CONCERT URGENCE LA POLICE ASSASSINE

15 jours avant la commémoration nationale de toutes les victimes de la police, retrouvons-nous pour en discuter, et soutenir Amal Bentounsi
le 1er mars à partir de 18h à la CNT- 33 rue des vignoles Paris 20e
( bar et bouffe sur place/ entrée libre/ appel à participation/ Les fonds récoltés serviront aux prochaines mobilisations )
Procès de Amal Bentounsi : Une tribune pour les familles victimes de crimes policiers !

Le ministre de l’Intérieur a porté plainte contre Amal Bentounsi, la soeur d’Amine Bentounsi tué par la police le 21 avril 2012.
Amal est attaquée parce qu’elle a le courage de dénoncer sans relâche les pratiques violentes de la police à travers son site internet et au moyen d’un projet de clip dénonçant l’impunité policière.
Dans la même dynamique que la commémoration des victimes de crimes policiers, Amal Bentounsi invite toute les familles de victimes de violences et de crimes policiers à prendre la parole lors de son procès qui se tiendra le Lundi 7 avril à 09h au palais de justice de Paris.

Commémoration des victimes de crimes policiers

Depuis 3 ans, des familles de victimes de crimes policiers se réunissent chaque année à la même période afin de rendre hommage à leurs disparus et rappeler les circonstances de leurs morts.
Sans ces mobilisations, on n’entendrait que la propagande des policiers, diffusée par leurs syndicats et les médias. Le but de ce concert comme celui de ces mobilisations est de rétablir la vérité : faire entendre la voix des familles de victimes qui sont contraintes de se battre pour obtenir « réparation » : Vérité et Justice.

Soyons nombreux pour apporter notre soutien aux familles.

http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

Page facebook : https://www.facebook.com/events/611275845592965/?fref=ts

contact mail : urgence-notre-police-assassine@live.fr

Contrôle au faciès : un procès historique

Voilà deux ans que le collectif Stop le contrôle au faciès milite pour la remise d’un récépissé lors des contrôles d’identité dont sont régulièrement victimes les jeunes issus des quartiers ou à la peau basanée. Ce 3 juillet 2013, 13 plaignants se sont présentés au Tribunal de Grande Instance de Paris pour demander des comptes à l’État. Reportage.

Mercredi 3 juillet 2013. 13 heures. Devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, situé sur l’Île de la Cité, les touristes flânent dans le quartier et photographient le parvis. Sur les marches au loin, beaucoup de monde et pas mal de caméras. Ça sent le procès. Mais à l’extérieur, personne ne semble s’interroger.

Passé les contrôles de sécurité, les personnes mobilisées pour le procès historique qu’intentent 13 plaignants à l’encontre de l’État (15 au départ, 13 à l’arrivée) se retrouvent sur les marches du Palais de Justice de Paris. Là, membres du collectif Stop le contrôle au faciès, militants de la Brigade Anti-Négrophobie ou simples sympathisants sont réunis, comme Yves, Lucas et Laure, venus de Montreuil avec l’encadrante de leur chantier d’insertion Cinévie. « Nous qui sommes de la banlieue, nous sommes assez concernés parce que nous nous faisons souvent contrôler pour des broutilles, témoigne Yves, 23 ans, de Noisy-le-Sec. Le président avait dit qu’il n’y aurait plus de contrôle « de routine » mais la demande a été rejetée par le Ministère de l’Intérieur, alors on vient réclamer nos droits ». « Je viens pour la même raison que mes collègues, poursuit Laure, 21 ans, qui s’est vue coller l’étiquette de « fumeuse » par les forces de l’ordre. J’ai fini en garde à vue il n’y a pas longtemps et je me fais souvent contrôler depuis, tout en sachant que je suis blanche donc rien à voir avec la couleur ».

Sortir de la fatalité

Devant la Chambre des Criées, les médias s’agitent, filment, photographient, enregistrent. Ou patientent. Comme l’auteur et éditorialiste Marc Cheb Sun, heureux de cette initiative : « La démarche est historique puisqu’on sort de cette espèce de fatalité qui a marqué bien des années où il était normal d’être interpellé à n’importe quel sujet, pour n’importe quoi, sans aucune raison. Ça faisait partie de la vie, de l’environnement. On est complètement sorti de ça parce que les gens qui ont porté plainte et ceux qui sont là aujourd’hui pour les soutenir disent non. C’est toute la responsabilité de la société qui est en cause ».

Alors que les spectateurs entrent au compte-goutte dans la salle d’audience, Sihame Assbague, porte-parole du collectif Stop le contrôle au faciès, revient sur la genèse de ce procès : « Suite à sa création en 2011, le collectif Stop le contrôle au faciès a jugé nécessaire de porter cette affaire de discrimination devant la justice, c’est pour cela qu’il a assigné l’État en justice le 11 avril 2012 ». Pour Bocar Niane, l’un des plaignants, ce procès marque le début d’un combat : « Ce qu’on dénonce aujourd’hui, ce sont les contrôles abusifs, pas les contrôles de manière générale (…) Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et que François Hollande tienne ses engagements pris lors de sa campagne présidentielle, à savoir la mise en place du reçu lors des contrôles d’identité ». Lui sortait en 2011 du domicile de ses parents avec ses deux jeunes sœurs lorsqu’un policier l’a pris par le bras et l’a emmené dans un coin avant de le menacer avec son Taser. Jugeant la situation inacceptable, Bocar Niane saisit l’Inspection générale des services (IGS) mais s’entend dire que « les enquêtes se font en interne et que, de fait, je ne serai pas informé ». Il décide donc de se rallier au collectif Stop le contrôle au faciès et engage avec eux la procédure judiciaire.

« Aucune différence de traitement ne peut être justifiée »

La politique, justement, est la ligne de fond utilisée par les avocats de la défense, Maîtres de Belloy et Ben Achour. La salle comble est attentive aux dires des uns et des autres, au bruit du parquet comme à celui des micros, non débranchés en début de séance, qui perturbent l’introduction de Maître Ben Achour. Face à lui, trois femmes et deux hommes en toge noire et collerette blanche : le Procureur de la République, deux juges, le Président et la greffière. La stratégie des avocats de la défense est simple : témoigner de l’incapacité de l’État à justifier pareille discrimination et porter réclamation, au nom des treize plaignants, pour que le droit soit respecté.

A la barre, treize plaignants masculins, venant de Lille, Paris, Saint-Ouen, Besançon et Vaulx-en-Velin. Treize victimes d’un contrôle basé davantage sur le faciès du prévenant que sur ses réels méfaits : l’un aurait porté une capuche, l’autre était avachi sur une table, un autre aurait pressé le pas, d’autres encore étaient susceptibles d’avoir une arme ou de la drogue sur eux… Pourtant, la réalité des visages est implacable. Les treize prévenus sont Noirs et Arabes. Deux caractéristiques qui ont 11 fois et 15 fois plus de chances d’attirer les contrôles policiers selon une enquête de l’Open Society Justice Initiative et du CNRS.

Délinquant financier vs. délinquant juvénile

La tactique de la défense est construite en deux temps : Maître Ben Achour s’appuie posément sur des textes de lois – de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 à la Charte des droits fondamentaux adoptés par l’Union Européenne en 2000 – pour avancer le fait qu’ « aucune différence de traitement ne peut être justifiée » entre les citoyens. A l’inverse, son collègue Maître de Belloy interroge avec fougue les articles 78-2 du Code de procédure pénale (portant sur les contrôles d’identité) et L-141-1 du Code de l’organisation judiciaire (portant sur la responsabilité du fait du fonctionnement du service de la justice) pour amener le tribunal à se positionner face à cette « zone de non-droit » avançant ainsi que « le sursaut ne va pas venir du législateur ou de la classe politique actuelle, mais de vous, j’espère, de votre tribunal, ou en tout cas de la juridiction constitutionnelle ». Terminant sur les préjudices à la fois désastreux et non quantifiables de la discrimination (l’avocat citera plusieurs témoignages du collectif Stop le contrôle au faciès), Maître de Belloy s’aventure jusqu’à’ à se comparer à un « délinquant financier » (portant un costume-cravate du lundi au vendredi) pour faire rire l’audience et utiliser cette réaction collective dans sa plaidoirie. « Pourquoi ce raisonnement, quand je l’applique à ma personne, provoque des rires comme s’il était immédiatement absurde mais que ce même raisonnement, appliqué à eux, devient « acceptable » ? » S’ensuivront des demandes de dommages et intérêts « dissuasives » à hauteur de 10 000€ par plaignant, largement contestés par l’autre partie.

« Ce n’est pas un spectacle »

Vient le tour de l’agent judiciaire de l’État, dont la voix ne porte pas. « On n’entend pas » râlent des gens dans la salle. « Ce n’est pas un spectacle », rappelle le juge, implacable. Assurant qu’elle sera forcément moins « drôle » que ses prédécesseurs, l’agent judiciaire oriente son argumentaire non vers un plaidoyer général mais vers un plaidoyer particulier. C’est donc au cas par cas qu’elle analyse les dossiers, soulignant que pour neuf d’entre-eux la Réquisition Judiciaire (justificatif permettant aux policiers d’effectuer leurs contrôles dans des lieux et selon des horaires précis) est appliquée et que pour l’un d’entre-eux, Bocar Niane, l’horaire des faits varie entre sa déclaration dans la main courante (22 heures, heure à laquelle la Réquisition est appliquée) et son assignation (20 heures, heure où elle ne l’est pas). « J’avais rédigé mon témoignage à chaud et oublié le détail de l’heure », rectifie Bocar Niane à la sortie du procès.

Argumentant que « ce sont les demandeurs eux-mêmes qui expliquent ce que les policiers ont cherché », que certains plaignants étaient accompagnés d’amis Blancs, que d’autres habitaient effectivement dans une zone de sécurité prioritaire justifiant des contrôles de police réguliers, que d’autres portaient une capuche alors que, pour l’avoir vu, « en garde à vue, ce sont des personnes qui portent une capuche qui leur vendent de la drogue », que d’autres encore se trouvaient dans un secteur où venait d’être commise une effraction (« sans aucune preuve » avait auparavant souligné la défense), l’agent judiciaire de l’État requiert que les demandeurs soient déboutés et qu’est lieu une condamnation symbolique « au cas particulier » en ce qui concerne les dommages et intérêts.

« Les idées générales sont une chose, les dossiers en sont une autre »

Dernière à prendre la parole, la Procureur argumente elle aussi dans le sens de l’agent judiciaire de l’État. D’abord parce que, selon elle, les articles 78-2 et L 141-1 ont été abordés très tard par la défense, ensuite parce que ces plaidoyers visaient uniquement « à frapper les esprits ». « Je mets quiconque au défi, par la lecture des conclusions, par le moindre commencement de début de phrase que l’un comme l’autre nous serions dans cette démarche visant à encourager la discrimination et l’inégalité devant la loi ».

Avançant que le plaidoyer de la défense divise les plaignants en deux catégories (élu, athlète de haut niveau, élève en école de commerce) et les autres (dont les professions n’ont pas été précisées au cours de l’audience), le Procureur interroge le Tribunal : « Doit-on contrôler uniquement les personnes ayant un casier judiciaire ? » et rejette l’accusation portée contre le Ministère : « Les idées générales sont une chose, les dossiers en sont une autre ». Intervenant en dernier, le Procureur a ainsi la possibilité d’encenser l’agent judiciaire (pour sa « sagacité », son «expérience ») et de critiquer la défense (« désinvolte », « insultant ») et de déformer certains propos (le plaignant qui marchait « à vive allure » en début de procès est ainsi considéré comme s’étant mis « à courir » dans sa plaidoirie, le port de la capuche soulevé par la défense comme un préjugé, est alors réfuté en tant que tel « je ne suis pas persuadée qu’on puisse voir sa couleur de peau »).

Considérant que l’absence de preuve quant à l’accusation de discrimination ne permet pas d’établir un verdict fondé, la Procureur requiert le rejet « purement et simplement » des demandes. Attentifs à l’ensemble des plaidoiries, les juges se tournent alors vers la greffière, concentrée sur son ordinateur avant d’annoncer posément que les délibérations auront lieu le 2 octobre 2013.

Source : http://www.bondyblog.fr/201307040006/controle-au-facies-un-proces-historique/

(Saint Étienne (42) )Soirée en sou­tien au col­lec­tif vérite et jus­tice pour Jamal Ghermaoui, tué au mitard par des sur­veillants de la maison d’arrêt de Nanterre, le 3 octo­bre 2011.

Vendredi 17 mai, à la gueule noire à Saint Étienne (42) :
Soirée en sou­tien au col­lec­tif vérite et jus­tice pour Jamal Ghermaoui, tué au mitard par des sur­veillants de la maison d’arrêt de Nanterre, le 3 octo­bre 2011.

Justice pour Jamal-soirée HipHop

Projection, dis­cus­sion et concerts HIPHOP + Open Mic
En pré­sence du col­lec­tif de sou­tien pour Jamal Ghermaoui, tué au mitard de Nanterre par les matons, il y a un an.
Afin que la tor­ture et les meur­tres de la taule soient affi­chés au grand jour !

Jamal Ghermaoui, 23 ans (Ayr), a été tué à le 3 octo­bre 2011 à la maison d’arrêt de Nanterre, par des sur­veillants péni­ten­ciers. Les dif­fé­ren­tes ver­sions de l’admi­nis­tra­tion car­cé­rale,
pré­ten­dant toutes au sui­cide, ne convain­quent per­sonne à la cité du Luth à Gennevilliers (92), le quar­tier de Jamal.

Comme sou­vent lors­que des crimes sont commis ou met­tent en cause les forces répres­si­ves, la jus­tice se porte garante du corps impli­qué et met les meur­triers à l’abri de véri­ta­bles pour­sui­tes. C’est d’avan­tage le cas lors­que les vic­ti­mes de ces crimes sont des pri­son­niers, le plus sou­vent des hommes arabes et noirs, frap­pés, tués, en toute impu­nité, à l’abri des regards. Convaincus que Jamal a bel et bien été tué, sa famille et ses pro­ches se bat­tent depuis plus d’un an, dans le but de réta­blir la vérité sur les cir­cons­tan­ces de sa mort. Afin de pour­sui­vre ce combat dans le temps, le Collectif Vérité et Justice pour Jamal s’est cons­ti­tué en asso­cia­tion Mémoire pour Jamal. Une plainte a été dépo­sée « contre X » par le conseil de la famille Ghermaoui, pour « coups et bles­su­res volon­tai­res ayant entrainé la mort sans inten­tion de la donner ». Un an après le meur­tre de Jamal, aucune enquête n’avait été dili­gen­tée. L’expé­rience nous montre pour­tant que seule la mobi­li­sa­tion col­lec­tive pourra les contrain­dre à ouvrir et mener sérieu­se­ment une enquête. Aujourd’hui une enquête pré­li­mi­naire est en cours. Face au déni de jus­tice qui se pro­file, nous avons orga­nisé une jour­née à la mémoire de Jamal et sommes en cours de pré­pa­ra­tion de plu­sieurs évènements et mobi­li­sa­tions. Dans ce long et néces­saire combat, l’aide du plus grand nombre est la bien­ve­nue, qu’elle soit finan­cière, maté­rielle ou humaine.

La récolte de fonds nous per­met­trait de finan­cer les frais de jus­tice, la confec­tion de t-shirts, tracts, affi­ches, auto­col­lants et ban­de­ro­les.

Pour que cesse l’impu­nité des crimes d’État

Association Mémoire pour JAMAL, jus­ti­ce­pour­ja­mal@gmail.com

La Gueule Noire : http://www.lagueu­le­noire.org/

Une vidéo : « ça sent la ban­lieue nord » : http://www.youtube.com/watch?v=4ze1CZ1MTSU

source : http://rebellyon.info/Radio-Canut-102-2-FM-revient-sur.html

( Lyon ) Radio Canut 102.2 FM revient sur les crimes policiers

Mardi 14 mai de 20h à 21h, émission en souvenir de la mort d’Abdelhakim AJIMI et pour toutes les personnes tuées sous les mains des keufs en (f)rance.

+ Soirée HipHop – Justice pour Jamal à la Gueule Noire (St Etienne) le 17 mai. (voir deuxième partie de l’article)

Mardi 14 mai de 20h à 21h, émission en sou­ve­nir de la mort d’Abdelhakim AJIMI et pour toutes les per­son­nes tuées sous les mains des keufs en (f)rance.

Pour mémoire

Il y a 5 ans, le 9 mai 2008 à Grasse, Abdelhakim Ajimi est mort suite à son inter­pel­la­tion par la police. Apostrophé dans la rue, Abdelhakim Ajimi n’est ni armé, ni dan­ge­reux, ni même mena­çant. Il est immo­bi­lisé par 2 agents de la Brigade Anti Criminalité (BAC), rejoints par des offi­ciers de la police muni­ci­pale et natio­nale. Pieds et mains menot­tés, ventre contre terre, Abdelhakim Ajimi subit durant 15 à 20 minu­tes une clé d’étranglement asso­ciée à une impor­tante com­pres­sion tho­ra­ci­que et à de vio­lents coups de poings et de pieds. Voyant l’état cri­ti­que du jeune homme, des témoins ten­tent d’inter­ve­nir. En vain. Abdelhakim Ajimi est mort à 22 ans.(pour en savoir plus)

Quoi de neuf à raconter ?

À partir d’une confé­rence orga­ni­sée en Janvier 2013 à Marseille contre les vio­len­ces poli­ciè­res, Radio Canut revient sur les luttes, les pro­cé­du­res judi­ciai­res, les impres­sions et une sorte de bilan des 5 années de luttes du col­lec­tif « vérité et jus­tice pour Hakim AJIMI », avec une des mili­tan­tes du col­lec­tif de Grasse.

En effet, en jan­vier 2012, il y a enfin un procès où com­pa­rais­sent 7 poli­ciers et poli­ciè­res, mais seu­le­ment au tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Grasse (06). Les 2 poli­ciers de la BAC et un agent muni­ci­pal font appel du sursis qui leur tombe sur la gueule, mani­fes­tent dans les rues de Grasse contre le rendu du procès et rebe­lotte, l’affaire sera de nou­veau trai­tée en jan­vier 2013 à la cour d’appel d’Aix-en-Provence (13).

Ce repor­tage est une ten­ta­tive pour ne pas oublier ces morts, pour se sou­ve­nir de ces luttes, pour obte­nir jus­tice et dignité, pour créer de la soli­da­rité entre les dif­fé­rents col­lec­tifs, pour conti­nuer à se battre ! Les dif­fé­rents récits de luttes de Yamina Benchenni, mili­tante contre les crimes poli­ciers et de la marché de l’égalité en 1983, de Mathieu Rigouste auteur de « La domi­na­tion Policière » et de Rafik Chekkat du Collectif Vérité et Justice pour Jamal nous aident à y voir plus clair. . Que se pas­sera-t-il pen­dant le Canut-infos du ven­dredi ?

Vendredi 17 mai aussi, de 19h à 20h, inter­views et repor­ta­ges avec le col­lec­tif jus­tice et vérité pour Sofiane Mostefaoui, mort à la prison de Corbas le 11 mars 2013. Et sur les autres morts sus­pec­tes en déten­tion à Corbas.

Comment écouter Radio Canut ?

soit avec ton poste radio au 102.2FM,

soit sur le site de radio canut en strea­ming,

retrouve l’émission où Radio Canut revient sur le procès cor­rec­tion­nel des flics ayant buté Hakim AJIMI en jan­vier 2012 :triste rou­tine du matien de l’ordre

source : http://rebellyon.info/Radio-Canut-102-2-FM-revient-sur.html

Appel de soutien à Amal Bentounsi !

Amal Bentounsi a été convoquée le mercredi 20 février 2013 devant la police pour « diffamation envers une institution représentant l’autorité publique ». Une plainte déposée par le ministre de l’Intérieur Manuel Vals lui reproche certains contenus de son blog : http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/.
Son frère Amine Bentounsi a été tué le 21 Avril 2012 d’une balle dans le dos par un policier depuis mis en examen pour homicide volontaire. Gyrophares allumés, une centaine de voitures de police avait alors bloqué les Champs Elysées le 26 avril 2012 pour défendre leur collègue.
Quant à Nicolas Sarkozy, il avait préconisé, en leur répondant, la nouvelle notion de « présomption de légitime défense ». Souvenons-nous que Sarkozy s’était déjà attaqué à Hamé du groupe de rap La Rumeur qui avait écrit que « (…) les rapports du Ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété ». Au bout de 8 ans de procédure l’Etat a été débouté de son action.

En s’attaquant au combat d’Amal Bentounsi pour rendre la vérité et justice à son frère assassiné, Manuel Vals ne change pas de politique par rapport à ses prédécesseurs sarkozystes.

Nous, soussigné(e)s, dénonçons cette nouvelle tentative de mettre en cause la liberté d’expression. Nous, nous déclarons solidaires d’Amal Bentounsi, exigeons le retrait de la plainte de Manuel Vals et l’abandon de toutes poursuites judiciaires éventuelles contre Amal Bentounsi.

Le 5 mars 2013

Contact, signatures, soutiens à renvoyer à : solidariteab@free.fr