Forum Justice à la mémoire de Wahid Hachichi Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin

En hommage à Wahid Hachichi, Lahouari Ben Mohamed, Thomas Claudio, Adama Traoré et TOU-TE-S les autres

Samedi 28 octobre 2017 à Vaulx-en-Velin, salle des Amphis, rue Pierre Cot, se tiendra une rencontre publique avec des acteurs et actrices des luttes historiques des quartiers populaires, ponctuée de débats et de créations artistiques.

Cette soirée, où se mêleront interventions, films, débats, spectacles, expositions, a pour but de sensibiliser les jeunes générations sur les questions de valorisation des mémoires vives et vivantes des luttes citoyennes contre les discriminations, et pour la justice sociale, à Vaulx-en-Velin depuis plus de 30 ans.

L’action est destinée à tous ceux qui veulent bien admettre que le souci de justice a d’autres exigences que le rabâchage d’idées toutes faites. Cet événement est un effort collectif de transmission d’un héritage et de maintien des valeurs, un moyen de rétablir la mémoire, de restituer l’authenticité des faits. Si les luttes et les mobilisations ont pu contribuer à supporter un traumatisme subi, après des faits de discriminations, un drame, une injustice, la perte d’un être cher, ce besoin de résilience, et la nécessité de rentrer dans un processus de réparation, porte peu à peu les victimes à ne plus être des témoins passifs, mais bien les protagonistes de leur propre histoire.

Par une approche mémorielle, nous vous invitons à un programme qui entre en résonance permanente avec l’actualité et la création :

– Retour sur le Forum justice organisé à Vaulx-en-Velin par Wahid Association le 28 octobre 1983, un an après le meurtre de Wahid Hachichi, forum qui avait accueilli une délégation de la Marche pour l’égalité et contre le racisme à la veille de l’étape lyonnaise. Un hommage sera aussi rendu aux marcheurs décédés récemment (dont Bouzid Kara et Farid Arar).

– Rappel de l’action des mères regroupées au sein de l’Association nationale des familles des victimes de crimes racistes ou sécuritaires, appelées les « Folles de la place Vendôme », initiative devant le ministère de la justice en 1984, pour exiger notamment des réquisitions ferme à l’encontre des meurtriers de leur enfant, ou encore le désarmement des tenants de « l’auto-défense ».

– Participation de membres de l’ex-troupe de théâtre des Flamants (Marseille), racontant les circonstances du meurtre de Lahouari Ben Mohamed, tué lors d’un contrôle routier par un CRS le 18 octobre 1980, et présentation de « La Gâchette facile », livre-enquête sur ce meurtre, publié par le jeune frère, Hassan Ben Mohamed, en 2015.

– Itinéraire et représentation d’une création originale par le frère de Wahid, Samir Hachichi, issu de la troupe Traction Avant (Hip Hop, danse contemporaine) dans les années 90, spécialement conçue pour le 28 octobre. Il sera accompagné de musiciens palestiniens.
– De l’affaire Thomas Claudio à Vaulx-en-Velin, jusqu’au drame d’Adama Traoré, dont la famille présentera le bilan des avancées de l’enquête, nous ferons le point sur les différentes méthodes de luttes, les résultats obtenus du fait d’enquêtes indépendantes et les rapports de travail avec les avocats, des affaires qui ont abouti à des résultats tangibles, les créations portées par les proches des victimes…

L’événement a pour ambition de dégager les grandes lignes du débat et d’avancer de nouveaux éléments pour mobiliser et engager différents groupes sociaux porteurs de mémoire, issus notamment des quartiers populaires, dans une dynamique de partage des histoires communes.

Loin des dénonciations abstraites, nous vous invitons pour penser à ce devoir de transmission, mais aussi pour tracer de nouvelles perspectives de luttes et d’actions, que nous souhaitons voir émerger à l’aune de l’événement du 28 octobre 2017…

W.A.H.I.D. Association.

 

Source : https://quartierslibres.wordpress.com/2017/10/04/forum-justice-a-la-memoire-de-wahid-hachichi/#more-17989

 

 

Mémoires vives des Quartiers Populaires (ci-dessus affiche de 1983)

Clermont Ferrand-La mobilisation pour Wissam el Yamni continue…

Samedi 11 février, plus de 300 personnes se sont réunis malgré un froid plus que glacial devant le commissariat central de Pélissier à Clermont-Fd à l’appel du Comité « Justice & Vérité pour Wissam ». Objectif : exiger une fois de plus « Justice & Vérité » pour Wissam el Yamni décédé suite à des violences policières le 1er janvier 2012. PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX ! POUR WISSAM ON LACHERA PAS !

Projection-débat « Justice & Vérité pour Wissam el Yamni »…

Le Comité « Justice & Vérité pour Wissam » continue sa « tournée des consciences » et vous invite à une projection-débat mercredi 15 février 2012 à la fac de Lettres (amphi 2 – Tram « Universités »). AU PROGRAMME : > Projection de films témoignages sur la disparition de Wissam (ayr) et sur les résistances contre les violences policières. > Débat en présence de militants du comité, mais aussi [Lire la suite]

Comité « Justice et Vérité pour Wissam »
06-67-95-09-19 – cjvpourwissam@gmail.com
www.cjvpourwissam.over-blog.com

Mascarade au tribunal de Grasse

communiqué de presse Jeudi 19 janvier 2012

A Grasse, tout au long de l’audience, le juge Robail a affiché ouvertement sa connivence avec la police.
Les faits sont pourtant avérés : Abdelhakim AJIMI est mort d’un acharnement des policiers sur sa personne et d’un refus de lui porter secours.
Tous les témoignages sont édifiants. Les expertises accablent les policiers inculpés. Les procès verbaux de ces derniers sont contradictoires, de même que leurs propos à la barre.
Malgré tout, les policiers bénéficient de la complaisance du tribunal. Le Procureur de la République, a pourtant insisté sur la « responsabilité évidente des policiers dans la mort d’Hakim » et a repris la qualification d’« inhumanité » mise en avant par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité.
Malgré cela, il requiert des peines minimes, sans commune mesure avec la gravité des faits qu’il avait auparavant lui-même exposés.
Ces maigres peines sont :
- J.-M. Moinier : 1 an à 18 mois avec sursis simple
- W. Lebeaupin : 18 mois à 2 ans avec sursis simple
- J. Manach : 6 à 8 mois avec sursis simple
- B. Julien : 1 an avec sursis simple
- A. Bekhira : 6 mois avec sursis simple.

Pire, de simples peines de principe ont été requises pour les policiers stagiaires M. Authier-Rey et P. Locatelli.
Ainsi fonctionne l’institution judiciaire française lorsqu’elle doit juger des crimes policiers.

NOUS QUITTONS LE TRIBUNAL,
NOUS VOUS LAISSONS ENTRE VOUS.
Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI
Contact :comite_hakim_ajimi@riseup.net