EN SOUTIEN A LA FAMILLE DIENG

 TEE SHIRT DE L’ASSOCIATION EN SOUTIEN A LA FAMILLE DIENG  :

Ces dix ans de combat et de procédure ainsi que l’organisation de la journée de commémoration des dix ans de la mort de Lamine ont engendré de nombreux frais. Vies volées en appelle à la solidarité de toutes et tous afin d’aider la famille Dieng à y faire face.

( Vérité et Justice pour Lamine Dieng ) Lamine DiengCollectif Vies Volees

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100 portraits contre l’état policier

Le livre « 100 portraits contre l’état policier » du collectif Cases rebelles vient de paraître aux éditions Syllepse.

« Ce que nous attendons des portraits ? Sans doute qu’ils interpellent. [...] Des peintures murales politiques et culturelles chicanas ou irlandaises, en passant par le graff qui honore traditionnellement ses morts en les peignant dans la rue, le portrait des défunts réaffirme leur place et leur présence dans la communauté, leur empreinte sur elle. Il dit l’amour, le refus d’oublier et le désir de faire avec les morts. Ceci veut aussi dire, agir en conséquence. Garder vivant le souvenir de ces existences précieuses nous engage à la lutte, nous rappelle à notre devoir de vivant·es qui est de lutter pour la vérité et la justice pour celles et ceux parti·es.
L’art populaire, militant, de l’affiche on le retrouve dès les premières mobilisations des populations non-blanches en France pour Mohamed Diab en 1972 ou Malika Yazid en 1973 par exemple. Les marches contre les crimes racistes et sécuritaires ont elles aussi très rapidement intégré des portraits brandis des victimes. [...] Ces portraits réaffirment aussi le caractère sacré de la vie, bafoué par la mort brutale. Ces vies volées ne sont pas seulement les symptômes d’une violence d’État : il s’agit d’individu·es qui avaient des rêves. Des personnes sensibles qui étaient aimables et aimées. Et ces morts auraient pu être évitées. »

Ce livre rend visible le flux permanent de personnes qui meurent victimes de l’État policier français de 1947 à aujourd’hui.
Elles ont été étouffées, abattues, percutées, battues à mort, lors de contrôles, d’arrestations, d’expulsions, de mouvements sociaux ou de manifestations, par les forces de l’ordre. D’autres encore sont mortes en prison.
Les auteur-es s’emparent de la forme du portrait militant, hérité de l’art mural, du graff, d’artistes comme Emory Douglas, et réactivé dans les mouvements actuels contre les violences policières aux États-Unis, par Oree Originol notamment.
Le dessin rompt avec la froideur clinique de la liste des morts. Sous forme d’affiche, il est une tentative de reprendre la rue et ses murs.
Le récit des circonstances et des suites judiciaires permet de saisir comment toutes ces petites histoires, souvent tombées dans l’oubli, forment la grande Histoire de la domination policière en France et son caractère à la fois de classe, raciste et colonial.
Les dessins se veulent aussi porteurs d’amour pour les victimes et de solidarité pour leurs proches.

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VIOLENCES POLICIÈRES : EXIGEONS LA TRANSPARENCE

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 Quel usage font nos policiers et gendarmes de la force publique dont ils sont dépositaires ?

La plus grande opacité règne sur le sujet. Nous ne savons pas combien de personnes sont blessées ou tuées lors d’opérations des forces de sécurité. Nous ne savons pas quelles armes sont utilisées, ni à quelle fréquence. Aucune donnée exhaustive n’est davantage publiée quant au nombre de plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre pour des faits de violences, ni quant au nombre ni au type de sanctions prises à la suite de tels faits.

L’ACAT a enquêté sur 89 cas d’usage de la force par des policiers et gendarmes ayant entraîné des blessures graves ou des décès depuis 2005. À ce jour, seules 7 ont donné lieu à des condamnations judiciaires.

Ce bilan extrêmement préoccupant n’est qu’une estimation, car le ministère de l’Intérieur fait preuve d’une très grande opacité en la matière. Pour dissiper ces doutes sur l’impunité de nos forces de l’ordre, une seule solution : la transparence.

Il semble peu probable que ces données ne soient pas recueillies ou qu’elles ne puissent l’être. Parallèlement, des données chiffrées très précises existent notamment en matière d’objectifs policiers, de nombre d’interventions, de nombre d’agents blessés ou tués dans l’exercice de leurs fonctions.

En tant que citoyens, nous demandons à être informés de l’usage de la force qui est fait par nos policiers et gendarmes. Facile à mettre en œuvre et réalisable, cette mesure de transparence est dans l’intérêt de tous. Il en va de la confiance même qu’accordent les citoyens envers leur police.

SOURCE : http://www.acatfrance.fr/action/violences-policieres—exigeons-la-transparence