UN JEUNE DE 19 ANS TUE PAR UN POLICIER A MARSEILLE ( 14 fevrier )

Jeune homme tué à Marseille : le policier avait fumé du cannabis

Le policier mis en examen et écroué pour meurtre après la mort, jeudi, d’un jeune de 19 ans  dans les quartiers nord de Marseille avait fumé du cannabis, affirme « Libération » samedi 16 février.

Des analyses toxicologiques réalisées vendredi ont révélé des traces de résine de cannabis dans son sang, selon le quotidien.

Le gardien de la paix de 39 ans, qui n’était pas de service et présentait un taux d’alcoolémie positif au moment des faits (1,26 g/l de sang), a été mis en examen pour homicide volontaire et incarcéré à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier, dans l’Hérault.Le parquet de Marseille avait requis son placement en détention après avoir écarté la thèse de la légitime défense.

« Pas de légitime défense »

( pour une fois l’alibi de la légitime défense ne marcherait pas ?? !!) ( c’est rare ! )

« Il n’y a manifestement pas de légitime défense. Aucun des agresseurs n’était porteur d’une arme à feu ou d’un couteau », a déclaré vendredi le procureur de la république, Jacques Dallest.

Une altercation a éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi entre le gardien de la paix et un groupe de jeunes dans une épicerie du IIIe arrondissement, dans les quartiers nord de la ville. Selon les premiers éléments de l’enquête, le fonctionnaire se trouvait vers minuit dans l’épicerie à l’arrivée d’un groupe de trois jeunes du quartier, dont l’un fumait un joint de cannabis. Une réflexion du policier au fumeur aurait provoqué la rixe, puis le policier a tiré une fois sur l’un des jeunes.

L’un des amis de la victime, qui était revenu sur les lieux de l’incident pour précipiter son véhicule dans la vitrine de l’épicerie, a été mis en examen pour « dégradation de bien d’autrui » et écroué à Luynes, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

L’autopsie du corps de la victime a montré que la balle d’un calibre de 9 mm était entrée par la fesse gauche, avait touché les intestins et le foie avant de provoquer une hémorragie massive qui est à l’origine du décès.

Lors de sa garde à vue, le policier a expliqué avoir eu peur et avoir tiré au jugé pour se défendre. Les amis de la victime parlent d’un « tir volontaire » à une distance de quelques mètres.

Il avait fait l’objet d’un rappel à la loi pour des violences sur sa compagne, en 2012, alors qu’il se trouvait aussi en état d’ébriété ( pour une fois qu’on parle du « vécu » d’un fonctionnaire de police et pas que de celui de la victime ! )

Il avait pu reprendre son travail après les avis favorables d’un médecin et d’un psychologue.Le gardien de la paix avait en revanche le droit de porter son arme même s’il n’était pas en service.

« Un policier est autorisé à garder l’arme sur lui dans le ressort de sa circonscription car il peut être requis à tout moment, même si en général cela ne se fait pas », a expliqué le directeur départemental de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel.

source : ( sauf remarques entre parenthésés ! ) http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130216.OBS9154/jeune-homme-tue-a-marseille-le-policier-avait-fume-du-cannabis.html

 Le policier placé en garde en vue jeudi après la mort d’un fumeur de cannabis de 19 ans au cours de la nuit à Marseille, était « en état alcoolisé », a affirmé le préfet de police, en précisant que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) était saisie. Le gardien de la paix a été interpellé à son domicile vers 2 h 30 du matin, « avec un taux d’alcoolémie qui n’a pas encore été déterminé », a précisé Jean-Paul Bonnetain, au cours d’une conférence de presse à l’hôtel de police.

Né en 1973, ce policier, qui travaille au sein du groupe de soutien de proximité (GSP), n’était pas en service cette nuit. Selon les premiers éléments, vers 2 heures du matin, le fonctionnaire serait allé faire ses courses dans l’épicerie, située dans le quartier du port de commerce à la Joliette, où se trouvait un groupe de jeunes en train de fumer du cannabis. C’est alors que la rixe aurait éclaté.

Dans ses premières déclarations, le policier, qui aurait bu quelques bières avant de sortir faire ses courses, a expliqué que trois jeunes fumeurs de cannabis, à qui il avait fait une réflexion, auraient remarqué son pantalon de policier. Selon une source proche du dossier, il était vêtu de son pantalon d’uniforme et de vêtements civils. L’une des sources précise qu’il aurait été frappé au visage et c’est à ce moment-là que par réflexe, il aurait sorti son arme de service. Il aurait alors été jeté à terre par une « balayette » de la part des jeunes, ce qui lui aurait fait perdre l’équilibre. C’est alors que le coup serait parti, touchant l’un des jeunes à la cuisse.LE JEUNE HOMME ATTEINT À L’ARTÈRE FÉMORALE Emmené immédiatement à l’hôpital en voiture par l’un de ses amis présent sur les lieux, le jeune homme, atteint à l’artère fémorale, est mort quelques heures plus tard. Le policier serait quant à lui rentré à son domicile avec les bières qu’il était venu acheter, sans s’être rendu compte d’une balle avait atteint quelqu’un, selon la source proche du dossier.

A l’annonce du décès, son ami a quitté l’hôpital, pris sa voiture, puis est retourné à l’épicerie dans laquelle il a encastré sa berline allemande. Agé de 19 ans, il a lui aussi été placé en garde à vue. Selon la source proche de l’enquête, c’est l’épicier qui a donné à la police les coordonnées du fonctionnaire vers 2 h 30 du matin. Jeudi matin, le volet métallique de la supérette, située rue Roger-Salengro, était abaissé et les alentours étaient bouclés par la police. Des enquêteurs effectuaient des prélèvements sur des taches de sang retrouvées au sol. L’arme du policier a été saisie pour être transmise à la balistique.Les GSP, rattachés à des commissariats, sont des unités d’appui de la police nationale, qui ont pour objectif de lutter contre la délinquance de proximité. Ils sont implantés dans les grandes villes comme Lyon, Marseille et en banlieue parisienne (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).