Dorel Iosif Floarea tué par un policier à Montgeron

Le 29 juillet 2014, Dorel Iosif Floarea, un père de famille, était abattu par un policier de la BAC, à Montgeron, une petite commune de l’Essonne. En moins de 24h, la machine judiciaire et ses relais médiatiques se mettent en marche. Dès le lendemain du meurtre de Dorel Iosif Floarea, la plupart des médias qui consacrent de brefs articles ou de courts sujets à sa mort se contentent de parler d’un « Roumain qui ne parlait pas le français », de « Roumains alcoolisés et bruyants »[1] et soulignent que le parquet s’oriente vers la « légitime défense », après l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Le maire UMP de la ville a tenu pour sa part à exprimer ses « pensées pour le policier forcément affecté par ce drame », ajoutant que le Moulin de Senlis, le bâtiment devant lequel Dorel Iosif Floarea a été abattu, est une « zone de non-droit »[2]. Le concert médiatique s’achève par une déclaration du secrétaire régional du syndicat policier Alliance précisant : « Il ne s’agit en aucun cas d’un dérapage ou d’une bavure policière ».

Dorel iosif Floarea

Pourtant, rapidement, la femme de Dorel Iosif Floarea, Florica, rencontrée quelques jours plus tard, et le frère de la victime, ainsi que des témoins résidant au moulin de Senlis, vont donner une tout autre version des faits. Ce 29 juillet, Dorel Iosif Floarea, qui habite Vigneux-sur-Seine avec sa femme et leurs enfants, se rend dans une banque de Montgeron pour régler des affaires liées à son entreprise de bâtiment. En sortant, il rencontre son frère et un ami, avec qui il va boire devant le Moulin de Senlis. Ce bâtiment, sous le coup d’un arrêté d’insalubrité, fait l’objet de projets de rachat pour sa transformation en hôtel de luxe[3]. Dans cet édifice, situé en bordure d’une zone pavillonnaire[4], vivent une vingtaine de familles, la plupart issues d’Europe de l’est, du Caucase et de Russie. Aux alentours de 18h, un équipage de policiers municipaux débarque, et signifie aux trois hommes qu’il est interdit de boire. Très vite, ils sont rejoints par quatre policiers de la BAC qui vident la bouteille de whisky qu’ils étaient en train de boire et la jettent à la poubelle. Le frère de Dorel Iosif Floarea affirme que celui-ci avait commencé à protester en voyant que les policiers venaient de jeter la bouteille. Un des policiers recule alors, trébuche sur un bloc de béton et tire la balle qui atteint Dorel Iosif Floarea au thorax, tandis qu’un second policier tire avec son flashball. Aussitôt après, son frère et leur ami sont gazés, embarqués au commissariat et placés en garde à vue. Une heure plus tard, Dorel Iosif Floarea est déclaré mort.

Les policiers ne prendront pas la peine de prévenir les membres de la famille alors que Dorel Iosif Floarea était muni de plusieurs papiers d’identité où figurait son adresse. Son frère l’apprendra par un ami peu après sa garde à vue. Après que le beau-frère, Vasile, ait eu des doutes en regardant une chaîne de télévision évoquant la mort d’un « Roumain de 42 ans » à Montgeron, Florica devra se rendre d’elle-même au commissariat pour s’entendre annoncer la mort de son mari.

à en croire la version policière, unanimement relayée dans les médias, le déroulement des faits jusqu’à leur fin « tragique » est simple : la police municipale aurait répondu à un appel signalant que trois hommes alcoolisés troublaient le voisinage. Lors de leur intervention, se sentant débordés, ils auraient appelé en renfort un équipage de BAC qui aurait tenté de faire s’allonger au sol les trois hommes. L’un d’eux se serait montré menaçant et aurait voulu agresser l’un des agents avec un tesson de bouteille. Ce dernier, « se sentant menacé » aurait alors abattu l’« agresseur ». Le fameux tesson de bouteille de whisky, évoqué pour justifier la légitime défense, est une pure invention selon des voisins et les proches. Selon eux il s’agissait en réalité d’un paquet de cigarettes ou de son portable.

La famille a aussitôt porté plainte et s’est constitué partie civile avant de se mettre en quête de témoins, dont certains auraient filmé la scène. Certains déclarent avoir effacé leurs vidéos par peur de policiers venus intimider les résidents du moulin, témoins du meurtre. Le 7 août, un peu plus d’une semaine après la mort de Dorel Iosif Floarea, ses proches ont organisé un rassemblement devant le moulin de Senlis. Devant les photos et les fleurs déposées sur le trottoir où Dorel Iosif Floarea a été abattu, sa femme, Florica et ses proches ont réclamé la vérité, deux jours avant les funérailles à Timisoara, en Roumanie. Sur un bout de carton, déposé sur l’autel funéraire improvisé, on pouvait lire « Est-ce qu’une journée d’ivresse mérite la mort ? ». En attendant les conclusions de l’enquête de l’IGPN et les suites éventuelles que donnera le juge d’instruction, la famille et les proches de Dorel Iosif Floarea prévoient d’organiser une mobilisation en septembre pour que sa mort ne sombre pas dans l’oubli.

Collectif Angles Morts

anglesmorts@gmail.com
[1] . http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140730.AFP2913/un-homme-tue-par-un-policier-au-cours-d-une-interpellation-dans-l-essonne.html.
[2] . http://www.leparisien.fr/faits-divers/essonne-un-policier-tue-un-homme-a-montgeron-29-07-2014-4035531.php.
[3] . http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/le-rachat-fragile-du-moulin-de-senlis-par-un-milliardaire-russe-29-05-2014-3880275.php.
[4] . http://www.mediapart.fr/journal/france/070814/homme-abattu-montgeron-deux-temoins-contestent-la-version-policiere.

Un homme meurt après avoir été victime de la police à Paris. Ils lui ont tirés dessus au taser

Vendredi 5 septembre à Paris un homme est mortaprès que les policiers ait utilisé leur pistolet à impulsion électrique.
Ce qu’il se serait passé : Les forces de l’ordre ont été appelées vendredi soir dans un hôtel du 2e arrondissement, dans le centre de la capitale, pour tenter de maîtriser l’un de ses occupants qui menaçait de se jeter par une fenêtre du premier étage, selon une source policière.
L’homme, âgé de 34 ans, semble alors en « crise de démence aiguë », « il est transpirant, il bave », a relaté un policier. (…)
Estimant qu’il « présente un danger pour lui-même et pour autrui », les policiers font alors usage d’un pistolet à impulsion électrique, un Taser. Ce dernier a été « utilisé en mode contact et non pas en tir (à distance) » qui occasionne une décharge plus puissante, précise la source policière.

LES CAUSES DE LA MORT ENCORE INCONNUES

« L’homme ne semble absolument pas réagir » à l’impulsion électrique et parvient à s’échapper par la porte de la chambre. Il est rattrapé devant l’hôtel par les policiers. C’est au moment de lui passer les menottes, que l’homme (… ) est pris de malaise, a ajouté la source policière, précisant que « l’intervention dans et devant l’hôtel s’est faite devant témoins ».

(… ) l’homme serait mort samedi matin. Les causes du décès sont à ce stade indéterminées. Comme à chaque fois qu’un policier est amené à utiliser son arme de service, une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Source : Le Monde.fr avec Reuters ( titre modifié par les admins du site )
( j’ai retiré de l’article et ne relayerais pas les infos qui circulent sur l’éventuel passé judiciaire de la victime/ Cela n’a aucun rapport )

Précisions :
UNE ENQUETE A PEUT ETRE ETE OUVERTE MAIS PAR QUI SONT MENES CES ENQUETES ? PAR LES COPAINS/ COLLEGUES DES RESPONSABLES !
QU’ON NOUS FASSE PAS CROIRE QUE LE TASER NE PEUT PAS ETRE LA CAUSE DE LA MORT D’UN HOMME SURTOUT QUAND ON PEUT EN ABUSER SANS ETRE INQUIETE PAR LES POLICIERS qui évident vont dire qu’ils se sentait menacés et dresser un portrait  » terrifiant » de la victime !
( Rappel : le Taser est un pistolet à impulsion électrique qui envoie pendant au moins cinq secondes une charge de 50 000 volts à une personne )

ET ce n’est pas la première fois que des personnes sont victimes du taser : Rappel :
- En avril 2013, à Crozon (Finistère), un autre homme qui aurait menaçait de se suicider. Affaire classée sans suite.
- Loïc Louise, un étudiant, en 2013 à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) ; une information judiciaire est en cours ;
- Mahamadou Marega, un Malien de 38 ans à Colombes (Hauts-de-Seine) en 2010, également suite à deux coups de Taser ; l’engin avait bien sûr été déclaré non-responsable de sa mort deux ans après mais la justice a requis un non-lieu.

5 000 exemplaires de l’arme aux 50 000 volts équipent la police nationale, la gendarmerie et l’administration pénitentiaire. 1 000 ont été attribués aux flics parisiens. Depuis 2010, l’engin, qui coûte plus de 1 000 euros, peut aussi équiper les cadors des polices municipales.

Aux Etats-Unis, Amnesty International estimait en 2012 que les pistolets à impulsion électrique avaient tué au moins 500 fois.
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Le rappel : .http://paris-luttes.info/paris-iie-la-police-tue-un-homme

Un bon article sur Le Taser : http://www.infirmiers.com/ressources-infirmieres/protocoles/taser-une-arme-pas-inoffensive-pour-la-sante.html

Enfin une « bonne » nouvelle : Relaxe pour Dorsaf et Walid ( comité de soutien à Hakim Ajimi tué par la police à grasses )

Bonjour,

Nous sommes heureu-se-s de partager avec vous cette bonne nouvelle : la cour d’appel d’Aix-en-Provence a relaxé Dorsaf et Walid.

Dorsaf et Walid comptent parmi les personnes à l’initiative du comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi, formé à Grasse en mai 2008, suite à l’interpellation mortelle de Abdelhakim Ajimi.
En janvier 2012, deux policiers qui « assuraient la sécurité » au tribunal de Grasse, lors du procès des policiers coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi, portent plainte contre eux pour « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique ». Leur procès a lieu en juin 2013, le tribunal de Grasse les condamne à 4 mois de prison avec sursis et 300 euros chacunE de dommages et intérêts. Dorsaf et Walid font appel. Les juges de la cour d’appel d’Aix en Provence, les mêmes qui avaient confirmé les condamnations des 3 policiers coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi, ont rendu leur jugement hier, qui vient annuler celui de Grasse : la relaxe pour Dorsaf et Walid !

Même si nous nous réjouissons de cette décision de justice, nous n’avons malheureusement rien gagné. Nous avons perdu du temps, de l’énergie et de l’argent à nous défendre contre des policiers qui attaquaient deux personnes phares du comité pour nous déstabiliser, pour nous faire payer le peu que nous avons gagné : des peines symboliques pour 3 policiers (sur les 7 comparaissant devant le tribunal) qui ont tué Abdelhakim Ajimi.

Pour autant, les revendications portées depuis 2008 par la famille Ajimi et le comité n’ont toujours pas abouti : les policiers reconnus coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi n’ont pas été révoqués, ils sont toujours en poste à Grasse, et la clé d’étranglement qui a été fatale à Abdelhakim Ajimi est toujours enseignée dans les écoles de police et pratiquée par les policiers dans nos rues.

Notre combat se poursuit, avec vous !

Le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi
comite_hakim_ajimi@riseup.net

ps. Vous pouvez retrouver la chronologie de la lutte de la famille Ajimi et du comité, avec un témoignage de Dorsaf Briki dans le livre Permis de tuer, Chronique de l’impunité policière, qui sort ce jeudi 11 septembre aux éditions Syllepse :

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_611-permis-de-tuer.html

MARCHE POUR HOUCINE TUE PAR UN GENDARME LORS DE SON TRANSFERT

Rappel des faits : Colmar- 26 Août- Houcine Bouras a été tué par un gendarme : Houcine a été abattu alors qu’il était entre les mains de la justice.

Houcine 23 ans, en détention provisoire dans une prison strasbourgeoise, était transféré dans un véhicule de police sous escorte pour être entendu par un juge d’instruction colmarien dans le cadre d’une mise en examen pour vols à main armée. Un gendarme adjoint volontaire conduisait le véhicule, une Clio, et une gendarme sous-officier se trouvait à l’arrière, à coté du détenu. Selon le procureur, ce dernier aurait agressé la gendarme et «voulait lui prendre son arme de service». TOUJOURS CELON LA VERSION POLICIERE/ suivi par le procureur: “Le gendarme conducteur a alors arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis tenté de maîtriser le détenu avec son bâton de défense. (…) l’homme et le gendarme aurait luttés pour s’emparer de l’arme à feu, tombée sur le bitume, le gendarme a décidé de tirer pour neutraliser l’agresseur, estimant qu’il y avait un «péril imminent pour lui et sa collègue».

«Avec des menottes, prendre une arme de service, enlever la sécurité, charger l’arme, cela me sembe complètement impossible», fustige Me Renaud Bettcher, avocat de la famille de la victime, à France 3 Alsace. Il souhaite que «cette instruction, comme d’autres, soit un message lancé aux forces de l’ordre pour leur dire qu’elles ne peuvent pas rester dans l’impunité». (…)

«Je veux justice» a réclamé la mère de Houcine au micro de “France 3 Alsace” , des sanglots dans la voix. «Il a été abattu sans raison, menotté. Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas comment cela s’est passé, et je voudrais savoir» explique-t-elle.

«On n’aurait jamais dû en arriver là. Lui donner un coup, oui. Mais pas une balle dans la joue! C’est inadmissible. C’est un jeune de 23 ans à qui on a enlevé la vie.» (…)

«Violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». C’est sous ce chef d’inculpation que le procureur de la République de Colmar Bernard Lebeau a qualifié la responsabilité du gendarme. Une instruction a été ouverte. La famille réclame vérité et justice. Une 1ere marche a été organisé quelques jours après l’assassinat de Houcine.

Sur la 1ere marche : http://www.lecourrierdelatlas.com/774801092014Marche-Blanche-a-Colmar.html
Source de l’article un peu modifié :http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/08/29/01016-20140829ARTFIG00255-detenu-abattu-sur-l-a35-pas-de-legitime-defense-pour-le-gendarme.php

UNE MARCHE EST ORGANISE PAR LES PROCHES DE HOUCINE
le dimanche 7 Septembre à Colmar a 15H30
Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/event/1476179829311539/

http://contrelenfermement.noblogs.org/

Après Abdelhak Goradia, Alger demande des précisions à Paris sur la mort d’un autre Algérien à Colmar

Un deuxième algérien est mort, le 26 août dernier, au cours de son transfert de la prison de Strasbourg vers le Palais de justice de Colmar. Cinq jours plus tôt, le 21 août, Abdelhak Gorafia, 51 ans, est mort dans des conditions troubles lors de son transfert par la police française vers l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en exécution d’un arrêté ministériel d’expulsion.

Ce nouveau cas d’un Algérien mort au cours d’un transfert est évoqué dans un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères au siège duquel l’ambassadeur de France, André Parant a été reçu lundi par le SG par intérim du ministère des Affaires étrangères, Hocine Meghar, consacré au « suivi » de l’affaire Gorafia.

« Le secrétaire général par intérim a soulevé avec l’ambassadeur de France le décès, intervenu le 26 août 2014, d’un autre ressortissant algérien, lors de son transfert de la maison d’arrêt de Strasbourg au palais de justice de la ville de Colmar et exprimé l’ »urgence de disposer de précisions sur les circonstances de ce drame », indique le communiqué des affaires étrangères.
Le communiqué des affaires étrangères ne donne pas l’identité de l’Algérien tué au cours du transfert vers le palais de justice de Colmar. Il s’agit de Hocine Bouras, 23 ans, natif de Colmar, tué par un gendarme au cours de son transfert vers le palais de justice de Colmar où il devait être entendu par un juge d’instruction dans une affaire de vol à main armée.

Le parquet de Colmar a requis jeudi la mise en examen, pour coups volontaires ayant entraîné la mort, du gendarme à l’origine du coup de feu fatal. « J’estime que la légitime défense n’était pas strictement constituée sur un plan juridique », a indiqué le procureur.

Une marche blanche regroupant près de 150 personnes a été organisée dimanche 31 aout à Colmar où une grande banderole mentionnait en blanc sur fond noir : « Hocine mort pour rien ».

Sur l’affaire Abdelhak Gorafia, le SG par intérim des affaires étrangères a insisté, en particulier, pour que les résultats des enquêtes administratives et judiciaires diligentées par les autorités françaises compétentes ainsi que le rapport de l’autopsie soient communiqués, « dans les meilleurs délais possibles » à la partie algérienne.
Evoquant « l’émotion » provoquée en Algérie par ce décès, le communiqué des affaires étrangères souligne que la  » remise aux autorités algériennes de toutes les informations et documents sur les causes et les circonstances de cette mort, contribuera à établir, dans la transparence, le déroulement exact et précis des faits, qui ont entraîné la mort de notre ressortissant, et à en situer les responsabilités éventuelles des intervenants ».

« Un certain nombre de questions ont été, également, posées notamment sur la notification d’informations sur la détention du citoyen algérien durant son séjour en France, les liens familiaux et privés qu’il a établis et les droits qu’il a accumulés ».

L’ambassadeur de France « a assuré le secrétaire général par intérim que les autorités de son pays seront informées des préoccupations exprimées par la partie algérienne et indiqué que les enquêtes appropriées sont en cours et que leurs résultats seront transmis, aux autorités algériennes », conclut le communiqué.

Affaire Goradia : « La police gravement mise en cause », selon Mediapart

« La Police est gravement mise en cause  » dans la mort d’Abdelhak Goradia, Algérien de 51 ans, par « asphyxie » indique Mediapart qui cite des proches du défunt faisant état d’hématomes sur son visage.

Alors que le parquet de Bobigny ne communique plus sur l’affaire et renvoie au ministère de l’intérieur, des proches qui ont vu le corps de la victime à l’institut médicolégal de Paris font état d’hématomes sur le visage.

« Un gros bleu au niveau du nez, un bleu sous l’œil gauche, des bosses et un creux au niveau du crâne » a indiqué Houari Goradia, le neveu de la victime. Selon lui, la sœur et le frère de la victime, qui habitent en région parisienne, entendent se constituer partie civile.
Cédric Caste, du syndicat Unité Police SGP-FO pour la police aux frontières (PAF) de Roissy a expliqué à Mediapart comment les policiers ont procédé face à Abdelhak Goradia qui était « assez virulent ».

« Comme il était assez virulent, les policiers de la Cotep se sont mis à quatre ou cinq pour l’entraver. Ils ont écarté une lame de rasoir. Ils ont protégé sa tête avec un casque de boxe et l’ont allongé dans le fourgon, entravé aux mains et aux pieds. « .
Ce n’est, a-t-il ajouté, qu’à l’arrivée à l’unité d’éloignement de l’aéroport de Roissy, à 19 h 45, que les policiers  » se sont rendus compte qu’il était bleu ».
L’avocat de la victime, Soheil Boudjelal note que la version de départ – crise cardiaque – est totalement contredite. « Il n’est pas mort naturellement mais s’est étouffé devant les policiers ou sous l’effet de leurs contraintes. Ce qui suppose des convulsions et une mort atroce. Comment peut-on ne pas porter secours à quelqu’un qui s’asphyxie ?  »

LIRE AUSSI: L’Algérien mort au cours d’une expulsion à Paris n’aurait pas succombé à une crise cardiaque

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2014/09/03/abdelhak-goradia-_n_5756878.html