Prochains rdvs de soutien a des proches de victimes de la police à paris et ailleurs :

5 juin : Concert de soutien à la famille de Morad Touat à Marseille.

Repas sur place à prix libre dès 19h. Salle « Dar La Mifa » au 127 rue d’Aubagne.
Concerts à prix libre dès 21h.

A paris, projection « Qui est Lamine Dieng »- par le Collectif Faty Koumba à la Maison des associations-1-3 rue Frederick lemaitre- m°Jourdain- de 18h à 22h- entrée libre-

Vendredi 12 juin à partir de 20 h 30 : 6ème anniversaire de la mort d’Ali Ziri : Rassemblement Esplanade Europe, sur la Dalle,
à côté de la gare du Val d’Argenteuil

20 Juin : Commémoration Lamine Dieng-8 ans déjà/ RDV à partir de 14h au 58 rue des Amandiers- Paris 20e- M°père Lachaise

11 Juillet: Journée- concert de soutien aux prisonniers de villiers-le bel et à des familles de victimes de crimes policiers- à la parole errante ( montreuil )

CONTACT POUR TENIR AU COURANT D’AUTRES MOBILISATIONS ou pour recevoir des infos:

soutien-contre-les-crimes-policiers@googlegroups.com

 

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SOYONS NOMBREUX !! et faites tourner l’info!

RELAXE DES POLICIERS RESPONSABLE DE LA MORT DE ZIED ET BOUNA

Cette fois encore les juges ont préférés prendre en compte les histoires des policiers…

Après deux mois de délibéré, le tribunal, présidé par Nicolas Léger-Larue de Tournemine, a suivi les réquisitions de relaxe prononcées le 19 mars dernier par le procureur adjoint Delphine Dewailly. En substance, explique son président en lisant le jugement, le tribunal a d’abord estimé que Stéphanie Klein, la stagiaire qui était en fonction au standard du commissariat le jour du drame, sans formation ni connaissance des lieux, « ne pouvait avoir conscience d’un péril grave et imminent ». « Dans le cas contraire, elle aurait réagi », estime le tribunal. *

 Evidement c’est un flic donc on peut se baser sur des suppositions et sur le fait que son témoignage dit qu’elle ne pensait pas qu’il pouvait y avoir une centrale EDF d’une telle dangerosité près d’habitation* !  Mais alors si cette dernière fonctionnaire n’est pas coupable de ne pas s’être rendu compte du danger, c’est bien l’etat qui est responsable de mauvaise formation de ses fonctionnaires non ? ( puisqu’il est admis qu’elle ne connait pas l’environnement dans lequel elle se trouve, et donc qu’elle ne se rend pas compte du danger pour les jeunes… en partant du principe bien sûr de la bonne foi des policiers… )

Quant à son collègue policier Sébastien Gaillemin, il « n’a pas pu voir » les adolescents entrer sur le site du transformateur, il a fait des recherches, et il n’a pas eu conscience non plus « d’un péril grave et imminent », car dans le cas contraire il aurait donné l’alerte, raisonne le tribunal.

Pareil le tribunal part du principe que le policier est de bonne foi et pourtant ont sait par les appels radios qu’il se doute que les ados vont aller sur la centrale ; comment dire que celui-ci nie le danger quand il dit que « s’ils rentrent je ne donne pas cher de leurs peau » ??

Conclusion et STRATEGIE DE LA JUSTICE ET DE LA POLICE  :

Ce 27 Octobre les policiers sont effectivement en train de faire leur travail de manière banal et routinière; cela est précisé pendant tout le long du procès pour légitimer le comportement des policiers qui celon eux et la justice, ne sont pas inquiets puisqu’ils ont agit  » normalement » ( donc comme ils ont été formés )… 

Agir normalement pour un policier dans un quartier qui lui a été décrit comme chaud/ dangereux ou sensible n’est pas de se préoccuper que les habitants vont bien mais de s’occuper de mettre la pression aux jeunes de ces quartiers.

C’est là où il y a mauvaise foi et donc non-responsabilité de l’état et de ces mercenaires.

La médiatisation de cette affaire ( et non pas des dixaines d’autres victimes de l’action de la police) a eu lieu grâce aux émeutes et à la détermination des proches de Zied et Bouna . ..La justice a fait payer aux quartiers qui se sont révoltés ( au moins 117 personnes écrouées sur au moins 626 personnes interpellées pendant les  » émeutes »); la justice fait payer à la famille ces 10 ans de combat judiciaire.

Jusqu’au bout le président du tribunal aura mit la pression aux familles voici par exemple ce qui a pu être dit à la famille :
 « Le traitement politique et médiatique des événements qui ont suivi la survenance de ce drame, ainsi que les nombreuses procédures initiées devant divers organismes à son propos, ont considérablement alourdi la souffrance des familles »…

Pour faire bonne mesure, les parties civiles sont également déboutées au civil, et aucune indemnisation ne sera accordée, tranche le tribunal.

C’est hallucinant de « reconnaitre » d’une certaine façon que le combat judiciaire de la famille  a été difficile**, en même temps ne même pas accorder d’indemnité à la famille ; c’est comme pour bien marquer qu’il n’y a aucune reconnaissance d’aucune responsabilité ; de personne… et on leur dit presque « vous avez générés votre propre souffrance »… Encore une fois les responsabilités sont renversés.

Preuve est que tout a été fait pour casser les familles et  renverser le statut de victime de Zied et Bouna en coupable de leurs propre mort.


Cependant, Me Mignard annonce peu après par communiqué qu’il entend retourner vers la cour d’appel de Rennes, et qu’il « sera demandé à la Cour de reprendre l’intégralité de l’enquête de police afin d’établir l’existence d’une faute, indépendamment du caractère définitif de la relaxe ».

* lire le témoignage de la flic en question dans le procès :  http://fr.scribd.com/doc/265744103/Delibere-proces-Clichy-sous-Bois

**Il avait fallu toute une série de péripéties judiciaires pour arriver à la décision, somme toute normale, d’organiser enfin un procès public. L’événement décisif s’était produit quand la chambre criminelle de la Cour de cassation avait, le 31 octobre 2012, cassé intégralement l’arrêt de la cour d’appel de Paris qui avait accordé un non-lieu aux deux policiers.

La Cour de cassation  avait estimé que les policiers n’auraient pas dû quitter la zone sans s’assurer qu’il n’y avait pas de jeunes dans l’enceinte du transformateur EDF, dont la dangerosité était connue, et sans même donner l’alerte. Après avoir sèchement contredit la cour d’appel de Paris, la Cour de cassation avait confié ce dossier à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes. Et celle-ci avait fait la même analyse que la plus haute juridiction.
*** : source en italique : http://www.nrgui.com/brouillon/46-culture/6004-en-france-comme-a-fergusson-negraille-rime-avec-racaille

Samedi 30 Mai à Saint-Quentin: une marche en mémoire d’Amadou Koumé

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À l’origine prévue le samedi 23 mai, la marche en hommage à Amadou Koumé aura finalement lieu une semaine plus tard, le samedi 30 mai. « Ça tombait pendant les fêtes du Bouffon, et on ne veut pas gâcher la fête », précise la sœur de la victime. Pour les autorités, ce double événement aurait potentiellement entraîné des difficultés pour gérer la foule.

Si la date change, les lieux, les horaires et le but de cette marche restent les mêmes. En plus de rendre hommage à ce Saint-Quentinois de 33 ans, décédé dans la nuit du 5 au 6 mars dans un commissariat parisien, ses proches demandent « que justice soit faite », «plus de transparence » et « la nomination d’un juge d’instruction ». Le cortège démarrera à 14 heures du domicile familial de la rue Gustave-Eiffel et se rendra devant les grilles de la sous-préfecture.

Les conditions de la mort d’Amadou Koumé, originaire du quartier Europe, restent encore mystérieuses. Il avait été interpellé alors qu’il errait près de la gare du Nord « tenant des propos incohérents », selon une source judiciaire. Amorphe à son arrivée au commissariat du Xe arrondissement, il est décédé quelques minutes plus tard. Ses proches ont décidé de porter plainte contre X pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » et pour « abstention de porter assistance à une personne en péril ». L’enquête a été confiée à l’IGPN, « la police des polices »

SOURCE : http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-la-marche-pour-amadou-koume-decalee-au-30-mai-ia44b0n215864

Retour sur « l’Affaire Lamine Dieng » témoignage de sa soeur de passage à Nantes »

Lamine Dieng

Lamine Dieng

Pendant 7 ans, la famille de Lamine Dieng a réclamé la mise en examen des auteurs de ce qu’elle appelle « cet homicide barbare commis en bande organisée ».
Le calvaire de Lamine a duré 30 minutes, au cours desquelles il a été maintenu face contre terre par 300 kg. Ce qui correspond au poids total des policiers qui étaient agenouillés sur son dos.

Courrier de l’Atlas – 25 mai 2014

Rappel des faits

Dans la nuit du 17 juin 2007, trois policiers se sont rendus rue de la Bidassoa, dans le XXe arrondissement de Paris, à la suite d’un appel téléphonique signalant une altercation dans un hôtel. D’après leurs témoignages, c’est là qu’ils ont retrouvé Lamine Dieng pieds nus, allongé sous une voiture.

Selon eux, il était très agité et a commencé à s’extraire de sa position. Les policiers ont décidé de l’immobiliser, mais il a résisté et les a bousculés tous les trois. Ils ont alors appelé des renforts. Deux autres policiers sont arrivés quelques minutes plus tard, suivis d’un capitaine et d’un lieutenant.

Lamine Dieng a été immobilisé par cinq policiers, face contre terre, les mains menottées dans le dos (le bras droit passé par-dessus son épaule) et les pieds entravés par une sangle. Il a ensuite été transporté dans un car de police, où on l’a placé dans la même position.

Le capitaine de police s’est alors rendu compte que Lamine Dieng ne bougeait plus. Arrivés sur place, les pompiers et le SAMU ont tenté en vain de le ranimer.

La famille de Lamine Dieng n’a été informée de sa mort que 36 heures plus tard.

Source

24/05/2014 - Après 6 ans et 11 mois d’instruction judiciaire un non lieu est prononcé

11/10/2012 - De passage à Nantes, sa soeur Rama Diengtémoigne

Elle était à Nantes le 6 octobre 2012, invitée pour une rencontre sur le thème « Le Code Noir ou la déshumanisation de l’homme noir ». Depuis la mort de son frère, elle milite pour alerter sur le nombre croissant de victimes de violences policières, mortelles.

Nantes Salle de la Manufacture des tabacs. 06/10/2012 – Par Yves Monteil, Citizen Nantes

03/07/2012 - Lettre Ouverte à François Hollande et Jean-Marc Ayrault

Extraits

L’uniforme garantit-il l’impunité à celui qui commet un crime en le portant ? Là où nous réclamons l’égalité en droit à la Justice, les policiers réclament l’immunité. Les familles du collectif Vies Volées demandent :

  • La reconnaissance juridique de ces homicides par un jugement impartial
  • La reconnaissance publique de la mémoire des victimes et des circonstances de leur mort par la pose d’une plaque commémorative pour chacune d’entre elles

Le collectif demande aussi la révision de l’enseignement des méthodes d’interpellation létales dans les écoles de police, et leur prohibition, hors cadre de légitime défense, notamment :

  • la clé d’étranglement
  • le pliage
  • l’utilisation de l’arme à feu, à fortiori sur un fuyard en ciblant les parties vitales
  • les courses-poursuites, à fortiori après des gamins en 2 roues sans casques et apeurés
  • l’utilisation des pistolets à impulsion électrique, surtout en contact direct sur une personne entravée ou immobilisée
  • l’utilisation du flashball
  • les coups portés à une personne entravée et immobilisée,
  • l’immobilisation en position ventrale avec compression thoracique ou abdominale, à fortiori si elle est accompagnée du menottage dans le dos de la personne allongée.
La clé d’étranglement

La banalisation de son usage a valu à la France une condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme dans un arrêt du 9 octobre 2007, à la suite du décès de Mohamed Saoud en 1998 au motif de « violation du droit à la vie”.

Extrait de la lettre. Source Pressenza

Les familles du collectif demande que l’État tienne compte de sa condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Cette méthode a été interdite en Suisse, Belgique, Allemagne, à New-York et Los Angeles. Dès 2002, le Comité européen pour la Prévention de la Torture a demandé à la France d’éviter son utilisation.

La lettre dans son intégralité

Complément

10/01/2012 - Non lieu dans l’affaire Boukrourou, mort aux mains de la police (Amnesty International)

Trois ans après la mort de Mohamed Boukrourou, marocain de 41 ans, suite à son interpellation le 12 novembre 2009 à Valentigney (Doubs), quelques mois après la décision du juge d’instruction de mise en examen des quatre policiers présents au moment de l’interpellation pour « homicide involontaire », la famille de la victime s’est vue notifier une décision de non lieu le 24 décembre 2012. Lire la suite

21/06/2014 - Rendez-vous annuel en hommage à Lamine Dieng
Affiche Collectif « Vies Volées » - 21 juin 2014

Affiche Collectif « Vies Volées » – 21 juin 2014

Affaire Lamine Dieng, témoignage de sa soeur de passage à Nantes

 

Source : http://www.citizen-nantes.com/article-temoignage-de-rama-dieng-sur-les-violences-policieres-et-mortelles-111147923.html