Montgeron (Essonne) : La police tue

Un homme à été tué mardi 29 juillet 2014 par la police rue du Moulin de Senlis à Montgeron (Essonne). Son décès fait suite à un tir de policier.

Des policiers municipaux et nationaux intervenaient suite à une intervention concernant un tapage nocturne de quelques personnes dans le secteur.

« le policier national était à terre et a fait usage de son arme. Manifestement le policier était en état de légitime défense, il était à terre… », indique le maire sur France Info. L’homme est décédé sur le coup, d’une balle en plein thorax.

Le syndicat de police Alliance tout comme le maire de la commune avancent leurs propres conclusions avant même la fin de l’audition du policier :
- Le maire dénonce « une zone de non-droit ».
- Thierry Mazé, secrétaire régional du syndicat de police Alliance ajoute « Il ne s’agit en aucun cas d’un dérapage ou d’une bavure policière. Il y a certes cette fin tragique, mais c’était une intervention délicate et dangereuse où les policiers sont tombés face à un homme déterminé. Même s’il faut rester extrêmement prudent puisqu’une enquête interne [de l’Inspection générale de la police nationale] a été ouverte. »

Ces déclarations publiques n’ont qu’une seule conséquence : mettre un coup de pression pour écarter toute responsabilité de la police quand cette dernière tue.

L’homme abattu est de nationalité roumaine, âgé d’une quarantaine d’année.

« Le policier s’est senti menacé, il a tiré »

Pourtant, la légitime défense ne se fait pas que sur des préjugés et n’est envisageable que pour des réponses proportionnées en acte. On peut se demander si la « légitime défense » aurait été envisagée, tout comme le fait de tirer, si l’homme avait été d’une autre nationalité et d’une autre classe sociale [1].

On a donc plusieurs policiers sur-armés (et pas que d’arme à feu) face à un homme avec un tesson de bouteille, tué d’une balle… . Chacun se fera son idée de quand et comment la police tue et revendique avec assurance la légitime défense…

source : Article avec quelques reprises de France info et du Parisien sur https://paris-luttes.info/montgeron-essonne-la-police-tue

Mort d’un jeune de 21 ans après une décharge de Taser à Orléans : une information judiciaire ouverte

La procureure de la république d’Orléans l’a annoncé mercredi aux parents de la victime. Une information judiciaire va être ouverte après la mort de Loïc Louise. Ce jeune réunionnais de 21 ans qui étudiait à Orléans est mort après avoir reçu une décharge de taser en novembre dernier.

Une information judiciaire va être ouverte pour homicide involontaire après la mort de Loïc Louise. La procureure de la République d’Orléans l’a annoncé ce mercredi matin aux parents de la victime après les avoir reçus pendant deux heures dans son bureau. Le couple a parcouru 11.000 kilomètres en avion pour rencontrer la magistrate et être informé de l’enquête. Loïc Louise, c’est ce jeune Réunionnais de 21 ans, étudiant à Orléans, qui est décédé après avoir reçu une décharge de Taser le 3 novembre dernier à la Ferté-Saint-Aubin. Ce jour là, la soirée, très arrosée, avait dégénéré et les gendarmes avaient été appelés pour une bagarre entre la victime et ses cousins.

Un juge d’instruction va être nommé
L’autopsie menée sur le corps du jeune homme a conclu à une mort par étouffement suite à un arrêt cardio-respiratoire. Le Taser n’est pour l’instant pas directement mis en cause. De leur côté les gendarmes ont toujours dit que son usage avait été nécessaire pour calmer le garçon, violent ce soir là. Les parents de la victime ne croient pas à cette version, pour eux et leur avocat il reste des investigations à mener. L’avocat parle aujourd’hui de non-assistance à
personne en danger, selon lui les gendarmes auraient dû davantage s’inquiéter de l’état de santé du garçon après qu’il a reçu la décharge électrique. C’est aussi pour en savoir plus sur ce drame qu’un juge d’instruction va être nommé.

en date du 07 août 2014
Source : http://www.francebleu.fr/faits-divers/taser/mort-d%E2%80%99un-etudiant-apres-une-decharge-de-taser-une-information-judiciaire-ouverte-1694517

7 ANS APRES LA MORT DE LAMINE DIENG

A Paris 20e en Juin 2007 Lamine Dieng est interpellé violemment et meurt dans un fourgon de police.
Les policiers ont pratiqués sur Lamine une clés d’étrangement qui lui fut fatale mais malgré les nombreuses preuves contre les policiers, la justice 7 ans après vient d’envoyer une notification de non lieu à la famille Dieng.

7 ans après soyons nombreux pour soutenir la famille et dire que nous n’acceptons pas le « verdict » de la justice

COMMEMORATION DE LAMINE DIENG : rdv le SAMEDI 21 JUIN 14H30 au départ du 58 rue des amandiers, 75020 paris, M° père lachaise ( L.2) ou Gambetta ( L.3/ sortie place martin nadaud )

https://www.facebook.com/collectif.laminedieng

Pas de justice en France pour les victimes de violences policières, l’impunité délivre un permis de tuer aux policiers meurtriers.
Merci la République bananière de nier notre droit a la vie et de nous priver de notre droit à la justice.

COMMEMORATION DE MR ALI ZIRI LE 11 JUIN A PARTIR DE 18H A ARGENTEUIL

Rassemblement pour le 5ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri

Pour le 5ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri suite à son interpellation par la Police Nationale, rassemblement dans le parc des Berges de Seine mercredi 11 juin à 18H pour se rendre sur le lieu du drame à l’angle du Bd Jeanne d’Arc et de la rue Antonin Georges Belin.

Le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri organise un rassemblement commémoratif et continue son combat après une première victoire remportée devant la Cour de cassation.

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Première victoire remportée devant la cour de cassation

Ali Ziri, 69 ans, est décédé, asphyxié, le 11 juin 2009, quelques heures après son interpellation par la police nationale à Argenteuil lors d’un contrôle routier. Le 15 octobre 2012, la Cour d’appel de Versailles a entériné la décision du Procureur de la République du Tribunal de Pontoise qui avait requis un non-lieu, en dépit des observations de la CNDS (Commission nationale de déontologie et de sécurité) évoquant « un traitement humiliant et dégradant » et des expertises médico-légales, qui relèvent l’existence de 27 hématomes. Ce non-lieu était injustifiable parce qu’injustifié aux yeux de la famille, des avocats et du comité de soutien. En effet, malgré la succession de trois juges d’instruction sur cette affaire, ni les policiers mis en cause, ni les témoins n’ont été entendus par les juges. Malgré la demande de l’avocat de la famille, il n’y a eu ni reconstitution, ni visionnage de la vidéo montrant l’arrivée au Commissariat de Messieurs Kerfali et Ziri.

Partant de ce constat, la Cour de cassation de Paris a cassé, le 18 février 2014, le non-lieu sur la base de la remise en cause complète du travail des juges. Dans son arrêt, elle répète par 4 fois : « /la chambre de l’Instruction n’a pas légalement motivé sa décision/ ».

L’affaire est aujourd’hui confiée à la Cour de Rennes.

L’arrêt de la Cour de cassation rappelle que « /l’enquête sur les causes d’un décès survenu au cours ou à la suite d’une interpellation ayant donné lieu à l’emploi de la force publique doit être méticuleuse, objective et impartiale/ ».

Ce ne fut pas le cas !

Mobilisé depuis bientôt cinq ans, le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri (des citoyens, une trentaine d’organisations associatives, politiques et syndicales) considère que cette décision de la Cour de cassation est une avancée considérable.

Ce jugement représente un véritable espoir pour la famille et le collectif.

Il constitue également un désaveu pour les trois juges d’instruction de Pontoise et la Cour d’appel de Versailles. La Cour de cassation leur reproche de ne pas avoir enquêté sur l’usage de la technique du pliage, technique policière d’immobilisation interdite depuis 2003.

Il leur reproche également de ne pas avoir instruit l’affaire sur l’attitude de la police au regard de l’état de Monsieur Ziri au moment de son interpellation.

Le collectif Vérité et justice pour Ali Ziri poursuit son combat pour faire éclater la vérité dans cette affaire de violence policière.

Compte rendu du procès en appel de Walid et Dorsaf à Aix en Provence le 2 juin 2014

(Devant la cour d’appel 1)

Nous étions environ 25 personnes pour soutenir Dorsaf et Walid lors de leur passage devant la cour d’appel d’Aix en Provence, avec des personnes venues de Grasse, Marseille, Arles, Lyon, Paris et même de Bretagne. Les policiers plaignants, eux, n’étaient pas présents, comme au premier procès le 22 mai 2013 au tribunal de grande instance de Grasse.

Dorsaf et Walid se sont retrouvéEs face aux juges et aux assesseurs qui avaient condamné en appel les policiers coupables de la mort d’Abdelhakim Ajimi en février 2013. Ils étaient donc bien au courant de toute l’affaire. Ils ont tout de suite eux-mêmes soulevé qu’il y avait un témoin fantôme, un policier nommé Azaro, dont le témoignage n’est pas dans le dossier mais a été une des motivation de la condamnation de Walid et Dorsaf par le tribunal de Grasse.
Ils ont posé beaucoup de question et ont laissé parler Dorsaf et Walid autant qu’ils le voulaient. Walid n’a pas réussi à contenir sa colère, Dorsaf est restée très calme. Ils ont tous deux insisté sur l’absence de leurs accusateurs, dont le visage leur est inconnu et avec qui il n’y a donc jamais eu de confrontation.

Les avocats C. Carru et M. Charbit ont bien plaidé, de façon complémentaire, en demandant bien sûr la relaxe pour Walid et Dorsaf qui contestent les accusations des policiers. Ils ont relevé tout à tour plusieurs points, dont notamment : le fait que Dorsaf et Walid aient été convoqués à la gendarmerie de Cannes plus d’un an après le dépôt des plaintes ; les témoignages de membres du comité en faveur de Dorsaf et Walid ; une vidéo qui dément des faits rapportés dans les dépositions des policiers ; le fait qu’il y avait plein d’autres policiers qui assuraient la sécurité et qu’aucun d’entre eux n’a témoigné…

La plaidoirie de l’avocate des policiers a été faible : elle a plaidé qu’ils n’étaient pas là parce qu’ils travaillaient et qu’ils avaient mieux à faire (comme si ça n’était pas le cas pour nous toustes qui étions là, d’avoir mieux à faire !). Elle a également plaidé que les policiers ne pouvaient pas être des menteurs par principe.

La procureure a requis que la culpabilité de Walid et Dorsaf soit maintenue tout en réduisant la peine à quelque chose de symbolique.
Le délibéré a été fixé au 8 septembre.

À noter que les soutiens sont arrivéEs au compte goutte et que nous n’avons pas fait de rassemblement à l’extérieur. Quelques personnes venues de Marseille sont malheureusement reparties sans rien trouver. Nous avons manqué d’une vigilance collective en ne postant personne à l’extérieur pour prévenir les arrivantEs que nous étions à l’intérieur en soutien. Nous avons fait une erreur de communication, en appelant à un rassemblement et non à un simple soutien. L’adresse communiquée renvoyait aussi au palais de justice et non à la cour d’appel, ce qui a prêté à confusion. Toutes nos excuses à ceusses qui sont repartiEs bredouilles.

Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi
comite_hakim_ajimi@riseup.net