Un homme meurt après avoir été victime de la police à Paris. Ils lui ont tirés dessus au taser

Vendredi 5 septembre à Paris un homme est mortaprès que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique.
Ce qu’il se serait passé : Les forces de l’ordre ont été appelées vendredi soir dans un hôtel du 2e arrondissement, dans le centre de la capitale, pour tenter de maîtriser l’un de ses occupants qui menaçait de se jeter par une fenêtre du premier étage, selon une source policière.
L’homme, âgé de 34 ans, semble alors en « crise de démence aiguë », « il est transpirant, il bave », a relaté un policier. (…)
Estimant qu’il « présente un danger pour lui-même et pour autrui », les policiers font alors usage d’un pistolet à impulsion électrique, un Taser. Ce dernier a été « utilisé en mode contact et non pas en tir (à distance) » qui occasionne une décharge plus puissante, précise la source policière.

LES CAUSES DE LA MORT ENCORE INCONNUES

« L’homme ne semble absolument pas réagir » à l’impulsion électrique et parvient à s’échapper par la porte de la chambre. Il est rattrapé devant l’hôtel par les policiers. C’est au moment de lui passer les menottes, que l’homme (… ) est pris de malaise, a ajouté la source policière, précisant que « l’intervention dans et devant l’hôtel s’est faite devant témoins ».

(… ) l’homme serait mort samedi matin. Les causes du décès sont à ce stade indéterminées. Comme à chaque fois qu’un policier est amené à utiliser son arme de service, une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Source : Le Monde.fr avec Reuters ( titre modifié par les admins du site )
( j’ai retiré de l’article et ne relayerais pas les infos qui circulent sur l’éventuel passé judiciaire de la victime/ Cela n’a aucun rapport )

Précisions :
UNE ENQUETE A PEUT ETRE ETE OUVERTE MAIS PAR QUI SONT MENES CES ENQUETES ? PAR LES COPAINS/ COLLEGUES DES RESPONSABLES !
QU’ON NOUS FASSE PAS CROIRE QUE LE TASER NE PEUT PAS ETRE LA CAUSE DE LA MORT D’UN HOMME SURTOUT QUAND ON PEUT EN ABUSER SANS ETRE INQUIETE PAR LES POLICIERS qui évident vont dire qu’ils se sentait menacés et dresser un portrait  » terrifiant » de la victime !
( Rappel : le Taser est un pistolet à impulsion électrique qui envoie pendant au moins cinq secondes une charge de 50 000 volts à une personne )

ET ce n’est pas la première fois que des personnes sont victimes du taser : Rappel :
- En avril 2013, à Crozon (Finistère), un autre homme qui aurait menaçait de se suicider. Affaire classée sans suite.
- Loïc Louise, un étudiant, en 2013 à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) ; une information judiciaire est en cours ;
- Mahamadou Marega, un Malien de 38 ans à Colombes (Hauts-de-Seine) en 2010, également suite à deux coups de Taser ; l’engin avait bien sûr été déclaré non-responsable de sa mort deux ans après mais la justice a requis un non-lieu.

5 000 exemplaires de l’arme aux 50 000 volts équipent la police nationale, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire. 1 000 ont été attribués aux flics parisiens. Depuis 2010, l’engin, qui coûte plus de 1 000 euros, peut aussi équiper les cadors des polices municipales.

Aux Etats-Unis, Amnesty International estimait en 2012 que les pistolets à impulsion électrique avaient tué au moins 500 fois.
___________________________________________

Le rappel : .http://paris-luttes.info/paris-iie-la-police-tue-un-homme

Un bon article sur Le Taser : http://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/protocoles/taser-une-arme-pas-inoffensive-pour-la-sante.html

Trappes : mis en examen pour avoir foncé sur des policiers

De violents affrontements se sont produits à Trappes (Yvelines) entre le 19 et 21 juillet après le contrôle jeudi d’une femme intégralement voilée qui a dégénéré.

Un homme de 24 ans a été mis en examen, jeudi à Versailles, pour « tentative de meurtre sur les forces de l’ordre et destruction d’un bâtiment public ».
La justice lui reproche d’avoir, dans la nuit du 20 au 21 juillet à Trappes, foncé sur les forces de l’ordre au volant d’une voiture et d’avoir tenté de mettre le feu au gymnase Mahier.

Ce soir-là, de nouveaux incidents éclatent dans le quartier des Merisiers. Ils font écho aux échauffourées survenues la veille au soir, qui ont opposé policiers et jeunes. A l’origine de cette émeute, l’interpellation du mari d’une femme voilée, qui s’était interposé aux forces de l’ordre lors du contrôle de son épouse. Il avait tenté d’étrangler un fonctionnaire.

Samedi, vers 2 heures du matin, le quartier des Merisiers s’embrase une nouvelle fois. Des pétards et des fusées de feu d’artifice sont tirés en direction des policiers. Des poubelles sont incendiées. Des voitures et du mobilier urbain sont vandalisés. Les policiers de la brigade anticriminalité (Bac) voient un groupe qui met le feu à des conteneurs poubelles près du gymnase. Ils interviennent, mais les incendiaires prennent la fuite en voiture. « Par deux fois, la Renault Clio fonce sur des barrages de police dans le secteur des Merisiers et dans le square de la Commune avant de prendre la fuite », indique une source proche du dossier.

Domicilié à Vélizy

Les enquêteurs déploient d’importants moyens d’investigation et parviennent à identifier un suspect. « Ce jeune homme est originaire d’une famille bien connue du square Léo-Lagrange, précise une source proche de l’affaire. Il a déjà des antécédents en matière d’agression des forces de l’ordre. »

Mercredi matin, il a été interpellé à son domicile de Vélizy. Placé en garde à vue commissariat de Trappes, il a nié toute implication mais se serait contredit.

source : Le Parisien

Trappes : le défenseur des droits se saisit du cas de l’enfant blessé par flashball

Dominique Baudis s’est auto-saisit dans le cadre de la flambée de violence à Trappes.

Après avoir recueilli des informations sur la situation à Trappes durant le week-end auprès du parquet de Versailles, le défenseur des droits, Dominique Baudis va ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles un mineur, blessé par un tir de flashball, a perdu un œil, au cours des violences qui ont eu lieu dans la ville des Yvelines.

M. Baudis ne se saisit pas, pour l’instant, de l’affaire sur les conditions d’interpellation de la femme voilée, mais dans le cadre de son enquête sur l’utilisation du flashball, il sera amené à se pencher sur « l’enchaînement des évènements » qui ont amené aux troubles de la nuit de vendredi à samedi, précise-t-on au cabinet de M. Baudis.

Le défenseur des droits peut décider de se saisir du cas de l’enfant blessé, car il est mineur. Pour s’emparer de l’affaire des conditions d’interpellation de la jeune femme voilée et de son mari, il lui faut leur autorisation.

Elise Vincent
le monde.fr

Paris : un collégien de 15 ans tabassé par la police au commissariat

Le jeune homme aurait été arrêté devant son établissement scolaire et emmené au commissariat, où les policiers lui ont cassé le bras.

Un collégien est arrêté devant son collège du 19e arrondissement à Paris par une voiture de police. La raison : « une cigarette roulée », peut être un joint comme le rapporte « StreetPress ». L’affaire remonte au 27 mai et n’a rien de particulier… sauf que l’Inspection générale des services a ouvert une enquête(…)

L’adolescent aurait été passé à tabac au commissariat.

Le calvaire du jeune homme commence dans la voiture : claques, insultes de la part des policiers, provocation et insolence de la part de l’adolescent. Arrivé au commissariat, il est mis en cellule et tabassé par plusieurs policiers selon StreetPress. Il sera finalement emmené devant un officier de police judiciaire qui lui notifiera sa mise en garde à vue… elle durera 24 heures. Une version qui n’est pas confirmée par les policiers. Le jeune demande a voir un avocat et un médecin. Ses parents sont prévenus mais ne pourront pas voir leur enfant le temps de sa garde à vue.

StreetPress relate la version de l’adolescent :
Le policer, visiblement toujours hors de lui, enlève les menottes du gamin avant de dégrafer sa propre ceinture à laquelle ses armes sont fixées. Il la pose à l’extérieur de la pièce. ‘Lève-toi !’. ‘J’ai obéi’. Sans prévenir, un premier coup de poing le cueille au coin de la bouche. ‘J’ai essayé de me défendre et de lui en mettre un aussi’, assure le jeune homme. Sans succès. Puis un second policier lui décroche un coup, toujours au visage. C’est l’œil qui morfle. ‘Je suis retombé, assis sur le banc.’ Ensuite il se saisit de l’adolescent, lui fait une clef de bras. Le premier agent monte sur le banc : ‘il m’a balancé deux coups de pieds dans le coude, alors que l’autre me bloquait avec la clef de bras.’ Le coude est cassé, ce qui n’empêche pas un agent de lui remettre les menottes. Il pense que la tempête est passée, mais le policier le plus violent revient à la charge. Coup de pied dans les couilles. »

Résultat : quatre jours d’hospitalisation pour une fracture causée par une torsion du bras gauche, assorti de complications et 31 jours d’ITT (Incapacité Totale de Travail).

La police des polices mène l’enquête, la préfecture de police n’a fait aucune déclaration.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130710.OBS8860/paris-un-collegien-tabasse-par-la-police-au-commissariat.html

Villemomble (93) : une femme perd un oeil après le tir de flash-ball d’un policier

Une mère de famille a été grièvement blessée à l’oeil mardi soir, après une opération de police qui a dégénéré à Villemomble (Seine-Saint-Denis), dans la cité de la Sablière.

Vers 20 heures, une patrouille de police a été alertée par la conduite acrobatique et dangereuses de pilotes de deux roues.
Tous circulaient sans casque et dans un secteur très fréquenté. A l’arrivée de la police, ils sont parvenus à s’enfuir, sauf l’un d’eux qui a chuté au sol, facilitant son interpellation, rue Decauville.

Mais cette arrestation a été perturbée par l’interposition de jeunes qui ont encerclé les fonctionnaires. Profitant de la diversion, le motard accidenté a réussi à s’échapper. La police est parvenue malgré tout à arrêter l’un des assaillants. C’est alors que le frère de ce dernier est intervenu à son tour. Une confusion qui a fait monter la fièvre dans la cité. Une cinquantaine de personnes se sont massées autour des policiers qui ont fait usage de leur flash ball et de gaz lacrymogène. L’un des projectiles a atteint une femme au visage. Il s’agirait de la mère des deux frères interpellés. Transportée à l’hôpital parisien des Quinze-Vingts, elle a perdu son oeil.

Les forces de l’ordre débordées

Débordées, les forces de l’ordre ont appellé des renforts. Vingt-cinq équipages (une soixantaine de policiers) ont convergé vers la rue Decauville, où la tension est encore montée. Des jets de pierre ont accueilli les renforts. Trois policiers ont été légèrement blessés et un véhicule endommagé.
Dans le quartier de la Sablière, le calme n’est pas revenu tout de suite. Deux véhicules seront incendiés dans la soirée. La tension ne retombera qu’à 1 heure du matin.

Ce mercredi, l’inspection générale des services (IGS), la police des polices, a été chargée de faire la lumière sur cette nuit de violences. Elle a commencé par entendre les deux frères, dont la garde à vue a été prolongée. Elle devrait poursuivre ses investigations en auditionnant les policiers et les témoins impliqués dans l’émeute. Parmi, eux un conseiller municipal, incommodé par les gaz lacrymogènes.

Patrice Calmejane, député maire UMP de Villemomble, s’est ému de ce lourd bilan : «Il est possible que l’ampleur de l’attroupement ait surpris les forces de police. Leur intervention a peut-être été disproportionnée», concède-t-il. Pour ramener la sérénité, les autorités ont jugé plus prudent de ne pas positionner des forces de police dans le quartier cette nuit.

Villemomble : pris pour un policier, un enseignant se fait agresser
Un enseignant a déposé plainte ce mercredi, après avoir été agressé dans la cité des Marnaudes, à Villemomble. Ce professeur surveillait des épreuves du Brevet des collèges, dans un établissement du secteur. A la pause déjeuner, il est sorti et c’est à son retour au collège qu’il a croisé plusieurs jeunes qui pensaient manifestement qu’il était policier, d’après ce qu’ils lui ont dit. Lui s’en est défendu, assurant être enseignant. Il n’a pas pour autant évité les coups. Il s’est fait dérober de l’argent. Il a pu prévenir les secours.
Cette agression intervient dans le quartier où l’opération de police avait dégénéré la veille.

Source : http://www.leparisien.fr/villemomble-93250/93-une-femme-perd-un-oeil-apres-le-tir-de-flash-ball-d-un-policier-26-06-2013-2931569.php