A Montigny-en-Gohelle (62) : ICI COMME AILLEURS, LA POLICE ASSASSINE !

Le 28 mars 2013, à Montigny-en-Gohelle (62), Lahoucine Ait Omghar est tué dans sa rue de 5 balles par la police.

C’est le troisième jeune de ce quartier abattu par des policiers.

Comme à son habitude, les flics se cachent derrière la légitime défense et les médias salissent la mémoire des victimes, alors qu’une fois encore, un jeune issu d’un quartier populaire est assassiné. Comme toujours, les familles restent seules face au silence de la justice et de l’État.

Ces affaires en rappellent bien d’autres : à Lille (59), Hakim Djelassi, arrêté pour tapage, ressort mort d’un fourgon de police ; Riad Hamloui est tué d’une balle dans la nuque alors qu’il est assis au volant de sa voiture à l’arrêt ; À Clermont-Ferrand (64), Wissam El Yamni est tabassé à mort par une dizaine de policiers au nouvel an. À Noisy-le-Sec (93), Amine Bentounsi est tué d’une balle dans le dos. À Argenteuil (95), Ali Aziri, meurt étouffé après un contrôle routier. Chaque fois, les bourreaux sont des policiers.

Depuis trente années, ce sont plus de 300 personnes, majoritairement des jeunes des quartiers populaires et issus de l’immigration, qui ont été assassinés.

Les familles et des personnes s’organisent pour réclamer la fin de l’impunité policière et que justice soit faite. Le samedi 5 avril 2014, se tenait à Paris une commémoration nationale pour les victimes de la police qui a rassemblé 400 personnes.

La mobilisation continue, avec un rassemblement mercredi 14 mai à 14h30, devant le tribunal de grande instance de Béthune, afin de soutenir la famille de Lahoucine Ait Omghar.

Ce rendez-vous sera suivi d’une discussion avec les familles et des collectifs à la bouquinerie occupée l’Insoumise à 19h, au 10 rue d’Arras à Lille.

LA POLICE TUE, LA JUSTICE PROTÈGE LES ASSASSINS !

Plus d’infos sur les affaires et rassemblements

www.urgence-notre-police-assassine.fr

www.resistons.lautre.net

www.labrique.net

Pour nous rencontre et s’organiser

www.linsoumiselille.wordpress.com

COMMÉMORATION DE MR AMINE BENTOUNSI tué d’une balle dans le dos par un policier à Noisy-le-sec

RDV LE 26 AVRIL à 15H A LA GARE DE NOISY-LE-SEC
( gare de Noisy-le-Sec (93) RER-E, Tram-T1 Noisy-le-Sec )

le 21 Avril 2014 cela fait 2 ans que Amine a été abattu par un policier à Noisy le sec

RAPPEL DES FAITS :

Amine Bentounsi a été poursuivi par un policier qui lui a tiré plusieurs balles dans le dos. Il est mort peu après 5 heures du matin, le 22 avril 2012 , à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, le rein droit et le foie touchés. Le policier Damien S. a été mis en examen pour « homicide volontaire » malgré un chef d’inculpation aussi grave , le policier ne fait pas de détention provisoire en attendant son procès, il a été muté dans l’Isère sous contrôle judiciaire, Il continue donc tranquillement de percevoir son salaire pendant que la famille attend VERITE et JUSTICE.

Est ce que les policiers du fait de leur statut ne se sentiraient pas au dessus des lois?

La peine de mort a été abolie, mais pas la mise à mort.

Que fait l’état et la justice contre ces meurtriers en l’uniforme?

Nous ne lâcherons rien! stop à l’impunité! Aujourd’hui c’est nous mais demain cela peut être n’importe qui d’entre vous.

VERITE ET JUSTICE POUR AMINE ET POUR TOUTES LES AUTRES VICTIMES DE LA POLICE.

http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

Retour sur le procès d’Amal Bentounsi – Urgence notre police assassine

Amal profitait de ce passage en justice pour que d’autres familles et témoins de violences policières soient entendus.
Amal était attaquée sur les propos tenus sur son site urgence notre police assassine.
Amal assume toutes les responsabilités des propos tenus et relayés sur son site.

En traquant Amal sur son action, la justice tout comme Mr Valls a porté atteinte à son droit de parole.

Amal s’est justifiée de son site et de sa démarche en disant que c’est « thérapeutique ».
La défense adoptée par Amal a été celle de l’émotion et du traumatisme subit à cause de l’assassinat de son frère.
Je me permet de dire que ni Amal ni personne, ne devrait avoir a justifier de propos avérées comme ces deniers. Je dis cela parce que autant la presse que la justice cherche à déstabiliser et à décrédibiliser les propos tenus à l’encontre de la police tout comme de la justice.

Ce procès montre (encore une fois) combien il est dur dans ce pays de critiquer nos institutions.

4 témoins se sont succédés pour parler de différents actes violents ou meurtres commis par la police : il s’agit d’un habitant d’Argenteuil pour parler de Mr Ali Ziri tué par la police, Farid El Yamni frère de Wissam tué par la police à clermond-ferrand, une personne du collectif stop contrôle au faciès et de Mathieu Rigouste écrivain spécialiste en science social.

Farid qui s’exprime en tant que victime dénonce à quel point les incohérences dans l’enquête de son frère sont énormes.  » C’est à nous d’enqûeter » ‘de trouver des experts » et il exprime son indignation quand au fait que Amal se retrouve devant un tribunal.
 » On a le droit de dire ce que personne ne veut voir. Tout le monde sait que Wissam a été tué par la police sauf la justice ».

Sihame Assbague de stop contrôle au faciès dénonce plus de 320 crimes commis par la police depuis 30 ans.

Malgré l’état des lieux qui est posé sur le rapport police-citoyen, le fait que la justice acquitte la police et que les instructions ne soient pas les mêmes quand il s’agit des policiers est peu relevé.
Amal avait commencée en demandant pourquoi les policiers ne sont pas des justiciables comme les autres ? C’est sans doute là dessus qu’il nous faut constamment revenir : sur les meurtres, le temps d’instruction et la non reconnaissance ni par la police ni par la justice des crimes perpétrés.*

On finit les témoignages par Mathieu Rigouste. Il dit qu’il a remarqué que certaines personnes peuvent s’exprimer un peu comme ils veulent sur la police ( type Amnesty International peut dire que la police est au dessus des lois ); mais que tout le monde ne peut pas le faire…
 » Le pouvoir n’a pas intérêt à laisser ceux qui subissent s’exprimer »
C’est à peu prés la dessus aussi que conclua l’avocat d’Amal : « effectivement il y a 2 poids 2 mesures, ceux qui ont le droit de dire ce qu’ils veulent et ceux qui sont poursuivis ».
L’avocat prend l’exemple du groupe de rap La rumeur attaqué par Sarkozy pour le fait d’avoir dit que des centaines de personnes ont été tués par la police. Pour l’avocat, Sarkozy a fait cela pour faire plaisir aux syndicats policiers…

Le procureur justifie les procès des « personnes légalement armées » comme très difficile mais souligne qu’il y a une juridiction spéciale pour juger les policiers et de quel manière ils peuvent faire ou non usage de la force. Elle dit aussi « On peut dire que les policiers ne sont pas très encadrés mais on ne peut pas dire que l’administration policière ne soit pas contrôlée. » (!!)

La relaxe est demandé par le procureur qui admettra dans sa plaidoirie qu’il faut une « nécessaire réconciliation entre la police et les citoyens » juste avant avoir légitimé la violence dont les policiers sont les seuls a avoir le droit d’user au regard de la loi.

Aux procureurs : N’oubliez pas que les traumatismes sont les atteintes portés aux personnes par la police et le combat qui doit être mené pour obtenir reconnaissance (vérité) et justice, c’est cela que nous combattons et que doit entendre la justice.

Délibéré le 28 Mai 2014.

*Elements posés dans la perspective de réfléxions faites pour que nous soyons plus efficace dans la manière de dénoncer les crimes policiers et de parler du couple  » police-justice ».*

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX. VERITE ET JUSTICE POUR LES FAMILLES ET LES VICTIMES DE LA POLICE.

soutien-contre-les-crimes-policiers@googlegroups.com

10 ANS QUE MICKAEL C. EST MORT.

Nous transmettons ici une lettre de la maman de Mickaël que vous trouverez également sur son site : http://www.nimigraffmickael.fr/

A vous Mesdames et Messieurs les journalistes et à votre Direction,

A titre préliminaire, je vous remercie que cette demande ne se transforme pas en un papier qui ira dans votre poubelle.

10 ans, le 10 avril que Mickaël COHEN, « ECRO » a trouvé la mort sans que l’on ait eu une explication…

Un graph sur un mur, une descente de police, un jeune homme qui pris de panique saute dans la Marne et y trouve la mort.

Un policier veut secourir Mickaël, il commence à se dévêtir, il reçoit l’ordre de ne rien faire, il exécute cet ordre.

Jamais les conclusions de l’autopsie n’ont été versées au dossier de la plainte déposée par ses parents, jamais une reconstitution du drame n’a eu lieu.

Aucun membre de sa famille n’a fait le deuil.

Tous pleurent cet « artiste » en devenir.

Après un échec de la procédure devant la juridiction française, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a été saisie. Elle n’a pas pris la peine d’examiner « l’affaire », elle a juste déclaré qu’ayant été saisie en dehors des délais, elle ne pouvait se prononcer.

C’est faux, la saisine a eu lieu dans les délais.

(Par Maître LECLERC & Maître JESSEL)

Sans doute trop encombrant, le cas ECRO !!!!

Mais sa famille, grands-parents, parents, frère, tantes et oncles, neveux, tous écartelés par ce drame, non pu se reconstruire, toute résilience est impossible.

POURQUOI ? COMMENT ? Deux mots lourds de points de suspension et de larmes demeurent.

Dix années, dix printemps à jamais une saison douloureuse pour les siens.

Merci à vous tous pour avoir relayé cette horreur dans vos journaux, merci d’avoir permis à des tiers que nous ne connaissions pas d’avoir été informés. Grâce à vous, nous nous sommes sentis moins seuls, grâce à vous ECRO, le grapheur, était connu et reconnu.

Aussi en cette dixième année, nous revenons vers vous pour avoir un mur, oui un écrit, afin qu’au travers de vos lignes la mémoire de Mickaël – ECRO ne devienne pas cendres.

Merci encore de vous souvenir avec nous tous.

Et merci aussi, car toutes nos demandes de justice sont demeurées lettres mortes.

Alors pour que Mickaël ne soit pas tout à fait un disparu…. Pensez à lui.

La maman de Mickaël

MANIFESTATION CONTRE LES CRIMES POLICIERS ET LES VIOLENCES POLICIERES.

COMMEMORATION NATIONALE DES CRIMES POLICIERS a paris LE 5 Avril, 15h M°Anvers

30 ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, lancée pour répondre à la multiplication des crimes racistes et sécuritaires, il semble que rien n’a changé : la liste des victimes dans les commissariats, à bord de fourgons de police, morts suite à une intervention des forces de l’ordre, s’allonge indéfiniment. Ces dernières années, les morts au cours de courses-poursuite, par clé d’étranglement, par pliage ou encore les personnes mutilées par des tirs d’armes prétendument « non létales », se sont multipliées.

Les « bavures » policières n’existent pas. La police tue et violente depuis des décennies, dans des circonstances souvent similaires, et souvent les mêmes personnes : on est passé des ratonnades d’Algériens dans les bidonvilles de la région parisienne dans les années 1960 à la « neutralisation » de « suspects » dans les « quartiers sensibles » aujourd’hui. Et quand elle n’endeuille pas une famille, des amis, des quartiers entiers, la police laisse derrière elle des blessés de plus en plus nombreux.

Aux mobilisations des familles réclamant Vérité et Justice pour leurs proches morts aux mains de l’état ou mutilés par la police, la justice répond presque invariablement par des non-lieux ou des acquittements, dans les cas où une instruction a été ouverte. à l’inverse, quand des révoltes éclatent suite à un crime policier, la machine judiciaire se met en route immédiatement pour faire tomber des têtes et distribue de lourdes peines de prison. D’un côté les syndicats policiers et l’état cherchent à renforcer l’impunité policière, notamment par l’instauration d’une « présomption de légitime défense » équivalant à un véritable permis de tuer, une peine de mort qui ne dit pas son nom. De l’autre, on assiste à de véritables exécutions judiciaires, les atteintes à des policiers étant de plus en plus sévèrement punies, et la justice cherchant à tout prix à trouver des coupables.

Les familles et proches de victimes doivent le plus souvent attendre des années pour voir une instruction ouverte, quand un non-lieu ne vient pas tout bonnement clore des années de souffrance et d’attente. Quand l’instruction aboutit à une mise en examen des policiers, ceux-ci sont très rarement reconnus coupables. Et quand c’est le cas, ils sont condamnés à des peines de principe. « Que vaut la vie de Youssef ? » demandaient les proches de Youssef Khaïf, abattu d’une balle dans la nuque par un policier à Mantes-la-Jolie en 1991. à cette question, la Justice, qui acquitta son meurtrier dix ans plus tard, répond toujours de la même manière : la vie d’un Noir ou d’un Arabe vaut moins que la liberté d’un policier et que le sacro-saint maintien de l’ordre républicain, quand bien même ce dernier n’était pas menacé.

Depuis des années, les familles et les comités Vérité et Justice réclament une reconnaissance de ces crimes, une manière d’honorer leurs défunts, que les médias et la justice salissent souvent pour légitimer leur mise à mort. Elle réclament la fin des pratiques policières mortelles comme la clé d’étranglement, le pliage ou les courses-poursuite pour de simples infractions au code de la route. La fin aussi des pratiques de chasse de la police qui aboutissent à la multiplication des accidents mortels et des mutilations, notamment par l’usage intensif du flash-ball.

Au-delà des crimes eux-mêmes, c’est la recherche de vérité et le combat des familles, mais aussi de tous ceux qui dénoncent publiquement la violence de l’état et de sa police, qui sont de plus en plus réprimés. Lorsque la police ne tire pas pour tuer les indésirables, elle tire pour blesser ceux qui les soutiennent : flash-ball, LBD et grenades sont de plus en plus souvent utilisés, en banlieue comme lors de manifestations, pour faire taire ceux qui s’organisent.

Il n’est plus rare également de voir le Ministère de la Justice s’en prendre à ceux qui dénoncent ces violences sur internet, comme ça a été le cas pour le site Copwatch en 2012 ou pour Urgence Notre Police Assassine (site animé par Amal Bentounsi, dont le frère Amine a été tué d’une balle dans le dos en 2012) cette année, attaqués en justice pour diffamation et contraints de se justifier d’utiliser leur liberté la plus fondamentale, la liberté d’expression.

L’état, sa police et sa Justice, ont le monopole de la violence. Face à eux, nos forces sont éparses. C’est pourquoi il est plus que temps de s’organiser autour des familles et proches de victimes, pour trouver la manière d’unir nos forces dans un combat si inégal face à la police et la justice.

Rejoignez-nous dans cet effort pour obtenir la vérité et pour dénoncer la vraie nature de la police !

RDV le SAMEDI 05 AVRIL 2014 à 15H à la sortie du METRO ANVERS (PARIS)

Post scriptum : En marge de cette manifestation, le collectif Urgence-Notre-Police-Assassine a lancé depuis début mars une campagne d’affichage : des autocollants sont mis à disposition dans villes de France pour dénoncer la police. Les participants sont invités à prendre des photos et à les faire parvenir au collectif UNPA pour faire entendre leur voix et rendre leur campagne plus visible : urgence-notre-police-assassine@live.fr

Rappel : Amal Bentounsi est citée à comparaître au TGI de Paris le 7 avril 2014 à 9h.

« Nous trouverons un chemin ou nous en ouvrirons un » – Hannibal

l’evenement sur FB : https://www.facebook.com/events/808200249208757/?source=50

FAITES TOURNER !!
APPEL A MANIFESTER : http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/362437646