce qui est arrivé dans notre ville à Wissam.
exiger toute la vérité et la justice pour Wissam.

exiger que la justice soit aussi rapide que possible et que tous les policiers impliqués dans les violences subies par Wissam soient condamnés.

que les responsables du « pliage » soient sanctionnés plutôt que mis en congés (ou laissés en service)
que les « bons flics » lâchent les mauvais.

que des dispositions soient prises (caméras dans l’ensemble du commissariat, dans les voitures de patrouilles…) pour ne pas qu’un tel lynchage puisse se reproduire impunément et en l’absence de preuves.

dénoncer les violences policières et la justice à deux vitesses qui frappe différemment les policiers et les citoyens.

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI. Appel à mobilisation les 24-25 février 2012

Au terme de la semaine du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI, nous avons pu assister et dénoncer chaque jour les connivences entre l’institution judiciaire et la police.

La dernière journée d’audiences s’est déroulée sans nous. Puisque la justice nous tourne le dos, nous aussi nous lui tournons le dos : nous avons refusé de cautionner un jour de plus cette mascarade judiciaire et avons quitté la salle.

Les policiers ont d’ailleurs attendu le dernier jour pour présenter timidement des excuses, dans une salle quittée par la famille AJIMI et leurs soutiens.

La famille d’Abdelhakim AJIMI, les membres du Comité Vérité et Justice pour Hakim, leurs soutiens et la population grassoise dans son ensemble sont restés dignes depuis la journée dramatique du 9 mai 2008.

Tout au long de cette semaine d’audiences, les témoignages édifiants et les expertises accablantes ont très clairement établi les faits et attesté de l’acharnement des policiers sur Abdelhakim AJIMI. Nous sommes en droit d’exiger que les policiers soient condamnés à des peines de prison ferme et immédiatement démis de leurs fonctions. Pourtant, les peines requises sont minimes : du sursis simple n’excédant pas 2 ans, ainsi que de ridicules peines de principe.

Depuis quatre ans et durant toute la semaine d’audiences, des personnes et des comités sont venus de partout en France pour soutenir la famille AJIMI.

Parmi ces comités, nous pensons notamment à ceux créés à la suite des morts de : Ali ZIRI, Lamine DIENG, Wissam EL YAMNI, Abou Bakari TAMDIA, Mamadou MAREGA, Abdel EL JABRI, Djamal GHERMAOUI. Nous pensons aussi aux soutiens d’Abderrahmane et Adama KAMARA à Villiers-le-Bel, qui purgent de longues peines après deux parodies de procès, suite aux révoltes qui ont suivi la mort de Lakhamy SAMOURA et Moushin SEHHOULI.

Nous invitons tous les membres des différents comités du type « Vérité et Justice » crées à la suite de crimes policiers, ainsi que toutes les personnes qui se sentent concernées par ces violences à converger pour continuer la mobilisation.

La date du jugement du procès des meurtriers d’Abdelhakim AJIMI a été fixée au 24 février 2012. C’est une date importante. Nous devons unir nos forces pour préparer au mieux une journée d’action.

Face au déferlement de violences policières, organisons une riposte globale.

Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net

Contact pour la journée du 24 : appeldu24fevrier@gmail.com

Un retraité Algérien mort à la suite d’un contrôle policier à Argenteuil

 

Le mardi 9 juin, vers 20h30, trois policiers d’Argenteuil, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Arezki K., un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix.
Ce conducteur était accompagné d’un autre Algérien, Ali Ziri, 69 ans, assis sur ie siège avant du véhicule.
Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d’abord demandé de sortir du
véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines» et enfin des menottes et des coups.
Voyant son ami, Arezki K., traîné par terre, Ali Ziri tente de calmer les policiers, en leur
adressant cette phrase: « Laissez-le tranquille, vous n’avez pas le droit de le frapper. Je dépose plainte contre vous ». C’est alors que les policiers se saisissent de lui et le menottent à son tour.
Les deux Algériens sont alors malmenés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier.
C’est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit,alors que les deux hommes sont transportés à l’hôpital d’Argenteuil.
Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki K., n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l’objet d’un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu’ils étaient tous les deux menottés. Le médecin traitant d’Arezki K.ainsi que celui de l’hôpital lui ont d’ailleurs prescrit un arrêt de travail de huit jours. Les proches et les amis du
défunt, qui se sont rendus à l’hôpital d’Argenteuil, ont tous constaté que plusieurs coups étaient visibles sur le corps de la victime.
Un collectif réunissant des proches du défunt, des associations, des partis politiques et des citoyens d’Argenteuil, s’est mis en place. Les membres de ce collectif dénommé « Vérité et justice pour M. Ali Ziri» condamnent avec force la violence «raciste» utilisée par des policiers d’Argenteuil à l’encontre d’une personne « âgée ».
Ils demandent à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien. Une plainte a été introduite.

VÉRITÉ ET JUSTICE POUR HAKIM AJIMI !

VÉRITÉ ET JUSTICE POUR HAKIM AJIMI !

STOP AUX VIOLENCES POLICIERES !

Le 9 mai 2008, en plein jour et en plein centre ville de Grasse (Alpes-Maritimes), Abdelhakim Ajimi est mort suite à son interpellation par la police. Il avait 22 ans.

Interpellé dans la rue après une altercation avec le Directeur de sa banque, Hakim rentrait chez lui. Il n’était ni armé, ni dangereux, ni menaçant. Deux agents de la Brigade Anti-Criminalité interviennent d’abord. Hakim refuse de les suivre au commissariat. Il est rapidement maîtrisé. D’autres policiers municipaux et nationaux arrivent progressivement en renfort. Pieds et poings menottés, Hakim est maintenu au sol, face contre terre. Devant une vingtaine de témoins, il subit pendant 15 à 20 minutes une clé d’étranglement associée à une violente compression thoracique et à de violents coups au visage. Il est ensuite « jeté » à l’arrière d’un véhicule de Police Secours qui le transporte jusqu’au Commissariat. Lorsque le véhicule démarre, Hakim semble déjà inconscient. La majorité des témoins attestent qu’il était inanimé et avait le visage violet. En arrivant au Commissariat, les policiers tentent de le réanimer, en vain. Hakim était mort.

Au total, ce sont 11 fonctionnaires de police qui sont impliqués dans la mort de Hakim !

Rien n’a pu arrêter la machine infernale ! Pas même les passants qui tentèrent d’intervenir ou la présence des pompiers sur les lieux.

Le rapport d’autopsie et l’expertise complémentaire indiquent que le décès résulte d’une « asphyxie mécanique lente avec privation prolongée d’oxygène ». Les médecins concluent à « une mort lente et extrêmement douloureuse ».

Malgré les conclusions irréfutables de l’expertise et les 20 témoignages, les juges d’instruction ont accordé le 11 décembre 2008 le statut de Témoins assistés aux deux agents de la BAC, alors que 5 des policiers municipaux et nationaux étaient mis en examen pour non assistance à personne en péril.

La famille, son avocat et le Procureur de la République ont alors fait plusieurs recours devant la Cours d’Appel d’Aix-en-Provence, qui, le 22 octobre 2009, a rejeté une partie des requêtes (dont la demande de reconstitution des faits en présence des témoins), mais a ordonné un supplément d’information « aux fins de mise en examen » des deux policiers.

Le 12 avril 2010, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité saisie par deux sénatrices (Nicole Borvo et Alima Boumediene-Thiery) en 2008 a rendu un avis parfaitement accablant :

Le maintien de la clé d’étranglement alors que Hakim était déjà entravé constitue un « usage de la force devenu sans justification ». L’interpellation a donné lieu à un « abus de l’usage de la force manifeste ». L’état de détresse de Hakim au moment de son transport au commissariat était manifeste et les policiers qui l’ont transporté « sans se soucier de son état ont fait preuve d’inhumanité ». La CNDS recommande des « sanctions disciplinaires » à l’encontre des deux agents de la BAC, d’un des policiers municipaux et aux quatre membres de l’équipage de police secours pour « manquements aux articles 8, 9 et 10 du code de déontologie de la police ».

Mais les juges instruisent toujours à décharge !

Ignorant les récits des 20 témoins oculaires, les conclusions des 3 expertises médicales, les procès verbaux des agents de la BAC et de la police qui ne démentent ni la durée de l’étranglement ni l’inertie du corps au moment de son transfert au commissariat. Faisant fi de l’avis et des recommandations de la Commission Nationale de déontologie de la Sécurité. Méprisant la requête du procureur de la République et l’ordonnance de la chambre d’instruction d’Aix-en-Provence qui réclament la mise en examen des 2 policiers pour « homicide involontaire et non assistance à personne en péril », le 5 mai 2010, les deux juges d’instruction du tribunal de Grande Instance de Grasse, Catherine Bonnici et Sandrine André, ont concluent l’instruction judiciaire par un NON-LIEU pour les deux agents de la BAC. Un policier municipal et les quatre agents de Police Secours sont toujours poursuivis pour non assistance à personne en péril.

La procédure d’appel portée devant la Cour d’Aix en Provence par l’avocat de la famille et le Procureur de la République a été relancée immédiatement après l’annonce de non-lieu.

Elle a délibéré jeudi 23 septembre 2010. Suivant la demande adressée par les deux avocats de la famille Ajimi, le Président de la Cour d’appel a ordonné le renvoi devant le tribunal
correctionnel de Grasse des deux agents de la BAC responsables de l’interpellation policière qui a coûté la vie à Hakim Ajimi. Sont donc appelés à comparaître J.-M. Moinier pour homicide involontaire d’une part, W. Lebeaupin pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril d’autre part. La date de comparution, fixée par le Procureur de la République, sera communiquée prochainement. Les agents de la BAC rejoignent ainsi, après deux ans et demi de mobilisation, les cinq autres agents de police nationale et municipale qui sont toujours mis en examen pour non-assistance à personne en péril.

La mobilisation ne cèdera pas !

Dès l’annonce du décès de Hakim, une manifestation spontanée a eu lieu dans les rues de Grasse et un Comité de soutien Justice pour Hakim s’est constitué. Depuis deux ans, la mobilisation de la famille, des proches, du Comité, des Associations et des citoyen-ne-s ne s’est pas relâchée : multiples rassemblements et manifestations, pétitions, tirage de 5000 cartes postales, interpellation des responsables politiques, organisation d’un Forum à Grasse avec l’aide du collectif « Police personne ne bouge » et du Forum social des quartiers populaires, etc…

Jusqu’à présent, la mobilisation a porté ses fruits et a enfin conduit les principaux responsables de la mort de Hakim devant le tribunal correctionnel. Même s’ils risquent seulement des peines allant de 3 à 5 ans d’emprisonnement, nous irons jusqu’au bout pour que justice soit rendue à Hakim ! Mobilisons-nous partout et ensemble pour que justice soit rendue à toutes les victimes des violences policières et pour que leur auteurs soient condamnés !

Comité de Soutien pour Hakim Ajimi