A Paris, un enfant de 5 ans fuyant la police meurt sous les roues d’un camion

Alors que les forces de l’ordre intervenaient pour disperser des vendeurs à la sauvette à Ménilmontant, un jeune s’est fait écraser en prenant la fuite.

 Un enfant mort dans sa fuite. La scène se déroule dans le quartier de Ménilmontant à Paris. Ce mardi, les biffins étalent des tas de vêtements à la sortie du métro. Selon des témoins, peu après 14 heures, la police débarque : les biffins se dispersent d’un coup. Rien de nouveau. Mais cette fois, le drame s’invite. Parmi les vendeurs, un enfant de 5 ans. Il traverse la rue en courant. Un camion passe au même moment. Karim, un livreur d’une cinquantaine d’années, qui était à quelques mètres de la scène, raconte la suite : «Comme tout le monde j’ai entendu un bruit. Je me suis approché et j’ai vu un gamin à terre, en sang. Le chauffeur s’est arrêté un peu plus loin, il est descendu. Il a paniqué lorsqu’il a vu l’enfant et la foule qui s’approchait. Il a laissé le camion avant de partir lentement, sans courir. Il avait l’air choqué.»

Parmi les témoins, une dame tente, en attendant les secours, de maintenir l’enfant en vie. Les pompiers et le Samu arrivent quelques minutes plus tard. La police sécurise le secteur, bloque le boulevard de Ménilmontant. Derrière les draps blancs, les secouristes luttent. En vain. Le gamin perd la vie, fauché, juste devant une agence de voyages. Pour le moment, la police confirme l’accident, le décès de l’enfant et la fuite du chauffeur. Par contre elle décrit une autre version des faits.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la patrouille n’était pas présente pour les vendeurs à la sauvette. Mais les biffins prennent la fuite à chaque fois qu’ils aperçoivent une patrouille de près ou de loin. Et toujours selon la police, au moment de traverser, le gamin voulait rejoindre sa mère et sa tante de l’autre côté du trottoir. L’enquête est toujours en cours.

BOUT DE TROTTOIR

Très vite, la nouvelle tombe. La famille de l’enfant, originaire de Roumanie, s’effondre sous le regard perdu des passants. Elle grimpe dans le camion des pompiers. Des proches de la famille arrivent dans la foulée. Des larmes, des cris. Des habitants du quartier essayent de les réconforter.

D’autres commentent. Dominique, un comédien, explique : «Tous les jours la police et les biffins jouent au chat et à la souris. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne les laisse pas tranquilles. Ils vendent des vêtements pour une petite poignée d’euros. On devrait au moins les autoriser à vendre leurs tas de vêtements une à deux fois par semaine sinon ce type d’accident risque de se reproduire…» Les curieux se multiplient. L’information se propage.

Sarah, une institutrice, regarde la police qui entoure les draps blancs et chuchote, le regard trempé : «On est France, en 2015 et on se retrouve devant le corps d’un enfant qui n’a pas choisi cette vie et qui se met à courir pour ne pas se faire attraper par la police. Franchement c’est dégueulasse.»Au fil des minutes, les passants quittent les lieux, sans un mot. Le quartier est touché. Les proches de la famille, eux, s’installent sur un bout de trottoir, regard au sol, les mains sur la tête pendant que la police scientifique note les derniers indices.

(…)

 

Source : http://www.liberation.fr/societe/2015/08/04/a-paris-un-enfant-rom-fuyant-la-police-meurt-sous-les-roues-d-un-camion_1358757
Rachid LAÏRECHE

Journée de soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel le 11 juillet 2015 à Montreuil

Journée de soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel le 11 juillet 2015 à Montreuil
Journée de soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel le samedi 11 juillet 2015 à la Parole Errante à Montreuil. 

14H-18H : Ateliers 

- Atelier d’écriture 
- Atelier Graff 
- Initiation à la boxe anglaise 

18H : Discussion « Révoltes et procès : quelles stratégies face aux crimes policiers ? » 

20H : Concert Rap présenté par Nes Pounta - http://www.lequipedenuit.com

- Lino / Ärsenik : http://www.facebook.com/linofficiel

- Première Ligne : http://www.bboykonsian.com/premiereligne

- Sitou Koudadjé : http://www.facebook.com/koudadje

- Nodja : http://www.facebook.com/pages/NODJA/116863258328471

- Zesau / Bad Game : http://www.facebook.com/Zesau.officiel

- Awax & Oliver

- Bad House

- 95 BJ-Clan

Stands, bouffe et boissons disponibles sur place 

Un repas spécial sera servi à l’heure de la rupture du jeûne de ramadan 

Entrée à prix libre
Tous les bénéfices seront reversés aux familles et aideront à l’organisation des mobilisations 

La Parole Errante 
9, rue François Debergue 
93100 Montreuil 
Métro: Croix de Chavaux 

Prochains rdvs de soutien a des proches de victimes de la police à paris et ailleurs :

5 juin : Concert de soutien à la famille de Morad Touat à Marseille.

Repas sur place à prix libre dès 19h. Salle « Dar La Mifa » au 127 rue d’Aubagne.
Concerts à prix libre dès 21h.

A paris, projection « Qui est Lamine Dieng »- par le Collectif Faty Koumba à la Maison des associations-1-3 rue Frederick lemaitre- m°Jourdain- de 18h à 22h- entrée libre-

Vendredi 12 juin à partir de 20 h 30 : 6ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri : Rassemblement Esplanade Europe, sur la Dalle,
à côté de la gare du Val d’Argenteuil

20 Juin : Commémoration Lamine Dieng-8 ans déjà/ RDV à partir de 14h au 58 rue des Amandiers- Paris 20e- M°père Lachaise

11 Juillet: Journée- concert de soutien aux prisonniers de villiers-le bel et à des familles de victimes de crimes policiers- à la parole errante ( montreuil )

CONTACT POUR TENIR AU COURANT D’AUTRES MOBILISATIONS ou pour recevoir des infos:

soutien-contre-les-crimes-policiers@googlegroups.com

 

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SOYONS NOMBREUX !! et faites tourner l’info!

RELAXE DES POLICIERS RESPONSABLE DE LA MORT DE ZIED ET BOUNA

Cette fois encore les juges ont préférés prendre en compte les histoires des policiers…

Après deux mois de délibéré, le tribunal, présidé par Nicolas Léger-Larue de Tournemine, a suivi les réquisitions de relaxe prononcées le 19 mars dernier par le procureur adjoint Delphine Dewailly. En substance, explique son président en lisant le jugement, le tribunal a d’abord estimé que Stéphanie Klein, la stagiaire qui était en fonction au standard du commissariat le jour du drame, sans formation ni connaissance des lieux, « ne pouvait avoir conscience d’un péril grave et imminent ». « Dans le cas contraire, elle aurait réagi », estime le tribunal. *

 Evidement c’est un flic donc on peut se baser sur des suppositions et sur le fait que son témoignage dit qu’elle ne pensait pas qu’il pouvait y avoir une centrale EDF d’une telle dangerosité près d’habitation* !  Mais alors si cette dernière fonctionnaire n’est pas coupable de ne pas s’être rendu compte du danger, c’est bien l’etat qui est responsable de mauvaise formation de ses fonctionnaires non ? ( puisqu’il est admis qu’elle ne connait pas l’environnement dans lequel elle se trouve, et donc qu’elle ne se rend pas compte du danger pour les jeunes… en partant du principe bien sûr de la bonne foi des policiers… )

Quant à son collègue policier Sébastien Gaillemin, il « n’a pas pu voir » les adolescents entrer sur le site du transformateur, il a fait des recherches, et il n’a pas eu conscience non plus « d’un péril grave et imminent », car dans le cas contraire il aurait donné l’alerte, raisonne le tribunal.

Pareil le tribunal part du principe que le policier est de bonne foi et pourtant ont sait par les appels radios qu’il se doute que les ados vont aller sur la centrale ; comment dire que celui-ci nie le danger quand il dit que « s’ils rentrent je ne donne pas cher de leurs peau » ??

Conclusion et STRATEGIE DE LA JUSTICE ET DE LA POLICE  :

Ce 27 Octobre les policiers sont effectivement en train de faire leur travail de manière banal et routinière; cela est précisé pendant tout le long du procès pour légitimer le comportement des policiers qui celon eux et la justice, ne sont pas inquiets puisqu’ils ont agit  » normalement » ( donc comme ils ont été formés )… 

Agir normalement pour un policier dans un quartier qui lui a été décrit comme chaud/ dangereux ou sensible n’est pas de se préoccuper que les habitants vont bien mais de s’occuper de mettre la pression aux jeunes de ces quartiers.

C’est là où il y a mauvaise foi et donc non-responsabilité de l’état et de ces mercenaires.

La médiatisation de cette affaire ( et non pas des dixaines d’autres victimes de l’action de la police) a eu lieu grâce aux émeutes et à la détermination des proches de Zied et Bouna . ..La justice a fait payer aux quartiers qui se sont révoltés ( au moins 117 personnes écrouées sur au moins 626 personnes interpellées pendant les  » émeutes »); la justice fait payer à la famille ces 10 ans de combat judiciaire.

Jusqu’au bout le président du tribunal aura mit la pression aux familles voici par exemple ce qui a pu être dit à la famille :
 « Le traitement politique et médiatique des événements qui ont suivi la survenance de ce drame, ainsi que les nombreuses procédures initiées devant divers organismes à son propos, ont considérablement alourdi la souffrance des familles »…

Pour faire bonne mesure, les parties civiles sont également déboutées au civil, et aucune indemnisation ne sera accordée, tranche le tribunal.

C’est hallucinant de « reconnaitre » d’une certaine façon que le combat judiciaire de la famille  a été difficile**, en même temps ne même pas accorder d’indemnité à la famille ; c’est comme pour bien marquer qu’il n’y a aucune reconnaissance d’aucune responsabilité ; de personne… et on leur dit presque « vous avez générés votre propre souffrance »… Encore une fois les responsabilités sont renversés.

Preuve est que tout a été fait pour casser les familles et  renverser le statut de victime de Zied et Bouna en coupable de leurs propre mort.


Cependant, Me Mignard annonce peu après par communiqué qu’il entend retourner vers la cour d’appel de Rennes, et qu’il « sera demandé à la Cour de reprendre l’intégralité de l’enquête de police afin d’établir l’existence d’une faute, indépendamment du caractère définitif de la relaxe ».

* lire le témoignage de la flic en question dans le procès :  http://fr.scribd.com/doc/265744103/Delibere-proces-Clichy-sous-Bois

**Il avait fallu toute une série de péripéties judiciaires pour arriver à la décision, somme toute normale, d’organiser enfin un procès public. L’événement décisif s’était produit quand la chambre criminelle de la Cour de cassation avait, le 31 octobre 2012, cassé intégralement l’arrêt de la cour d’appel de Paris qui avait accordé un non-lieu aux deux policiers.

La Cour de cassation  avait estimé que les policiers n’auraient pas dû quitter la zone sans s’assurer qu’il n’y avait pas de jeunes dans l’enceinte du transformateur EDF, dont la dangerosité était connue, et sans même donner l’alerte. Après avoir sèchement contredit la cour d’appel de Paris, la Cour de cassation avait confié ce dossier à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Et celle-ci avait fait la même analyse que la plus haute juridiction.
*** : source en italique : http://www.nrgui.com/brouillon/46-culture/6004-en-france-comme-a-fergusson-negraille-rime-avec-racaille