VIOLENCES POLICIÈRES : EXIGEONS LA TRANSPARENCE

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 Quel usage font nos policiers et gendarmes de la force publique dont ils sont dépositaires ?

La plus grande opacité règne sur le sujet. Nous ne savons pas combien de personnes sont blessées ou tuées lors d’opérations des forces de sécurité. Nous ne savons pas quelles armes sont utilisées, ni à quelle fréquence. Aucune donnée exhaustive n’est davantage publiée quant au nombre de plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre pour des faits de violences, ni quant au nombre ni au type de sanctions prises à la suite de tels faits.

L’ACAT a enquêté sur 89 cas d’usage de la force par des policiers et gendarmes ayant entraîné des blessures graves ou des décès depuis 2005. À ce jour, seules 7 ont donné lieu à des condamnations judiciaires.

Ce bilan extrêmement préoccupant n’est qu’une estimation, car le ministère de l’Intérieur fait preuve d’une très grande opacité en la matière. Pour dissiper ces doutes sur l’impunité de nos forces de l’ordre, une seule solution : la transparence.

Il semble peu probable que ces données ne soient pas recueillies ou qu’elles ne puissent l’être. Parallèlement, des données chiffrées très précises existent notamment en matière d’objectifs policiers, de nombre d’interventions, de nombre d’agents blessés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions.

En tant que citoyens, nous demandons à être informés de l’usage de la force qui est fait par nos policiers et gendarmes. Facile à mettre en œuvre et réalisable, cette mesure de transparence est dans l’intérêt de tous. Il en va de la confiance même qu’accordent les citoyens envers leur police.

SOURCE : http://www.acatfrance.fr/action/violences-policieres—exigeons-la-transparence

( Etats-Unis ) Indignation après la mort d’Alton Sterling, un Noir abattu par un policier américain

 

Sur ce document, ne montrant pas toute la séquence des faits, l’homme semble refuser d’obtempérer aux policiers, qui lui ordonnent de se mettre au sol. L’un des agents le plaque alors, son collègue l’aidant à tenter de le maîtriser par terre. « Il est armé! », entend-on quelqu’un crier. Les deux policiers dégainent alors leur arme et plusieurs détonations retentissent.Comme le confirme la page Facebook des autorités de Baton Rouge, l’un des deux officiers présents a tiré plusieurs balles, infligeant des blessures fatales à Alton Sterling, 37 ans. L’homme vendait des CD sur le parking d’un supermarché avant d’être appréhendé.Les policiers ont été mis en congé administratif le temps qu’une enquête interne soit menée, tandis que les autorités fédérales américaines vont ouvrir une enquête. « Le principal organe chargé de l’enquête sera la division des droits civiques du ministère de la Justice, assistée du bureau du procureur de la Louisiane et du FBI », a déclaré le gouverneur de l’Etat de Louisiane en conférence de presse.Les tirs ont eu lieu à 00h35, mardi (heure locale). La police avait été appelée sur les lieux après un appel anonyme d’une personne disant qu’elle avait été menacée par un homme ayant un pistolet, selon un communiqué des forces de l’ordre. »Une altercation a suivi entre Sterling et les agents. Sterling a été abattu au cours de l’altercation et est décédé sur place », a écrit la police sur Facebook. Les deux agents ont été suspendus temporairement, conformément à « la procédure en vigueur », a précisé la police.La mort de Sterling a soulevé une vague d’indignation sur twitter et dans les rues de Baton Rouge, ou des manifestations spontanées ont éclaté pendant la nuit. Parmi les phrases reprises par les manifestations, le célèbre « Hands up, don’t shoot » en référence à l’histoire de Michael Brown, un jeune noir américain dont la mort avait provoqué d’importantes manifestations dans la ville de Ferguson (Missouri).La mort d’Alton Sterling est un « lynchage légal. La justice doit l’emporter. #Outré », s’est indigné le révérend Jesse Jackson, célèbre militant américain pour les droits civiques, dans le tweet ci-dessous:

Un élu démocrate du Congrès représentant un district de la Louisiane, Cedric Richmond, a lui appelé le ministère de la Justice à mener une enquête « complète et transparente » dans un communiqué. »Il n’a même pas eu une chance », s’est désolée mercredi la tante d’Alton Sterling, Sandra Sterling, sur CNN.« Si cette personne n’avait pas été là pour filmer cette vidéo sur un téléphone portable, on ne saurait rien aujourd’hui », a-t-elle poursuivi. Ses proches ont appelé les manifestants à garder le calme.La mort de plusieurs hommes noirs, tués par la police aux Etats-Unis ces dernières années, a avivé les tensions raciales et suscité de nombreuses manifestations qui ont parfois dégénéré en émeutes.

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/06/alton-sterling-abattu-par-un-policier-americain_n_10831332.html

Marseille: Un policier renvoyé aux assises pour le meurtre d’un ado de 19 ans

Un policier marseillais qui avait tué par balle un jeune de 19 ans dans une épicerie de nuit en 2013 a été renvoyé devant la cour d’assises pour y être jugé pour « meurtre ».

Dans un arrêt rendu le 17 février dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a rejeté la demande de ce gardien de la paix de requalifier les faits en homicide involontaire. ( RARE !! ) 

« Je suis parti en vol plané »

Le 14 février 2013 à minuit, le policier, Frédéric Herrour, qui n’était pas en service, avait eu une altercation dans une épicerie de nuit avenue Roger-Salengro avec Yassin Aibeche, 19 ans, élève sans histoires d’un lycée professionnel. Le fonctionnaire était en état d’ébriété.

L’altercation s’était prolongée dehors et le policier a tiré sur le jeune homme alors que celui-ci regagnait la voiture d’un ami, l’atteignant d’une balle à la fesse. Il était mort quelques heures plus tard d’un choc hémorragique.

Le policier a assuré lors de l’instruction avoir tiré accidentellement en chutant, à la suite d’un croc-en-jambe. « Je suis parti en vol plané, j’étais terrorisé, j’ai perdu toute maîtrise sur mon corps, j’ai serré les dents et fermé les yeux », a-t-il expliqué devant le juge.

Pas une situation de « légitime défense »

Mais selon les experts balisticiens, le système de sécurité de l’arme nécessite une forte pression sur la queue de détente pour tirer.

Frédéric Herrour affirme avoir sorti son arme « dans le but de faire peur ». L’ami de la victime a décrit, à l’inverse, un homme debout, en position de tir, empoignant son arme à deux mains et visant alors que la victime s’éloignait.

« Les éléments (de l’instruction) sont de nature à écarter l’hypothèse d’un geste accidentel se produisant au moment de la chute », lit-on dans l’arrêt de la chambre de l’instruction.

Les juges ajoutent que « l’usage d’une arme à feu pour menacer ne correspond pas à une situation de légitime défense en ce qu’il est disproportionné en regard de l’attaque invoquée et que Yassin Aibeche lui tournait le dos et se trouvait à plusieurs mètres ».

Emmanuel Molina, défenseur du policier considère à l’inverse que « les circonstances et la chronologie démontrent que le geste de Frédéric Herrour s’inscrit dans un contexte défensif. Il va comparaître devant la cour d’assises alors que les éléments qui seront soumis aux jurés ne paraissent pas caractériser une quelconque intention homicide ».

En détention provisoire depuis le 16 février 2013, le policier est décrit comme « volontaire et consciencieux, ayant la confiance de sa hiérarchie ». En avril 2014, un conseil de discipline a prononcé sa mise à la retraite d’office.

( Très rare aussi que un policier soit placé en détention provisoire pour une affaire de meurtre sur un jeune !! )

 

Source : http://www.20minutes.fr/marseille/1792363-20160223-marseille-policier-renvoye-assises-meurtre-ado-19-ans

Le 17 Octobre un jeune de 21 ans est tué par un policier à Toulouse

Tôt vendredi matin à Toulouse, un policier a ouvert le feu sur un jeune braqueur qui le menaçait avec son arme dans une supérette.
Timothée Lake est mort sur le coup. La légitime défense est privilégiée mais l’enquête est loin d’être terminée.
Le procureur a levé la garde à vue du policier qui a ouvert le feu sur Timothée Lake vendredi soir 13 heures après le coup de feu qui a tué le jeune braqueur. Une affaire qui trouble les policiers et les observateurs et pose encore de nombreuses questions.
(…)
Placé en garde à vue vendredi à 8 h 30 pour qu’il s’explique «dans un cadre logique et normal», souligne un syndicaliste, ce policier très bien noté a été laissé libre à 19 h 30 vendredi après avoir été entendu deux fois notamment par les membres de l’IGPN, la police des polices. Pour l’instant, ce brigadier ne fait l’objet d’aucune mesure judiciaire, ou administrative, particulière. Il peut notamment exercer son métier même s’il serait «officieusement» en vacances. La légitime défense reste privilégiée. Le procureur Couilleau a beaucoup insisté vendredi lors de sa conférence de presse pour souligner que «cette analyse juridique n’est pas définitive». Côté police, on semble quand même considérer que «tout est carré». Avant de se prononcer définitivement, la justice devra réunir encore des éléments, notamment les expertises balistiques. Pour l’instant, le parquet n’a pas annoncé si une instruction serait ouverte pour poursuivre les investigations.

Source: http://www.ladepeche.fr/

MARCHE POUR HOUCINE TUE PAR UN GENDARME LORS DE SON TRANSFERT

Rappel des faits : Colmar- 26 Août- Houcine Bouras a été tué par un gendarme : Houcine a été abattu alors qu’il était entre les mains de la justice.

Houcine 23 ans, en détention provisoire dans une prison strasbourgeoise, était transféré dans un véhicule de police sous escorte pour être entendu par un juge d’instruction colmarien dans le cadre d’une mise en examen pour vols à main armée. Un gendarme adjoint volontaire conduisait le véhicule, une Clio, et une gendarme sous-officier se trouvait à l’arrière, à coté du détenu. Selon le procureur, ce dernier aurait agressé la gendarme et «voulait lui prendre son arme de service». TOUJOURS CELON LA VERSION POLICIERE/ suivi par le procureur: “Le gendarme conducteur a alors arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis tenté de maîtriser le détenu avec son bâton de défense. (…) l’homme et le gendarme aurait luttés pour s’emparer de l’arme à feu, tombée sur le bitume, le gendarme a décidé de tirer pour neutraliser l’agresseur, estimant qu’il y avait un «péril imminent pour lui et sa collègue».

«Avec des menottes, prendre une arme de service, enlever la sécurité, charger l’arme, cela me sembe complètement impossible», fustige Me Renaud Bettcher, avocat de la famille de la victime, à France 3 Alsace. Il souhaite que «cette instruction, comme d’autres, soit un message lancé aux forces de l’ordre pour leur dire qu’elles ne peuvent pas rester dans l’impunité». (…)

«Je veux justice» a réclamé la mère de Houcine au micro de “France 3 Alsace” , des sanglots dans la voix. «Il a été abattu sans raison, menotté. Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas comment cela s’est passé, et je voudrais savoir» explique-t-elle.

«On n’aurait jamais dû en arriver là. Lui donner un coup, oui. Mais pas une balle dans la joue! C’est inadmissible. C’est un jeune de 23 ans à qui on a enlevé la vie.» (…)

«Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice. Une 1ere marche a été organisé quelques jours après l’assassinat de Houcine.

Sur la 1ere marche : http://www.lecourrierdelatlas.com/774801092014Marche-Blanche-a-Colmar.html
Source de l’article un peu modifié :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/29/01016-20140829ARTFIG00255-detenu-abattu-sur-l-a35-pas-de-legitime-defense-pour-le-gendarme.php

UNE MARCHE EST ORGANISE PAR LES PROCHES DE HOUCINE
le dimanche 7 Septembre à Colmar a 15H30
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/event/1476179829311539/

http://contrelenfermement.noblogs.org/