COMMEMORATION DES 10 ANS DE L’ASSASSINAT DE LAMINE DIENG PAR LA POLICE

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« Malheureusement aucune marche ne fera revivre les morts. En revanche en continuant la mobilisation avec le collectif des familles de ceux dont la vie a été volée par la police, on peut aider à rétablir la vérité et l’honneur. »

Rendez-vous Samedi 17 Juin 2017 Pour les 10 Ans de l’assassinat de Lamine Dieng par la Police Nationale.

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Twitter : @ViesVolees

 POT COMMUN POUR PARTICIPER FINANCIÈREMENT : https://www.lepotcommun.fr/pot/9kvomigr

Violences policières : Riposte populaire ! Samedi 8 novembre : Toulouse : manifestation nationale- Paris : manifestation de soutien

Dimanche 26 octobre Rémi Fraisse est mort, tué par la police lors de la lutte contre le barrage de Sivens.
Depuis cette date, des mobilisations ont lieu en France et ailleurs, partout où la douleur d’apprendre la mort de quelqu’un sous les coups de la police est insupportable. Mardi 4 novembre, le pouvoir a finalement répondu à la colère qui monte : les travaux du barrage reprendront, la zone du Testet sera évacuée, on efface tout et on continue…
Que fait la police ? Au cours des luttes de ces dernières années, la police a blessé et mutilé des dizaines de personnes en réprimant des révoltes, des mouvements sociaux, des actions syndicales et des luttes contre des projets nuisibles comme le barrage du Testet. La violence de la police dans les quartiers populaires, est quotidienne. Elle s’exprime par le bouclage des quartiers, les contrôles au faciès, les expulsions, les rafles de sans-papiers. On dénombre une quinzaine de morts chaque année. A chaque fois des collectifs se montent et luttent contre la violence de la police et son impunité.
Que défend la police ?
Par la violence, la police maintient l’ordre établi, les intérêts des puissants. Quand la solidarité et la révolte s’organisent et gagnent du terrain, la police n’hésite plus à emprisonner, blesser, mutiler et tuer. Journalistes et politiciens commentent en séparant les bons des mauvais, les violents des non-violents, là où l’expérience nous montre que les armes de la police ne font aucune distinction entre les manifestants. Résistons ensemble ! [...], une occupation de la CAF, un fauchage d’OGM, une réquisition de logement vide sont autant d’actes de révolte et de colère légitimes.
Lorsqu’ils tuent l’un d’entre nous, ils nous disent que notre vie n’a aucune valeur.
Samedi 8 novembre – Manifestation nationale a Toulouse contre les violences policières et le barrage du Testet Départs de Paris : paris-testet@laposte.net
Samedi 8 novembre – Manifestation de soutien à Paris. RDV Nombreux a 14h00 – place de la Bastille

Source : http://paris.demosphere.eu/rv/36077

Le gendarme tue le gardé à vue : la France condamnée par la CEDH

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France suite à la mort d’un prévenu tué par un gendarme.

Cette affaire avait fait grand bruit, et pour cause : le 22 mai 2008, un homme était interpellé et placé en garde à vue dans les locaux d’une compagnie de gendarmerie, alors qu’il venait pointer au titre du contrôle judiciaire auquel il était astreint depuis 2006 dans le cadre d’une procédure pour tentative de vol. Les gendarmes le placent donc en garde à vue, et, estimant l’individu potentiellement dangereux, décident, en plus des menottes qu’il portait aux poignets, de lui passer une menotte au-dessus de la cheville droite, au niveau du tendon d’Achille, de manière à gêner la marche. Durant les interrogatoires, cette menotte passée à la cheville est reliée à un anneau fixé au mur.

La garde à vue se prolonge, et le suspect demande alors à fumer une cigarette. Alors que la lumière du couloir s’éteint, le gendarme qui l’accompagnait se dirige à reculons vers l’interrupteur. Le suspect ouvre alors la fenêtre, et saute littéralement dans le vide (la fenêtre étant tout de même située à 4,60 mètre du sol). Le gendarme tire à trois reprises sur le suspect en fuite, ce qui entrainera sa mort.

Une enquête est alors ouverte, et une ordonnance de non lieu est rendue par le Juge d’instruction en charge de l’affaire. En effet, d’après le Juge, « l’usage des armes constituait à ce moment le seul moyen dont disposait le gendarme pour stopper la fuite du suspect et empêcher son évasion. (…) Bien que l’on ne puisse que déplorer la mort d’un homme et compatir à la douleur de sa famille, il apparaît que toutes les conditions d’usage des armes sont au cas d’espèce remplies (fuite caractérisée, commission préalable d’une infraction criminelle, sommations, impossibilité d’arrêter le fuyard autrement) ».

Par un arrêt en date du 1er décembre 2009, la Cour d’appel d’Aix en Provence infirme l’ordonnance de non-lieu et prononce la mise en accusation du gendarme devant la Cour d’assises du Var, pour violence ayant entrainé la mort, sans intention de la donner, avec cette circonstance que les faits ont été commis par une personne dépositaire de l’autorité publique, dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions.

Le gendarme fut toutefois acquitté. Le Ministère public ne fit pas appel, ce qui rendit l’acquittement définitif.

Les requérants saisissent alors la Cour européenne des droits de l’homme, en invoquant notamment la violation de l’article 2 et de l’article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Rappelons qu’aux termes de l’article 2, « le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d’une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi. La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire :

pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale ;
pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue ;
pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection

La Cour européenne des droits de l’homme, dans son arrêt du 17 avril 2014 (Guerdner et autres c. France – Req. n°68780/10) va dans le sens de la famille du défunt, et déclare la requête recevable quant aux griefs tirés de l’article 2 de la Convention.

Pour la Cour, l’État défendeur (donc, en l’espèce, la France) a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de l’article 2 de la Convention, en raison de la force manifestement excessive employée contre le prévenu. En effet, d’après la Cour, d’autres possibilités d’action s’offraient au gendarme pour tenter l’arrestation du suspect, au lieu d’ouvrir le feu. En outre, et toujours d’après la Cour, il ressortait clairement des circonstances de l’espèce que le suspect n’était pas armé et que, entravé, il pouvait difficilement représenter une menace immédiate pour la vie ou l’intégrité physique d’autrui.

Cette action en justice devant la CEDH permet à la famille du prévenu décédé, d’obtenir 112.500 euros d’indemnités.

Un autre article sur cette « affaire » : http://www.varmatin.com/draguignan/gitan-tue-par-un-gendarme-a-draguignan-la-france-condamnee.1653215.html

Source : http://www.net-iris.fr/veille-juridique/actualite/33000/le-gendarme-tue-le-garde-a-vue-la-france-condamnee-par-la-cedh.php

Police: une des techniques qui tue

Sept policiers sont actuellement en procès à Grasse, dans les Alpes-maritimes. Accusés d’avoir tué un jeune homme, Hakim Ajimi, au cours d’une violente interpellation en 2008, ils seront fixés sur leur sort dans plusieurs semaines. En cause : la technique « d’asphyxie posturale » pratiquée par la police française sur les interpellés, interdite dans plusieurs pays européens mais toujours autorisée ici… malgré au moins cinq morts.

« Asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et à une clef de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop longtemps ». Telles sont, selon les expertises réalisées au cours de l’enquête, les causes de la mort de Hakim Ajimi. Violemment interpellé le 9 mai 2008 à Grasse (Alpes-maritimes) par deux policiers de la Brigade anticriminalité (BAC), le jeune homme de 22 ans est décédé peu après. Plusieurs témoins de la scène ont rapporté que les fonctionnaires, dont le procès se déroule actuellement à Grasse, ont continué à faire pression sur le dos et la nuque du jeune homme alors que, menotté à terre, il s’asphyxiait.

Cette technique d’interpellation, extrêmement violente, est interdite dans divers pays, notamment en Suisse et en Belgique. Selon Amnesty international, certains États américains l’auraient aussi proscrite. Pas la France. En 2010, la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) précisait les précautions à prendre quand les policiers envisagent d’en faire usage : « Lorsque l’immobilisation de la personne est nécessaire, la compression – tout particulièrement lorsqu’elle s’exerce sur le thorax ou l’abdomen – doit être la plus momentanée possible et relâchée dès que la personne est entravée par les moyens réglementaires et adaptés. Ainsi, comme le soulignent régulièrement les services médicaux, l’immobilisation en position ventrale doit être la plus limitée possible, surtout si elle est accompagnée du menottage dans le dos de la personne allongée. Il en est de même, a fortiori, pendant le transport des personnes interpellées. »

Au moins cinq morts par « asphyxie posturale »

Ces « gestes techniques professionnels en intervention » (GTPI), selon le jargon policier, servent aussi pour les reconduites à la frontière de personnes en situation irrégulière. C’est d’ailleurs dans un manuel d’instruction pour la Police aux frontières, relatif à l’éloignement par voie aérienne des étrangers en situation irrégulière, que l’on trouve des précisions : « L’escorteur exerce une traction sur le vêtement en lui imprimant un mouvement de rotation autour du cou. Il maintient cette pression entre trois et cinq secondes pour assurer la contrainte de régulation phonique et la relâche tout en gardant les points de contrôle. Le contrôle et le dialogue avec le reconduit sont maintenus en permanence. Le temps de pression et de relâchement ne doivent pas dépasser trois à cinq secondes. » Ces techniques déstabilisent l’individu physiquement, puisque le contrôle de la tête modifie les repères sensoriels. Elles diminuent sa résistance et l’empêchent de crier. Le manuel liste ensuite les atteintes traumatiques possibles selon la fréquence, la puissance et la force utilisées : « détresse ventilatoire et/ou circulatoire, défaillance de l’organisme, risque vital ».

Mohamed Ali Saoud, le 20 novembre 1998 à Toulon. Karim Aouad, le 20 février 2004 à Marignane. Hakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse. Lamine Dieng, dans le 20ème arrondissement de Paris, en juin 2007. Ali Ziri, le 20 juillet 2009, à Argenteuil… Au moins cinq personnes sont décédées des suites de ces immobilisations, d’après plusieurs associations de défense des droits de l’homme. En 2007, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour « violation du droit à la vie ».

Le 1er janvier 2012, Wissam El-Yamni, 30 ans, a aussi perdu la vie à Clermont-Ferrand peu après son interpellation jugée extrêmement brutale par des témoins. Encore une « asphyxie posturale » qui aurait dégénérée ? Plutôt que d’esquisser une once de remise en cause de ces techniques d’interpellation, le syndicat d’officiers et de commandants de police Synergie-officiers (second syndicat d’officiers, proche de l’UMP) préfère rappeler que « ce délinquant était très alcoolisé, sous l’emprise du cannabis et d’une forte dose de cocaïne lors de son arrestation, alors qu’il était dans un état d’excitation extrême et s’en était pris aux policiers en leur lançant des projectiles ». Malgré sa mort, les policiers clermontois auraient « fait de leur mieux pour maîtriser un individu déchaîné par la prise de ces substances ». Pas la moindre condoléance aux familles et amis des victimes [1].

Totale impunité

Jusqu’à présent, aucun policier n’a été condamné. Les fonctionnaires mis en cause dans la mort de Hakim Ajimi, en 2008, sont actuellement jugés au tribunal correctionnel de Grasse. Alors que les crimes relèvent de la cour d’assises. Et le procureur n’a requis que des peines avec sursis. Dans un rapport publié en 2011 consacré aux familles des personnes mortes lors de leur interpellation, Amnesty international rappelle que « dans les affaires où des responsables de l’application des lois sont mis en cause, l’enquête – lorsque enquête il y a – n’est pas conforme aux critères de rapidité, d’indépendance, d’impartialité et d’efficacité établis par les normes internationales relatives aux droits humains ».

L’organisation internationale suggère aussi l’utilisation de méthodes de contrainte « pleinement conformes aux normes internationales relatives aux droits humains, notamment la Convention européenne des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention des Nations unies contre la torture, le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois (…) ». « Ne serait-il pas opportun que la France décide d’interdire le recours à des techniques d’immobilisation aussi risquées ? » interroge de son côté la Ligue des droits de l’homme. Rappelant qu’en France, la peine de mort a été abolie il y a trente ans… Vraiment ?

Nolwenn Weiler
source: http://www.bastamag.net/article2055.html
( titre original modifié! )

Manifestation et conférence de presse-Décès de Mamadou Marega

Mercredi 29 Décembre 2010 à 10hRDV : Place Saint-Augustin Paris 8ème, M° Saint-Augustin (9)

D’après les médias, dans la nuit du 29 au 30 Novembre 2010, à Colombes, Mahamadou MAREGA a été poursuivi,Électrocuté par deux décharges de Taser, matraqué et asphyxié par du gaz lacrymogène alors qu’il était encadré par plusieurs policiers. Et l’autopsie a révélé du sang dans les poumons de Mahamadou MAREGA. D’après les témoins, Mahamadou MAREGA a été traîné vivant à l’intérieur de l’ascenseur de l’immeuble par les policiers. Mahamadou MARÉGA est mort dans cet ascenseur alors qu’il avait les pieds et les mains entravés.

Que s’est-il passé dans cet ascenseur loin du regard des voisins ? Mahamadou MAREGA a t-il été frappé mortellement ?

Suite à cette mort suspecte, l’existence de cet homme a été réduite par les médias sans la moindre considération, au qualificatif déshumanisant de « sans papier d’origine malienne ». Comme si son statut administratif justifiait ce drame. En regardant la télévision, la famille de Mahamadou MAREGA était loin de se douter qu’il s’agissait de leur enfant. Les parents apprendront l’identité de la victime, bien plus tard, par des habitants du quartier…

Mais, cette nuit là, c’est bien la vie d’un Être Humain qui a été définitivement brisée, pas « un bien meuble ».

Parce que nous ne voulons plus voir mourir mystérieusement entre les mains de la police un autre « sans papierd’origine malienne », ou un autre « Lamine DIENG » (mort dans des circonstances tout aussi troubles en juin 2007), le « Collectif Vérité & Justice pour Mahamadou MAREGA » appelle à une mobilisation pacifique pour demander à ce que toute la lumière soit faite sur cette sordide affaire et que Justice lui soit rendue. Ce sera pour nous l’occasion de rappeler que tous les Humains sont censés être égaux au delà de leurs origines et de leur situation administrative.Mahamadou MAREGA n’aurait-il pas pu être interpellé sans perdre la vie ?

Ces deux dernières semaines, deux personnes ont trouvé la mort suite à une intervention policière. Mahamadou MAREGA aurait pu être chacun d’entre nous…
Demain, à qui le tour ?

1 mois plus tard, l’enquête préliminaire est encore en cours.

La plainte de la famille ne peut aboutir tant que cette enquête reste inachevée.

Le Procureur Courroye déclare attendre les conclusions définitives du rapport d’autopsie, ce qui bloque aussi la contre-expertise voulue par la famille et maintient le corps de Mahamadou MAREGA sans statut à l’institut médico-légal.

Par contre, le Procureur Courroye a délivré le permis d’inhumer à l’institut qui presse la famille de procéder aux obsèques, une décision contradictoire.

La famille exige auparavant les résultats de cette enquête et une contre-expertise pour connaître la vérité sur la mort de leur fils.

Le collectif « Vérité et Justice pour Mahamadou Marega  » appelle donc à cette mobilisation pour protester contre les déclarations scandaleuses de Brice Hortefeux.

En effet, le Ministre de l’intérieur s’est empressé de qualifier Mahamadou Maréga de « forcené », justifiant ainsi l’intervention violence de l’intervention policière et ce, sans même attendre les conclusions de l’enquête.

Le cortège se dirigera ensuite vers le Ministère de la Justice pour protester contre le blocage de la plainte que la famille de Mahamadou Maréga a déposé auprès du TRIBUNAL de NANTERRE (92).

Mobilisons nous, en mémoire des victimes de violences policières !
Pour plus d’informations :

http://facebook.com/collectif.mamadoumarega

http://collectif-vjp-mmarega.blogspot.com

Contact : collectif.mamadoumarega@gmail.com