Enfin une « bonne » nouvelle : Relaxe pour Dorsaf et Walid ( comité de soutien à Hakim Ajimi tué par la police à grasses )

Bonjour,

Nous sommes heureu-se-s de partager avec vous cette bonne nouvelle : la cour d’appel d’Aix-en-Provence a relaxé Dorsaf et Walid.

Dorsaf et Walid comptent parmi les personnes à l’initiative du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, formé à Grasse en mai 2008, suite à l’interpellation mortelle de Abdelhakim Ajimi.
En janvier 2012, deux policiers qui « assuraient la sécurité » au tribunal de Grasse, lors du procès des policiers coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi, portent plainte contre eux pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique ». Leur procès a lieu en juin 2013, le tribunal de Grasse les condamne à 4 mois de prison avec sursis et 300 euros chacunE de dommages et intérêts. Dorsaf et Walid font appel. Les juges de la cour d’appel d’Aix en Provence, les mêmes qui avaient confirmé les condamnations des 3 policiers coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi, ont rendu leur jugement hier, qui vient annuler celui de Grasse : la relaxe pour Dorsaf et Walid !

Même si nous nous réjouissons de cette décision de justice, nous n’avons malheureusement rien gagné. Nous avons perdu du temps, de l’énergie et de l’argent à nous défendre contre des policiers qui attaquaient deux personnes phares du comité pour nous déstabiliser, pour nous faire payer le peu que nous avons gagné : des peines symboliques pour 3 policiers (sur les 7 comparaissant devant le tribunal) qui ont tué Abdelhakim Ajimi.

Pour autant, les revendications portées depuis 2008 par la famille Ajimi et le comité n’ont toujours pas abouti : les policiers reconnus coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi n’ont pas été révoqués, ils sont toujours en poste à Grasse, et la clé d’étranglement qui a été fatale à Abdelhakim Ajimi est toujours enseignée dans les écoles de police et pratiquée par les policiers dans nos rues.

Notre combat se poursuit, avec vous !

Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi
comite_hakim_ajimi@riseup.net

ps. Vous pouvez retrouver la chronologie de la lutte de la famille Ajimi et du comité, avec un témoignage de Dorsaf Briki dans le livre Permis de tuer, Chronique de l’impunité policière, qui sort ce jeudi 11 septembre aux éditions Syllepse :

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_611-permis-de-tuer.html

MARCHE POUR HOUCINE TUE PAR UN GENDARME LORS DE SON TRANSFERT

Rappel des faits : Colmar- 26 Août- Houcine Bouras a été tué par un gendarme : Houcine a été abattu alors qu’il était entre les mains de la justice.

Houcine 23 ans, en détention provisoire dans une prison strasbourgeoise, était transféré dans un véhicule de police sous escorte pour être entendu par un juge d’instruction colmarien dans le cadre d’une mise en examen pour vols à main armée. Un gendarme adjoint volontaire conduisait le véhicule, une Clio, et une gendarme sous-officier se trouvait à l’arrière, à coté du détenu. Selon le procureur, ce dernier aurait agressé la gendarme et «voulait lui prendre son arme de service». TOUJOURS CELON LA VERSION POLICIERE/ suivi par le procureur: “Le gendarme conducteur a alors arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis tenté de maîtriser le détenu avec son bâton de défense. (…) l’homme et le gendarme aurait luttés pour s’emparer de l’arme à feu, tombée sur le bitume, le gendarme a décidé de tirer pour neutraliser l’agresseur, estimant qu’il y avait un «péril imminent pour lui et sa collègue».

«Avec des menottes, prendre une arme de service, enlever la sécurité, charger l’arme, cela me sembe complètement impossible», fustige Me Renaud Bettcher, avocat de la famille de la victime, à France 3 Alsace. Il souhaite que «cette instruction, comme d’autres, soit un message lancé aux forces de l’ordre pour leur dire qu’elles ne peuvent pas rester dans l’impunité». (…)

«Je veux justice» a réclamé la mère de Houcine au micro de “France 3 Alsace” , des sanglots dans la voix. «Il a été abattu sans raison, menotté. Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas comment cela s’est passé, et je voudrais savoir» explique-t-elle.

«On n’aurait jamais dû en arriver là. Lui donner un coup, oui. Mais pas une balle dans la joue! C’est inadmissible. C’est un jeune de 23 ans à qui on a enlevé la vie.» (…)

«Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice. Une 1ere marche a été organisé quelques jours après l’assassinat de Houcine.

Sur la 1ere marche : http://www.lecourrierdelatlas.com/774801092014Marche-Blanche-a-Colmar.html
Source de l’article un peu modifié :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/29/01016-20140829ARTFIG00255-detenu-abattu-sur-l-a35-pas-de-legitime-defense-pour-le-gendarme.php

UNE MARCHE EST ORGANISE PAR LES PROCHES DE HOUCINE
le dimanche 7 Septembre à Colmar a 15H30
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/event/1476179829311539/

http://contrelenfermement.noblogs.org/

Après Abdelhak Goradia, Alger demande des précisions à Paris sur la mort d’un autre Algérien à Colmar

Un deuxième algérien est mort, le 26 août dernier, au cours de son transfert de la prison de Strasbourg vers le Palais de justice de Colmar. Cinq jours plus tôt, le 21 août, Abdelhak Gorafia, 51 ans, est mort dans des conditions troubles lors de son transfert par la police française vers l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en exécution d’un arrêté ministériel d’expulsion.

Ce nouveau cas d’un Algérien mort au cours d’un transfert est évoqué dans un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères au siège duquel l’ambassadeur de France, André Parant a été reçu lundi par le SG par intérim du ministère des Affaires étrangères, Hocine Meghar, consacré au « suivi » de l’affaire Gorafia.

« Le secrétaire général par intérim a soulevé avec l’ambassadeur de France le décès, intervenu le 26 août 2014, d’un autre ressortissant algérien, lors de son transfert de la maison d’arrêt de Strasbourg au palais de justice de la ville de Colmar et exprimé l’ »urgence de disposer de précisions sur les circonstances de ce drame », indique le communiqué des affaires étrangères.
Le communiqué des affaires étrangères ne donne pas l’identité de l’Algérien tué au cours du transfert vers le palais de justice de Colmar. Il s’agit de Hocine Bouras, 23 ans, natif de Colmar, tué par un gendarme au cours de son transfert vers le palais de justice de Colmar où il devait être entendu par un juge d’instruction dans une affaire de vol à main armée.

Le parquet de Colmar a requis jeudi la mise en examen, pour coups volontaires ayant entraîné la mort, du gendarme à l’origine du coup de feu fatal. « J’estime que la légitime défense n’était pas strictement constituée sur un plan juridique », a indiqué le procureur.

Une marche blanche regroupant près de 150 personnes a été organisée dimanche 31 aout à Colmar où une grande banderole mentionnait en blanc sur fond noir : « Hocine mort pour rien ».

Sur l’affaire Abdelhak Gorafia, le SG par intérim des affaires étrangères a insisté, en particulier, pour que les résultats des enquêtes administratives et judiciaires diligentées par les autorités françaises compétentes ainsi que le rapport de l’autopsie soient communiqués, « dans les meilleurs délais possibles » à la partie algérienne.
Evoquant « l’émotion » provoquée en Algérie par ce décès, le communiqué des affaires étrangères souligne que la  » remise aux autorités algériennes de toutes les informations et documents sur les causes et les circonstances de cette mort, contribuera à établir, dans la transparence, le déroulement exact et précis des faits, qui ont entraîné la mort de notre ressortissant, et à en situer les responsabilités éventuelles des intervenants ».

« Un certain nombre de questions ont été, également, posées notamment sur la notification d’informations sur la détention du citoyen algérien durant son séjour en France, les liens familiaux et privés qu’il a établis et les droits qu’il a accumulés ».

L’ambassadeur de France « a assuré le secrétaire général par intérim que les autorités de son pays seront informées des préoccupations exprimées par la partie algérienne et indiqué que les enquêtes appropriées sont en cours et que leurs résultats seront transmis, aux autorités algériennes », conclut le communiqué.

Affaire Goradia : « La police gravement mise en cause », selon Mediapart

« La Police est gravement mise en cause  » dans la mort d’Abdelhak Goradia, Algérien de 51 ans, par « asphyxie » indique Mediapart qui cite des proches du défunt faisant état d’hématomes sur son visage.

Alors que le parquet de Bobigny ne communique plus sur l’affaire et renvoie au ministère de l’intérieur, des proches qui ont vu le corps de la victime à l’institut médicolégal de Paris font état d’hématomes sur le visage.

« Un gros bleu au niveau du nez, un bleu sous l’œil gauche, des bosses et un creux au niveau du crâne » a indiqué Houari Goradia, le neveu de la victime. Selon lui, la sœur et le frère de la victime, qui habitent en région parisienne, entendent se constituer partie civile.
Cédric Caste, du syndicat Unité Police SGP-FO pour la police aux frontières (PAF) de Roissy a expliqué à Mediapart comment les policiers ont procédé face à Abdelhak Goradia qui était « assez virulent ».

« Comme il était assez virulent, les policiers de la Cotep se sont mis à quatre ou cinq pour l’entraver. Ils ont écarté une lame de rasoir. Ils ont protégé sa tête avec un casque de boxe et l’ont allongé dans le fourgon, entravé aux mains et aux pieds. « .
Ce n’est, a-t-il ajouté, qu’à l’arrivée à l’unité d’éloignement de l’aéroport de Roissy, à 19 h 45, que les policiers  » se sont rendus compte qu’il était bleu ».
L’avocat de la victime, Soheil Boudjelal note que la version de départ – crise cardiaque – est totalement contredite. « Il n’est pas mort naturellement mais s’est étouffé devant les policiers ou sous l’effet de leurs contraintes. Ce qui suppose des convulsions et une mort atroce. Comment peut-on ne pas porter secours à quelqu’un qui s’asphyxie ?  »

LIRE AUSSI: L’Algérien mort au cours d’une expulsion à Paris n’aurait pas succombé à une crise cardiaque

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2014/09/03/abdelhak-goradia-_n_5756878.html

Rencontre à Marseille autour du délibéré de l’appel de Walid et Dorsaf // Présentation du livre “Permis de Tuer, Chronique de l’impunité policière”

En juin 2013, Dorsaf et Walid, membres du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi ont été condamnéEs à 4 mois de prison avec sursis et 300 euros chacunE de dommages et intérêts, pour “outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique”. Cette accusation venait de deux policiers qui “assuraient la sécurité” lors du procès des policiers coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi qui s’est tenu à Grasse en janvier 2012… Le procès appel à eu lieu le 2 juin dernier, et le délibéré sera rendu par la cour d’appel d’Aix-en-Provence lundi 8 septembre.
Nous proposons une rencontre autour de ce jugement le soir-même pour faire un point sur “l’affaire Ajimi” et la criminalisation des militantEs.

Cette rencontre sera aussi l’occasion de présenter le livre “Permis de Tuer, Chronique de l’impunité policière” du Collectif Angles Morts à paraître le 11 septembre aux éditions Syllpese.
Ce livre revient sur plusieurs affaires récentes de violences policières et de crimes policiers, donne des pistes pour s’organiser collectivement face à la police et la
justice, et fait état de la domination policière et du racisme d’État. Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi et Dorsaf Briki y ont écrit un texte qui revient sur la lutte de la famille Ajimi et du comité pour la vérité et la justice.

En présence de membres du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi et du collectif Angles Morts

A la librairie Transit, 45 bd de la Libération, 13001 Marseille

Contacts :
comite_hakim_ajimi@riseup.net / edition@syllepse.net
Librairie Transit : 04 13 04 02 60 / 06 83 55 96 66
transit.librairie@gmail.com / http://transit.librairie.over-blog.com/
Heure début: 19:00
Date: 2014-09-08
Heure fin: 23:00

Ce que l’on sait de la mort de Michael Brown tué par la police à Ferguson ( Missouri/ USA)

Plusieurs version s’affrontent sur les circonstances de la mort du jeune homme abattu le 9 août à Ferguson par un policier.
Qui a tué Michael Brown et pourquoi ? Les circonstances de la mort de ce jeune Noir abattu par un policier le 9 août après-midi dans la petite ville de Ferguson, dans le Missouri, demeurent controversées. Ce que l’on sait pour le moment :

LA VICTIME : MICHAEL BROWN
Michael Brown, 18 ans, devait faire sa rentrée lundi dernier au Vatterott College pour étudier la musique et le métier d’ingénieur du son, a expliqué sa grand-mère à la presse. Charles Ewing, l’oncle du jeune homme, a précisé qu’il mesurait 1,95 m et pesait 136 kg, d’où son surnom de «Big Mike». La famille décrit un garçon sans histoires. Brown était selon son oncle «très timide», et ne voulait pas jouer au football américain malgré sa carrure «parce qu’il ne voulait blesser personne. Il ne voulait frapper personne».

LE POLICIER : DARREN WILSON
D’abord tenu secret, le nom du policier, Darren Wilson, a fini par être divulgué par la police de Ferguson, vendredi. Selon les médias, il s’agit d’un policier blanc âgé de 28 ans. Il a été blessé lors de sa confrontation avec Michael Brown et a été suspendu et placé dans un lieu inconnu. Darren Wilson sert dans la police depuis six ans, dont quatre à Ferguson. Il est originaire de la région. Selon le chef de la police locale, Thomas Jackson, «aucune plainte» n’a jamais été déposée contre lui ni aucune procédure disciplinaire engagée. «C’est un agent doux, tranquille. C’est un excellent agent» qui est «totalement effondré» et «n’a jamais voulu que se passe ce qu’il s’est passé», toujours selon le chef de la police.

DEUX VERSIONS DES FAITS
La version de la police, d’abord. Selon elle, Michael Brown a tenté de dérober plusieurs paquets de cigarillos dans un magasin et s’est comporté «agressivement». Il aurait été abattu après avoir agressé un policier et tenté de lui dérober son arme. La police a diffusé vendredi une vidéo de surveillance de quelques secondes, filmée dans une épicerie. On y voit un jeune Noir, présenté comme Michael Brown, portant quelque chose dans une main. En sortant, il repousse violemment un homme qui semble essayer de l’en empêcher, avant de se retourner pour l’intimider avec sa carrure particulièrement imposante puis sortir.

La déclaration de vol mentionne une boîte de cigares de marque Swisher Sweets, d’une valeur de 48,99 dollars (37 euros). Le chef de la police a affirmé que des preuves du vol avaient été retrouvées sur le jeune homme abattu. Selon l’avocat de Dorian Johnson, l’ami de MIchael Brown qui se trouvait avec lui dans le magasin, Michael Brown a bien «pris des cigarillos». Reste que la jeune victime n’était pas armée. Pourquoi alors avoir lui avoir tiré dessus ? La police ne répond pas.

La version des témoins est autre. Selon un témoin, Michael Brown, qui allait rendre visite à sa grand-mère, marchait dans la rue quand l’agent de police s’en est pris à lui sans raison claire. Il l’aurait abattu alors qu’il avait les mains en l’air en signe de reddition. Selon d’autres témoins, il a été atteint par plusieurs balles alors qu’il disait «ne tirez pas».

La police a elle-même changé de version quant à la présence du policier sur les lieux. Le chef de la police a d’abord dit que Darren Wilson se rendait sur le lieu du vol. Mais quelques heures plus tard, il a expliqué que le premier contact entre Darren Wilson et Brown n’était pas en rapport avec ce vol, mais parce que le jeune homme et son ami «marchaient au milieu de la rue, bloquant la circulation». Le policier revenait d’un appel lié à une personne malade lorsqu’il a croisé le jeune homme.

L’AUTOPSIE
Trois autopsies du corps de Michael Brown ont été ordonnées, l’une par les autorités locales, qui n’en ont révélé aucun détail, l’autre par la famille et une troisième par le ministre américain de la Justice, Eric Holder.

Les résultats de l’autopsie demandée par la famille ont été publiés dimanche par le New York Times, qui publie également le dessin ci-contre, réalisé par le médecin légiste, une sommité dans le métier. Selon lui, le jeune homme a été atteint d’au moins six balles, dont deux à la tête. L’une des balles est entrée au sommet du crâne, laissant penser qu’il était penché lorsqu’il a été atteint. Quatre balles se sont logées dans le bras droit et deux dans la tête de l’adolescent. Toutes les balles ont été tirées de face.

Source : http://www.liberation.fr/monde/2014/08/18/ce-que-l-on-sait-de-la-mort-de-michael-brown_1082656