Affaire Lahoucine: la légitime défense retenue pour les policiers

 

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Hamid Aït Omghar, le petit frère de Lahoucine, habite toujours la maison familiale de la rue de Lassigny, dans le quartier de la Plaine du 7.<br /><br /><br />
Hamid Aït Omghar, le petit frère de Lahoucine, habite toujours la maison familiale de la rue de Lassigny, dans le quartier de la Plaine du 7.

 

 

 

En 2013, l’interpellation de Lahoucine Aït Omghar par trois policiers tournait au drame, dans le quartier de la Plaine du 7. Son frère Hamid, ne décolère pas après le non-lieu qui vient d’être rendu.

Il ne s’en cache pas : cette ordonnance de non-lieu, rendue le 13 mai dernier, Hamid Aït Omghar s’y attendait plus ou moins. N’empêche, ni lui ni ses proches ne sauraient se résoudre à une décision qui clôt l’action publique et donc, l’affaire. La juge d’instruction, dans ses conclusions, explique qu’il n’y a pas lieu de poursuivre les trois policiers mis en examen. Après les faits qui remontent au 28 mars 2013, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide et confiée à une juge d’instruction du tribunal correctionnel de Béthune.

D’emblée, les policiers avaient expliqué avoir agi en état de légitime défense. Ce que la famille du défunt conteste de toutes ses forces, appuyée par le collectif « Urgence ! Notre police assassine ! ». « C’est le pot de terre contre le pot de fer, juge Hamid. D’emblée, on a vu de quel côté penchait la juge. J’ai la haine, j’ai la rage, on ne va rien lâcher. »

Les mots sont durs, à la mesure de la blessure toujours vive de la famille qui a prévu de faire appel. Et devrait continuer à faire du bruit dans l’espoir de se faire entendre : « On envisage d’organiser un rassemblement devant le tribunal de Béthune à la rentrée. Ou peut-être une marche dans Montigny. Ce qui est sûr, c’est que c’est un combat de longue haleine. » Le 16 juillet 2015, la famille avait déjà âprement bataillé pour pouvoir obtenir une reconstitution. L’affaire met en tout cas deux ténors du barreau face à face. Si, pour la partie civile, la famille de Lahoucine Aït Omghar a eu recours aux services du cabinet de maître Dupond-Moretti, c’est Franck Berton qui est chargé de la défense des trois policiers mis en examen.

Rappel des faits : 

 

 

 

source : http://m.lavoixdunord.fr/region/affaire-lahoucine-la-legitime-defense-retenue-pour-les-ia34b0n3630983#.V4bAmgD4yK0.facebook

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