Emission ‘Frontline’ du 22 janvier 2016, invités : Famille Kraiker et Samir (MIB / DIP Social Klub)

Voici l’émission « Frontline » du 22 janvier 2016 avec la famille Kraiker de Pantin et Samir (MIB / DIP Social Klub).

- FB Comité de vigilance contre les violences policières à Pantin : http://www.facebook.com/CVCVPP93

- Conférence de presse suite aux violences policières du 26 décembre 2015 : http://www.facebook.com/CVCVPP93/videos/1721986054686642/?theater

Tracklist :

1) Bobby Womack « Across 110th street »
2) Ray Vendetta feat Iron Braydz « That gang »

Pour télécharger l’émission, cliquez droit et enregistrez sous ici : Frontline – 22 janvier 2016

Pour écouter l’émission :

http://lignedefront.free.fr/frontline_22janvier2016.mp3 Emission ‘Frontline’ du 22 janvier 2016, invités : Famille Kraiker et Samir (MIB / DIP Social Klub)

 

Source : http://www.bboykonsian.com/Emission-Frontline-du-22-janvier-2016-invites-Famille-Kraiker-et-Samir-MIB-DIP-Social-Klub_a3388.html

Mort d’Adama Traoré: la responsabilité des gendarmes se précise

 

mediaUne marche blanche en mémoire à Adama Traoré, habitant de Beaumont-sur-Oise, le 22 juillet.Thomas SAMSON / AFP

L’enquête sur la mort d’Adama Traoré, décédé le 19 juillet en banlieue parisienne après avoir été interpellé par les gendarmes, connaît un nouveau rebondissement. Une source proche de l’enquête a déclaré à l’Agence France-Presse que le jeune homme de 24 ans avait été maintenu au sol sous le poids des corps de trois gendarmes, accréditant la thèse d’une asphyxie provoquée par l’immobilisation, selon l’avocat de la famille.

Il est 17h15, mardi 19 juillet à Beaumont-sur-Oise, lorsque des gendarmes opèrent un contrôle d’identité sur Adama Traoré, raconte cette source proche de l’enquête. A la vue des gendarmes souhaitant l’interpeller, cette même source assure que le jeune homme aurait posé son vélo et serait parti en courant.

En fuite, réfugié dans un appartement, Adama Traoré est débusqué par les militaires une demi-heure plus tard. Ces derniers se jettent sur lui pour l’interpeller. Les auditions des gendarmes, révélées par Le Monde et Libération, le confirment. Les militaires ont reconnu avoir immobilisé le jeune homme en le plaquant à trois avec le poids de leurs corps.

Confirmation de l’autopsie

Peu après son interpellation, Adama Traoré aurait indiqué avoir des « difficultés à respirer ». Il perd connaissance dans le véhicule des gendarmes et décède à 19h05. Or, selon les rapports d’autopsie, le jeune homme serait bien mort d’asphyxie.

Lun des avocats de la famille du défunt va désormais porter plainte pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. « Nous savons grâce aux deux autopsies réalisées que monsieur Adama Traoré est décédé suite à une asphyxie. Nous savons que l’asphyxie peut provenir d’une compression thoracique. Donc nous avons aujourd’hui les éléments laissant penser que les agents interpellateurs ont commis les violences qui ont conduit à la mort », explique l’un de ses avocats. Il souhaite également que l’enquête soit confiée à un autre tribunal, où, selon lui, elle sera moins partiale.

 

Source : http://www.rfi.fr/france/20160802-mort-adama-traore-source-enquete-confirme-these-asphyxie-beaumont-oise

Affaire Lahoucine: la légitime défense retenue pour les policiers

 

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Hamid Aït Omghar, le petit frère de Lahoucine, habite toujours la maison familiale de la rue de Lassigny, dans le quartier de la Plaine du 7.<br /><br /><br />
Hamid Aït Omghar, le petit frère de Lahoucine, habite toujours la maison familiale de la rue de Lassigny, dans le quartier de la Plaine du 7.

 

 

 

En 2013, l’interpellation de Lahoucine Aït Omghar par trois policiers tournait au drame, dans le quartier de la Plaine du 7. Son frère Hamid, ne décolère pas après le non-lieu qui vient d’être rendu.

Il ne s’en cache pas : cette ordonnance de non-lieu, rendue le 13 mai dernier, Hamid Aït Omghar s’y attendait plus ou moins. N’empêche, ni lui ni ses proches ne sauraient se résoudre à une décision qui clôt l’action publique et donc, l’affaire. La juge d’instruction, dans ses conclusions, explique qu’il n’y a pas lieu de poursuivre les trois policiers mis en examen. Après les faits qui remontent au 28 mars 2013, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide et confiée à une juge d’instruction du tribunal correctionnel de Béthune.

D’emblée, les policiers avaient expliqué avoir agi en état de légitime défense. Ce que la famille du défunt conteste de toutes ses forces, appuyée par le collectif « Urgence ! Notre police assassine ! ». « C’est le pot de terre contre le pot de fer, juge Hamid. D’emblée, on a vu de quel côté penchait la juge. J’ai la haine, j’ai la rage, on ne va rien lâcher. »

Les mots sont durs, à la mesure de la blessure toujours vive de la famille qui a prévu de faire appel. Et devrait continuer à faire du bruit dans l’espoir de se faire entendre : « On envisage d’organiser un rassemblement devant le tribunal de Béthune à la rentrée. Ou peut-être une marche dans Montigny. Ce qui est sûr, c’est que c’est un combat de longue haleine. » Le 16 juillet 2015, la famille avait déjà âprement bataillé pour pouvoir obtenir une reconstitution. L’affaire met en tout cas deux ténors du barreau face à face. Si, pour la partie civile, la famille de Lahoucine Aït Omghar a eu recours aux services du cabinet de maître Dupond-Moretti, c’est Franck Berton qui est chargé de la défense des trois policiers mis en examen.

Rappel des faits : 

 

 

 

source : http://m.lavoixdunord.fr/region/affaire-lahoucine-la-legitime-defense-retenue-pour-les-ia34b0n3630983#.V4bAmgD4yK0.facebook

Mort de Zyed et Bouna : relaxe des policiers confirmée en appel

Zyed et Bouna sont morts électrocutés le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois. (DR.)
 «On a perdu. » La phrase est lâchée au téléphone ce vendredi matin, à la sortie de la cour d’appel de Rennes, par Emmanuel Tordjman, l’un des avocats des familles Traoré, Benna et Altun. Le 27 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, leurs enfants, Bouna et Zyed, 15 et 17 ans, sont morts électrocutés dans un transformateur, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à un contrôle de police. Seul Muhittin Altun, 17 ans à l’époque, avait survécu, grièvement blessé.

Après de nombreux rebondissements judiciaires, deux fonctionnaires de police, un gardien de la paix de la BAC (brigade anticriminalité) sur les lieux ce jour-là et la standardiste stagiaire du commissariat de Livry-Gargan ont été poursuivis pour non-assistance à personne en danger. Le tribunal correctionnel de Rennes, qui les a jugés pendant une semaine en 2015, les a finalement relaxés.

La partie civile va former un pourvoi en cassation.

Les parties civiles ont fait appel sur les intérêts civils, ce qui a donné lieu à une nouvelle audience le 13 mai 2016, laquelle s’est résumée aux seules plaidoiries des avocats. La partie civile a tenté de faire reconnaître la faute des policiers et réclamé 1,47 M€ de dommages et intérêts.

Daniel Merchat, avocat des policiers, comme l’agent judiciaire de l’Etat, se disaient sereins à la sortie de l’audience. Ce vendredi 24 juin, la cour d’appel leur a donné raison. « Le jugement correctionnel est confirmé dans toutes ses dispositions », commente, satisfait Me Daniel Merchat. Pour autant, cet arrêt n’est pas l’épilogue judiciaire de l’affaire.

La partie civile annonce d’ores et déjà un pourvoi en cassation.

 

 

 

 

 

 

 Source : http://www.leparisien.fr/clichy-sous-bois-93390/mort-de-zyed-et-bouna-relaxe-des-policiers-confirmee-en-appel-24-06-2016-5910027.php

Retour sur « l’Affaire Lamine Dieng » témoignage de sa soeur de passage à Nantes »

Lamine Dieng

Lamine Dieng

Pendant 7 ans, la famille de Lamine Dieng a réclamé la mise en examen des auteurs de ce qu’elle appelle « cet homicide barbare commis en bande organisée ».
Le calvaire de Lamine a duré 30 minutes, au cours desquelles il a été maintenu face contre terre par 300 kg. Ce qui correspond au poids total des policiers qui étaient agenouillés sur son dos.

Courrier de l’Atlas – 25 mai 2014

Rappel des faits

Dans la nuit du 17 juin 2007, trois policiers se sont rendus rue de la Bidassoa, dans le XXe arrondissement de Paris, à la suite d’un appel téléphonique signalant une altercation dans un hôtel. D’après leurs témoignages, c’est là qu’ils ont retrouvé Lamine Dieng pieds nus, allongé sous une voiture.

Selon eux, il était très agité et a commencé à s’extraire de sa position. Les policiers ont décidé de l’immobiliser, mais il a résisté et les a bousculés tous les trois. Ils ont alors appelé des renforts. Deux autres policiers sont arrivés quelques minutes plus tard, suivis d’un capitaine et d’un lieutenant.

Lamine Dieng a été immobilisé par cinq policiers, face contre terre, les mains menottées dans le dos (le bras droit passé par-dessus son épaule) et les pieds entravés par une sangle. Il a ensuite été transporté dans un car de police, où on l’a placé dans la même position.

Le capitaine de police s’est alors rendu compte que Lamine Dieng ne bougeait plus. Arrivés sur place, les pompiers et le SAMU ont tenté en vain de le ranimer.

La famille de Lamine Dieng n’a été informée de sa mort que 36 heures plus tard.

Source

24/05/2014 - Après 6 ans et 11 mois d’instruction judiciaire un non lieu est prononcé

11/10/2012 - De passage à Nantes, sa soeur Rama Diengtémoigne

Elle était à Nantes le 6 octobre 2012, invitée pour une rencontre sur le thème « Le Code Noir ou la déshumanisation de l’homme noir ». Depuis la mort de son frère, elle milite pour alerter sur le nombre croissant de victimes de violences policières, mortelles.

Nantes Salle de la Manufacture des tabacs. 06/10/2012 – Par Yves Monteil, Citizen Nantes

03/07/2012 - Lettre Ouverte à François Hollande et Jean-Marc Ayrault

Extraits

L’uniforme garantit-il l’impunité à celui qui commet un crime en le portant ? Là où nous réclamons l’égalité en droit à la Justice, les policiers réclament l’immunité. Les familles du collectif Vies Volées demandent :

  • La reconnaissance juridique de ces homicides par un jugement impartial
  • La reconnaissance publique de la mémoire des victimes et des circonstances de leur mort par la pose d’une plaque commémorative pour chacune d’entre elles

Le collectif demande aussi la révision de l’enseignement des méthodes d’interpellation létales dans les écoles de police, et leur prohibition, hors cadre de légitime défense, notamment :

  • la clé d’étranglement
  • le pliage
  • l’utilisation de l’arme à feu, à fortiori sur un fuyard en ciblant les parties vitales
  • les courses-poursuites, à fortiori après des gamins en 2 roues sans casques et apeurés
  • l’utilisation des pistolets à impulsion électrique, surtout en contact direct sur une personne entravée ou immobilisée
  • l’utilisation du flashball
  • les coups portés à une personne entravée et immobilisée,
  • l’immobilisation en position ventrale avec compression thoracique ou abdominale, à fortiori si elle est accompagnée du menottage dans le dos de la personne allongée.
La clé d’étranglement

La banalisation de son usage a valu à la France une condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme dans un arrêt du 9 octobre 2007, à la suite du décès de Mohamed Saoud en 1998 au motif de « violation du droit à la vie”.

Extrait de la lettre. Source Pressenza

Les familles du collectif demande que l’État tienne compte de sa condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Cette méthode a été interdite en Suisse, Belgique, Allemagne, à New-York et Los Angeles. Dès 2002, le Comité européen pour la Prévention de la Torture a demandé à la France d’éviter son utilisation.

La lettre dans son intégralité

Complément

10/01/2012 - Non lieu dans l’affaire Boukrourou, mort aux mains de la police (Amnesty International)

Trois ans après la mort de Mohamed Boukrourou, marocain de 41 ans, suite à son interpellation le 12 novembre 2009 à Valentigney (Doubs), quelques mois après la décision du juge d’instruction de mise en examen des quatre policiers présents au moment de l’interpellation pour « homicide involontaire », la famille de la victime s’est vue notifier une décision de non lieu le 24 décembre 2012. Lire la suite

21/06/2014 - Rendez-vous annuel en hommage à Lamine Dieng
Affiche Collectif « Vies Volées » - 21 juin 2014

Affiche Collectif « Vies Volées » – 21 juin 2014

Affaire Lamine Dieng, témoignage de sa soeur de passage à Nantes

 

Source : http://www.citizen-nantes.com/article-temoignage-de-rama-dieng-sur-les-violences-policieres-et-mortelles-111147923.html