Dix ans après la mort de Lamine Dieng dans un fourgon de police, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu.

La famille Dieng envisage un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Ramata Dieng, une des figures de proue de la lutte contre les violences policières, s’exprime.

Violences policières : la justice classe l’affaire Lamine Dieng sans suite

La famille de Lamine Dieng a désormais épuisé tous les recours judiciaires possibles en France. La Cour de cassation a rendu sa décision mercredi 28 juin : l’ordonnance de non-lieu rendue par la chambre d’instruction de Paris en juin 2014 et juin 2015 (en appel) est confirmée. La famille de la victime va devoir verser la somme globale de 2000 euros aux huit policiers accusés.

Le 17 juin 2007, Lamine Dieng, un jeune de 25 ans est mort asphyxié dans un fourgon de la police du 20e arrondissement de Paris. Les proches de la victime avaient lancé une procédure judiciaire pour administration de coups mortels et non assistance à personne en péril. Au cours de l’intervention, le jeune homme s’est retrouvé plaqué sur le ventre, les mains menottées dans le dos, les pieds sanglés tout en subissant le poids de quatre agents sur le corps. Selon les légistes, « l’asphyxie mécanique est due à l’appui de la face contre le sol maintenue au niveau crânien ».

Selon le compte-rendu de la Cour de cassation que Saphirnews a pu consulter, « les policiers ont dû utiliser la force pour maîtriser Lamine Dieng, compte tenu de son agressivité et de son état d’agitation »et « l’usage de cette force a toujours été raisonné et proportionné ». La Cour estime en outre que « la cause certaine de la mort de Lamine Dieng n’est pas établie » car la première autopsie concluait que « la mort pourrait être due à une cause toxicologique par prise importante de produits stupéfiants » tandis que la seconde avance que « la mort est la conséquence d’une asphyxie rapide, due à une régurgitation alimentaire, accélérée par des troubles respiratoires liés à la prise de produits stupéfiants et à l’appui facial du défunt contre le sol ». La Cour récuse également l’accusation de non-assistance à personne en péril car les policiers ont « immédiatement porté secours à Lamine Dieng lorsqu’ils ont constaté qu’il faisait un arrêt cardiaque ».

 POT COMMUN EN SOUTIEN A LA FAMILLE DIENG https://www.lepotcommun.fr/pot/ed4qclxq

Source : http://www.saphirnews.com/Violences-policieres-la-justice-classe-l-affaire-Lamine-Dieng-sans-suite_a24143.html

Pour ALI ZIRI, mort aux mains de la Police en 2009, justice et vérité !

7 ans de combat judiciaire se sont soldés par un non-lieu définitif en 2016. La famille soutenue par le Collectif Vérité et Justice    s’est portée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme avec l’espoir que la France sera condamnée.
Samedi 10 juin, sera commémoré le 8ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri.
RV devant la Mairie d’Argenteuil, à 15 H pour un hommage sur le lieu de l’interpellation.

 

Source:  http://resistons.lautre.net/

A Massy (91) : la famille du jeune Curtis, mort dans une course-poursuite, porte plainte

La famille de l’adolescent de 17 ans, mort à Massy, en Essonne, vendredi 5 mai, dans un accident au terme d’une course-poursuite alors qu’il fuyait la police au guidon d’un quad, a porté plainte contre X pour homicide involontaire.
Le jeune homme, circulait sans casque sur un quad. A la vue d’une patrouille de police, il avait pris la fuite et une course-poursuite s’était alors engagée, à Massy (Essonne).

L’adolescent de 17 ans, a fini sa course en percutant un bus à un carrefour à Antony (Hauts-de-Seine), ville limitrophe dont il était originaire. Hospitalisé dans un état grave, il a succombé à ses blessures.
Les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) qui le poursuivaient ont expliqué au cours de l’enquête, avoir perdu de vue le fuyard avant d’assister, quelques centaines de mètres plus loin, à la collision mortelle.

Cette version des faits est aujourd’hui contestée dans la plainte déposée par la famille du jeune homme. « Certains témoins présents dans la rue ou dans le bus affirment (…) que le véhicule de la BAC aurait touché ou percuté le quad de l’adolescent quelques secondes avant l’accident », écrit leur avocat Yassine Bouzrou. « En tout état de cause, (…) le véhicule de la BAC était toujours à la poursuite du jeune homme et roulait à vive allure juste derrière lui ».
Si ces témoignages sont corroborés, « les policiers en question ont commis une faute », écrit Me Bouzrou.

Le drame avait déclenché deux nuits d’échauffourées à Massy, dans le quartier du Grand Ensemble où il habitait, et donné lieu à plusieurs interpellations.
Une enquête, ouverte par le parquet de Nanterre, est en cours pour préciser les circonstances de la mort de l’adolescent. Selon les premières constatations, le conducteur était « dépourvu de casque et circulait sur un engin aux pneus lisses », a indiqué la procureure Catherine Denis.

Source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/essonne/massy-91-famille-du-jeune-mort-course-poursuite-porte-plainte-1252923.html

Essonne : un jeune meurt après avoir tenté d’échapper à la police sur son quad

L’adolescent, qui circulait sans casque, a pris la fuite en apercevant les policiers et a percuté violemment un bus. Une enquête a été ouverte pour préciser les circonstances de sa mort.

La mort d’un adolescent à Massy (Essonne), qui a percuté un bus en tentant d’échapper à la police sur son quad, a provoqué des échauffourées dans cette ville de la banlieue parisienne, vendredi 5 mai au soir.

Le jeune homme de 17 ans circulait sans casque dans la ville limitrophe d’Antony (Hauts-de-Seine) en fin d’après-midi, lorsqu’il a été repéré par des agents de la brigade anticriminalité (BAC). Les policiers se sont dirigés vers lui « à pied pour le contrôler » et l’adolescent a pris « la fuite en les apercevant », a rapporté la procureure de la République à Nanterre dans un communiqué.

L’ayant perdu de vue, la patrouille a regagné sa voiture et croisé le fuyard quelques centaines de mètres plus loin. Les fonctionnaires l’ont vu amorcer « à vitesse très élevée » un virage à droite et percuter« violemment » un bus déjà « engagé dans l’intersection », a précisé la procureure, Catherine Denis.

Enquête ouverte

Hospitalisé dans un état grave, l’adolescent a succombé à ses blessures dans la nuit.
Sa mort a entraîné des violences urbaines vendredi soir autour du quartier du Grand Ensemble à Massy, où le jeune homme habitait, a rapporté une source policière.

Une quarantaine de jeunes ont cassé des vitres, des Abribus et ont mis feu à des poubelles, a-t-elle détaillé. Une section de CRS a été déployée et deux personnes ont été interpellées. Le calme a été rétabli samedi vers 2 heures du matin, selon cette source.

Une enquête a été ouverte pour préciser les circonstances de la mort de l’adolescent. « Les premières constatations montrent que le conducteur était dépourvu de casque » et qu’il circulait sur un engin aux « pneus lisses », selon le procureur.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/06/essonne-un-jeune-meurt-apres-avoir-tente-d-echapper-a-la-police-sur-son-quad_5123553_1653578.html#kCJwDMF7LauopJKX.99

Lire aussi :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/massy-rassemblement-apres-la-mort-d-un-adolescent-qui-fuyait-la-police_1905866.html