US: un site qui recense les personnes tuées par la police

A VOIR un site américain qui recense toutes les personnes tuées par la police, par ethnies et avec photo : http://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2015/jun/01/the-counted-police-killings-us-database

Argenteuil : non-lieu définitif dans l’affaire Ali Ziri en cour de cassation

Non-lieu… définitif. La Cour de cassation a validé la décision prononcée par la cour d’appel de Rennes, en décembre 2014. L’affaire Ali Ziri, ce retraité algérien mort le 11 juin 2009 à Argenteuil, deux jours après une arrestation houleuse par la police, s’achève ainsi, en France.

Après six années de procédure, la déception est grande pour la famille et le collectif Vérité et justice pour Ali Ziri. Ce dernier dénonce « une justice à deux vitesses ».

Interpellé lors d’un contrôle routier, le 9 juin 2009, Ali Ziri est emmené à l’hôpital d’Argenteuil le 11 juin, après cette arrestation mouvementée. Il y décède. Une première autopsie conclut à une « fragilité cardiaque » et confirme la « forte alcoolémie » du sexagénaire. Une contre-expertise révèle finalement la présence de 27 « hématomes de 12 à 17 cm » sur le corps.

Aujourd’hui, le collectif ne digère pas le classement de l’affaire : « Lorsqu’on est policier, on est au-dessus de la justice, au point qu’on peut se permettre d’ignorer la loi. Lorsqu’on est un simple citoyen, de surcroît d’origine maghrébine, on reste en dessous de la loi, au point que la justice ignore vos droits. »

L’avocat de la famille veut saisir la Cour européenne des droits de l’HommeStéphane Maugendre, avocat de la famille, compte saisir la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). « D’un point de vue pénal, en France, c’est définitif. La justice ne rouvrira pas le dossier, détaille le conseil. D’un point de vue dommages et intérêts, nous allons saisir le ministère de l’Intérieur pour une demande indemnitaire. Car on estime que les actes qui ont entraîné la mort d’Ali Ziri sont du fait de la police. »

Pense-t-il avoir des chances devant la CEDH ? « La France a déjà été condamnée pour mauvaise instruction dans une affaire similaire. Là, dans notre cas, il n’y a même pas eu d’instruction : pas de reconstitution, pas d’audition des policiers par les juges d’instruction… malgré mes nombreuses demandes.

(…)

 

 

Source : http://www.leparisien.fr/argenteuil-95100/argenteuil-non-lieu-definitif-dans-l-affaire-ali-ziri-18-02-2016-5558265.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

 

La famille de Tarek Belgacem, abattu devant le commissariat de la Goutte d’Or, va porter plainte

La famille de Tarek Belgacem, abattu devant le commissariat de la Goutte d’Or à Paris le 7 janvier, va porter plainte contre X pour homicide volontaire.

C’est l’avocat de la famille qui a confirmé à l’agence de presse Reuters cette information publiée à la mi-journée par BFMTV.

En cause, les circonstances dans lesquelles l’homme a été abattu. « Ça a tout l’air d’un homicide volontaire », estime l’avocat Nasr Azaiez, mandaté par le père de Tarek Belgacem. Pour lui ça ne fait pas de doute, les policiers « ont tiré pour l’abattre », a-t-il ajouté, toujours cité par Reuters.

La version de la police contestée

Selon le rapport d’enquête, l’homme était arrivé en courant vers les policiers devant le commissariat, situé dans un arrondissement populaire de Paris, en criant « Allah Akbar » (Dieu est grand, en arabe) et en brandissant un hachoir de boucher. Il a refusé de s’arrêter malgré les sommations des policiers, qui ont fait feu.

Une version qui fait tiquer Me Azaiez. « Est-ce que le fait d’exhiber une arme justifie de tuer quelqu’un ? Est-ce que c’est proportionné ? » , s’interroge-t-il. Et ce dernier de contredire la version de la police : « D’après les témoins, il n’avait pas de couteau et n’a pas crié ‘Allah akbar’. Les témoignages sont unanimes. » Pour le père de Tarek Belgacem, qui réfute toutes velléités terroristes, « il y a quelque chose qui cloche », dans la version de la police (vidéo ci-dessous).

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/19/famille-tarek-belgacem-commissariat-goutte-dor-plainte_n_9017778.html

Ayotzinapa-Paris : États d’urgence !

Ayotzinapa-Paris : États d’urgence !

Quelles suites ? ¿Qué sigue?

Discussion-débat avec la participation d’un étudiant mexicain de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, survivant de la répression

Plus d’un an s’est écoulé depuis la terrible répression qui s’était abattue le 26 septembre 2014 contre l’Ecole normale rurale d’Ayotzinapa au Mexique (Guerrero): 6 personnes furent tuées dans la ville d’Iguala par les forces policières et des escadrons de la mort, et 43 étudiants embarqués ce soir-là par la police disparaissent, jusqu’alors ils n’ont jamais été retrouvés. Depuis lors, dans tout le Mexique et dans le monde entier, les mobilisations n’ont pas cessé pour retrouver les 43 disparus et dénoncer le système étatique et criminel coupable de ce crime. Plus de quinze mois après, où en est-on ?

A Paris et en France, en mai dernier la venue de proches des disparus et des survivants d’Ayotzinapa a permis de tisser des ponts avec les combats menés ici contre les violences et l’impunité policières. Cette rencontre a été l’occasion de dénoncer la coopération de la France avec l’armée et la police mexicaines, principaux suspects dans le cas de ce crime d’État, comme dans tant d’autres perpétrés au Mexique.
L’hexagone est devenu le deuxième exportateur d’armes au monde, les interventions militaires françaises se sont multipliées, tout comme le nombre de crimes commis par la police en France. A Paris, la population civile est devenue la cible d’attentats meurtriers, et nous vivons désormais en France sous la nouvelle chape de plomb de l’état d’urgence.

Dans ce contexte, quels ponts et quelles solidarités pouvons-nous continuer à tisser avec celles et ceux qui se battent à Ayotzinapa et partout contre la répression et l’impunité ?

Collectif Paris-Ayotzinapa et CSPCL

(Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte)

europarisayotzi@riseup.net

Mort d’Amine Bentounsi : un policier aux assises : RDV LE 11 JANVIER POUR SOUTENIR AMAL BENTOUNSI

Du 11 au 15 janvier 2016 se déroulera, à la Cour d’assises de Bobigny, le procès du policier qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos en 2012. D’abord poursuivi pour « homicide volontaire », Damien Saboudjian sera finalement jugé pour « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Une requalification des faits par le bas qui une affaire médiatique et politique.

Les faits remontent au 21 avril 2012. Ce soir-là, Amine Bentounsi, alors recherché pour vol à main armée, est repéré devant un bar de Noisy-le-Sec et poursuivi par la police. Il tente de fuir mais tombe, quelques minutes plus tard, nez à nez avec l’un des policiers à sa recherche. « Pris de panique » car il aurait été mis en joue par Amine Bentounsi, le policier tire quatre balles dans sa direction. Amine en reçoit une dans le dos, elle lui sera fatale. Très tôt, les contradictions dans les récits des policiers présents ce soir-là, notamment dans celui du policier tireur, apparaissent. Les enquêteurs de l’IGS puis les juges d’instruction pointeront eux-mêmes des arrangements avec la réalité et de nombreuses incohérences[1]. Surtout, les témoignages de voisins et d’automobilistes ayant assisté à la scène mettent à mal la version policière. Personne n’a vu Amine Bentounsi braquer le policier ; en revanche, des automobilistes certifient avoir été mis en joue par Damien Saboudjian. De quoi remettre en cause l’argument de légitime défense.

Le policier et l’un des officiers qui avait menti pour le protéger ont d’ailleurs été mis sur écoute courant 2012. Se sachant surveillé, l’accusé ne laisse filtrer aucun élément sur l’affaire. En revanche, les bandes mettent en évidence la solidarité policière et institutionnelle dont jouit le fonctionnaire mis en examen. Tout sera fait pour le protéger et lui simplifier la vie (maintien du traitement, choix de la région de mutation, accélération des démarches…). D’autant que, présidentielles oblige, l’affaire a été particulièrement médiatisée et politisée. Par le biais du candidat Nicolas Sarkozy, c’est un débat sur la « présomption de légitime défense » qui s’invite dans la campagne électorale. À gauche comme à droite, la défense des policiers apparaît comme un moyen stratégique d’affirmer une ligne sécuritaire. Au grand dam de la famille Bentounsi.

Hasard du calendrier (ou non) le procès intervient là encore dans un contexte particulier. Les proches d’Amine Bentounsi craignent que le climat actuel, avec les commémorations des attentats de janvier, l’état d’urgence et les différents débats sur la sécurité, joue négativement sur le déroulé du procès. « Ce que l’on veut nous, c’est la justice. Mon frère a été tué d’une balle dans le dos par un policier qui, comme cela a été prouvé, n’était pas en situation de légitime défense. La semaine prochaine, il ne faudra pas inverser les rôles en faisant de la victime l’accusé et de l’accusé la victime… On a trop souvent vu ça dans les affaires de crimes policiers. »

[1] Cet article de Louise Fessard (Médiapart) revient très précisément sur le déroulé de cette soirée et sur ses suites :https://www.mediapart.fr/journal/france/221014/meurtre-noisy-le-sec-un-policier-est-renvoye-devant-les-assises

 

Source : http://www.justicepourwissam.com/2016/01/amine-bentounsi-point-presse-le-vendredi-8-janvier-2016-a-10h30.html