PROCHAINS RDV DE SOUTIEN AUX FAMILLES

Damien Saboudjan le policier qui a tué Amine Bentounsi sera jugé en appel du 6 au 10 mars 2017 rdv au Palais de Justice de Paris
Île de la Cité- 4 boulevard du Palais

Grand meeting des familles contre les violences policières, le 4 mars à Paris

Le 4 mars 2017, 13h30, bourse du travail de Paris (85 rue Charlot à République). En présence des familles des victimes et notamment de Jessica Koumé, Amal Bentounsi et Ramata Dieng Et en présence d’Omar Slaouti, porte parole du collectif 19 mars, mais aussi de nombreux représentants des organisations et collectifs signataires de l’appel de la Marche.
PLUS sur: https://blogs.mediapart.fr/marche19mars/blog/210217/grand-meeting-des-familles-contre-les-violences-policieres-le-4-mars-paris

100 portraits contre l’état policier

Le livre « 100 portraits contre l’état policier » du collectif Cases rebelles vient de paraître aux éditions Syllepse.

« Ce que nous attendons des portraits ? Sans doute qu’ils interpellent. [...] Des peintures murales politiques et culturelles chicanas ou irlandaises, en passant par le graff qui honore traditionnellement ses morts en les peignant dans la rue, le portrait des défunts réaffirme leur place et leur présence dans la communauté, leur empreinte sur elle. Il dit l’amour, le refus d’oublier et le désir de faire avec les morts. Ceci veut aussi dire, agir en conséquence. Garder vivant le souvenir de ces existences précieuses nous engage à la lutte, nous rappelle à notre devoir de vivant·es qui est de lutter pour la vérité et la justice pour celles et ceux parti·es.
L’art populaire, militant, de l’affiche on le retrouve dès les premières mobilisations des populations non-blanches en France pour Mohamed Diab en 1972 ou Malika Yazid en 1973 par exemple. Les marches contre les crimes racistes et sécuritaires ont elles aussi très rapidement intégré des portraits brandis des victimes. [...] Ces portraits réaffirment aussi le caractère sacré de la vie, bafoué par la mort brutale. Ces vies volées ne sont pas seulement les symptômes d’une violence d’État : il s’agit d’individu·es qui avaient des rêves. Des personnes sensibles qui étaient aimables et aimées. Et ces morts auraient pu être évitées. »

Ce livre rend visible le flux permanent de personnes qui meurent victimes de l’État policier français de 1947 à aujourd’hui.
Elles ont été étouffées, abattues, percutées, battues à mort, lors de contrôles, d’arrestations, d’expulsions, de mouvements sociaux ou de manifestations, par les forces de l’ordre. D’autres encore sont mortes en prison.
Les auteur-es s’emparent de la forme du portrait militant, hérité de l’art mural, du graff, d’artistes comme Emory Douglas, et réactivé dans les mouvements actuels contre les violences policières aux États-Unis, par Oree Originol notamment.
Le dessin rompt avec la froideur clinique de la liste des morts. Sous forme d’affiche, il est une tentative de reprendre la rue et ses murs.
Le récit des circonstances et des suites judiciaires permet de saisir comment toutes ces petites histoires, souvent tombées dans l’oubli, forment la grande Histoire de la domination policière en France et son caractère à la fois de classe, raciste et colonial.
Les dessins se veulent aussi porteurs d’amour pour les victimes et de solidarité pour leurs proches.

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Commémoration de la mort d’Abdoulaye Camara

Le 17 décembre prochain, soyons nombreux au Havre en soutien à la famille d’Abdoulaye Camara, tué par la police en décembre 2014. (A partager sans Modération).

Lien pour la réservation du Car pour le Havre :
https://www.helloasso.com/…/bus-pour-le-havre-abdoulaye-cam…

« Sans Justice, Vous n’aurez Jamais la Paix. Justice et Vérité pour Abdoulaye Camara. »

https://www.facebook.com/events/560094037524346/

(Paris) MANIFESTATION POUR ADAMA SAMEDI 5 NOVEMBRE 13H place du CHATELET

Le 19 juillet 2016, le jour de son 24e anniversaire, Adama Traoré est tué par les agents de la gendarmerie de la ville de Beaumont. Lors de son interpellation, Adama est maintenu au sol, sans résister, sous le poid de trois gendarmes qui le menottent. Il se plaint à de nombreuses reprise de ne plus pouvoir respirer et perd connaissance dans le véhicule. Une fois à la gendarmerie, il sera laissé gisant au sol. Les pompiers n’auront pas pu le réanimer. De nombreuses zones d’ombres planent toujours sur les circonstances de sa mort. Mais c’est, sans aucun doute possible, les techniques d’interpellations, la clé d’étranglement, ayant déjà entraîné la mort, ici utilisées contre lui, qui l’auront tué.

Dès le début, le traitement judiciaire de la mort d’Adama Traoré aura connu des dysfonctionnements, utiles pour disculper les gendarmes et écarter toute responsabilité de l’institution. Le procureur Yves Jannier, n’a eu de cesse de mentir, obstruant toute contestation en occultant délibérément les éléments les plus importants permettant de comprendre la mort d’Adama. Ses efforts l’ont dernièrement conduit à la mutation mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette décision. Le dépaysement de l’instruction à Paris doit nous mobiliser davantage. Nous exigeons la mise en examen des gendarmes et la vérité sur cette journée tragique. Nous pourrons alors faire notre deuil.

La mort d’Adama s’ajoute à la longue liste des victimes des meurtres et des mutilations perpétrées par les forces de l’ordre. Cet été, de nombreuses manifestation en hommage à Adama ont eu lieu à travers la France. A l’occasion du dépaysement, et pour réclamer la mise en examen des gendarmes et une instruction des plus transparentes, nous appelons à une nouvelle manifestation à Paris. Nous espérons alors impulser une large mobilisation pour que cesse enfin l’impunité policière.

Puisque sans justice, il n’y aura pas la paix, rendez-vous Samedi 5/11 à Chatelet à 13h. 

Association Justice pour Adama

 https://fr-fr.facebook.com/events/1254955967878754/